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Dossier du 26/03/03
Le MNR pourquoi ?
Le MNR répond à une nécessité politique de première importance

Dans la période actuelle, encore largement dominée par les suites de l'élection présidentielle, par l'état de grâce du gouvernement et surtout par les positions positives et consensuelles de M. Chirac contre la guerre en Irak, il paraît difficile au MNR de trouver un créneau politique qui lui permettrait d'occuper la scène publique. Il ne faut pas cependant en tirer des conclusions négatives sur l'avenir et l'utilité du MNR.

Au-delà des considérations conjoncturelles, notre mouvement répond à une nécessité politique de première importance.

1 - Les problèmes des Français ne sont pas en voie d'être réglés.
Si, en effet, les difficultés qui accablent nos compatriotes et qui affaiblissent notre pays étaient prises à bras le corps par le gouvernement actuel et par l'UMP, ou s'il apparaissait clairement qu'une autre formation politique comme le FN s'était imposée comme crédible pour les résoudre dans l'avenir, nous pourrions nous interroger sur la nécessité de maintenir le MNR.

Mais il est clair que tel n'est pas le cas. L'UMP est toujours neutralisée par le politiquement correct, et le Front national demeure une affaire de famille sans réelle volonté politique. Dès lors, il est toujours nécessaire de faire émerger en France une grande force de droite nationale et républicaine capable d'affronter sans extrémisme ni laxisme les grands problèmes de notre pays.

2 - La situation politique est plus mouvante qu'il n'y paraît.
Par ailleurs, il ne faut pas se laisser abuser par l'apparente tranquillité de la scène politique française. N'oublions pas que M. Chirac n'avait recueilli au premier tour de l'élection présidentielle que 20% des suffrages exprimés, soit 13% des électeurs inscrits. Les 80% qu'il a obtenu au deuxième tour, comme le pouvoir absolu dont il dispose aujourd'hui, sont en total décalage avec la réalité de l'opinion.

De plus, toutes les grandes forces politiques du pays connaissent actuellement des fragilités structurelles de grande ampleur.

3 - La gauche est idéologiquement discréditée.
La défaite retentissante de M. Jospin n'est pas due qu'à la personnalité du candidat ou aux erreurs de campagne. Elle résulte d'abord et fondamentalement d'un profond rejet de la gauche et de son idéologie par nos compatriotes. Notons, en effet, que les autres candidats de la gauche plurielle ont, eux aussi, réalisé des scores médiocres.

La vérité est que la gauche connaît aujourd'hui une crise idéologique de grande ampleur. Ce sont les idées de mai 68 qui, installées au pouvoir depuis maintenant plus de vingt ans, ont été confrontées à la réalité, ont abouti à des catastrophes et sont aujourd'hui rejetées par les Français. Le phénomène est d'ailleurs si important que de nombreux intellectuels de gauche en ont pris conscience et sont maintenant qualifiés de nouveaux réactionnaires par leurs anciens amis.

Il en résulte pour les partis politiques de gauche et surtout pour le PS une crise profonde qui n'est pas près d'être résolue, car ils n'ont pas d'idéologie alternative. Leur doctrine se trouve en réalité en fin de cycle historique.

4 - L'UMP repose sur des fondations instables.
L'UMP, de son côté, connaît également une faiblesse structurelle majeure. Certes, les idées de droite ont le vent en poupe et, même si l'UMP n'est pas un parti de droite, les initiatives que prennent certains de ses ministres en ce sens la confortent. Il est vrai aussi que l'UMP a aujourd'hui l'attrait de l'unité et de la nouveauté. Ce parti bénéficie encore d'une sympathie et d'une dynamique, largement due d'ailleurs à l'absence d'une opposition de gauche crédible et offensive.

Mais l'UMP est congénitalement condamnée. L'idée qui sous-tend sa constitution est celle du bipartisme. C'est d'ailleurs pour instaurer ce système binaire que la loi électorale pour les régionales et les européennes a été adoptée. Mais l'UMP conçue de cette façon n'a aucune chance de durer.

