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Dossier du 02/01/03
C. Megret : J'assume la prime
Interview de Catherine Megret sur la prime de naissance de Vitrolles

L'affaire de la prime de la naissance de Vitrolles vient de connaître un nouveau et sans doute dernier avatar. Vous êtes définitivement condamnée. Finalement, est-ce que vous ne regrettez pas d'avoir pris cette mesure ?
Catherine Mégret : Pas du tout. Lorsque j'ai été élue maire de Vitrolles-en-Provence en 1997, j'ai voulu montrer qu'on pouvait concrètement mettre en oeuvre nos idées pour la famille et la natalité française. C'est pourquoi l'une de mes premières actions a été de faire voter cette prime dont le principe était simple : toute famille résidant dans la commune et mettant au monde un enfant se voyait remettre une allocation de 5000 F, à condition que l'un des deux parents au moins fût de nationalité française ou ressortissant de l'Union européenne. Cette mesure était évidemment très importante pour le combat national puisque, au moment où le gouvernement Jospin engageait ses premières réformes anti-familiales et anti-françaises, elle symbolisait à la fois l'instauration de la préférence nationale et l'encouragement des naissances.

Mais le moins qu'on puisse dire c'est que vous avez subi un véritable tir de barrage. La prime a-t-elle pu être distribuée au moins dans les premiers temps ?
A vrai dire, la réaction du système a été tellement violente que je n'ai pu remettre qu'une seule prime. La famille qui en a bénéficié et qui était bien sûr volontaire et très heureuse de ce soutien a subi ensuite un tel harcèlement de la part de la gauche et des médias qu'elle a littéralement craqué, rendant l'argent et déménageant de la ville.

Le plus étonnant dans cette affaire, c'est que l'offensive contre vous a été lancée par une association familiale.
Oui, et pas n'importe laquelle : l'Union nationale des associations familiales (UNAF) qui m'a poursuivie au pénal. Car le plus ahurissant dans cette affaire, c'est qu'au-delà de l'annulation de la prime par le tribunal administratif, j'ai été poursuivie et condamnée comme un voleur de voitures. Et c'est l'UNAF, avant même l'Etat et les autres associations, qui la première a engagé la procèdure.
Il faut savoir que l'UNAF ne s'est portée partie civile que trois fois depuis sa création, la première dans l'affaire des victimes de la Thalidomide (ce médicament qui a provoqué la naissance d'enfants sans bras), la deuxième à l'occasion de l'accident d'un car transportant des enfants et la troisième contre ma prime de naissance. C'est tout de même le comble qu'une association censée défendre les familles et peu coutumière des procédures judiciaires cherche à jeter en prison ceux qui veulent aider les familles françaises !

Au bout du compte, à quoi êtes-vous condamnée ?
A l'issue de plus de quatre ans de procèdures et de multiples procès, au tribunal administratif, au tribunal d'instance et à la cour d'appel qui ont à chaque fois durci un peu plus les condamnations, la Cour de cassation vient de confirmer contre Hubert Fayard et moi les peines de 2 ans d'inéligibilité, 2 mois de prison avec sursis et quelque 400 000 francs d'amende, de dommages et interêts, de frais de publications et autres frais divers. Une seule satisfaction, même si elle est dérisoire : l'UNAF a finalement été déboutée.

Pendant tout votre mandat de maire, vous avez été en butte à une véritable persécution. Comment vivez-vous tout cela ?
Je dois dire que j'ai été très affectée par ce déferlement de haine médiatico-judiciaire à mon encontre. C'est très difficile pour une mère de famille d'être ainsi traînée dans la boue et condamnée à de lourdes peines, comme une vulgaire criminelle, pour avoir voulu aider les enfants de son peuple. Et ça n'est pas simple d'expliquer à ses propres enfants en bas âge que si leur mère est condamnée à une peine de prison, dans ce cas-là et contrairement à ce qu'on doit leur enseigner, ce n'est pas une infamie mais un honneur . Pour le reste, si j'ai le regret que cette prime n'ait finalement pu bénéficier à aucune famille, je garde tout de même la fierté de m'être battue jusqu'au bout pour cette belle cause.

Pour autant, il vous faut assumer les conséquences de ces condamnations. Comment vous organisez-vous pour faire face ?
C'est évidemment une nouvelle épreuve qui s'ajoute aux autres et qu'il nous faut supporter, mon mari et moi. Mais je ne suis pas seule et j'ai déjà reçu par mon comité de soutien beaucoup d'aides morales et financières (CSCM - Le Milano B - 241, avenue du Prado - 13 008 Marseille. Chèques à l'ordre du CSCM). Il y a même de nombreux Français qui n'appartiennent pas à notre courant de pensée mais qui se disent extrêmement choqués par cette affaire. Je garde espoir en mon pays et en mes compatriotes, je crois que rien n'est perdu et qu'il faut continuer à se battre sans renoncer à nos convictions. C'est ce que je vais faire.

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