Le mouvement

Historique du MNR

Un seul objectif : créer un grand mouvement d’alternative à la gauche pour le renouveau de la France et de l’Europe.

Le lancement du mouvement

Le 25 jan­vi­er 1999, au con­grès de Marig­nane, sont jetées les bases d’un nou­veau mou­ve­ment poli­tique, des­tiné à incar­n­er le renou­veau et l’avenir de la droite nationale.

Les deux mille par­tic­i­pants, ani­més d’un véri­ta­ble idéal, élisent un prési­dent, Bruno Mégret, ain­si que des instances dirigeantes et se dotent d’une organ­i­sa­tion décen­tral­isée, con­fir­mant l’im­plan­ta­tion du Mou­ve­ment nation­al dans toute la France.

La campagne des élections européennes

Le 13 mars, le mou­ve­ment donne le coup d’en­voi de sa cam­pagne européenne à Camem­bert, sym­pa­thique vil­lage nor­mand, sym­bole des tra­di­tions locales et de l’art de vivre français men­acé par l’Eu­rope tech­nocra­tique et mon­di­al­iste de Brux­elles. Le slo­gan de la future liste des élec­tions européennes, « Européen d’ac­cord, Français d’abord », devient le maître-mot de la cam­pagne, artic­ulée autour de la défense d’une France française dans une Europe européenne.

C’est dans ce cadre qu’en avril, face à l’hégé­monie des États-Unis qui bom­bar­dent la Ser­bie, plus de mille per­son­nes se réu­nis­sent à Paris, à l’ap­pel de Bruno Mégret, sur le thème : « Clin­ton, touche pas à l’Eu­rope! ». Pour pro­téger l’Eu­rope il faut dire non à Brux­elles et con­stru­ire une Europe des nations fondée sur l’i­den­tité et la puis­sance.

Si le résul­tat de l’élec­tion est finale­ment déce­vant com­paré à l’in­tense mobil­i­sa­tion qui s’é­tait effec­tuée, il s’ex­plique par les effets de la divi­sion de la droite nationale – l’élec­torat tra­di­tion­nel, déçu et désta­bil­isé, s’est réfugié dans l’ab­sten­tion. – et par la sur­mé­di­ati­sa­tion de la liste Pasqua-Vil­liers après l’ex­plo­sion en vol de la liste Séguin.

Les dif­fi­cultés finan­cières, dues au non-rem­bourse­ment par l’E­tat des frais de cam­pagne, lais­sent croire à cer­tains que le Mou­ve­ment nation­al est mort. Mais le suc­cès excep­tion­nel de la grande souscrip­tion lancée dès le lende­main des élec­tions, qui per­me­t­tra de récoltre près de 8 mil­lions de francs, et l’af­flu­ence à l’u­ni­ver­sité d’été de Sav­i­gny-lès-Beaune au mois d’août prou­vent exacte­ment le con­traire. Le mou­ve­ment a un objec­tif : devenir le par­ti qui saura rassem­bler les 30% de Français aspi­rant à la renais­sance de la France et ne se recon­nais­sant pas dans les par­tis du Sys­tème.

La naissance officielle du Mouvement national républicain

Lors d’une réu­nion qui se tient à la Baule le 2 octo­bre 1999, le comité nation­al vote le change­ment de nom : le Mou­ve­ment nation­al répub­li­cain (MNR) est né. Refu­sant caté­gorique­ment les dérives auto­cra­tiques, les pro­pos extrémistes et la logique mal­hon­nête de sabor­dage des vic­toires élec­torales, fidèle à des con­vic­tions iden­ti­taires et pop­u­laires, le MNR réalise ain­si un aggior­na­men­to de la droite nationale. Ni mar­gin­al­i­sa­tion ni nor­mal­i­sa­tion, tel est le maître-mot de ce nou­veau mou­ve­ment poli­tique qui prend son envol.

Il a pour emblème la feuille de chêne dans un dra­peau tri­col­ore, sym­bole du com­bat pour notre iden­tité, de l’at­tache­ment à nos racines et à la péren­nité de notre pays. Le chêne sym­bol­ise la force, la noblesse et la jus­tice. Sous la Rome antique, il représen­tait les ver­tus civiques. Il fig­ure dans les armes de la Monar­chie comme de la République.

Nou­veau nom, nou­veau logo, nou­v­el état-major nation­al, nou­veau mag­a­zine men­su­el, Le Chêne, voilà de quoi lancer une solide entre­prise de réno­va­tion et de con­struc­tion, capa­ble d’être le noy­au autour duquel la droite de con­vic­tion parvien­dra au pou­voir.

A nou­veau mou­ve­ment, égale­ment, nou­veau pro­gramme : en novem­bre 1999, une grande con­sul­ta­tion est lancée auprès des adhérents en vue d’éla­bor­er un vrai pro­gramme poli­tique. Des com­mis­sions thé­ma­tiques se con­stituent et une réfléx­ion est engagée sur des thèmes d’ac­tu­al­ité comme les 35 heures ou le PACS mais aus­si sur des thèmes tra­di­tion­nels tels que l’i­den­tité, la sou­veraineté de la France ou la jus­tice sociale.

Le MNR présent sur la scène politique

Après un meet­ing à Paris sur le thème « immi­gra­tion, le courage de dire de non » qui réu­nit plus de 1500 par­tic­i­pants, puis une grande man­i­fes­ta­tion devant l’am­bas­sade d’Autriche à Paris pour saluer la vic­toire du FPÖ, la droite nationale autrichi­enne qui ouvre la voie d’un renou­veau des pays d’Eu­rope, l’an­née 2000 s’ou­vre avec la pré­pa­ra­tion de la cam­pagne des élec­tions munic­i­pales de 2001. Le 4 mars à Neuil­ly-sur-Seine se tien­nent les assis­es munic­i­pales, aux­quelles assis­tent, par­mi les 2000 cadres et mil­i­tants, les quelque 400 têtes de liste déjà investies : le MNR est en ordre de bataille, prêt à œuvr­er pour le rassem­ble­ment sur ses listes de toute la droite nationale et répub­li­caine.

