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Dossier du 27/11/01
Notre position sur l'islam
La réalité de l'islamisation de la France

1. La réalité de l'islamisation de la France
Contrairement à une idée répandue, l'islamisation de la France ne relève pas du fantasme ou d'une éventualité très éloignée, mais bien d'une angoissante réalité.
S'il n'existe aucune donnée statistique fiable, toutes les études officielles s'accordent sur un chiffre de 5 millions de musulmans présents sur notre territoire - sans doute plutôt 7 à 8 millions - dont la moitié de nationalité française, et sur le fait que l'islam est aujourd'hui " la deuxième religion de France " - voire la première si l'on ne tient compte que des fidèles pratiquant régulièrement leur religion. La France abrite ainsi la plus importante communauté musulmane d'Europe et il y aurait déjà au moins 50.000 " Français de souche " convertis à l'islam (Le Monde du 9/12/99).

Le ministère de l'intérieur recensait plus de 1.500 mosquées et lieux de prière officiellement déclarés en France en 1999 (cf. carte en annexe). Il y en avait 72 en 1978, 300 en 1982 et 456 en 1985 Le lien entre l'arrivée de la gauche au pouvoir et l'accélération de cette implantation étrangère est confirmé par une autre forme de pratique religieuse : " Le marché de la viande hallal a littéralement explosé depuis 1980 " (La Documentation française).

Et le processus ne fait que s'accélérer : l'enquête de l'IFOP réalisée pour Le Monde, Le Point et Europe 1 en octobre 2001 conclut, à la lumière des précédentes enquêtes (1989 et 1994), que " la pratique religieuse musulmane en France est en hausse, qu'il s'agisse de la prière quotidienne, de la fréquentation des mosquées ou de l'observation du jeûne du ramadan ". Et selon le ministère de l'intérieur : " Le nombre de projets de mosquée est impressionnant. Si l'on met bout à bout les projets en cours, ceux avortés et ceux qui sont sur le point d'aboutir, il n'y a aucune ville de France qui ne soit concernée " (Xavier Ternisien in Le Monde du 9 mars 2001).

Cette véritable colonisation étrangère n'est pas le fruit du hasard ou de la contrainte, mais du laxisme des politiques gouvernementales - principalement de gauche ou inspirées par celle-ci - à l'égard des flux migratoires. Car l'islamisation de la France est directement due à l'immigration, à la fois comme facteur externe (arrivée massive et ininterrompue d'immigrés en provenance principalement de pays islamiques, qu'ils soient afro-maghrébins, moyen-orientaux ou encore indo-pakistanais) et comme facteur interne (" crispation identitaire " et vitalité démographique des populations musulmanes).

L'essor de l'islam sur notre sol a été également rendu possible par l'effondrement de notre " système immunitaire ". Culpabilisation du sentiment national depuis la seconde guerre mondiale et la décolonisation ; crise de l'identité, des valeurs et de la souveraineté françaises face à la mondialisation ; déstructuration, dévitalisation et dévirilisation sociales ; retournement dialectique du " modèle républicain " sous l'effet de la pensée unique " anti-raciste " et de la " religion des droits de l'homme " : les différents gouvernements n'ont cessé de reculer en alternant impuissance, complaisance et volonté délibérée d'accompagner ce mouvement.
Confrontée à la pression de l'immigration, de l'africanisation et de l'islamisation, l'action publique est passée en 15 ans du dogme de l'" assimilation " à une illusoire " intégration " avant de se rallier tout récemment, avec le trotskiste Jospin, au " communautarisme " - via les politiques de " discrimination positive " d'inspiration américaine.

C'est bien une fuite en avant, un processus masochiste et mortifère qui a ainsi été engagé et auquel il convient de porter un coup d'arrêt.

2. L'islam contre la France et contre la République
L'islam ne scelle pas le " retour de l'archaïque " au sein des sociétés démocratiques et post-modernes comme la nôtre : c'est un corps étranger, un système de valeurs complet et cohérent opposé à l'identité, aux valeurs, aux lois, aux coutumes et aux traditions de la France et des Français. L'islam n'est pas davantage soluble dans la République dont il nie la légitimité et sape les fondements.

