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Dossier du 20/02/00
Sur la marée noire de l'Erika
Des causes et des responsabilités de la catastrophe de la marée noire de l'Erika

Le naufrage du pétrolier "Erika " , le 12 décembre dernier, a entraîné une grave pollution : 15 000 tonnes de fioul (fioul lourd n°2 = produit raffiné), à la dérive, sont venues souiller nos côtes sur 450 kilomètres (130 km de côtes en Loire-Atlantique, 250 en Vendée). Et il reste encore 12 à 15 000 tonnes dans l'épave, à 120 mètres de fond...

L'armateur et l'affréteur
L'état du navire : l'Erika était un vieux bateau (25 ans). Son entretien : il y avait des traces d'usure, de corrosion (cf. la déposition du capitaine). 9 contrôles ont été effectués entre 1996 et 99 ; en 1997, ceux-ci ont fait apparaître une corrosion des cuves et de la coque (réparations en 98)... L'Erika battait pavillon de l'Etat de Malte (" pavillon de complaisance "), d'où les certificats et le permis de navigation. Quant aux sociétés de classification et aux inspections, les premiers rapports du Bureau d'enquête ont constaté que " toute la chaîne de contrôle technique avait été défaillante "...

L'armateur : l'Erika, subissant " la loi du marché ", avait changé 4 fois de pavillon et 8 fois d'armateur et de nom en 24 ans ! L'armateur (propriétaire du bateau) était-il maltais, italien ? (Sociétés de La Valette, de Ravenne, des Bahamas)... C'est " l'opacité ", le système des " poupées russes ". Or, le transporteur est le premier responsable !

L'affréteur : la société " TotalFina ", qui a été légère et imprudente dans le choix du navire (= l'affrètement)... On accuse aujourd'hui le propriétaire du produit transporté car c'est le coupable idéal : c'est lui qui a l'argent (la " deep pocket ") !

Les sociétés multinationales et sociétés pétrolières sont bien sûr toujours dans une logique de spéculation financière, course au profit et optimisation fiscale (recherche du meilleur prix pour l'acheminement). TotalFina avait annoncé (selon " Le Revenu ") " d'importantes économies de logistique sur l'aval - raffinage et distribution "...

On est là dans la situation de mondialisation du commerce, dont Total est un acteur ; pour le transport maritime, de simples recommandations remplacent les traités... Il faut savoir qu'aujourd'hui 40 % des 3,5 milliards de tonnes de pétrole consommé dans le monde circulent par la voie maritime, et que 225 millions de tonnes de fioul passent chaque année au large de la Bretagne (" rail d'Ouessant "). Or la moitié des bateaux circulant sur les mers du globe transportent des marchandises dangereuses ou nuisibles en cas d'accident , et 40% des navires actuellement en circulation sont " hors normes " et ne devraient donc plus naviguer (la même proportion dépassent les 15 ans d'âge et représentent 80% des sinistres).

Il existe, pour les équipages internationaux sur ces bateaux, des problèmes de conditions de recrutement, de temps d'embarquement, de formation, de compréhension entre personnels de bord (bien que pour l'Erika, l'équipage ait été sans reproche) !

A noter que M. Desmarest le président de TotalFina, désigné à la vindicte publique, était le 25 novembre 1999 le " manager de l'année 99 " choisi par " Le Nouvel Economiste " ! Le boycott de TotalFina ne constitue aujourd'hui qu'une revendication démagogique de la part des écologistes ; leur " vengeance " ne porterait que sur les pompistes et employés des stations-service... Mais qu'en est-il donc des compagnies pétrolières, finançant les partis de la classe politicienne ? (Y compris les Verts, d'après " Le Canard Enchaîné ". Voir les affaires Elf).

Et combien les sociétés pétrolières rapportent-elles à l'Etat français ? L'Etat qui prend 80% de taxes sur les carburants ! Les armateurs français sont aujourd'hui en concurrence avec les étrangers, qui ont des charges beaucoup moins lourdes (" Le poids de la fiscalité a tué tout développement de la marine marchande française ", selon " Valeurs Actuelles ")...