Le 1er mai, à l’oc­ca­sion de la fête du tra­vail, le MNR innove en organ­isant un défilé auto­mo­bile avec ban­deroles et dra­peaux tri­col­ores, depuis qua­tre portes de Paris jusqu’à la place de la Con­corde, à prox­im­ité de l’Assem­blée nationale, pour pro­test­er con­tre le droit de vote des immi­grés alors en débat au Par­lement. Ce rassem­ble­ment de plusieurs cen­taines de véhicules est suivi d’un ban­quet cam­pag­nard en ban­lieue parisi­enne et d’un dis­cours de Bruno Mégret pour des mesures sociales con­crètes en faveur des Français.

Le 14 mai, le jour de la fête offi­cielle de Jeanne d’Arc, Bruno Mégret se rend à Vau­couleurs et à Dom­rémy en Lor­raine pour ren­dre hom­mage à l’héroïne nationale. Dans le même temps, le MNR par­ticipe à une man­i­fes­taion à Paris con­tre l’im­mi­gra­tion-inva­sion, organ­ise un rassem­ble­ment devant le min­istère de la Jus­tice pour deman­der l’ex­tra­di­tion et la con­damna­tion immé­di­ate à une peine exem­plaire du tueur en série Sid Ahmed Reza­la et Bruno Mégret va dénon­cer, devant la mairie de Stras­bourg, le pro­jet de con­struc­tion de deux mosquées-cathé­drales dans la ville.

En juin, lors d’une élec­tion par­tielle à Mul­house, le can­di­dat du MNR Gérard Freulet réalise 30% des voix dans son can­ton et démon­tre ain­si à huit mois des élec­tions munic­i­pales qu’il fau­dra compter avec le MNR !

La ren­trée 2001 est chargée : après le suc­cès de l’u­ni­ver­sité d’été qui s’est tenue près de Quim­per sur le thème « gag­n­er les munic­i­pales », et l’ac­qui­si­tion défini­tive par le MNR de ses locaux au 15 rue de Cron­stadt dans le XV° arrondisse­ment à Paris, le mois de sep­tem­bre s’ou­vre avec la propo­si­tion de Bruno Mégret à MM. le Pen, de Vil­liers et Pasqua de con­stituer un « Comité de coor­di­na­tion du Non » afin de coor­don­ner les efforts de tous ceux qui s’op­posent au pro­jet de quin­quen­nat voulu par Chirac et Jospin, et soumis à référen­dum le 24 sep­tem­bre. Le MNR saisit cette occa­sion pour affirmer son rejet de la poli­tique de l’étab­lisse­ment et lance une cam­pagne référendaire : « non à Chirac et à Jospin ».

Le 15 sep­tem­bre se déroule le procès devant le tri­bunal cor­rec­tion­nel d’Aix-en-Provence de Cather­ine Mégret, maire de Vit­rolles-en-Provence, accusée d’avoir insti­tué dans sa ville une prime de nais­sance au prof­it des familles français­es et européennes. Après l’ar­rivée à l’au­di­ence du maire et de son pre­mier adjoint en robe de bure, debout dans une charette tels les con­damnés de la Ter­reur, pour dénon­cer sym­bol­ique­ment ce procès en sor­cel­lerie, une man­i­fes­ta­tion et un col­loque sur la préférence nationale sont organ­isés à prox­im­ité du tri­bunal.

Le 30 sep­tem­bre est adop­té solen­nelle­ment à Poitiers, lieu sym­bole de la résis­tance française con­tre l’is­lami­sa­tion, le pro­gramme du MNR Pour que vive la France. Devant les cadres et mil­i­tants présents, Bruno Mégret présente un pro­gramme nova­teur, artic­ulé autour des thèmes de l’i­den­tité française, de l’or­dre répub­li­cain, des lib­ertés économiques, de la fra­ter­nité sociale, de la sou­veraineté nationale et des valeurs tra­di­tion­nelles. Il rap­pelle égale­ment que le MNR, après un tra­vail col­lec­tif de près d’un an, accom­plit ain­si ce qu’au­cun autre mou­ve­ment poli­tique n’est en mesure de faire faute de con­vic­tions ou d’or­gan­i­sa­tion : rédi­ger un pro­jet com­plet, équili­bré et détail­lé, répon­dant aux prob­lèmes con­crets des Français. Présen­té sous la forme d’un livre de 188 pages, Pour que vive la France est ven­du en kiosque dans toute la France pen­dant deux mois.

Élections cantonales et municipales de mars 2001 : premières victoires du MNR

Pen­dant ce temps, les listes du MNR se con­stituent, les can­di­dats font cam­pagne dans leur ville et leur can­ton et rassem­blent autour d’eux des électeurs issus du FN, du MPF, du RPF et du RPR, déçus par les out­rances de l’un et le manque de con­vic­tion des autres. En jan­vi­er 2001, à cinq semaines de l’échéance, une grande con­ven­tion nationale est organ­isée à Ver­sailles en sou­tien à tous les can­di­dats du MNR.

En févri­er, Bruno Mégret, en cam­pagne dans le sud de la France, se rend à la tête d’une délé­ga­tion d’élus MNR sur la plage varoise où s’est échoué l’East Sea, ce bateau qui com­pre­nait 900 clan­des­tins kur­des à son bord, aus­sitôt accueil­lis en France par les autorités. Bruno Mégret, lui, a demandé qu’ils soient col­lec­tive­ment rap­a­triés dans leur pays d’o­rig­ine dès que leur sit­u­a­tion san­i­taire le per­me­t­trait.