En effet, le bipartisme est contraire à la tradition française et ne peut que s'opposer foncièrement aux aspirations et au mode de pensée de nos compatriotes. De surcroît, le bipartisme britannique ou américain, qui sert de modèle aux responsables de l'UMP, ne fonctionne pas du tout comme ils l'ont imaginé pour la France. Dans ces pays, le bipartisme est possible car chacun des deux partis, de droite comme de gauche, rassemble toute la gamme des sensibilités de son espace politique. Ainsi, le parti conservateur britannique réunit dans son sein des membres et des élus du centre jusqu'à l'extrême-droite.

L'UMP ne pourrait donc fonctionner en France que s'il acceptait une diversité allant de Bayrou à Le Pen, ce qui n'est évidemment pas le cas. Et en voulant créer un grand parti unique, qui soit en même temps exclusivement aligné sur le centrisme politiquement correct, les responsables de l'UMP condamnent leur parti à exploser ou à n'occuper qu'une faible partie de l'échiquier, laissant sur leur droite un vaste espace politique.

5 - Le FN n'est plus qu'une officine familiale
Quant au Front national, il apparaît maintenant clairement comme un instrument au service, non pas de la France, mais des intérêts familiaux de M. Le Pen.

Déjà, le déroulement de l'élection présidentielle a montré qu'il n'y avait de ce côté-là aucune capacité à oeuvrer concrètement pour la France, puisque des scores magnifiques ont été obtenus au premier tour et qu'il n'en a rien résulté d'utile et de bénéfique. Entre les deux tours, M. Le Pen n'a rien fait pour rassembler, pour rassurer et pour être crédible et le score du deuxième tour a montré les terribles limites de sa stratégie extrémiste du tout ou rien, seul contre tous. Pire encore, au lendemain du deuxième tour, chacun a constaté que son score ne changeait rien pour notre pays, que nos idées n'étaient pas en meilleure position. Et surtout aucune dynamique nouvelle n'a été crée par le Front national, qui n'a même pas réussi à conforter son implantation ni à moderniser son discours.

Le seule nouveauté a été la mise en orbite de Marine Le Pen et la montée en puissance des querelles internes qui en résultent. A cette occasion, on mesure combien M. Le Pen ne cherche pas à résoudre les problèmes des Français. Il fait de la politique comme les sportifs vont à une compétition : pour faire un score. On encaisse les avantages et on attend le match suivant. Surtout, ces événements récents montrent combien le FN, avant d'être un parti politique, est une officine familiale qui doit servir les intérêts de M. Le Pen.

Cette réalité crée une très grande fragilité pour ce mouvement qui ne tient qu'à la personnalité déclinante de son chef. Et, les mêmes causes produisant les mêmes effets, le FN est voué à de nouvelles crises et à de nouveaux éclatements.

6 - Le MNR doit durer pour exploiter les occasions à venir.
Dans ce contexte, le MNR n'est pas sans perspectives, car il incarne potentiellement les aspirations profondes d'une large fraction de l'électorat. Il se situe, par ailleurs, dans un environnement politique apparemment fermé, mais en réalité mouvant et imprévisible. Et enfin, il est confronté à des forces elles-mêmes beaucoup plus fragiles qu'il n'y paraît.

Certes, notre mouvement est aujourd'hui marginalisé mais, compte-tenu du caractère instable de la situation, des occasions vont nécessairement se présenter, qui pourront changer complètement et rapidement la donne. La stratégie du MNR consiste donc à exister et, par conséquent, à tenir le choc des épreuves pour être là le moment venu et pour exploiter les opportunités qui se présenteront.

Nos adversaires ont d'ailleurs bien compris cet enjeu, qui continuent, malgré notre faiblesse, à nous attaquer comme jamais. Ils savent qu'à la première occasion, tout peut changer et que notre projet peut se concrétiser. Nous avons donc un devoir majeur, celui de tenir.

Etre et durer, telle doit être notre devise.

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