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Dossier du 20/01/05
Meilleurs voeux 2005
Des voeux pour la recomposition politique à droite, pour le non au référendum et pour une Europe européenne, indépendante et puissante.

En ce début d'année, je voudrais avant tout vous présenter mes meilleurs voeux pour 2005, pour vous-même et pour les vôtres. Je voudrais aussi vous souhaiter une pleine réussite dans votre activité professionnelle, dans cette mission d'information tout à fait essentielle que vous accomplissez dans notre pays. Dans cette mission qui, on l'a vu de façon dramatique, comporte aussi parfois de grands risques et nécessite pour certains d'entre vous un grand courage que je salue. Je voudrais à cet égard formuler le voeu de vous voir plus souvent. Et vous faire mesurer combien ce souhait ne repose pas seulement sur le plaisir que je peux prendre en votre compagnie mais sur l'intérêt qu'il peut présenter pour vous.

Car contrairement à ce que vous pensez peut-être, le MNR incarne sur la scène politique un mouvement original et plein d'avenir. Et cela va se révéler particulièrement vrai pour l'année qui vient. Je pense naturellement aux échéances européennes importantes qui vont marquer le cours de 2005.

Pour le référendum sur la constitution, nous défendons en effet une position claire et déterminée que nous sommes les seuls à défendre et qui correspond je crois à l'opinion profonde d'une large partie de la population.

Notre position est en effet le fruit de la constance et de la lucidité puisque, dès mars 2000, nous prenions clairement position contre l'entrée de la Turquie en Europe. On ne peut d'ailleurs pas en dire autant pour tout le monde. M. de Villiers, qui a été consacré militant antiturc par les médias, est par exemple un converti récent. En 2000, lorsque le parlement européen a eu à se prononcer sur cette question, plusieurs députés de son groupe comme Mme Kuntz ont voté pour. Quant à lui, il n'était pas présent dans l'hémicycle et n'a pas pris part au vote ! Il est vrai qu'à l'époque la question était moins médiatisée qu'aujourd'hui.

Contre la constitution, une usine à gaz qui ne fonde rien
Le MNR, lui, est plus sincère et plus constant et va donc, sans arrières pensées, inviter les Français à dire non au référendum. Non pas pour exprimer une opinion hostile à l'Europe, non pas parce que ce nouveau traité va encore réduire la souveraineté nationale, mais parce que cette constitution n'en est pas une. Elle n'est qu'une compilation de tous les traités antérieurs et ne changera rien ou quasiment rien à l'Europe bruxelloise actuelle. Il n'y a en effet aucune démarche fondatrice dans ce texte qui ne définit aucun des fondements de l'Europe tels que nous la souhaitons, c'est-à-dire une Europe européenne, indépendante et puissante.

En premier lieu, cette constitution ne précise par les frontières de l'Europe. Elle ne fixe donc pas la réalité de l'Union et laisse grande ouverte la possibilité d'une adhésion de la Turquie mais aussi du Maroc, de la Tunisie, et pourquoi pas de tous les pays du pourtour de la Méditerranée.

En second lieu cette constitution ne définit par l'identité de l'Europe. Et si le préambule fait référence à certains principes et à certaines valeurs, vous le savez, il ne mentionne par le christianisme comme composante de notre civilisation. Une telle référence été rejetée au nom de la laïcité, alors qu'il s'agissait d'une question non pas religieuse mais identitaire. Car, que l'on soit chrétien au non, croyant ou non, personne ne peut nier que notre identité est marquée par 1500 ans de christianisme. Et rejeter cette réalité, c'est nier ce que nous sommes. Construire l'Europe en refusant d'affirmer ce qu'elle est, c'est aller contre le bon sens le plus élémentaire.

Par ailleurs la constitution n'affirme nullement le principe de l'indépendance de l'Europe notamment par rapport aux États-Unis d'Amérique. Il n'y a rien par exemple pour organiser une alliance militaire européenne qui pourrait se substituer à l'Otan et libérer ainsi les pays européens de la tutelle militaire et politique des États-Unis.

J'ajoute qu'il n'y a rien non plus pour affirmer l'objectif de la puissance de l'Europe, notamment sur le terrain économique. Ainsi par exemple l'euro a été créé, mais rien n'est prévu pour en faire maintenant une véritable monnaie internationale de change et de réserve qui lui permettrait de faire pièce au dollar et de libérer l'économie et les entreprises européennes des variations de cours du dollar et donc des aléas de l'économie américaine. Rien n'est prévu non plus pour développer, face au processus de mondialisation et de délocalisation, une stratégie industrielle offensive à l'échelle du continent pour contrer les initiatives chinoises ou américaines et redonner à notre économie sa place dans le monde.

