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Dossier du 26/04/03
Des médicaments à payer
Déremboursement partiel de 616 médicaments : Une ineptie médicale et financière

A Pâques, une cloche a sonné plus fort ! Le Professeur Mattei, ministre de la Santé, a profité du week-end pascal pour promulguer un arrêté portant sur le déremboursement partiel de 616 médicaments pour raison officielle d'inefficacité.

Cette mesure est inepte tant au plan médical qu'au plan financier.

En effet, tous ces médicaments ont fait l'objet de nombreux et sévères tests prouvant leur efficacité afin d'obtenir leur autorisation de mise sur le marché par le ministère de la Santé qui se retrouve donc aujourd'hui en pleine contradiction.

Mais regardons dans le détail la liste de tous ces produits sacrifiés. Ce sont en fait des classes thérapeutiques entières qui sont touchées. A titre d'exemple, sont concernés :
- tous les anti-allergiques
- tous les décontracturants
- tous les anti-mycosiques locaux
- la quasi-totalité des anti-migraineux
- tous les antiseptiques locaux dont la Bétadine, utilisée dans toutes les interventions chirurgicales
- tous les pansements gastriques
- la quasi-totalité des anti-vomitifs
- etc.
Pour d'autres classes thérapeutiques, la méthode utilisée est différentes. Ce ne sont plus les molécules qui sont en cause, ce sont les formes galéniques : pour les anti-inflammatoires, les formes orales restent remboursées à 65%, mais pas les formes injectables ou les suppositoires. En quoi un même médicament serait moins efficace en piqûre qu'en comprimé ?Pour le Nifluril, c'est encore plus surprenant : les suppositoires pour adultes sont concernés, mais pas les suppositoires pour enfants. Enfin, comble de l'ineptie, ce sont surtout les médicaments génériques qui sont sacrifiés, génériques dont le gouvernement nous imposait jusqu'alors la prescription afin de réduire le déficit de la Sécurité sociale.

Dans cette affaire, pour les centaines de milliers de malades souffrant d'allergie, de migraine, d'arthrose et autres, le Professeur Mattei, c'est l'anti-Docteur Knock : tout malade est un bien-portant qui s'ignore.

Sur le plan financier, la mesure est tout aussi incompréhensible. Les prescriptions pharmaceutiques ne représentent, en effet, que 2,5% du budget de l'assurance-maladie. Les autorités sont, de surcroît, incapables d'estimer les économies espérées : on parle d'une fourchette de 200 à 500 millions d'euros.

De toute manière, ces économies seront immédiatement englouties par la nécessaire prescription par les médecins de médicaments mieux remboursés, mais plus chers.

Enfin, le fait de baisser le taux de remboursement de tous ces médicaments reviendra à faire porter la majorité de leur financement par les assurances complémentaires, dont les cotisations vont immanquablement augmenter, sans pour autant pouvoir espérer en retour une baisse des cotisations sociales. Ce sont finalement les patients qui auront à supporter la charge financière du déficit. Si, au moins, le gouvernement avait décidé la déductabilité fiscale des cotisations aux mutuelles complémentaires, la mesure aurait été moins injuste. Mais ça, il n'y a pas pensé !

Il n'est pas étonnant que ce type de mesure soit aussi néfaste. En l'occurrence, M. Mattéi s'est appuyé sur un décret signé en son temps par Martine Aubry, décret que personne n'avait jusqu'alors osé appliquer. Ce que M. Jourdain était à la prose, le gouvernement Raffarin l'est au socialisme. Il en fait sans le savoir... En conclusion, la cloche de Pâques a sonné tellement fort qu'elle nous en a donné le bourdon. Bonne santé quand même !

Docteur Verlan-Berot

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