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Dossier du 12/04/03
Investissons dans les familles
La campagne du MNR sur les retraites

Le gouvernement s'attaque au problème des retraites. Ce sujet intéresse tous les Français. C'est l'occasion pour nous de faire valoir des prises de position originales par rapport à l'ensemble de la classe politique.

La problèmatique du financement des retraites en France

1 - L' origine principale du déficit à venir : la chute démographique
La principale cause du déficit du financement des retraites est démographique. La natalité diminue et l'espérance de vie augmente. L'année 2006 marquera la diminution des 20-59 ans c'est-à-dire des cotisants alors qu'à partir de 2010 le nombre des 60 ans et plus augmentera considérablement. Cette tendance s'accentuera jusqu'en 2040. Les plus de 60 ans seront 22,5 millions et les actifs 28,7 millions. Pour mémoire, en 2000, le nombre d'actifs est de 31,6 millions pour 12 millions de plus de 60 ans. A partir de 2040, le nombre de 20-59 ans continuera à décroître mais le nombre des plus de 60 ans aussi, ceux-ci étant nés en période d'hiver démographique. Si la situation est stabilisée en 2040, elle le sera ultérieurement.

2 - Les ajustements envisageables par les pouvoirs publics
Selon le Conseil d'orientation des retraites (COR) le système des retraites a besoin d'un financement correspondant à 4 points de PIB d'ici à 2040, ce qui est considérable. Les pouvoirs publics peuvent envisager de jouer sur trois paramètres (variables d'ajustement) : le montant des pensions, la durée de cotisation, les cotisations.

L'ampleur du problème est telle qu'aucune solution raisonnable ne se profile.
- l'augmentation des cotisations : pour couvrir les besoins de financement, il faudrait augmenter les cotisations de 35 % d'ici à 2040. Une telle hausse serait difficilement supportable. Une piste que suggère le COR serait d'accroître l'assiette de ces financements qui pourrait être élargie à celle de la CSG pour les particuliers et à l'ensemble de la richesse produite par les entreprises. En tout état de cause cela ferait peser des charges insupportables sur les actifs.

- la baisse du montant des retraites. Les ordre de grandeur sont équivalents, il faudrait donc
diminuer les retraites de 30% ; Le gouvernement ne jouera qu'à la marge sur cette variable pour deux raisons : d'une part les retraités constituent une part importante de l'électorat, d'autre part baisser les pensions revient à encourager la capitalisation ce qui n'est pas dans l'esprit du modèle français.

- l'augmentation de la durée de cotisation. L'âge moyen de la cessation d'activité est aujourd'hui en France de 58 ans, ce qui place la France en avant-dernière position dans l'Union européenne. Le COR remarque que l'allongement de 2,5 années de la durée de cotisation ne permettrait de couvrir que 16% du besoin de financement. Par contre, le besoin de financement pourrait être entièrement couvert par un décalage de six ans de l'âge de cessation d'activité, ce qui mettrait celui-ci à 64 ans alors qu'il est de 65 ans en Italie. Ce qui n'a rien d'invraisemblable à une époque d'allongement de la durée de vie.

3 - Le problème public / privé
Contrairement au privé, les retraites du public ne sont pas financées par répartition (il n'y a pas de caisses) mais les pensions sont inscrites au budget de l'état. Il n'y a donc aucune relation entre les cotisations des actifs et les pensions versées aux retraités. La comparaison entre les deux systèmes ne participe donc pas du raisonnement économique mais davantage de considérations liées à l'équité. Et c'est vrai que le régime de la fonction publique et surtout les multiples régimes spéciaux sont anormalement avantageux au regard de la situation des salariés du privé.

4 - Répartition ou capitalisation
C'est le type même de faux débat. En premier lieu parce que le système actuel est largement mixte. Les capitaux sont majoritairement aux mains de retraités. A noter que la plupart d'entre-eux ne transforment pas ce capital en rente, phénomène qui limite la portée des plans d'épargne retraite. Mais surtout il serait impossible de passer brutalement d'un système à l'autre car une génération aurait à cotiser pour les pensionnés et en plus à se constituer un capital. En outre, les déboires boursiers ont fait perdre beaucoup de crédit à la capitalisation.