Alors que l'Airbus A380 vient d'être présenté, je voudrais souligner la force et l'efficacité d'une démarche offensive de ce type. En créant Airbus, les gouvernements et les industriels européens ont montré qu'avec de l'ambition, de la persévérance et de la volonté, l'Europe pouvait damer le pion aux Américains et devenir numéro un mondial. Aussi, je formule le voeu que ce qui a été fait avec Airbus soit fait dans tous les autres domaines stratégiques de l'économie mondiale. Et j'affirme que les hommes politiques européens, au lieu de se consacrer à des usines à gaz institutionnelles ou aux chimères d'un élargissement asiatique de l'Union, devraient se consacrer à multiplier les offensives industrielles à l'image de ce qui a été fait dans l'aéronautique avec Airbus.

Seule une telle démarche peut rendre à l'Europe son lustre et sa puissance. Et ce n'est évidemment pas avec le projet de constitution soumis à référendum qu'on y parviendra. Car ce projet n'est qu'un acte de notaire, aussi peu clair et visionnaire qu'un compromis de vente ou une mise sous séquestre.

Contre la chimère de l'élargissement asiatique de l'Union
Le MNR qui est seul sur la scène politique à défendre la vision ambitieuse d'une Europe puissance appellera donc à voter non au référendum. Et nous le ferons avec d'autant plus de force que dire non à la constitution c'est le meilleur moyen de dire non à la Turquie. Car cette constitution, en ignorant la réalité de l'identité européenne, en refusant de définir les frontières de notre continent, est faite pour accueillir l'Asie mineure en son sein.

Or là encore, le MNR est le seul à adopter une position cohérente. Car si nous respectons la Turquie et si nous la considérons comme un pays ami, nous refusons qu'elle intègre l'Europe pour la seule raison qu'elle n'est pas européenne. Et nous n'avons pas peur d'affirmer que si elle n'est pas européenne c'est parce qu'elle n'est pas géographiquement située sur le continent européen, c'est parce que son histoire et sa culture ne la rattache pas à l'Europe, mais surtout, et c'est un point essentiel que personne n'affirme clairement, parce qu'elle est un pays musulman et que l'islam est porteur d'une civilisation qui n'est pas compatible avec la civilisation européenne. Et il n'y a rien là d'injurieux ni d'agressif, il y a le simple constat d'une réalité que personne au fond de lui-même ne peut nier.

Aussi, je le dis, ces européïstes qui veulent faire entrer la Turquie dans l'Europe, contre toute raison, contre tout bon sens, contre toute réalité, jouent au jeu dangereux des apprentis sorciers. Car ils oublient trop vite que si la Turquie est en effet un pays institutionnellement laïc, c'est parce qu'Attaturk a imposé par la force cette laïcisation des institutions et parce qu'il a réussi à donner à l'armée une position prééminente et une mission de garde-fou pour imposer, au besoin par la force, le maintien de cette laïcité.

Exiger aujourd'hui de la Turquie un strict respect des règles démocratiques, c'est donc faire voler en éclats les garde-fous de la laïcité et ouvrir la porte à un retour en force de l'islam et de l'islamisme.

Ces eurocrates favorables à l'entrée de l'Asie mineure en Europe préparent dès lors, s'ils obtiennent gain de cause, une Union dont l'État le plus peuplé, et donc le plus puissant, serait un État islamique. Combinée à la montée des populations musulmanes et à l'afflux massif d'immigrés turcs dans les pays européens, cette situation pourrait saper les bases mêmes de notre civilisation.

Voilà pourquoi, face au danger d'islamisation, nous incarnons la volonté d'une Europe européenne, indépendante et puissante. Et c'est au nom de ce projet d'envergure que nous allons au référendum dire non à la constitution et non à la Turquie.

L'UMP toujours subjugué par la gauche
Par nos positions nous incarnons donc bien un véritable renouveau à droite. Un renouveau dont les élections de 2004 ont montré combien il était nécessaire puisque l'UMP qui avait pourtant obtenu tous les atouts pour l'incarner en 2002 a essuyé un échec cinglant qui le discrédite complètement pour jouer ce rôle.