Début mars, deux grands meet­ings de clô­ture de la cam­pagne sont organ­isés, l’un à Paris et l’autre à Mar­seille où Bruno Mégret est can­di­dat et les 11 et 18 mars, les résul­tats défini­tifs tombent : le MNR con­nait ses pre­mières vic­toires lors de ces élec­tions. Il avait déjà réus­si le tra­vail par­ti­c­ulière­ment dif­fi­cile de présen­ter 396 listes un an et demi seule­ment après sa créa­tion : présent dans 60% des villes de plus de 50 000 habi­tants, dans 85% des villes de plus de 100 000 habi­tants et dans 17 métrop­o­les régionales sur 22, il a notam­ment prou­vé la supéri­or­ité de son implan­ta­tion sur celle de ses con­cur­rents, le FN n’ayant réus­si à boucler que 224 listes tan­dis que le RPF et le MPF se révélaient presque totale­ment absents du scrutin. Avec 40 listes d’u­nion, regroupant autour de lui des déçus du FN, du RPF, du MPF, du CNI ou du RPR, le MNR a démon­tré sa capac­ité à œuvr­er au rassem­ble­ment de la droite nationale et répub­li­caine. Dans les 216 villes de plus de 9 000 habi­tants où il était présent, il réalise un score moyen de 10% et dans 23 villes, il dépasse les 20%. Enfin, ses 300 con­seillers munic­i­paux élus con­fir­ment son enracin­e­ment dans le paysage poli­tique et la réélec­tion des maires de Vit­rolles-en-Provence et de Marig­nane, Cather­ine Mégret et Daniel Simon­piéri, démon­trent de façon écla­tante com­bi­en les admin­istrés appré­cient la ges­tion MNR.

Quant aux élec­tions can­tonales, tra­di­tion­nelle­ment plus dif­fi­ciles pour un mou­ve­ment émer­gent, elles ont tout de même per­mis au MNR de réalis­er des scores hon­or­ables puisque, sur les 1 318 can­di­dats qu’il présen­tait à ce scrutin, plusieurs ont obtenu de beaux résul­tats, comme par exem­ple 24% dans le can­ton de Salon-de-Provence ou 30% dans le can­ton de Mul­house.

Dynamisés par ces suc­cès, les mil­i­tants et les cadres de Lor­raine se retrou­vent le 13 mai à Dom­rémy, comme l’an passé, autour de Bruno Mégret qui déjà annonce la par­tic­i­pa­tion du MNR aux élec­tions lég­isla­tives de 2002 dans toutes les cir­con­scrip­tions ain­si que son inten­tion de se porter can­di­dat à l’élec­tion prési­den­tielle. Entre la gauche mon­di­al­iste et bour­geoise et la droite social­isante et sans con­vic­tion, le MNR incar­ne la droite iden­ti­taire et pop­u­laire. Sa voca­tion est de rassem­bler l’ensem­ble des Français attachées aux valeurs d’or­dre, d’i­den­tité et de sou­veraineté.

La campagne présidentielle : remettre de l’ordre en France

Après la péri­ode esti­vale, le MNR lance son année poli­tique 2001–2002 lors de l’U­ni­ver­sité d’été de Périgueux en Dor­dogne. Au mois de sep­tem­bre, le bureau nation­al vote une motion après les atten­tats de New-York, Wash­ing­ton et, dans une moin­dre mesure, de Béziers. La France est en effet directe­ment exposée à cette men­ace puisqu’elle subit sur son ter­ri­toire une immi­gra­tion mas­sive et incon­trôlée qui provoque la mon­tée chez elle d’un islam sou­vent rad­i­cal et inté­griste. Le MNR lance donc un appel pour que cha­cun ouvre enfin les yeux sur la réal­ité de ce dan­ger.

A la fin du mois, le MNR présente 33 listes aux élec­tions séna­to­ri­ales, soit une dans chaque départe­ment renou­ve­lable, sur le thème « remet­tre de l’or­dre en France », pré­parant ain­si le scrutin prési­den­tiel. Ces élec­tions sont l’oc­ca­sion de nouer des con­tacts enrichissants avec les grands électeurs que sont les maires, les con­seillers munic­i­paux, généraux et régionaux.

Le MNR se lance dans la foulée dans la col­lecte des sig­na­tures de maires et d’élus pour la présen­ta­tion de Bruno Mégret à l’élec­tion prési­den­tielle. Les fédéra­tions, les cadres, les élus locaux s’or­gan­isent pour ren­dre viste aux maires de leur départe­ment et les con­va­in­cre de par­rain­er Bruno Mégret. Mal­gré la chape de plomb qui pèse sur la scène poli­tique, nom­bre de maires acceptent de don­ner leur sig­na­ture afin d’as­sur­er la plu­ral­ité du débat et de garan­tir la démoc­ra­tie : la droite nationale et répub­li­caine doit en effet pou­voir être représen­tée lors de cette élec­tion majeure.

En par­al­lèle et con­fi­ant dans cette entre­prise, Bruno Mégret effectue sa déc­la­ra­tion offi­cielle de can­di­da­ture le 14 novem­bre 2001 devant le stade de France qui avait accueil­li quelques semaines aupar­a­vant le match de foot­ball France-Algérie au cours duquel la Mar­seil­laise avait été scan­daleuse­ment sif­flée par les sup­port­ers ‑pour la plu­part d’en­tre eux français nat­u­ral­isés – de l’équipe algéri­enne. Cette déc­la­ra­tion offi­cielle et solen­nelle lance la cam­pagne prési­den­tielle sur le thème général « remet­tre de l’or­dre en France ».

Aus­sitôt, Bruno Mégret entre­prend une tournée dans tous les départe­ments de France pour expli­quer sa can­di­da­ture autour de deux axes : non à Jospin et au social­isme mon­di­al­iste, la sécu­rité pour tous face à la délin­quance et à l’is­lamisme. Il présente son livre-pro­gramme, La France à l’en­droit, véri­ta­ble manuel de remise en ordre de notre pays, égale­ment ven­du en kiosque.