- L'absence de distinction entre le spirituel et le temporel.
La distinction entre sphère privée et sphère publique est à la base et au coeur de la conception européenne du politique. Depuis la Grèce archaïque et à travers le " rendez à César ce qui est à César " de l'Evangile, nations et sociétés d'Europe distinguent clairement le sacré du profane, le domaine de l'intime du champ de l'activité politique et sociale. Et, sous le coup de la Modernité, au nom des droits de l'homme, l'Occident en général se veut " raisonnable ", sécularisé et anti-théocratique.

A contrario, l'islam est un bloc spirituel, religieux, juridique et social dont rien n'est exclu. Cité de Dieu et cité terrestre s'y confondent au lieu d'être clairement différenciée (Saint Augustin). Le Coran est l'ultime révélation de Dieu et " le Verbe fait Livre " : la Vérité y est moins incarnée qu'imprimée. Elle y est révélée une fois pour toutes ; il est impossible de la discuter, de la relativiser ou même d'y réfléchir et encore moins de la critiquer : on ne peut au mieux qu'interpréter son message.

Et comme la majorité des versets du Coran traite des problèmes de société et non de spiritualité, il est considéré comme le fondement de la législation islamique. Il se veut à la fois un livre saint et un code pénal alors qu'" il ne constitue qu'une prophétie codifiée dans l'Arabie tribale et chamelière du VIIè siècle, c'est-à-dire un texte bien incapable de dire le droit à l'âge des ordinateurs, des missiles et des navettes spatiales " (Gilles Keppel in L'Histoire n° 65, mars 1984). Complété par la Sunna (qui désigne les coutumes et la manière de vivre des musulmans), il conditionne la Charia (loi islamique), laquelle concerne donc tout : vie morale, sociale, religieuse et jusqu'aux soins d'hygiène.

Et cette loi n'est ni négociable, ni restrictive à la seule sphère privée, ni - comme nombre d'autres religions monothéistes - " émancipatrice " : elle fonde l'unicité de la communauté des fidèles - l'Oumma - au-delà de la diversité apparente des courants musulmans (sunnites, chiites, soufistes et autres sectes ). Au sein de l'Oumma, " les opposants et les déviants sont considérés comme des traîtres ou des personnages suspects " (journal Al Hayat de Londres, cité par Le Courrier international du 8/11/2001). Car en langue arabe, " islam " signifie paix mais aussi soumission et obéissance. Le dogme fondamental de l'islam est une soumission aux paroles d'Allah, c'est-à-dire au Coran. Et l'acte de foi n'est en rien personnel puisqu'il fonde l'appartenance à la communauté. C'est pourquoi notamment la conversion n'est envisageable qu'à sens unique : les législations de tous les pays musulmans sanctionnent gravement l'abjuration, l'apostasie et la conversion d'un musulman à une autre religion.

La conséquence politique d'une telle approche religieuse est évidente : " La position de l'islam est très claire sur point : c'est que le vrai Musulman ne peut pas assumer une attitude neutre vis-à-vis de l'Etat. Ou le chef de l'Etat est musulman et la loi (est) musulmane, alors il sera en accord avec l'Etat et le soutiendra ; ou le chef de l'Etat est un non musulman et la loi (est) non-musulmane, alors il rejettera l'Etat, s'opposera à lui et travaillera à le détruire paisiblement ou violemment, ouvertement ou secrètement.

Cette position est logique parce que l'islam est un système complet et une attitude totalisante " (Hussein el-Kouatly, l'un des directeurs de Dar el-Fatwa - institution sunnite libanaise diffusant des fatwas, c'est-à-dire des avis juridiques, in Péroncel-Hugoz, Le Radeau).
C'est pourquoi, du Liban au Kosovo et à la Macédoine, toute société pluriculturelle incluant des musulmans débouche tôt ou tard sur la revendication d'un Etat islamique. Car pour être encore plus clair : " Le Coran fait interdiction absolue à un musulman d'accepter la souveraineté d'un non musulman en terre d'islam. Il n'y a à ce principe aucune exception, ni à Jérusalem, ni au Caire, ni à Beyrouth, et pas même à Madrid ou peut-être demain, à Paris " (Cheikh Samir Bou Assad, Les Cahiers de l'Ouest, n°7, 1987, Paris).