Il faut bien sûr dénoncer l'abandon de la flotte marchande française ; par exemple, le gouvernement socialiste a supprimé les quirats qui aidaient la Construction navale. Et surtout, dénoncer la disparition des Chantiers navals français. C'est bien là un effet du mondialisme ! La flotte marchande française est ainsi passée de la 8ème à la 23ème place ; et " sur 12 ou 14 navires pétroliers français en service, 7 ont plus de 20 ans ! ".


Les pouvoirs publics
30 ans après le Torrey-Canyon (1967) et 20 ans après l'Amoco Cadiz (1978), il y a toujours absence d'une véritable politique maritime de sécurité !

Soulignons d'abord l'insuffisance des moyens et du personnel de contrôle des navires (pour les inspecteurs, c'est la " misère des effectifs " de l'administration maritime). D'où seulement 18% de contrôles en Europe (20% en France ?).

L'Etat (c'est-à-dire la Préfecture maritime de Brest) a été, lors du naufrage du pétrolier puis de la marée noire, pris au dépourvu... On peut parler d'imprévoyance, d'impréparation, d'attentisme, de lenteur d'intervention et d'erreurs d'évaluation.

Le plan " Polmar "- terre a été déclenché juste avant Noël, mais il est apparu qu'il n'était pas à jour... Soit une procédure tardive, mal équilibrée (problèmes d'estimation et de localisation) ; le président du Conseil Régional des Pays de la Loire parlant, lui, d' " inefficacité ". Ce fut " la ligne Maginot anti-marée noire " !

Absence aussi de moyens : on a été incapable de mobiliser les moyens en hommes et en matériels que la situation exigeait ! Manque de moyens océaniques pour lutter contre les pollutions en haute mer, manque aussi de barrages flottants et de matériels de confinement efficaces (sans compter les difficultés liées à la tempête).
Carences en matière de protection civile ; inorganisation pour l'accueil et l'équipement des bénévoles (dont il faut saluer le dévouement ! Des équipes de militants du MNR parmi eux)...

Problème encore des sites de stockage (ramassage désordonné du fioul : plus de 120 000 tonnes de déchets mazoutés), question aussi du retraitement.

Il faut ajouter à cela :
- Le manque d'aide aux collectivités locales (mairies en particulier), qui ont dû se débrouiller pour acheter pelles, râteaux et seaux. Et faire toutes les autres avances financières qui justifient maintenant l'aide budgétaire des Conseils généraux et régionaux !
- Le manque d'informations et recommandations adressées aux mairies, alors que l'on attendait la marée noire sur nos côtes.
- Les erreurs d'évaluations : cf. les pronostics de Météo-France ou des spécialistes du CEDRE (le CEDRE est spécialisé dans l'analyse et non dans la lutte contre les pollutions).
- Les méconnaissances aussi sur la nature du produit, sur les techniques de pompage (fallait-il chauffer le fioul dans l'épave ?), sur l'ampleur des dégâts et sur les conséquences en matière de santé (lésions, crainte de toxicité par contact du pétrole raffiné ; possibilité de consommation des produits de la mer ?)...

Le Gouvernement, l'Union européenne, l'internationales
Inertie scandaleuse du Gouvernement, qui a été silencieux et absent pendant 15 jours. Tout ce temps pour réunir les ministères concernés et coordonner leur action ! On s'est d'abord contenté de constater les dégâts...
Désinvolture de certains ministres. Gesticulations médiatiques, propos méprisants et stupides de Mme Voynet : " Je ne suis pas encore complètement certaine qu'il s'agisse d'une catastrophe écologique", " Les pêcheurs blancs de l'Ile d'Yeu méritent-ils plus d'attention que les pêcheurs bronzés des Antilles ? ". Mme Voynet aujourd'hui devrait démissionner !

Le " Plan tempêtes " présenté le 12 janvier par le Gouvernement prévoit près de 4 milliards pour " aider les collectivités, entreprises et particuliers à faire face aux conséquences des intempéries et de la marée noire ". Plus 640 millions de crédits supplémentaires, dont 140 dans le cadre du plan Polmar pour le nettoyage du littoral (mais rien n'avait été encore versé à la mi-février)... Or la somme paraît insuffisante. Et rien ne dit que les indemnisations du FIPOL (Fonds international d'indemnisation pour les dommages dûs à la pollution par hydrocarbures), auquel cotisent les pétroliers et qui prévoit de dédommager les victimes, seront suffisantes !