Les déje­uners et dîn­ers-débats, les réu­nions publiques, les col­lo­ques, les con­férences de presse, les inter­views et les émis­sions de radio ou de télévi­sion en province comme à Paris s’en­chaî­nent sur un rythme effréné. Au mois de décem­bre, Bruno Mégret décide même de se ren­dre à la Réu­nion pour sig­ni­fi­er son attache­ment à la France d’outre-mer et son intérêt pour les dif­fi­cultés spé­ci­fiques qu’elle ren­con­tre.

En jan­vi­er 2002, le can­di­dat à la prési­dence de la République présente ses vœux à la presse au Lou­vre, sym­bole de la grandeur française qu’il veut pro­pos­er comme con­tre-mod­èle à la France humil­iée du Grand Stade. Le 24 févri­er se tient la con­ven­tion prési­den­tielle « Mégret à l’Elysée » qui réu­nit à l’Acrop­o­lis de Nice, le plus beau palais des con­grès de France, soix­ante-dix ora­teurs et 2 000 représen­tants des adhérents du MNR, chargés de tra­vailler par le biais de tables ron­des et de séances plénières sur les dif­férents domaines dans lesquels la remise en ordre de notre pays est néces­saire.

Après la con­ven­tion, les déplace­ments du can­di­dat et de ses représen­tants repren­nent plus que jamais. Et le 2 avril, à la sur­prise de nom­bre d’ob­ser­va­teurs et de jour­nal­istes poli­tiques qui prédi­s­aient le con­traire, Bruno Mégret dépose plus de cinq-cents sig­na­tures d’élus au Con­seil con­sti­tu­tion­nel. Mal­gré deux hand­i­caps majeurs, l’ab­sence de tout finance­ment pub­lic et le déséquili­bre médi­a­tique par rap­port aux autres can­di­dats, et grâce à l’ac­tion effi­cace de ses cadres et au courage poli­tique des maires, il pour­ra effec­tive­ment se présen­ter à l’élec­tion du 21 avril : le prin­ci­pal objec­tif de cette élec­tion est donc atteint.

Les deux dernières semaines, en com­plé­ment des deux grand meet­ings nationaux à Paris et à Mar­seille, il décide d’ef­fectuer une tournée orig­i­nale au cœur de la France. Cinq lieux sym­bol­iques de la France qu’on aime sont retenus, alliant la beauté et la notoriété du site à la saveur d’un repas du ter­roir. Cha­cune de ces vis­ites sera l’oc­ca­sion pour Bruno Mégret de dévelop­per les thèmes de son pro­gramme : aux Baux-de-Provence, il demande la tolérance zéro pour les délin­quants ; à Saint-Émil­ion il souhaite une place pour les familles et la qual­ité de vie ; à l’Aigu­ille du Midi il plaide pour une révo­lu­tion fis­cale et une France frater­nelle ; à Rique­whir il dénonce l’im­mi­gra­tion et l’is­lamisme incon­trôlés ; au Mont-Saint-Michel enfin il appelle de ses vœux une France sou­veraine dans une Europe puis­sante.

La cam­pagne s’achève par une déc­la­ra­tion solen­nelle devant l’École mil­i­taire, deux jours avant l’élec­tion, pour apporter un sou­tien pub­lic à l’ar­mée française oubliée par tous les autres can­di­dats et pour­tant en butte à de graves dif­fi­cultés tant morales que matérielles.

Le 21 avril arrive, avec sa sur­prise majeure : Lionel Jospin est élim­iné de la course, le deux­ième tour se jouera entre le can­di­dat de la fausse droite et celui de l’ex­trême droite. Celui-ci, mal­gré le car­ac­tère excep­tion­nel de sa présence au sec­ond tour, apporte alors la preuve des ter­ri­bles lim­ites de sa per­son­nal­ité et de sa stratégie du seul con­tre tous. Aucune démarche d’ou­ver­ture ni de rassem­ble­ment n’est entre­prise, rien pour ras­sur­er ni pour apais­er, une inca­pac­ité totale à présen­ter un pro­jet crédi­ble et con­stru­it, Le Pen se mon­tre plus car­i­cat­ur­al que jamais : sec­taire, out­ranci­er, extrémiste et pure­ment protes­tataire. Résul­tat : mal­gré des scores très impor­tants, au lende­main des élec­tions, rien ne change pour les Français. Et Chirac sait qu’il va pou­voir gou­vern­er avec ses amis sans être lim­ité ni gêné par son quiconque.

Conséquence de l’élection présidentielle : l’échec des législatives

Les con­quénces sur les élec­tions lég­isla­tives qui suiv­ent sont ter­ri­bles pour l’ensemble des par­tis mis à part celui de M. Chirac qui rafle la mise et le PS dont les électeurs essaient de se mobilis­er pour rat­trap­er leur dis­per­sion du 21 avril. Inutile de se voil­er la face, le MNR subit un grave revers élec­toral le 9 juin 2002. L’ob­jec­tif visé – retrou­ver ou amélior­er les scores des européennes et de la prési­den­tielle – n’a pas été atteint. De plus, con­traire­ment à ce que le MNR escomp­tait légitime­ment, même ses can­di­dats les mieux enrac­inés ont été mis en échec. Et au-delà de la décep­tion poli­tique, cette sit­u­a­tion a aus­si des con­séquences finan­cières graves puisque, con­traire­ment à ce qui était prévu, le MNR ne pour­ra compter sur aucun rem­bourse­ment de l’E­tat pour pay­er la cam­pagne lég­isla­tive.