- Le rejet de la démocratie
De la Grèce antique aux révolutions politiques et sociales de la Modernité, la démocratie - en tant que maîtrise et responsabilité personnelles de ses choix - a fondé l'identité politique et l'organisation institutionnelle des peuples européens.

Or l'islam ne reconnaît des droits qu'à Allah et nie que les hommes eux-mêmes puissent en avoir. Il se différentie ainsi du christianisme qui, par ses influences aristotéliciennes et thomistes, récuse notamment l'argument d'autorité (de soumission à l'autorité) pour accéder à la foi et affirme au contraire l'autonomie et la capacité de l'homme à raisonner par lui-même. Une " déclaration islamique universelle " a bien été proclamée à Paris en 1981, mais elle ne reconnaît les " droits de l'homme " que pour autant qu'ils soient conformes à la Charia ! Autant dire qu'elle diffère intrinsèquement - au moins sur la question des principes - avec la " déclaration des droits de l'homme " telle qu'inscrite notamment dans notre Constitution.

C'est sur cette base qu'est récemment apparue une jurisprudence intéressante et utile. L'une des plus hautes juridictions européennes a en effet avalisé la dissolution et l'interdiction du parti islamiste turc Refah au motif que " certains membres du Refah (faisaient) référence au djihad " et que ce parti " avait l'intention d'instaurer la Charia comme droit commun et comme droit applicable à la communauté musulmane " ( ). " La Cour reconnaît que la Charia, reflètant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l'évolution incessante des libertés publiques. ( ) La Charia se démarque nettement des valeurs de la Convention (européenne des droits de l'homme), notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu'il réserve aux femmes dans l'ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses " (Cour européenne des droits de l'homme, 3e section, affaire Refah Partisi et autres contre Turquie, arrêt du 31 juillet 2001)

- Le mépris des libertés individuelles.
Les militants nationaux sont généralement bien placés pour connaître les limites idéologiques, politiques et judiciaires aux libertés d'opinion, de recherche ou de penser - voire de réunion - au sein des sociétés " démocratiques " occidentales. Mais celles-ci vivent de et sur cette fiction érigée en dogme, et la masse en est persuadée. Ce n'est bien évidemment pas le cas des sociétés islamiques qui ne reconnaissent aucune liberté en la matière hors l'islam.

Même minoritaires, les musulmans tentent en effet d'imposer leur loi (laquelle n'est qu'une interprétation stricte d'une foi révélée), ou leur vision de la loi existante. Ils s'appuient dans ce cas sur des campagnes d'opinion et sur les failles de nos structures juridiques et constitutionnelles (lois dites " antiracistes ", laïcité, liberté de culte, etc.) : les affaires dites du " foulard islamique " ou des " Versets sataniques " (1989) ont été autant de défaites pour les Français.

Il est à noter que la première indignation officielle, en France, à la publication du livre de Salman Rushdie n'a pas été le fait d'un pseudo-" islamiste ", mais du recteur de la mosquée de Paris (cf. en annexe l'article d'Alexandre Del Valle) *. C'était en l'occurrence peut-être justifié, mais telle n'est pas la question : ce fut surtout l'occasion, pour les communautés de France et de toute l'Europe, de démontrer leur force et d'intimider les " Infidèles " sur leur propre sol. Et ce, alors que la plupart des écrits musulmans ont toujours traîné dans la boue et voué aux gémonies les autres croyants, en particulier les chrétiens " idolâtres théophages " et les païens " qui ne sont qu'impureté ". D'ailleurs, " tout le corps d'un individu non-musulman est impur " (Ruhollah Khomeini) !

- Le refus du " consensus social "
L'Europe et en son sein tout particulièrement la France sont le fruit d'une synthèse réussie des apports des principaux peuples et cultures de la sphère de civilisation indo-européenne (influence gréco-latine, celtique et germano-scandinave principalement). Comme toute synthèse, la nôtre ne peut survivre et se poursuivre qu'en maintenant globalement l'équilibre initial.