Absence et laxisme, aussi, de l'Union européenne (Ce n'est d'ailleurs même pas la France, mais le Danemark qui a saisi la Commission européenne !). Deux " directives " certes existent, mais l'Union européenne ne prévoit pas d'aides d'urgence (et que peut-on en réalité attendre du zonage FEDER, fonds structurels - objectif 2 ?). Au niveau européen, constatait " La Tribune ", " les intérêts sont contradictoires au point qu'aucune volonté politique n'a jamais pu émerger " !

Sur le plan international, l'Organisation Maritime Internationale (O.M.I.) n'a pas de réels pouvoirs, même pour faire respecter ses conventions. Le " mémorandum de Paris ", en 1982, donnait le droit de contrôler les navires ; objectif : le contrôle de 25% de la flotte - mais on n'y est pas !

Le contexte général est donc celui du développement des pollutions ; des " guerres " de la pêche, des filets, des quotas et des ressources naturelles...

DES MESURES ET DES PROPOSITIONS DU
MOUVEMENT NATIONAL REPUBLICAIN


Aujourd'hui la catastrophe de l'Erika a causé des dégâts considérables sur nos côtes : pour la mer, l'environnement, les écosystèmes, la faune et la flore, les oiseaux, la pêche, les parcs et autres productions, les activités économiques et le tourisme (en terme d'image : voir la prochaine saison !)... Cf. le rapport du C.E.S.R. pour les Pays de la Loire.

TotalFina s'est engagé à verser des réparations : le Mouvement National Républicain sera très vigilant ! Et les élus du M.N.R. ont voté les " mesures d'urgence " du Conseil Régional: pour les actions en justice des collectivités (civil et pénal, afin d'identifier les responsabilités et d'obtenir réparations et indemnisations); pour des dispositifs d'aide (par exemple en Pays de la Loire : fonds d'urgence, restauration et image du littoral, avances financières aux communes et soutien économique aux professions) ; pour une " Association interrégionale " (5 Départements + 3 Régions ; il s'est tenu une session extraordinaire Bretagne- Pays de la Loire- Poitou-Charentes à Nantes le 22 janvier dernier); afin, aussi, de mener une " action préventive au niveau national et international "...

Pour le M.N.R., la lutte contre la pollution doit être décrétée comme " priorité nationale ", en dégageant des moyens supplémentaires (sur la " cagnotte budgétaire " = les excédents du budget de l'Etat) et ce au nom de la " solidarité nationale " ! Les élus du M.N.R. demandent que l'Etat verse des aides qui soient au moins égales au montant de la TVA perçue sur tous les travaux que vont générer la marée noire et la tempête .

Mais cette catastrophe " aurait pu, aurait dû être évitée " (" Ouest-France " 20 janvier). Il faudra donc suivre les recommandations du rapport du Bureau d'enquête (13 janvier) et, comme le dit l'avis du C.E.S.R. des Pays de la Loire : " Voir enfin aboutir des réformes structurelles en matière d'organisation des pouvoirs publics dans leurs compétences de police des mers " (Une " charte de la sécurité maritime des transports pétroliers " étant signée au ministère des Transports, avant le Comité interministériel de la mer à Nantes le 28 février).

Rétablir la sécurité : le rôle de l'Etat !
La sécurité côtière est un aspect de la sécurité en général. Or la sécurité est pour les citoyens la première des libertés ! La sécurité des biens et des personnes constitue une mission régalienne de l'Etat. Ainsi face au mondialisme, à l'ultra-libéralisme ; face aux multinationales, aux grands groupes financiers, industriels et pétroliers.

Le M.N.R. exige donc des contrôles et moyens supplémentaires, afin de faire respecter les réglementations (à imposer aux sociétés utilisant la mer) : aujourd'hui " nos côtes ne sont pas défendues comme il se doit " . Alors que les trafics à risque continuent (navires en mauvais état de navigabilité), il faut développer la surveillance et la vérification des bateaux : qualité des contrôles - et des contrôleurs ! Inspecteurs à recruter et à former, sociétés de classification rigoureuses, obligation d'assurance au montant maximal pour les armateurs... Il faut veiller aussi au strict respect des normes antipollution afin de prendre toutes les précautions, car le " risque zéro " n'existe pas !

