Reprenons le combat politique

12 août 2008

Temps de lecture : 10 minutes

Discours de clôture du Conseil national par Annick Martin. Pont de Sèvres (92)

Ce con­seil nation­al met fin à une péri­ode heureuse­ment courte, mais néfaste, de notre mou­ve­ment. En effet, depuis plusieurs mois, depuis que notre prési­dent a annon­cé son retrait de la vie poli­tique, s’est dévelop­pé un cli­mat délétère au sein de notre direc­tion. Peu à peu se sont instau­rées la défi­ance et la « com­plotite », au détri­ment de la cama­raderie qui nous unis­sait. Tout cela ayant entraîné le piétine­ment de notre mou­ve­ment, la paralysie mil­i­tante, une réflex­ion poli­tique blo­quée puisque la recherche d’al­liances avec une frac­tion du FN tenait lieu de poli­tique depuis à peu près six mois.

Aujour­d’hui, cet épisode malen­con­treux est clos et je vous remer­cie de la con­fi­ance que vous avez bien voulu accorder aux mem­bres du bureau nation­al que vous avez recon­duit dans leurs fonc­tions, ain­si qu’aux nou­veaux venus.

Je suis hon­orée aus­si et très touchée d’être investie en tant que Secré­taire générale. Pen­dant ces quelques mois trou­blés, vous avez été très nom­breux à vous tourn­er vers moi et à me deman­der, comme vous l’avez égale­ment demandé à notre Prési­dent, de remet­tre de l’or­dre dans la mai­son MNR. Aujour­d’hui c’est fait. Grâce à vous, le MNR va rester indépen­dant et libre. Grâce à vous, le MNR va rede­venir cette grande famille où les liens d’ami­tié, les valeurs de loy­auté et de dévoue­ment ne sont jamais sac­ri­fiés au nom de la tac­tique politique.

De nou­veau, les con­di­tions sont rem­plies pour faire de la poli­tique, pren­dre des ini­tia­tives, sans red­outer le coup de poignard dans le dos de la part de pré­ten­dus cama­rades, lorsqu’on a à se bat­tre con­tre des adver­saires autrement puis­sants et dangereux.

Voilà, chers amis, grâce à vous, avec vous, nous allons repren­dre le com­bat poli­tique et fer­mer cette courte parenthèse.

La faillite du mondialisme

Car la sit­u­a­tion poli­tique empire et il est prob­a­ble que nous ne soyons plus très loin du point de rup­ture de ce sys­tème dont nous pré­di­sions la fail­lite depuis la créa­tion de notre mou­ve­ment. La fail­lite, elle est là, sous nos yeux, au sens pro­pre avec l’ef­fon­drement financier et au sens fig­uré avec l’in­ca­pac­ité du sys­tème à gér­er sa pro­pre poli­tique. On voulait nous impos­er le mon­di­al­isme et un gou­verne­ment mon­di­al, pour cela il fal­lait tou­jours moins de fron­tières et tou­jours moins de pro­tec­tion. Il fal­lait tou­jours plus d’im­mi­gra­tion au nom de la libre cir­cu­la­tion des per­son­nes et tou­jours plus d’in­ter­péné­tra­tion économique et finan­cière au nom de la libre cir­cu­la­tion des biens. Et bien aujour­d’hui, les actions pour­ries des prê­teurs améri­cains ont gan­grené toute la planète et dès qu’on tou­sse à Wall Street, on s’é­touffe à Lon­dres, Paris, Franc­fort et Tokyo. Et c’est ce désas­tre financier dont les retombées économiques sont encore incal­cu­la­bles qui vient de faire pren­dre con­science au citoyen lamb­da, des dan­gers d’un monde mon­di­al­isé, lais­sé aux mains d’une poignée d’ap­pren­tis sorciers.

Tout ce qui se pro­duit aujour­d’hui était prévis­i­ble et nous l’avions prévu. C’est pourquoi nous réclamions le retour du poli­tique. Depuis plusieurs décen­nies, le pou­voir poli­tique a lais­sé la place au pou­voir économique, et depuis les années 90 au pou­voir financier. Nos dirigeants se sont donc éloignés pro­gres­sive­ment du seul objec­tif légitime de la poli­tique, celui d’a­gir pour le bien et dans l’in­térêt du peu­ple qui leur a don­né mandat.