C'est pourquoi s'il peut y avoir une " bonne immigration " (tant que son volume reste mesuré et son origine proche, culturellement, des peuples et des nations de souche), une immigration à la fois massive et intrinsèquement exogène constitue une menace certaine pour la cohésion et finalement la survie de la communauté d'accueil.
C'est d'autant plus vrai pour les sociétés dites " occidentales " ou " développées " comme la nôtre, engoncées dans la post-modernité et ses conséquences sociales (mercantilisme et utilitarisme généralisés, évacuation du sacré, individualisme hédoniste ) et qui ne reposent que sur un " consensus social " des plus lâches, un " contrat " entre l'individu-citoyen consommateur et l'Etat redistributeur, une fiction émolliente : celle de l'égalité (de traitement, des chances, devant la loi, etc.). Or aucune société n'est plus brutalement inégalitaire que la société musulmane. Il n'y a pas de " tolérance islamique " : " Si l'islam s'est construit, ce fut à chaque fois par l'épée " (Ibn Warraq in Le Figaro Magazine du 6/10/2001). La Charia n'est pas négociable : " Les règles s'imposent à tous non par le bon sens ou la logique mais simplement parce qu'elles existent. Tous les rapports humains et les actions sont jugés et classés dans les catégories suivantes : obligatoire, recommandé, neutre, répréhensible, prohibé " (Ibn Warraq, Pourquoi je ne suis pas musulman, L'Age d'Homme, 1999). Et ces lois ne concernent pas uniquement les musulmans mais également les " impies " qui, s'ils refusent la conversion, sont éliminés ou parqués dans un statut de " citoyens de seconde zone " voire d'esclaves, ce que le régime d'apartheid sud-africain pourtant si décrié par les " bonnes consciences universelles " n'avait jamais envisagé ! " Il est interdit aux dhimmis de monter à cheval et il leur est recommandé de se tenir respectueusement debout en face des Musulmans. Il leur est interdit de conserver des armes chez eux. Ils ne devront jamais s'opposer à l'entrée d'un Musulman dans une église ou une synagogue. Les maisons ou édifices publics des dhimmis devront être moins élevés que ceux des Musulmans. Le mariage d'un dhimmi et d'une Musulmane est proscrit et sévèrement puni, l'inverse étant permis à condition que les enfants soient musulmans. Les charges publiques qui, de droit sont ouvertes aux non-Musulmans sont celles comportant un simple wilaya d'exécution et non pas juridiction et autorité sur les Musulmans " (Hamid al-Shawi, historien franco-irakien).

- La place de la femme dans la société
En contradiction tant avec les traditions immémoriales de notre civilisation qu'avec les lois et valeurs de la République (" La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme " stipule le préambule de la Constitution de 1946), la femme musulmane est plus une chose qu'une personne : la chose de son mari, comme le prouve la fondamentale inégalité dans le mariage coranique entre les époux, notamment en ce qui concerne la polygamie, l'adultère et la répudiation (cf. extraits du Coran en annexes).

La femme est en effet la première victime de l'islam : elle peut être exécutée en cas d'adultère présumé (la réciproque étant bien évidemment exclue) ; elle ne peut hériter que la moitié perçue par un homme ; son témoignage devant un tribunal ne vaut que la moitié de celui d'un homme ; elle ne peut pas divorcer ni exercer de nombreuses professions, etc.

La sujétion de la femme au mari est tout particulièrement caractérisée par le voile islamique, qui n'a pas pour fondement essentiel la pudeur mais la soumission à l'Oumma en distinguant les femmes musulmanes d'une part - libres et protégées par leur appartenance à l'islam - et les esclaves et infidèles d'autre part - qui ne devraient pas porter le voile en strict droit islamique.

De même l'exclusion des femmes des formes d'instruction publique et de nombre de lieux également publics est également contraire aux fondements des libertés françaises : " La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture " (cf. en annexe le préambule de la Constitution de 1946).

Enfin, la mentalité secrétée par la loi coranique fait de toutes les femmes non musulmanes des proies et des victimes en puissance des " croyants ".

3. L'islam, un vecteur de pénétration étrangère
Il ne peut exister d'" islam à la française " ; c'est même un non-sens absolu (reconnu d'ailleurs par une bonne partie des imams eux-mêmes). Le simple " dialogue " avec l'islam - et a fortiori sa reconnaissance publique - est faussé à la racine, car il nécessiterait que les musulmans renoncent à une partie d'eux-mêmes pour entamer ce dialogue et engager ce processus.