Le M.N.R. demande également de renforcer la recherche :
- Adaptation des détections météo avec les plans Orsec/ Polmar.
- Mise en oeuvre de nouveaux produits dépolluants et aussi de nouveaux produits non polluants pour solidifier et émulsifier le fioul.
- Nouveaux moyens technologiques performants pour le pompage sous-marin (et le confinement) ; il faut disposer d'un navire équipé pour le pompage en surface et au large (comme le navire anglais " British Shield ").
- Développement d'énergies de substitution non polluantes (comme l'électro-nucléaire), pour diminuer aussi le volume d'hydrocarbures utilisés (fioul lourd servant aux centrales thermiques : celui de l'Erika était destiné à la centrale électrique de Livourne en Italie)...

Mais au-delà, il faut :

Réaffirmer et rétablir notre souveraineté nationale !
Pas de " fuite en avant " au niveau européen et international : le M.N.R. propose de définir, sur le plan national d'abord, une véritable et puissante politique maritime de sécurité .

En matière de navires, les compagnies pétrolières doivent s'engager à ne plus affréter de navires en mauvais état (15 ans semble une limite raisonnable pour un pétrolier ).
Obligation de la double coque pour les pétroliers circulant dans nos eaux territoriales (même si la double coque ne peut pas toujours empêcher naufrage, abordage ou explosion)...

Le M.N.R. demande le renouvellement de la flotte pétrolière française et de notre flotte de commerce (renouvellement préconisé par le rapport Chassagne, en 1990 !), la construction d'une nouvelle génération de tankers. Et la relance de la Construction et de la réparation navale française (et européenne) qui ont été démantelées : l'Europe a désaffecté ses chantiers. Alors qu'il n'y a pas de problèmes de débouchés, c'est seulement une question d'organisation et de charges !

Le M.N.R. propose :
- La relance et la revalorisation du pavillon français, grâce à l'allègement des charges fiscales et sociales (afin de contrecarrer le surcoût actuel du pavillon national : aujourd'hui environ 35/40%).
- Le refus des pavillons de complaisance, et surtout du laxisme !
- La construction de navires spécialisés équipés en moyens de récupération des produits (il faut au moins un navire de ce type sur les côtes atlantiques) ; et l'équipement en réels moyens océaniques de lutte contre les pollutions en haute mer.

En matière de surveillance de nos côtes et de nos eaux territoriales, le M.N.R. préconise le renforcement de la surveillance aérienne et demande la création d'un corps de Garde-côtes, issus de la Marine nationale (et de la Marine marchande, pour la connaissance des navires), muni des pouvoirs, des effectifs et des moyens nécessaires (" police des mers ", sur le modèle américain des " coast-guards ").

Ces Garde-côtes auraient pour mission le contrôle du trafic maritime et l'inspection des navires (ainsi que le respect des règles concernant la pêche). Ils feraient des inspections à chaque escale, avec un droit d'ingérence maritime pour contrôler et sanctionner si non respect des normes (vérification des plans des navires et des agréments des sociétés de classification).
Cette mesure devrait être adoptée par tous les pays européens maritimes !

En matière de Défense opérationnelle du territoire et de protection civile : le M.N.R. propose la création d'une " Garde nationale ", implantée sur l'ensemble du pays et en mesure d'intervenir avec efficacité (pour compenser l'actuelle suppression de la conscription)...


Etablir une coopération européenne
Pour la surveillance des côtes, des navires et des réglementations maritimes, le M.N.R. demande :

- Le renforcement des moyens de contrôle et de toutes les règles de sécurité (il est indispensable que tous les pays européens appliquent les mêmes règles).

- La création d'un système d'information sur l'état réel des navires (mise en commun, avec une " banque de données "), le contrôle et l'harmonisation des conditions d'exercice des sociétés de classification, la clarification des conditions d'exploitation des navires (pour faciliter l'identification de leur propriétaire, surtout lorsque les navires transportent des matières dangereuses) ; le contrôle aussi des armateurs.

Dans le contexte de développement des pollutions en général, le M.N.R. enfin demande la sauvegarde, par des mesures de salut public, de notre environnement, du patrimoine et de la mer source de vie (voir notre programme pour une véritable écologie) !

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