De toute évi­dence, cet échec tient essen­tielle­ment à la con­fig­u­ra­tion du scrutin. Les électeurs ont con­sid­éré les lég­isla­tives comme un troisième tour de la prési­den­tielle, en con­fir­mant de façon mécanique le vote du 5 mai. Ce phénomène a béné­fi­cié mas­sive­ment à l’UMP et, à l’in­térieur de la droite nationale, au FN. Ce dou­ble vote « utile », si con­jonc­turel et illu­soire soit-il, a été fatal aux can­di­dats du MNR, mais notons qu’ils n’ont pas été les seuls à avoir été ain­si touchés puisque le MPF de Vil­liers, le RPF de Pasqua, le MDC de Chevène­ment et les par­tis d’ex­trême-gauche ont fait moins bien que le MNR. Les Verts aus­si sont lam­inés, eux qui ont pour­tant été au gou­verne­ment pen­dant cinq ans, sans par­ler du PC qui pul­vérise tous les planch­ers his­toriques et qui touche main­tenant le fond.

Les mau­vais scores du MNR ne sont donc pas liés de façon struc­turelle à ce qu’il est, mais résul­tent d’une con­fig­u­ra­tion néga­tive et con­jonc­turelle liée aux événe­ments, et en pre­mier lieu à l’ef­fon­drement de Jospin à la prési­den­tielle : c’est en effet le rejet de la gauche et du social­isme qui a para­doxale­ment pré­cip­ité les dif­fi­cultés du MNR.

Mais pour Bruno Mégret, cet état de grâce de l’UMP, le par­ti du Prési­dent de la République, est illu­soire et pro­vi­soire. Le décalage est en effet con­sid­érable entre l’écras­ante majorité par­lemen­taire de l’UMP et les 19% de voix recueil­lies au pre­mier tour par M. Chirac. Autant dire que le fos­sé entre les insti­tu­tions et l’opin­ion n’a jamais été aus­si impor­tant et qu’une telle sit­u­a­tion débouchera néces­saire­ment sur une grave crise poli­tique appelant un pro­fond renou­veau. Les raisons de com­bat­tre du MNR sont donc tou­jours là.

Le MNR relance son action

C’est pourquoi le mou­ve­ment organ­ise comme chaque année son Uni­ver­sité d’été qui réu­nit plusieurs cen­taines de par­tic­i­pants à Périgueux à la fin du mois d’août sur le thème :  » le MNR face aux défis du XXIème siè­cle, réflex­ions et prospec­tives : quel avenir pour notre com­bat poli­tique ? « . Dans son dis­cours de clô­ture, Bruno Mégret réaf­firme sa rup­ture avec l’ex­trême-droite et rejette de façon claire le racisme, l’an­tisémitisme et toutes les formes d’ex­trémisme. Il se posi­tionne comme un homme de droite, à la tête d’un véri­ta­ble mou­ve­ment de droite, bien décidé à trou­ver sa place à la gauche du FN et à la droite de l’UMP.

Mais les dif­fi­cultés ne sont pas ter­minées pour le MNR : dans le même temps, l’élec­tion de Vit­rolles qui avait été annulée sous un pré­texte dérisoire se sol­de par la défaite de Cather­ine Mégret face à la liste social­iste soutenue par les dirigeants de l’UMP. Le compte de cam­pagne prési­den­tiel de Bruno Mégret est rejeté, ce qui entraîne le non-rem­bourse­ment des frais engagés, pour des motifs que les obser­va­teurs de la vie poli­tique et les juristes s’ac­cor­dent à trou­ver très con­testa­bles. Enfin, Cather­ine Mégret voit con­fir­mée par la Cour de Cas­sa­tion sa con­damna­tion à deux ans d’inéli­gi­bil­ité, deux mois de prison avec sur­sis et quelque 400 000 francs d’a­mende, de dom­mages et intérêts, de frais de pub­li­ca­tions et autres frais divers pour avoir voulu instau­r­er dans sa ville une prime de nais­sance des­tinée à aider les familles. Ces revers entraî­nent par ailleurs le départ d’un cer­tain nom­bre de cadres.

Le MNR, mou­ve­ment jeune qui n’avait pas encore réus­si à pren­dre son envol,subit donc une série d’épreuves qui représen­tent une sorte de record en matière d’ad­ver­sité. Mais mal­gré ces dif­fi­cultés majeures, il fait face et relance son action. A l’oc­ca­sion de son con­seil nation­al du 17 novem­bre 2002, il réaf­firme sa volon­té de con­tin­uer le com­bat selon une ligne ferme et déter­minée mais sans extrémisme. Il con­firme son posi­tion­nement à droite et décide de mieux pren­dre en compte la réal­ité de l’Eu­rope, la néces­sité de tenir un dis­cours réal­iste sur l’im­mi­gra­tion et de men­er chaque fois que pos­si­ble une démarche d’ou­ver­ture.

Il se dote par ailleurs d’un nou­veau bureau nation­al et d’un nou­veau bureau exé­cu­tif dont le tra­vail et la déter­mi­na­tion per­me­t­tent de restruc­tur­er et de redy­namiser le mou­ve­ment suiv­ant un mode de fonc­tion­nement plus économique et plus décen­tral­isé. Il lance en même temps une réflex­ion de fond sur les nou­veaux enjeux poli­tiques, en par­ti­c­uli­er européens, écologiques, économiques, soci­aux et régionaux.

Sur le plan des finances, le tré­sori­er et son équipe parvi­en­nent à sta­bilis­er la sit­u­a­tion , grâce à la mobil­i­sa­tion et à la générosité de très nom­breux prê­teurs ou dona­teurs et grâce à la sub­ven­tion publique dont le MNR peut enfin béné­fici­er à par­tir de mars 2003.

