Communiqué du 28/06/19

28 juin 2019

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Cour de cassation, 25 juin 2019 : le droit à la vie n’est pas une valeur suprême ?

A l’occasion des débats à pro­pos de l’arrêt (ou non) des traite­ments de Vin­cent Lam­bert, le pro­cureur général près la cour de cas­sa­tion, François Molins, a osé déclar­er :

« Recon­naître le droit à la vie comme valeur suprême dans l’échelle des droits de l’homme aurait pour effet de remet­tre en cause les lois Leonet­ti ou rel­a­tives à l’IVG ».

Ain­si donc, la vie n’aurait qu’une valeur rel­a­tive ? Cette déc­la­ra­tion –ahuris­sante- a en tout cas le mérite de recon­naître que l’avortement est bien une atteinte à la vie. On peut aus­si se deman­der pourquoi, dans ces con­di­tions, toute remise en cause de la peine de mort sem­ble inter­dite.

Ain­si donc, nous apprenons par la voix du pro­cureur général que les mag­is­trats sont prêts à piétin­er les principes les plus élevés pour main­tenir les lois. Quelle con­fi­ance pou­vons-nous avoir dans notre sys­tème judi­ci­aire ?

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