Car aujourd'hui la page est tournée. L'histoire ne repasse pas les plats. L'UMP n'a pas su rendre un avenir à notre nation. Aujourd'hui elle essaye ici et là de corriger ses insuffisances. Mais on le voit avec ce nouveau projet d'assouplissement des 35 heures, elle se contente de faire avec deux ans de retard le dixième de ce qu'il aurait fallu faire. Ce faisant elle suscite le mécontentement social sans pour autant redonner l'élan, le souffle, le dynamisme dont notre économie aurait besoin. Et pour cause, elle a beau faire, elle demeure subjuguée par la gauche au point de mettre en oeuvre ce que le PS lui-même n'avait pas osé accomplir. Ainsi en est-il du Conseil français du culte musulman. Ainsi en est-il de la loi antihomophobe. Et actuellement le débat sur les quotas d'immigration va bien dans ce sens. Car quand on en est officiellement à l'immigration zéro, l'instauration de quotas ne peut qu'intensifier les courants migratoires. Lorsque le laxisme est général, ouvrir une vanne c'est faire sauter la digue. D'autant que les quotas ne seraient pas appliqués par nationalité mais par métiers, comme si dans un pays de plus de deux millions de chômeurs il pouvait y avoir un vrai problème de main-d'oeuvre.

Le Pen, la chute
L'UMP est passé, le renouveau demeure nécessaire. Et s'il est nécessaire, il devient aussi possible car le FN qui jusqu'à présent le rendait impossible arrive maintenant en fin de course. On pourra bientôt tourner un film '' Le Pen, la chute.'' Miné par les querelles de personnes, la crise des adhésions et le manque de moyens financiers, le FN n'a aujourd'hui plus rien à dire et plus rien à incarner. Il n'a même plus de successeur à son président actuel puisque la fille Le Pen a montré qu'elle n'avait pas l'envergure ni les soutiens militants et électoraux pour jouer ce rôle. Quant à Gollnisch, il s'est suicidé politiquement avec ses déclarations. Le FN ne survit plus que par Le Pen qui organise sciemment le suicide collectif de son mouvement comme l'ont montré ses récentes et odieuses déclarations.

Le MNR et moi-même avons condamné ses provocations insupportables, délibérées et réitérées qui blessent la conscience et la mémoire des Français. On mesure d'ailleurs à cette occasion l'abîme qui sépare le MNR du FN et l'ampleur des raisons pour lesquelles le MNR a été créé. Le Pen et le FN se trouvent donc définitivement disqualifiés et il faut maintenant rassembler très largement la droite de conviction pour ouvrir à notre peuple une voie de renouveau moderne et européenne.

Le MNR se prépare
Et pour cela notre mouvement qui a su tenir et durer est prêt à jouer son rôle. Au fur et à mesure que le FN s'efface, le MNR s'affirme. On l'a vu encore récemment à la cantonale partielle de Crécy-la-Chapelle où notre candidate a réalisé le score qu'aurait obtenu le FN s'il avait été présent. Le MNR se prépare donc à assurer ce renouveau. Nous approfondissons notre réflexion avec l'organisation de colloques sur les questions de fond comme l'Europe ou l'islam. Nous renforçons notre appareil avec des tournées fédérales, des cycles de conférence et des sessions de formation. Nous affinons notre communication avec la création d'un nouveau site internet. Et surtout Nous préparons d'ores et déjà les prochaines élections législatives.

Le MNR n'a pas dit son dernier mot. Lorsque l'occasion se présentera, il réapparaîtra en force comme un mouvement neuf.

Je formule donc des voeux ardents pour que la recomposition politique qui doit se produire à la droite de l'échiquier survienne au plus vite et nous permette d'organiser ce renouveau qu'attendent d'innombrables Français.

Je formule le voeu que nos compatriotes sortent de leur torpeur et expriment le moment venu un non clair et lucide à la constitution et à la Turquie.

Je formule le voeu que tous les Français qui s'inquiètent de la montée du processus d'islamisation affirment ouvertement leur volonté de s'y opposer.

Je formule le voeu que chacun se tourne vers l'Europe pour en faire une grande puissance, fondée sur notre identité de civilisation et capable d'apporter, dans le monde multipolaire qui s'organise, les valeurs, la mesure et l'équilibre dont la planète a tant besoin.

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