Rassembler les Français

Pour rassembler, sans laxisme ni extrémisme, tous les Français déçus par la classe politique

Répondre aux enjeux modernes

Le MNR a pour objec­tif d’as­sur­er le renou­veau de la nation en lut­tant con­tre les fléaux qui frap­pent la France et les Français : chô­mage, islami­sa­tion, insécu­rité, excès fis­cal, mon­di­al­isme, perte des repères moraux et baisse de la natal­ité. Il cherche à rassem­bler les Français pour défendre l’i­den­tité et la sou­veraineté français­es, dans le respect de nos insti­tu­tions démoc­ra­tiques et répub­li­caines et dans le cadre d’une nou­velle Europe forte et indépen­dante. Il veut ren­dre le pou­voir au peu­ple, encour­ager l’ini­tia­tive par la baisse de l’im­pôt, renouer avec les valeurs fon­da­men­tales de notre civil­i­sa­tion et met­tre fin à l’ul­tra-libéral­isme mon­di­al qui pénalise notre pays et nos tra­vailleurs.

Un positionnement à droite, à la fois national et républicain

Le MNR est un mou­ve­ment de vraie droite. Il a voca­tion à rassem­bler tous ceux qui sont déçus par les renon­ce­ments, les lâchetés et le dou­ble lan­gage de l’UMP. Et aus­si tous ceux qui adhérent aux prin­ci­pales idées du FN mais refusent l’ex­trémisme, le passéisme, les out­rances et les déra­pages. Le MNR n’est pas un mou­ve­ment d’ex­trême droite et n’a rien à voir ni avec elle ni avec le cen­tre. Il n’est ni raciste ni anti­sémite. Il donne une grande impor­tance à l’idée essen­tielle de nation ain­si qu’à celle de république. Il défend les principes fon­da­men­taux de sou­veraineté du peu­ple, de lib­erté et notam­ment de lib­erté de pen­sée, d’ex­pres­sion et de réu­nion. Il est pour l’é­gal­ité des droits entre les citoyens, l’au­torité de la loi ain­si que les ver­tus civiques.

Une démarche d’ouverture

Le MNR est un mou­ve­ment équili­bré, qui refuse toute stratégie du seul con­tre tous. Tout en s’op­posant aux représen­tants actuels des insti­tu­tions, il ne traite pas tous ceux qui ne sont pas avec lui comme s’ils étaient con­tre lui et n’a pas autour de lui que des enne­mis ou des adver­saires. Il con­sid­ère que tous ceux s’op­posent à l’idéolo­gie socia­lo-mon­di­al­iste ont voca­tion à s’en­ten­dre. De même, il estime néces­saire que puis­sent se rassem­bler tous ceux qui s’in­quiè­tent de la mon­tée de l’is­lamisme en France et de l’in­tolérance voire de la vio­lence qui en résul­tent envers les chré­tiens et les juifs de notre pays.

Un discours réaliste

Le MNR tient un dis­cours réal­iste sur les grands sujets d’ac­tu­al­ité, comme l’im­mi­gra­tion ou la con­struc­tion européenne. Le MNR com­bat les extrémistes qui veu­lent tou­jours plus d’im­mi­grés, qui veu­lent les accueil­lir et les inté­gr­er tous sans dis­tinc­tion, y com­pris les clan­des­tins, les crim­inels, les délin­quants, les par­a­sites, les ter­ror­istes, les islamistes. Mais le MNR con­sid­ère qu’il existe à côté de cette mau­vaise immi­gra­tion une bonne immi­gra­tion représen­tée par ceux qui tra­vail­lent, respectent nos lois, adoptent nos cou­tumes et notre iden­tité au point de se fon­dre dans notre peu­ple comme l’ont fait en leur temps des généra­tions d’Es­pag­nols ou de Por­tu­gais, mais aus­si en nom­bre plus lim­ité des étrangers non européens. Ain­si ceux qui relèvent de cette bonne immi­gra­tion ne sont pas visés par le pro­gramme du MNR d’ex­pul­sion et de retour et peu­vent devenir des Français à part entière. Si le MNR est fon­cière­ment opposé à l’im­mi­gra­tion mas­sive, à l’ir­rup­tion du com­mu­nau­tarisme et tout spé­ciale­ment du com­mu­nau­tarisme islamique, il sait qu’à côté de l’échec fla­grant de l’in­té­gra­tion, cer­tains indi­vidus réus­sis­sent leur assim­i­la­tion.

S’agis­sant de l’Eu­rope, que le MNR ne conçoit pas comme un moyen de faire dis­paraître les vieilles nations du Con­ti­nent, il souhaite créer une grande puis­sance européenne capa­ble de défendre les intérêts et l’i­den­tité com­mune de l’Eu­rope. Il défend les nations, mais ne pro­pose pas la France seule car il sait que dans le choc des civil­i­sa­tions qui va car­ac­téris­er le XXIème siè­cle, l’Eu­rope doit s’or­gan­is­er pour assur­er la défense et la pro­mo­tion de ses valeurs.

Un mouvement structuré et déterminé

Le MNR est un mou­ve­ment organ­isé, qui repose sur un solide appareil mil­i­tant. Riche de ses nom­breux élus, de 100 fédéra­tions départe­men­tales et de mil­liers de respon­s­ables locaux, il pro­pose aux Français un réseau de com­pé­tences et d’ini­tia­tives. Les mem­bres du MNR for­ment une élite civique qui s’en­gage sans rechercher d’a­van­tages ni de prében­des avec le seul objec­tif de défendre leurs con­vic­tions et d’oeu­vr­er pour leur peu­ple et leur nation.

Les textes fondateurs

Pour une action déterminée et désintéressée au service de la France et des Français

La charte des valeurs

Nous nous enga­geons au ser­vice de la com­mu­nauté française dans la recherche du bien com­mun. Nous voulons assur­er la renais­sance des ver­tus qui fondent notre civil­i­sa­tion européenne et chré­ti­enne, sauver l’âme de la France et redonner un avenir à notre peu­ple.

Nous ne recher­chons pas le pou­voir pour le pou­voir, mais nous voulons ren­dre au peu­ple français sa sou­veraineté, sa force et sa prospérité.