En se pli­ant peu à peu au pou­voir économique au nom d’une pré­ten­due realpoli­tik, les hommes poli­tiques ont per­du de vue ce pourquoi ils ont été élus. Mais actuelle­ment ils font pire, en se soumet­tant aux injonc­tions des financiers, ils jouent car­ré­ment la carte de la haute finance inter­na­tionale con­tre leurs peuples.

Ain­si, George Bush a déjà lais­sé expulser 2,5 mil­lions de pro­prié­taires devenus trop pau­vres du fait d’un sys­tème financier trop gour­mand. De même, Sarkozy accepte que nos entre­pris­es soient rachetées par des fonds spécu­lat­ifs qui n’ont de cesse d’aug­menter la pro­duc­tiv­ité et opèrent des com­pres­sions de per­son­nel insup­port­a­bles. Et par­mi ces chômeurs, com­bi­en ont déjà dû ven­dre en cat­a­stro­phe, le loge­ment qu’ils n’avaient pas fini de pay­er ? Et com­bi­en seront oblig­és de le faire demain ?

De plus la France a aban­don­né ses pou­voirs à l’U­nion européenne et cette Union européenne, au lieu de défendre les peu­ples européens, fait allégeance au mon­di­al­isme imposé par les États-Unis et joue con­tre son camp. C’est ain­si qu’au nom de la sacro-sainte lutte con­tre les pra­tiques anti­con­cur­ren­tielles, elle s’ap­plique à déman­tel­er, pièce par pièce, le tis­su indus­triel européen. Tout y est passé : le tex­tile, l’a­gri­cul­ture, la pêche, la sidérurgie, l’élec­tron­ique… tout, sauf la finance. Quand la finance est en dan­ger, on ne chante plus la même chan­son. Il n’y a plus de règles et les aya­tol­lahs de la libre con­cur­rence en appel­lent aux con­tribuables européens pour sauver les ban­ques d’af­faires. Dans un cas on nation­alise, dans l’autre on  » socialise les pertes « , dans d’autres on ren­floue tout simplement.

Mais qui peut croire que les con­tribuables retrou­veront leurs avances alors que les act­ifs de ces ban­ques reposent sur du vent et que nom­bre de pro­duits financiers n’ont plus aucun rap­port avec une quel­conque activ­ité ou valeur industrielle ?

Tout cela, Sarkozy le sait, mais il faut sauver le bras armé du mon­di­al­isme que sont les ban­ques d’af­faires. Le Prési­dent de la république a déjà présen­té la pre­mière fac­ture aux Français. Ce seront, pour com­mencer, 56 mil­liards d’eu­ros engloutis dans un fond de sauve­tage des ban­ques. 56 mil­liards a ajouter aux 1250 mil­liards de dettes de la France, 56 mil­liards à ajouter aux 36 mil­liards que coûte chaque année l’im­mi­gra­tion, 56 mil­liards à ajouter aux 52 mil­liards de déficit budgé­taire… C’est donc un État en fail­lite qui va emprunter pour sauver les ban­ques et qui pré­tend garan­tir les dépôts des petits épargnants français… hallucinant !

Où est la droite nationale ?

Mais il y a encore plus hal­lu­ci­nant : c’est l’ap­pel du gou­verne­ment à l’u­nité nationale pour sauver la finance internationale.

Et ce qui me navre, c’est que dans notre famille poli­tique, il n’y ait eu per­son­ne pour rétor­quer qu’il est indé­cent de faire appel à l’u­nité nationale et à la sol­i­dar­ité du peu­ple français, alors que celui-ci a été bafoué par la sig­na­ture du traité de Lis­bonne, alors qu’un Français sur deux n’est pas représen­té au par­lement et que le pro­jet de loi sur la représen­ta­tion régionale bal­aie la dernière trace de pro­por­tion­al­ité qui sub­sis­tait dans nos instances.

Il n’y a eu per­son­ne non plus, pour dénon­cer le rideau de fumée savam­ment ten­du devant la réal­ité. Au nom d’une pré­ten­due morale finan­cière, on a fait des para­chutes dorés des grands patrons les boucs émis­saires de la crise, alors que 3 semaines plus tôt, on allouait un bonus de 435 mil­lions d’eu­ros à Bernard Tapie pour avoir acheté Adi­das, avec l’ar­gent du con­tribuable con­traint à ren­flouer le Crédit Lyonnais.

