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OUVRAGES

La Flamme

Sommaire:
Introduction
1ere partie: les instruments du déclin
Chapitre 1: le socialisme nouveau
Chapitre 2: le cosmopolitisme militant
Chapitre 3: le matérialisme triomphant
Chapitre 4: le totalitarisme larvé
2eme partie: les atouts du combat national
Chapitre 5: les mutations politiques
Chapitre 6: la question des valeurs
3eme partie: les leviers du renouveau
Chapitre 7: l’identité
Chapitre 8: la fraternité
Chapitre 9: les libertés
Chapitre 10: la puissance
Chapitre 11: l’action
Conclusion



Introduction
Un rêve d'adolescent

Je ne suis pas de ceux qui ondulent dans leurs opinions au gré des circonstances. Déjà, au temps de l'adolescence, mon instinct me poussait à prendre le parti qui est le mien aujourd'hui. Est-ce en raison des longues années que j'ai passées à l'étranger au contact d'enfants venus des quatre coins d'Europe? A cette époque déjà, j'étais pénétré de la conscience toute simple de ma patrie, mais aussi du sentiment plus sourd d'une communauté d'histoire et de civilisation avec les autres peuples européens. Et, parfois, lorsque nous nous retrouvions, entre camarades scouts, le soir autour du feu, nous faisions le serment de servir notre peuple. Serments juvéniles mais profondes convictions qui ne m'ont jamais quitté, précisément parce qu'elles n'ont rien de dogmatique et qu'elles s'enracinent dans la conscience des âges anciens et dans la fierté que m'inspire notre civilisation. Parviendrons-nous à remettre cet héritage aux générations qui nous suivent? Telle est l'angoissante question qui détermine toute ma vie de combat. Car, je le sais, rien n'est jamais acquis, rien n'est écrit, tout se mérite et il n'est pas de grande oeuvre qui ne soit le fruit d'une volonté de dépassement.

« Une vie réussie est un rêve d'adolescent réalisé dans l'âge adulte », disait Alfred de Vigny. Ce rêve, je l'ai conçu il y a longtemps et je ne l'ai jamais abandonné. A une autre époque, il se serait sans doute incarné dans une carrière de soldat, carrière de grandeur et de servitude que j'avais un moment envisagée à ma sortie de Polytechnique. Mais aujourd'hui il s'exprime par une action politique: combat épique ou dérisoire du rêve et de la volonté contre la pesanteur des événements et l'inertie des hommes!

Dur est parfois le carcan qui enserre ceux qui refusent d'être les simples spectateurs du cours des événements. Par bonheur, il arrive que l'histoire relâche son étreinte et il est des moments privilégiés où brusquement ce qui était impossible ne l'est plus.

C'est ainsi que j'ai vécu le printemps 1981, car d'emblée j'ai pressenti que s'amorçait la fin de l'ancien monde politique. Jusqu'alors, tout semblait figé dans une médiocrité distinguée. Sous le choc du tremblement de terre socialiste, de grandes mutations se préparaient. Dorénavant, les forces et les idées nouvelles allaient pouvoir émerger.

Je démissionnai aussitôt du RPR où m'avaient conduit les accents patriotiques du mouvement gaulliste des origines. J'en éprouvai un grand soulagement car, derrière les incantations gaulliennes, on n'y entendait déjà plus que le babil des courtisans et le croassement des technocrates.

Avec quelques amis, je fonde alors les Comités d'action républicaine. Il s'agit de s'engouffrer dans la brèche ouverte au sein de l'établissement et d'occuper l'espace nouveau qui se dégage en dehors des partis institutionnels. Des comités de citoyens s'organisent partout à travers la France, puis nous regroupons clubs et associations qui se réunissent en états généraux le 5 février 1984: plus de cent clubs, deux mille délégués. L'équivalent d'un véritable mouvement politique. Nous aurions pu alors constituer une liste pour les élections européennes; c'était mon ambition secrète, elle n'a pas abouti. Peu importe, car le Front national s'est présenté et a réalisé sa percée. Dès lors, il était logique que nous le rejoignions. N'incarnait-il pas, de façon certes embryonnaire mais néanmoins prometteuse, ce courant nouveau auquel nous aspirions depuis si longtemps?

Si j'étais resté au RPR, j'aurais été élu député-maire de Poissy, puisque tel est le sort de celui qui m'y a succédé. Peut?être aurais-je occupé un poste ministériel. J'aurais ainsi goûté aux délices frelatées des privilèges de l'établissement. Mais en échange de quels renoncements, de quelles compromissions, ou même de quelle soumission à un lâche conformisme?
Je suis un homme libre, je suis libre de mes convictions et de mes actes. Et je me sens à la pointe de l'une des grandes aventures politiques de notre époque.

Certes, dans un parti institutionnel, j'aurais bénéficié de la considération des hommes en place. Mais qu'en ai-je à faire? L'important est d'être en paix avec sa conscience et en harmonie avec l'idée que l'on se fait de son devoir. Pour le reste, seule compte l'estime de ceux que l'on respecte!