Nous savons que chaque homme est un être libre, respon­s­able de lui-même et de ses actes, dont la vie et la dig­nité doivent être respec­tées, de la con­cep­tion à la mort naturelle, et dont les droits fon­da­men­taux doivent être rétab­lis. Nous refu­sons le matéri­al­isme et l’in­di­vid­u­al­isme et leurs fruits amers que sont le social­isme fis­cal­iste et le libéral­isme lax­iste. L’homme par­ticipe du sacré.

L’homme ne s’é­panouit qu’en­rac­iné dans des com­mu­nautés naturelles et organiques au pre­mier rang desquelles fig­urent la famille, fondée sur le mariage, et la nation, com­mu­nauté des morts, des vivants et des généra­tions à venir, instal­lée sur la terre de ses ancêtres et unie par une langue, une his­toire et une cul­ture qui font d’elle une com­mu­nauté de des­tin. Nous nous savons les déposi­taires d’un héritage excep­tion­nel que nous avons le devoir de préserv­er et de faire fruc­ti­fi­er pour le trans­met­tre à nos descen­dants. Face aux idéolo­gies mon­di­al­iste, cos­mopo­lite et égal­isatrice, face aux entre­pris­es de dilu­tion cul­turelle, de mélange migra­toire et de déman­tèle­ment des nations, nous voulons défendre notre iden­tité afin de con­stru­ire l’avenir dans la fidél­ité à ce que nous sommes.

Nous savons que la lib­erté est la con­di­tion de l’é­panouisse­ment des per­son­nes et que, sans lib­erté de penser, de s’ex­primer et d’a­gir, il n’y a pas d’ini­tia­tive ni de respon­s­abil­ité, donc pas d’har­monie, de force ni de richesse pour la com­mu­nauté.

Nous récu­sons toutes les formes de total­i­tarisme, y com­pris celle, plus douce en apparence, du poli­tique­ment cor­rect qui entrave la recherche de la vérité à laque­lle nous sommes attachés. Nous refu­sons l’asservisse­ment qu’im­pose aux citoyens l’É­tat ten­tac­u­laire et omnipo­tent qui réduit les hommes à la con­di­tion d’as­sistés, au mépris de leur dig­nité et de leur libre arbi­tre.

Nous voulons que cha­cun puisse don­ner la pleine mesure de ses capac­ités. Nous affir­mons qu’il faut cul­tiv­er l’e­sprit de com­péti­tion et d’é­mu­la­tion, que le mérite et le tal­ent doivent être récom­pen­sés et encour­agés pour que se for­ment de véri­ta­bles élites au ser­vice de la com­mu­nauté et du bien com­mun.

Nous savons qu’il n’y a pas de civil­i­sa­tion sans normes et sans mod­èles et qu’il n’y a pas de com­mu­nauté har­monieuse sans ordre, sans autorité et sans hiérar­chie. Nous voulons rétablir la préémi­nence du poli­tique sur l’é­conomique, de l’in­térêt général sur les intérêts par­ti­c­uliers, de la volon­té du peu­ple sur les groupes de pres­sion. La morale, la jus­tice et la loi doivent s’im­pos­er et ceux qui enfreignent les règles de civil­i­sa­tion et com­pro­met­tent la sécu­rité des per­son­nes et des biens doivent être sanc­tion­nés par une peine pro­por­tion­nelle à l’at­tache­ment que l’on porte aux valeurs qu’ils trans­gressent.

Nous savons qu’il n’y a pas de véri­ta­ble com­mu­nauté sans liens priv­ilégiés entre ses mem­bres et que la préférence nationale est donc une exi­gence morale. Nous affir­mons qu’elle doit s’ex­ercer en pri­or­ité envers ceux qui souf­frent et se man­i­fester par un renou­veau du civisme, de l’e­sprit de fra­ter­nité et du sen­ti­ment patri­o­tique.

Nous savons qu’il n’y aura pas de renais­sance de notre nation sans volon­té de dépasse­ment, sans hon­neur, courage et esprit de sac­ri­fice, ni retour à la fierté de ce que nous sommes. L’avenir est en nous-mêmes.

Code de bonne conduite

1. Les mil­i­tants et les respon­s­ables du Mou­ve­ment nation­al répub­li­cain s’en­ga­gent à défendre la cause du peu­ple français et son droit légitime à recou­vr­er libre­ment une patrie indépen­dante, une nation sou­veraine.

2. La défense de l’i­den­tité et du bien com­mun du peu­ple français est indi­vis­i­ble. Nul n’a donc le droit de se pré­val­oir de l’in­térêt nation­al pour cou­vrir des intérêts par­ti­c­uliers.

3. Le mou­ve­ment nation­al est une com­mu­nauté mil­i­tante au sein de laque­lle cha­cun, quel que soit son rang, dis­pose des mêmes droits dans l’ac­com­plisse­ment exem­plaire de son devoir.

4. Le respon­s­able ou l’élu se doit d’in­former et de dia­loguer avec la base en accep­tant la cri­tique ou les sug­ges­tions faites par les mil­i­tants.

5. Dans les débats, cha­cun doit ban­nir les out­rances ver­bales, les insultes et les attaques per­son­nelles.

6. Toute attaque, insulte ou out­rance ver­bale faite par voie de presse à l’en­con­tre d’un autre mem­bre du mou­ve­ment con­stitue une atteinte à l’u­nité de la com­mu­nauté mil­i­tante.

7. Cha­cun doit veiller à ne jamais com­pro­met­tre le com­bat poli­tique par des atti­tudes ou des pro­pos irre­spon­s­ables.

8. Cha­cun doit respecter le secret et la con­fi­den­tial­ité des débats et des délibéra­tions quand l’in­térêt du mou­ve­ment l’ex­ige.

9. Le respon­s­able doit assur­er, dans tous les domaines, la pro­mo­tion des plus méri­tants et des plus capa­bles.

10. Lors d’une nom­i­na­tion, d’une pro­mo­tion ou d’une investi­ture, le respon­s­able ou l’élu doit pro­scrire de ses choix le clien­télisme et les passe-droits.