Per­son­ne non plus, pour lui reprocher d’avoir lais­sé cer­taines ban­ques de dépôt français­es devenir des ban­ques spécu­la­tives, à l’in­star des ban­ques améri­caines  » libérées  » par Bill Clin­ton, tou­jours au nom de la poli­tique anti-con­cur­ren­tielle, cer­taines d’en­tre elles se com­por­tant comme de véri­ta­bles casi­nos en décon­nec­tant leurs pro­duits financiers de l’é­conomie réelle.

Per­son­ne encore, pour soulign­er avec quelle ardeur et quels moyens Sarkozy se bat pour sauver la finance, alors qu’il a été si pas­sif , tout récem­ment, devant la perte de la sidérurgie et le drame des pêcheurs…

Où est la « droite nationale » qui devrait sans relâche dénon­cer sa poli­tique coupable de France ouverte à tous les vents ?

Hélas, nous le savons : ses respon­s­ables se livrent des guer­res picro­cholines et dépensent plus d’én­ergie à grimper dans les états-majors qu’à organ­is­er le com­bat con­tre toutes les formes du mondialisme.

Toute­fois, si ces désor­dres internes ont bien une ver­tu inca­pac­i­tante, le plus grand enne­mi de la  » droite nationale  » n’est pas sa balka­ni­sa­tion, c’est son archaïsme. Nous avons besoin d’un pôle nation­al nova­teur, auda­cieux, anti-con­formiste, capa­ble de voir où sont les nou­velles lignes de frac­ture, d’analyser et de déjouer les nou­velles armes du total­i­tarisme ram­pant et de renou­vel­er ses propositions.

Le MNR doit repasser à l’action

Le MNR a déjà fait la moitié du chemin. Avec son pro­gramme actu­al­isé, il a déjà for­mal­isé les grands axes poli­tiques pour ce début de siè­cle, con­traire­ment aux autres for­ma­tions. Il lui reste main­tenant à chang­er de méthode.

En effet, le saupoudrage élec­toral général­isé a été un coû­teux échec pour l’ensem­ble des par­tis nationaux et pour le MNR. C’est pourquoi notre mou­ve­ment va s’en­gager dans une nou­velle stratégie d’im­plan­ta­tion, priv­ilé­giant la prox­im­ité et l’ac­tion locale concrète.

D’abord, nous allons avec Alain Vauzelle et d’autres mem­bres du Bureau nation­al effectuer une tournée de réu­nions dans les régions afin de remo­bilis­er les fédéra­tions sur le thème de l’avenir de la droite nationale et du rôle du MNR.

À cette occa­sion, nous allons lancer une cam­pagne mil­i­tante sur le thème  » Pro­té­geons les Français, pas les ban­quiers « . En effet, au moment où la crise finan­cière va affecter pro­fondé­ment la vie de nos com­pa­tri­otes, le MNR doit mon­ter au créneau pour rap­pel­er où sont les respon­s­abil­ités de nos dirigeants. Cette crise est la con­séquence de l’ul­tra­l­ibéral­isme inter­na­tion­al qui a fait primer l’ar­gent sur le tra­vail et qui, sous cou­vert de mon­di­al­i­sa­tion, a glob­al­isé tous les prob­lèmes. Le moment est venu de pro­téger les Français et de faire savoir la posi­tion du MNR face à la destruc­tion organ­isée de la société française et européenne. Tracts, dossiers de presse, com­mu­niqués, affichettes seront mis à la dis­po­si­tion des fédéra­tions pour men­er campagne.

Toute­fois, pour adapter nos objec­tifs à nos moyens, nous allons deman­der à chaque fédéra­tion de choisir une ville sur laque­lle seront con­cen­trés ses efforts mil­i­tants. Si la ville est de taille moyenne et plus par­ti­c­ulière­ment exposée aux prob­lèmes de l’im­mi­gra­tion, de l’is­lami­sa­tion et de la crise économique, l’im­pact du MNR peut y être con­sid­érable. Si le marché y est fait régulière­ment, si des tracts sont dis­tribués sys­té­ma­tique­ment et si cet effort est main­tenu dans la durée, notre mou­ve­ment pour­ra y recruter et devenir une force locale incon­tourn­able pour y dif­fuser nos idées et y pré­par­er l’avenir électoral.

