Communiqués
Agenda
Discours
Événements
Élections
Audio-Vidéo

Fil directeur
Programme
Dossiers
Ouvrages
De A à Z

Organisation
Fédérations
Trombinoscope
Adhésion / Soutiens
Images

Contacts
Tracts
Affiches
Magazines
Associations
Boutique



   Inscrivez-vous     OK
   Vous êtes ici : Accueil > Dossiers
Dossiers
Dossier du 21/06/04
Sanction aux européennes
Résultat des élections européennes : confusion et sanction

Les élections européennes ont encore amplifié la crise politique.
Les scores catastrophiques réalisés par l'UMP montrent que la majorité est rejetée. Mais ceux relativement médiocres obtenus par l'UDF, Villiers et Le Pen, révèlent qu'il n'existe pas pour autant de relève à droite. Quant à la relève à gauche, elle n'existe que par défaut. Les Français zappent, rejettent et sanctionnent. Il n'y a aucune perspective, aucun discours structurant. La confusion est à son comble.

Le résultat des élections européennes révèle le décalage considérable qui existe entre la politique et les Français. Avec un taux d'abstention qui approche les 60 %, nos compatriotes ont montré le peu d'intérêt que suscite chez eux la politique et même le rejet qu'elle leur inspire. Cette attitude est d'autant plus significative que le scrutin européen était porteur d'enjeux majeurs et aurait donc dû provoquer les passions.

Les enjeux occultés
Avec la perspective de l'entrée de la Turquie dans l'Europe et le passage de l'Union de quinze à vingt-cinq membres, se posait en effet la question fondamentale de la nature et de l'avenir de notre continent. L'Europe doit-elle être une simple étape du processus de mondialisation de la planète ou doit-elle s'affirmer comme une grande puissance capable de contrebalancer les États-Unis et demain la Chine ? Or, rien de tel n'a été évoqué pendant cette campagne. Il n'y a eu aucun débat clair, les enjeux ont été dilués et les questions de fond occultées.

Le fait qu'il y ait eu plus de vingt listes par circonscription et que certaines d'entre elles fussent des plus fantaisistes, comme celle invitant les automobilistes à exprimer leur "ras le bol", est révélateur de la crise politique que nous traversons. La seule thématique qui ait réussi à émerger du magma général est celle de l'Europe sociale avancée par les socialistes. Mais si ce sujet est parvenu à exister, sans doute est-ce précisément parce qu'il ne correspondait à rien. Il ne constituait en effet pour les socialistes qu'un artifice leur permettant de mobiliser à leur profit les voix de protestation.

Dans cette élection, la gauche qui, avec plus de 28 %, a réalisé le meilleur score, n'était porteuse d'aucun projet et n'a d'ailleurs rien proposé. Elle a simplement réussi, mieux que d'autres formations, à capter les voix de ceux qui voulaient manifester leur mécontentement.

Échec du pouvoir
De son côté, le score de l'UMP est emblématique du fiasco de la politique du pouvoir. Le parti du gouvernement qui avait été triomphalement élu en 2002 et qui dispose d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale a été incapable de réunir plus de 17 % des voix, c'est-à-dire moins de 7 % des électeurs inscrits. Pis encore, le score obtenu par l'UDF, qui, avec 12 %, atteint presque celui de l'UMP, met en évidence la profonde division de la droite et l'incapacité de M. Chirac et de ses amis à réaliser l'unité de leur camp.

Mais le cas de l'UDF illustre également l'incapacité de la classe politique à formuler un discours cohérent. Car l'UDF prétendait parler de l'Europe. Pourtant, son discours frôlait en permanence le canular car il consistait exclusivement à affirmer la nécessité de parler d'Europe sans jamais n'en rien dire concrètement. Un discours totalement vide qui n'a réussi à mobiliser que parce que certains voulaient protester contre l'UMP sans pour autant voter pour la gauche.

Absence de relève
Le score obtenu de son côté par M. de Villiers, avec un peu plus de 6 % des voix, constitue par ailleurs un net recul du courant dit "souverainiste". Même en y ajoutant le 1,7 % réalisé par M. Pasqua, le score global demeure très inférieur aux quelque 13 % obtenus par la liste Pasqua-Villiers aux dernières européennes. Ce reflux indique très clairement que l'initiative souverainiste qui, avec la création du RPF il y a cinq ans, aurait pu déboucher sur un grand renouveau politique se solde hélas par un échec irréversible.

Quant aux résultats du FN, avec quelque 9 % ils se situent dans la fourchette basse des scores réalisés par ce parti aux élections européennes. Si le FN continue donc de se maintenir autour de la personne de Le Pen, il ne progresse plus et ne sert plus à rien.

Les scores catastrophiques de l'UMP, comme ceux relativement médiocres obtenus par l'UDF, Villiers et Le Pen, montrent bien que, si la majorité est rejetée, il n'existe pas pour autant de relève à droite. Quant à la relève à gauche, elle n'existe que par défaut car les socialistes, chacun le sait, ne recueillent plus de votes d'adhésion.

Les Français zappent, rejettent et sanctionnent. Il n'y a aucune perspective, aucun discours structurant et aucune relève crédible, ni à droite, ni à gauche. Il n'y a que le rejet de la politique par les Français. La confusion est à son comble.

Imprimer cette page




 Hélie Denoix de Saint-Marc : un chevalier des temps modernes
 Projet de réforme des retraites proposé par le MNR
 Dominique Venner : un Samouraï d'occident
 Université d'été 2011 du MNR
 Faut-il vraiment se réjouir
des "révolutions arabes" ?
 Université d'été 2010 du MNR
 Université d'été 2009 du MNR
 PROTEGER LES FRANÇAIS
 Projet de financement de la Sécurité Sociale par une "Cotisation sociale sur le chiffre d'affaires" (C.S.C.A)
 Sarkozy et les dividendes
 Et si on parlait de l'Euro ?
 Europe: Sarkozy rejoint le MNR
 Archives

 Consulter notre magazine
 Contactez-nous
 Découvrez le MNR
 Adhérez au MNR

    Culture
    École
    Économie
    Environnement
    Europe
    Famille
    Identité
    Immigration
    International
    Islam
    Libertés
    MNR
    Mondialisation
    Nation
    Politique
    République
    Sécurité
    Social
    Travail
    Turquie
    Valeurs


 OK
 
Remonter en haut de la page