11. Cha­cun doit s’in­ter­dire de recruter ou de faire recruter des mem­bres de sa famille dans le but d’ac­ca­parer des postes au sein du mou­ve­ment ou d’une col­lec­tiv­ité.

12. Le respon­s­able ou l’élu s’in­ter­dit d’u­tilis­er sa fonc­tion pour impos­er des four­nisseurs sus­pects ou en retir­er des avan­tages per­son­nels indus.

13. Le respon­s­able ou l’élu ne doit jamais cumuler, tant dans le domaine admin­is­tratif, financier que poli­tique, des fonc­tions incom­pat­i­bles comme celles de décideur et de béné­fi­ci­aire.

14. Nul ne détourn­era à son prof­it per­son­nel les moyens mis à sa dis­po­si­tion pour men­er le com­bat poli­tique.

15. Tout béné­fice matériel accordé par dona­tion ou tes­ta­ment à un mem­bre du mou­ve­ment, en con­sid­éra­tion de cette qual­ité, doit être con­sacré au com­bat com­mun et la preuve en être apportée.

16. L’ar­bi­trage et le règle­ment des con­flits relèvent de la com­pé­tence exclu­sive de la com­mis­sion de con­cil­i­a­tion et de dis­ci­pline dont la com­po­si­tion et le mode de désig­na­tion doivent refléter la réal­ité de la com­mu­nauté mil­i­tante et être con­formes à la légal­ité.

L’engagement de Marignane

Nous nous enga­geons à rester fidèles à notre idéal, à servir notre peu­ple et notre nation et à con­sacr­er toutes nos forces au tri­om­phe de nos idées. Jamais nous ne fer­ons pass­er nos intérêts per­son­nels ou col­lec­tifs avant ceux de notre com­bat et de notre patrie et nous n’ac­cepterons aucune trêve avant d’avoir accom­pli notre mis­sion au ser­vice de la France. Nous ne céderons à aucune pres­sion, men­ace ou chan­tage et n’ac­cepterons aucune com­pro­mis­sion, car nous sommes des femmes et des hommes libres tenus seule­ment par les engage­ments que nous prenons envers notre peu­ple. Nous conser­vons, quoi qu’il arrive, foi dans notre com­bat car nous sommes sûrs de notre vic­toire et nous enga­geons à ce qu’elle soit, le moment venu, celle de la France et de tous les Français.

Les principes du renouveau

Huit priorités pour répondre aux grands fléaux qui accablent nos compatriotes en ce début de XXI° siècle

Pour l’Europe des nations et de la puissance

Alors que nos gou­ver­nants font trop sou­vent per­dre à notre pays son indépen­dance au prof­it d’une Europe dic­ta­to­ri­ale, mon­di­al­iste et à la remorque des Etats-Unis, le MNR veut ren­dre à la France sa sou­veraineté et offrir à l’Eu­rope la puis­sance qui lui fait défaut dans un monde plus insta­ble et dan­gereux que jamais.

Pour la préférence et la fraternité nationales

Face au mon­di­al­isme d’in­spi­ra­tion social­iste qui frappe notre pays et provoque pré­car­ité et mis­ère, le MNR veut réguler les échanges, com­bat­tre le chô­mage et défendre les retraités. Con­for­mé­ment au principe répub­li­cain de fra­ter­nité nationale, il entend don­ner la pri­or­ité aux citoyens français et européens.

Pour les libertés et le dynamisme économique

A l’op­posé des con­cep­tions étatistes et fis­cal­istes, le MNR veut dévelop­per les lib­ertés économiques en dimin­u­ant les dépens­es publiques, en réduisant la bureau­cratie et en bais­sant mas­sive­ment les impôts. Il entend favoris­er l’ini­tia­tive de ceux qui créent, tra­vail­lent et innovent.

Pour l’identité et la maîtrise des flux migratoires

Face à l’ac­céléra­tion des migra­tions inter­na­tionales, le MNR veut réaf­firmer le droit du peu­ple français à assur­er la maîtrise de son des­tin et à préserv­er son iden­tité, sa prospérité et sa cohé­sion.

Pour la sécurité et l’ordre républicain

Alors que l’in­sécu­rité et la vio­lence se dévelop­pent, le MNR veut rompre avec le lax­isme pour rétablir l’or­dre répub­li­cain. Il est par­ti­san de la tolérance zéro à l’en­con­tre des délin­quants et des crim­inels et demande le retour à l’au­torité de la loi qui doit s’im­pos­er à tous et partout.

Pour les valeurs traditionnelles et la famille

Devant la perte des repères qui désagrège notre société, le MNR veut pro­mou­voir les valeurs qui fondent notre civil­i­sa­tion : le respect de la vie, la défense de la famille, les lib­ertés, la fra­ter­nité, le sens de l’ef­fort et le goût du tra­vail. Il veut met­tre à l’hon­neur les valeurs human­istes de notre pays comme la lib­erté d’opin­ion, la vraie démoc­ra­tie, la tolérance et le respect des autres.

 Pour une écologie mesurée

Loin de chercher à soumet­tre la nature en la détru­isant à la manière des bar­bares, le MNR veut que soient respec­tés l’or­dre naturel et les lois de l’har­monie. Il ne con­fond pas pro­grès social et con­som­ma­tion fréné­tique, bon­heur humain et matéri­al­isme, qual­ité et quan­tité. Il respecte l’héritage naturel et le pat­ri­moine de civil­i­sa­tion que nous ont légués les généra­tions précé­dentes.

Pour la civilisation européenne et chrétienne

Dans un con­texte inter­na­tion­al mar­qué par le choc des civil­i­sa­tions et la mon­tée du péril islamiste, le MNR veut oeu­vr­er à l’émer­gence d’une France forte et d’une Europe puis­sante capa­ble de défendre vigoureuse­ment notre civil­i­sa­tion européenne et chré­ti­enne.