Je demande donc à tous les respon­s­ables de fédéra­tion de réu­nir rapi­de­ment leurs bureaux et leurs mil­i­tants pour déter­min­er la ville la plus adéquate pour attein­dre notre objec­tif  » un départe­ment, une ville « . Et à par­tir de ces bases solides, dans un deux­ième temps, nous nous dévelop­per­ons par capillarité.

Enfin, un mou­ve­ment poli­tique doit men­er en per­ma­nence un tra­vail de réflex­ion pour adapter on pro­gramme à l’évo­lu­tion de la sit­u­a­tion. Aujour­d’hui, elle est plus insta­ble que jamais et de nou­veaux enjeux se font jour, sur lesquels le MNR devra pren­dre posi­tion. Il s’ag­it d’un tra­vail dans lequel le MNR a tou­jours été en pointe. Nous lancerons donc un nou­veau cycle de con­férences à Paris, dès le mois de novem­bre, invi­tant des mem­bres qual­i­fiés du Bureau nation­al ou des inter­venants extérieurs con­nus pour leur com­pé­tence, à s’ex­primer sur des sujets d’actualité.

Aller de l’avant

La sit­u­a­tion poli­tique est prop­ice à nos idées et il est inutile d’at­ten­dre ou de courir der­rière un hypothé­tique rassem­ble­ment de notre  » famille  » pour agir. Au con­traire, cette diver­sité, cette com­plé­men­tar­ité entre les dif­férentes com­posantes de la  » droite nationale  » doit être un moteur pour nous propulser dans l’avenir poli­tique de notre pays. D’ailleurs, il n’est pas ques­tion pour nous de nous bunkeris­er et de nous enfer­mer dans notre tour d’ivoire, arque­boutés sur nos posi­tions, jetant l’anathème sur tout ce qui n’est pas estampil­lé MNR. Non, bien au con­traire, nous allons pour­suiv­re les con­tacts avec les autres for­ma­tions du pôle nation­al. Mais nous n’en­ten­dons pas renon­cer à notre iden­tité, ni nous met­tre pré­maturé­ment au ser­vice de quiconque. Et je vais être très claire : oui nous voulons tra­vailler en bonne intel­li­gence avec les Iden­ti­taires, la NDP, l’E­sprit pub­lic de J. Bom­pard. Oui nous pour­rons pren­dre des con­tacts avec d’autres for­ma­tions, mais en ce qui con­cerne les rela­tions avec le FN, tant que la famille Le Pen est au pou­voir, nous serons extrême­ment pru­dents. Car nous n’ou­blions pas les mau­vais­es manières qui nous ont été faites lors de cette pseu­do-union patri­o­tique. Et sa direc­tion actuelle ne démon­tre aucune volon­té de réno­va­tion, ni dans ses instances, ni dans ses méth­odes. Atten­dons donc que la sit­u­a­tion s’é­clair­cisse de ce côté. Il n’y a aucune urgence à nous engager auprès de quiconque.

Vous êtes nom­breux à vous pos­er la ques­tion de notre par­tic­i­pa­tion aux futures élec­tions. Bien sûr nous ne par­ticiper­ons pas aux élec­tions européennes qui sont très coû­teuses et n’ont pas un grand impact poli­tique. En général, elles font l’ob­jet d’une forte absten­tion, plutôt logique de la part d’un peu­ple qui voulait moins d’Eu­rope et à qui on en inflige tou­jours plus. Cela ne nous empêchera pas dans les villes que nous avons ciblées de par­ticiper à la cam­pagne. Rien ne nous empêchera d’évo­quer le hon­teux traité de Lis­bonne qui con­tient déjà les ger­mes d’un nou­veau krach dans ses arti­cles 56 et 57. Rien ne nous empêchera de dénon­cer les rav­ages dus à l’Eu­rope de Brux­elles et le Bureau nation­al va pré­par­er un argu­men­taire et des tracts en ce sens. Cette cam­pagne proche doit être pour nous l’oc­ca­sion d’ex­is­ter et de faire savoir que sur le thème de l’Eu­rope, nous avons des propo­si­tions con­crètes à faire.