L'unité de l'Oumma est un dogme intangible de l'islam. Et - contrairement au catholicisme également universaliste - cette unité transnationale et extraterritoriale des croyants s'impose au domaine à la fois religieux et profane. Les colonies islamiques en France sont principalement composées de musulmans d'Afrique du Nord (3 millions de musulmans d'origine algérienne, marocaine ou tunisienne selon le Haut Conseil à l'intégration). C'est-à-dire bien souvent des franco-maghrébins, compte tenu du laxisme de notre Code de la nationalité ! Or en droit coranique, la lignée l'emporte sur l'individu et la nationalité d'un pays musulman sur celle d'un pays impie.

Se pose donc de manière cruciale la question de la loyauté de ces " citoyens " à l'égard de la France (cf. le match de foot France-Algérie au Stade de France), la reconnaissance officielle par l'Etat de leur religion ne faisant que les conforter dans leur " originalité " au sein de la communauté nationale.

Par ailleurs, les subsides de l'islam en France proviennent essentiellement de l'étranger (cf. la construction de la grande mosquée de Lyon financée par l'Arabie saoudite). De même les imams sont-ils à 90 % de nationalité étrangère. Là encore, transgresser la loi de séparation des églises et de l'Etat au seul profit de l'islam ne résoudrait pas le problème, bien au contraire, puisqu'il ajouterait des subventions publiques certainement colossales (notamment au titre de la " politique de la ville ") à des financements étrangers persistants (les pays musulmans - et tout particulièrement les richissimes monarchies pétrolières du Golfe - considérant à juste titre comme un devoir islamique de soutenir la propagation de leur religion dans le monde).

Enfin, en pariant sur l'inscription de tous les musulmans dans le " creuset républicain " au sein du Conseil français du culte musulman institué par l'accord-cadre du 3 juillet 2001, l'Etat reconnaît ainsi une égale légitimité à toutes les organisations, y compris à celles qui sont notoirement contrôlées par un Etat étranger (Institut musulman de la mosquée de Paris dont le recteur est un fonctionnaire algérien, Fédération nationale des musulmans de France qui dépend de la monarchie marocaine) et à celles qui sont les plus séditieuses, comme l'Union des organisations islamistes de France (UOIF) proche des Frères musulmans ou encore l'influent Tabligh d'origine pakistanaise dont les imams sont d'actifs " sergents recruteurs " pour les écoles coraniques et les camps d'entraînement d'Asie centrale.

Or tous ces mouvements sont déjà très actifs sur notre territoire : le tiers des mosquées et salles de prières est infiltré par des fondamentalistes et les prisons françaises constituent le terrain privilégié du prosélytisme musulman et le vivier naturel des combattants de l'islam (cf. à ce sujet l'édifiante " Enquête sur le pouvoir méconnu du prosélytisme islamiste en milieu carcéral " publiée par Le Monde le 31/10/2001).

Il n'est pas inutile de signaler au passage que les efforts de reconnaissance d'un illusoire et dangereux " islam à la française " sont le fruit de la volonté des ministres de l'intérieur les plus crypto-jacobins de ces vingt dernières années : Charles Pasqua (qui a inauguré en grandes pompes l'Institut de formation des imams de France en 1994) et Jean-Pierre Chevènement (à l'origine du lancement, en 1999, du processus actuel). Cela confirme le leurre - voire le piège - du combat " souverainiste " et " républicain " lorsqu'il ne s'appuie pas sur la défense de l'identité française et de la civilisation européenne !
L'aboutissement de la démarche actuelle va ainsi permettre aux musulmans installés chez nous de bénéficier des largesses de l'Etat providence (subventions, indemnités, reconnaissance) pour mieux en contester la nature et les fondements (laïcité, unicité, souveraineté, garantie des libertés individuelles ). Et ce au nom même de la " laïcité " et des " droits de l'homme " L'avertissement d'un connaisseur, le patriarche maronite monseigneur Sfeir, est pourtant clair : à la question de savoir s'il imaginait une république islamique en France, il a répondu que " s'il y a une majorité islamique, qu'est-ce qui empêche qu'ils réclament le pouvoir ? " (entretien sur LCI, 3 novembre 2001).