5 - Les contraintes du gouvernement
- sauver le système par répartition (engagements de Chirac et Raffarin),
- n'augmenter que modérément (en regard de ce qu'il faudrait faire) les cotisations (engagements de Raffarin et Fillon),
- ne pas diminuer les retraites (clientèle électorale),
- ne pas toucher à '' la retraite à 60 ans '' car le gouvernement a conscience que les Français ne veulent plus travailler. Un sondage indique que 59 % des Français souhaitent partir plus tôt en retraite quitte à toucher jusqu'à 1/3 de pension en moins ! On mesure l'effet dévastateur de la dévalorisation du travail de l'école à la vie professionnelle en passant par les 35 heures.

6 - Le gouvernement ne va pas traiter le problème au fond
En dehors de l'annonce du souhait de faire quelque chose, le gouvernement ne laisse rien filtrer de ses intentions. Par les contraintes qu'il s'impose, le gouvernement se condamne à ne prendre que des mesures à la marge qui permettront de faire face pour quelques années seulement. Les mesures prises pourraient être les suivantes :
- alignement de la durée de cotisation public / privé,
- souplesse accrue pour permettre à ceux qui le souhaitent de retarder la cessation d'activité,
- augmentation limitée des cotisations,
- incitation à l'épargne retraite.

Celle qui fera le plus de bruit sera sans doute la première. Pourtant, comme on l'a vu, elle n'apportera pas un centime dans les caisses de retraite. C'est une mesure d'équité sans portée économique autre que budgétaire, ce qui n'est pas négligeable. Les trois autres mesures vont dans le bon sens mais sont sans commune mesure avec l'ampleur du phénomène. Une fois de plus le gouvernement va se contenter de réformes conjoncturelles là où il faudrait un bouleversement structurel.

7- L'impasse sur la natalité
Aucun responsable politique ne propose de prendre le problème à sa source, c'est-à-dire de traiter la question de la natalité. Le système de répartition auquel sont attachés les Français ne peut subsister que par une démographie dynamique. En outre l'acuïté du problème étant maximale dans 30 ans, cela laisse le temps aux évolutions démographiques de produire leurs effets. Il n'y a de richesse que d'hommes et le problème des retraites en est l'illustration. Si l'on ne peut trouver de solution comptable, il faut augmenter le nombre des cotisants par un accroissement de la population.

8 - La fausse solution de l'immigration
Certains esprits '' éclairés '' ont imaginé augmenter la masse des cotisants en recourant à l'immigration. C'est évidemment inacceptable et l'on note avec intérêt que le Commissariat au plan considère que ce n'est pas une vraie solution, pour une raison très simple : les immigrés finissent, plus ou moins lentement, par adopter les mêmes normes démographiques que celles du pays d'accueil. Et donc à terme il y aura aussi de vieux immigrés plus nombreux que les immigrés actifs. Le Commissariat au plan a ainsi le mérite de montrer que quel que soit l'angle d'attaque du problème, on en revient toujours à la natalité. Ajoutons qu'il n'y a aucune raison pour que des jeunes actifs venus d'ailleurs acceptent de payer les retraites des vieux Français.

La campagne du MNR

1 - Une prise de position importante
La question des retraites et de la natalité est essentielle et nous devons nous mettre en avant pour montrer aux Français que nous sommes en pointe sur toutes les questions qui conditionnent leur avenir.

2 - Les axes principaux de campagne
La campagne s'articule autour de trois axes : équité, liberté de choix, investissement dans la famille.

- Equité
Nous sommes attachés à une égalité de traitement des Français et il est donc naturel que nous réclamions une retraite égale à conditions égales : durée de cotisation, niveau de salaire.

- Liberté de choix
'' Je veux pouvoir décider de l'âge de ma retraite ''. Nous sommes attachés à la liberté et nombreux sont les Français, même s'ils ne sont pas majoritaires, qui souhaitent travailler plus longtemps.

- Investissement dans les familles
C'est évidemment l'axe essentiel de notre campagne qui nous distingue de la classe politique. Par cet axe nous montrons que les solutions proposées par le MNR sont structurelles alors que le gouvernement va se contenter de mesures conjoncturelles qui ne règleront rien sur le long terme. Investir dans les familles signifie bien qu'une politique familiale est un investissement et non pas une aide à ranger au rayon des aides sociales. Nous devons convaincre nos concitoyens qu'il est possible de mettre en place une grande politique familiale et nataliste, comme cela se fait dans d'autres pays européens, en Suède, en Autriche, en Pologne, etc.

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