Après les élec­tions européennes, il y aura, en 2010 peut-être, les élec­tions régionales. Mais le gou­verne­ment veut saisir l’oc­ca­sion d’une réforme jus­ti­fiée pour évin­cer de la vie poli­tique les quelques élus nationaux sur­vivants. En effet, il est logique de dimin­uer le nom­bre de col­lec­tiv­ités ter­ri­to­ri­ales qui s’empilent à la manière d’un mille-feuilles, afin que les Français sachent enfin qui fait quoi, car le tronçon­nage des attri­bu­tions aboutit sou­vent à des aber­ra­tions (c’est le cas des étab­lisse­ments sco­laires qui regroupent col­lège et lycée, le col­lège dépen­dant du Con­seil général et le lycée du Con­seil région­al). Il devrait s’a­gir de clar­i­fi­er et d’al­léger un dis­posi­tif coû­teux. En fait ce ne sera pas beau­coup moins coû­teux car les nou­velles assem­blées ter­ri­to­ri­ales, com­posées de la somme des Con­seillers généraux et régionaux, seront pléthoriques. Mais surtout, on va en prof­iter pour élim­in­er toute pro­por­tion­nal­ité dans ce scrutin, le pro­jet de réforme prévoy­ant l’élec­tion des futurs Con­seillers régionaux au scrutin uni­nom­i­nal à deux tours à la manière des actuels Con­seillers généraux. Ain­si, il n’y aura plus un seul élu hors sys­tème. Voilà ce que nous pré­par­ent les hommes qui font appel à l’u­nité nationale.

Vous com­pren­drez que si ce pro­jet voit le jour, il ne sera pas ques­tion de par­ticiper à ce scrutin d’une manière générale, sauf dans les villes où notre implan­ta­tion sera déjà bien avancée.

Il est prob­a­ble toute­fois que le krach retarde cette réforme, où qu’elle ne soit pas votée. Dans ce cas, nous pour­rons envis­ager de faire quelques listes, dans des régions choisies, avec le con­cours d’autres for­ma­tions qui peu­vent être, selon les cas, les Iden­ti­taires ou la NDP. Je crois beau­coup à la com­plé­men­tar­ité de nos mou­ve­ments et si cha­cun a ses méth­odes et ses ori­en­ta­tions, nous ne sommes pas si éloignés sur le plan poli­tique, qu’on ne puisse pass­er des accords, au moins de non agression.

Ces nou­velles con­traintes ont un avan­tage, celui de nous remet­tre en ques­tion, non pas sur le fond, mais sur le type d’ac­tion que nous devons men­er. En tra­vail­lant sur des objec­tifs pré­cis et au plus près de nos com­pa­tri­otes, nous avons une vraie chance de sor­tir de l’ornière, mais il faut avoir le courage d’être mod­estes. En Europe, tous les mou­ve­ments nationaux ou iden­ti­taires qui émer­gent ont fait ce tra­vail de four­mi. Nous sommes, nous aus­si, par­faite­ment capa­bles de le faire.

Il reste encore une ques­tion à laque­lle je veux répon­dre : c’est celle du chef. Notre Prési­dent va s’éloign­er pour des raisons pro­fes­sion­nelles, certes. Mais cela ne nous empêche pas de tra­vailler et de dévelop­per notre mou­ve­ment sur la base de notre pro­gramme et selon les tech­niques de prox­im­ité dont je vous ai don­né les grandes lignes.

Et lorsque les con­di­tions l’ex­igeront, je sais qu’il revien­dra et je veux pou­voir lui dire, Bruno, voilà votre mou­ve­ment, il est en bonne san­té, il s’est ren­for­cé, avec lui vous allez pou­voir peser, enfin, sur l’avenir de notre cher pays.

Chers amis, à l’heure de la fail­lite du sys­tème, tout peut bas­culer bru­tale­ment. Et dans ces cir­con­stances, ce sont tou­jours les minorités agis­santes qui infléchissent le cours de l’histoire.

Je vous en prie, ne pas­sons pas à côté de notre destin !

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