4. L'islam, un facteur de guerre civile et de déstabilisation du monde
Car l'islam est fondamentalement conquérant, prosélyte et intolérant (cf. en annexe l'interview au Point du théologien Jacques Rollet). Le Djihad (guerre sainte) n'est pas une option pour le musulman : il fait partie intégrante de ses cinq devoirs fondamentaux fixés par la Charia (les " piliers de l'islam "), avec la prière (Salah), le jeûne (Ramadan), l'aumône (Zakat) et le pèlerinage à La Mecque (Hadj) - qui doit être accompli au moins une fois dans la vie du croyant.

L'esprit du Djihad, qui est une notion à la fois intérieure et surtout extérieure, est au coeur du Coran. Il peut être résumé ainsi : le croyant qui a embrassé la religion d'Allah s'appelle musulman (sourate XXII-77) ; tous les musulmans sont frères (s. XLIX-9) ; il faut exterminer les infidèles partout où ils se trouvent (s. II-187) et prendre possession de leurs pays et de leurs biens (s. XXII-42). Parce que Mahomet (Mohammed en fait) est le dernier prophète, chaque musulman doit prendre modèle sur sa vie exemplaire, laquelle a été une vie essentiellement guerrière : la tradition rapporte qu'il a participé à 80 combats.

C'est pourquoi c'est un non sens de vouloir distinguer le " bon musulman " du " terroriste intégriste islamiste " et une folle utopie de prétendre " refuser l'amalgame " : l'" islamiste " est ni plus ni moins qu'un musulman actif !
La doctrine islamique traditionnelle définit en effet clairement deux zones géopolitiques distinctes et ennemies :
- " la demeure de l'islam " (Dar al-Islam), c'est-à-dire l'ensemble des pays reconnaissant l'islam comme religion d'Etat ;
- " la demeure de la guerre " (Dar al-Harb), à savoir le monde non-musulman, impie.

Pour le Coran, il n'existe donc que deux types de territoires et de peuples : les musulmans et ceux qui ont vocation à le devenir ! " Entre le dar al-islam et le dar al-harb, il ne peut y avoir que des relations d'hostilité. Car, dans la théocratie islamique traditionnelle et dans l'idéologie islamiste, toute altérité religieuse n'est appréhendée qu'en termes d'inimitié politique. L'Autre est un ennemi politique parce qu'il est un ennemi religieux " (Alexandre Del Valle).

Il existe parfois dans certains textes un troisième statut, le Dar al-Sulh, qui est moins un territoire qu'une étape intermédiaire : le temps de la conciliation temporaire des musulmans encore minoritaires avec les infidèles au sein d'une nation impie, selon le vieux précepte : " la main que tu ne peux mordre, baise-là ! ". Mais cette situation, qui concerne essentiellement les vieilles nations d'Europe (et encore ), est provisoire.

C'est pourquoi " les frontières de l'islam sont ensanglantées " (Samuel Huntington) : partout où il est en contact avec une autre sphère de civilisation, le monde musulman est en guerre et cette guerre recoupe actuellement 90 % des conflits armés dans le monde !
Il s'agit bien évidemment de l'" arc d'instabilité " décrit par le président russe Poutine, qui s'étend des Philippines au détroit de Gibraltar en passant par l'Indonésie, la Malaisie, le Bangladesh, le Cachemire, la zone d'influence indo-pakistanaise, le Yémen, le Moyen-Orient, le nord de l'Afrique (Soudan, Nigéria et Sénégal compris)
Plus au nord, cette ligne de front est celle de la " diagonale verte " balkanique (Bosnie, Kosovo, Macédoine) qui rejoint - via Chypre - le Caucase, le Tadjikistan et toute l'Asie centrale pétrolifère.

Ainsi en Tchétchénie, la donnée religieuse est évidente au-delà des revendications autonomistes et des intérêts économiques : le président Maskhadov n'avait-il pas instauré la loi coranique dans cette république du Caucase en février 1999 ?