D'ailleurs, le vrai courage ne consiste-t-il pas à rester fidèle à ses engagements, même au risque d'être pris pour un autre et désigné au public pour ce qu'on n'est pas? Le vrai courage, il n'est certainement pas du côté du pouvoir qui accable une minorité sous les applaudissements des médias, mais bien plutôt chez ceux contre qui se liguent les puissants et qui refusent de se soumettre. Songez à ces Français qui portent nos couleurs dans les villes et les campagnes de France: leur engagement ne leur vaut que l'opprobre muet ou l'agressivité sournoise des notables bien pensants. Je crois qu'ils constituent pour cette raison une véritable élite civique, car rares sont les citoyens qui peuvent prétendre comme eux avoir sacrifié leur intérêt personnel à l'idée qu'ils se font de l'intérêt général.

Le temps de la grandeur

L'histoire nous enseigne que les grands courants politiques ont presque toujours pris leur source en dehors des institutions. Et il est rare qu'ils aient pu se développer sans que leurs promoteurs aient dû prendre des risques, rejeter les conformismes et affronter les attaques lancées par l'établissement.

Aussi, le soir, parfois, lorsque me gagnent la lassitude et le découragement, à l'image d'une grande muraille barrant l'horizon, je m'attarde à contempler cet étrange diptyque: d'un côté, une oligarchie coupée du peuple, ayant perdu ses convictions, gagnée par la corruption, sans projet car seulement préoccupée de ses privilèges; et de l'autre, des femmes et des hommes sans pouvoir, certes, mais poussés par un idéal et animés par une volonté. Qui peut croire que la balance ne finira pas par pencher en faveur de ces derniers? Le courage n'est-il pas plus fort que l'esprit de démission et les convictions plus fécondes que l'opportunisme?

Une grande confiance me gagne alors, et la foi dans le destin, dans l'avenir de notre entreprise et de notre pays me revient. C'est pourquoi je suis convaincu au plus profond de moi que notre volonté balaiera tous les obstacles et que nous l'emporterons.

Il ne s'agira cependant pas de gérer frileusement le quotidien. Avec nous renaîtra le temps de la grandeur. Tout simplement parce que nous renouerons avec la France des grandes ambitions. En parcourant l'Afrique noire pendant deux années comme conseiller technique au cabinet du ministre de la Coopération, j'ai pu mesurer ce qu'a été notre nation et ce qu'elle représente encore. Aujourd'hui, je sens confusément que cette force vitale qui l'a poussée par-delà les océans n'est pas éteinte.

Misons donc sur notre patrie, sur cette France ciselée par les hommes, où chaque ville, chaque village porte la marque de la souffrance de nos ancêtres et le sceau de leur génie. Cette France des terroirs, où chaque coteau, chaque vallon, chaque lopin, façonnés par des siècles de labeur, porte un nom et possède une histoire. Cette France couverte de chapelles et de cathédrales, sublimée par la foi où s'enracinent mes vieilles attaches catholiques. Cette France des petites villes de Provence noyées de soleil dont j'ai parcouru une à une les places et les ruelles, cette France du plateau du Vercors balayé par le vent d'hiver dont j'ai visité chaque village et contemplé chaque clocher. Soyons fiers de cette France et de cette vieille Europe qui, au fil des siècles, ont conçu la plus extraordinaire civilisation que notre monde ait connue, fiers de notre peuple qui a su la créer, fiers de ses vignerons de Bourgogne, de ses ouvriers du Nord, de ses bâtisseurs, de ses ingénieurs, fiers de tous ceux qui ont sculpté, peint, écrit, composé, inventé, conquis, fiers de tous ceux qui se sont battus et ont donné leur vie à Poitiers comme à Austerlitz, à Verdun comme à Diên Biên Phu.

Qu'allez-vous faire?

Aujourd'hui, ils nous regardent et ils nous jugent. Ils voient notre vieille patrie envahie, déchirée, impuissante, qui doute et se dissout. Ils la contemplent toute essoufflée sur le bord du chemin et nous demandent: « Qu'allez-vous faire ? »

Sans hésiter, nous répondons: reprendre la route et ouvrir à la France les voies de la renaissance. Tel est notre combat, telle est la flamme qui nous anime. Nous n'avons d'autre ambition que la survie, la liberté, la prospérité et la grandeur de notre peuple, et si nous nous opposons aujourd'hui à la classe politicienne, c'est parce qu'elle nous paraît mener notre patrie au déclin et que le temps nous semble venu d'une grande alternance politique qui redonne à la France la foi en elle-même et en son destin.

Certains vous auront dit tout autre chose sur notre compte: je crois qu'ils se trompaient ou qu'ils vous trompaient.

Quoi qu'il en soit, voici ma vérité sur la France.

Jugez vous-mêmes!



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