La fracture ouverte entre l'islam et le reste du monde traverse d'ailleurs les frontières des Etats européens et même des Etats-Unis (ironie du sort !) depuis le 11 septembre 2001. Sur notre continent, presque toutes les banlieues sont des foyers de sédition, des " arcs d'hostilité " qui prolongent l'arc d'instabilité décrit plus haut : les fractures ethnoculturelles issues du métissage obligatoire et généralisé se confondent de plus en plus avec la fracture islamique pour contester les fondements et les symboles de la France et de la République et manifester aux " roumis " leur vocation de " dhimmis ".
L'insécurité permanente et chronique peut être ainsi considérée à bien des égards comme la première caractéristique de la " dhimmitude ", tout particulièrement dans les zones de non droit à majorité immigrée et donc bien souvent musulmane. Car le dhimmi (l'Infidèle, c'est-à-dire le juif ou le chrétien) doit toujours payer pour sa sécurité : c'est toute la raison d'être du " Tribut ", la taxe coranique acquittée par l'Infidèle en échange de sa survie et de sa reconnaissance sociale partielle en terre d'islam.

Mais l'insécurité demeure toujours latente ou réelle, car la paix avec les non croyants n'est jamais qu'une trêve partielle (Aman) et non pas une vraie paix (Salam), dont seuls les musulmans peuvent jouir réellement.

Les "violences urbaines" quotidiennes dans nombre de quartiers français sont donc à interpréter, compte tenu de l'origine à 80 % afro-maghrébine de leurs auteurs (Xavier Raufer), comme la manifestation d'une double volonté : l'appropriation d'un territoire déterminé et le défi symbolique lancé à des institutions honnies.

Quant à la hausse du niveau intellectuel et social constaté chez les terroristes actuels par rapport à leurs prédécesseurs (les " islamo-braqueurs " de Roubaix ou le " terrorisme islamiste beur " du réseau Kelkal), elle ne change rien à cette donnée : elle confirme au contraire que l'" intégration " est un leurre dangereux et l'immigration sous toutes ses formes la pépinière de recrutement d'une cinquième colonne islamique. Pour mémoire, rappelons que les militaires estiment généralement à 10 % maximum le pourcentage d'éléments exogènes supportables par une communauté donnée sans risques majeurs de déstabilisation*.

En France, ce chiffre est déjà dépassé et même largement dans certains établissements scolaires, certains quartiers urbains " en voie de sécession " (Michel Vauzelle), voire des villes entières comme Roubaix d'ores et déjà à majorité musulmane. A bien des égards, l'islamisation engagée de la France doit être comprise comme " la troisième invasion musulmane de l'Europe " (Alexandre Del Valle) après celle, arabo-berbère arrêtée à Poitiers* et celle, ottomane, brisée sous les murs de Vienne et à Lépante.

Car l'immigration de millions de musulmans dans les pays industrialisés d'Europe, si elle a pu apparaître au départ à leurs yeux comme un épouvantable déracinement en terre infidèle, est devenu aujourd'hui la plus grande opportunité offerte à l'islam pour conquérir cette Europe qui l'avait repoussée tant de fois lorsque les " Cavaliers d'Allah " avaient tenté de s'en emparer militairement. Comme le rappelle le géopoliticien Yves Lacoste : " La stratégie islamiste combine un projet extrêmement vaste, planétaire : l'unité contre l'Occident de tous les Etats musulmans ".

Nous sommes à la croisée des chemins, à l'heure des choix. Toutes les forces politiques françaises, même celles qui se prétendent " nationales " ou " républicaines ", ont déjà renoncé ou abdiqué. Si elles sont rares à prôner ouvertement l'installation d'une ou de plusieurs républiques islamiques sur le territoire national, elles sont en revanche nombreuses à admettre que la politique française - intérieure mais aussi diplomatique et militaire - doive désormais prendre en compte la présence sur notre sol et dans le corps électoral d'une minorité musulmane influente qu'il s'agirait de ne pas froisser. Certaines réserves exprimées à l'encontre de l'intervention militaire américaine en Afghanistan sont indubitablement à interpréter en ce sens.

Pourtant, l'islam n'est fort que de nos faiblesses. Ses forces apparentes sont d'ailleurs aussi des faiblesses : c'est un système prosélyte, simple et complet mais porté par une religion politique, sans mystique, qui véhicule une vision du monde paranoïaque, brutale et finalement desséchante. Combattre ne garantit pas la victoire. Mais refuser le combat fait de la défaite une certitude. C'est pour défendre nos libertés, nos lois, nos valeurs, notre terre et notre identité que, derrière Bruno Mégret, nous bâtissons chaque jour la nouvelle droite nationale seule à même de rassembler et de redresser le moment venu notre peuple face au danger.

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