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L'historique du MNR
Un seul objectif : créer un grand mouvement d'alternative à la gauche pour le renouveau de la France et de l'Europe

Le lancement du mouvement

Le 25 janvier 1999, au congrès de Marignane, sont jetées les bases d'un nouveau mouvement politique, destiné à incarner le renouveau et l'avenir de la droite nationale.

Les deux mille participants, animés d'un véritable idéal, élisent un président, Bruno Mégret, ainsi que des instances dirigeantes et se dotent d'une organisation décentralisée, confirmant l'implantation du Mouvement national dans toute la France.

La campagne des élections européennes

Le 13 mars, le mouvement donne le coup d'envoi de sa campagne européenne à Camembert, sympathique village normand, symbole des traditions locales et de l'art de vivre français menacé par l'Europe technocratique et mondialiste de Bruxelles. Le slogan de la future liste des élections européennes, "Européen d'accord, Français d'abord", devient le maître-mot de la campagne, articulée autour de la défense d'une France française dans une Europe européenne.

C'est dans ce cadre qu'en avril, face à l'hégémonie des Etats-Unis qui bombardent la Serbie, plus de mille personnes se réunissent à Paris, à l'appel de Bruno Mégret, sur le thème : "Clinton, touche pas à l'Europe!". Pour protéger l'Europe il faut dire non à Bruxelles et construire une Europe des nations fondée sur l'identité et la puissance.

Si le résultat de l'élection est finalement décevant comparé à l'intense mobilisation qui s'était effectuée, il s'explique par les effets de la division de la droite nationale - l'électorat traditionnel, déçu et déstabilisé, s'est réfugié dans l'abstention. - et par la surmédiatisation de la liste Pasqua-Villiers après l'explosion en vol de la liste Séguin.

Les difficultés financières, dues au non-remboursement par l'Etat des frais de campagne, laissent croire à certains que le Mouvement national est mort. Mais le succès exceptionnel de la grande souscription lancée dès le lendemain des élections, qui permettra de récoltre près de 8 millions de francs, et l'affluence à l'université d'été de Savigny-lès-Beaune au mois d'août prouvent exactement le contraire. Le mouvement a un objectif : devenir le parti qui saura rassembler les 30% de Français aspirant à la renaissance de la France et ne se reconnaissant pas dans les partis du Système.

La naissance officielle du Mouvement national républicain

Lors d'une réunion qui se tient à la Baule le 2 octobre 1999, le comité national vote le changement de nom : le Mouvement national républicain (MNR) est né. Refusant catégoriquement les dérives autocratiques, les propos extrémistes et la logique malhonnête de sabordage des victoires électorales, fidèle à des convictions identitaires et populaires, le MNR réalise ainsi un aggiornamento de la droite nationale. Ni marginalisation ni normalisation, tel est le maître-mot de ce nouveau mouvement politique qui prend son envol.

Il a pour emblème la feuille de chêne dans un drapeau tricolore, symbole du combat pour notre identité, de l'attachement à nos racines et à la pérennité de notre pays. Le chêne symbolise la force, la noblesse et la justice. Sous la Rome antique, il représentait les vertus civiques. Il figure dans les armes de la Monarchie comme de la République.

Nouveau nom, nouveau logo, nouvel état-major national, nouveau magazine mensuel, Le Chêne, voilà de quoi lancer une solide entreprise de rénovation et de construction, capable d'être le noyau autour duquel la droite de conviction parviendra au pouvoir.

A nouveau mouvement, également, nouveau programme : en novembre 1999, une grande consultation est lancée auprès des adhérents en vue d'élaborer un vrai programme politique. Des commissions thématiques se constituent et une réfléxion est engagée sur des thèmes d'actualité comme les 35 heures ou le PACS mais aussi sur des thèmes traditionnels tels que l'identité, la souveraineté de la France ou la justice sociale.

Le MNR présent sur la scène politique

Après un meeting à Paris sur le thème "immigration, le courage de dire de non" qui réunit plus de 1500 participants, puis une grande manifestation devant l'ambassade d'Autriche à Paris pour saluer la victoire du FPÖ, la droite nationale autrichienne qui ouvre la voie d'un renouveau des pays d'Europe, l'année 2000 s'ouvre avec la préparation de la campagne des élections municipales de 2001. Le 4 mars à Neuilly-sur-Seine se tiennent les assises municipales, auxquelles assistent, parmi les 2000 cadres et militants, les quelque 400 têtes de liste déjà investies : le MNR est en ordre de bataille, prêt à oeuvrer pour le rassemblement sur ses listes de toute la droite nationale et républicaine.

Le 1er mai, à l'occasion de la fête du travail, le MNR innove en organisant un défilé automobile avec banderoles et drapeaux tricolores, depuis quatre portes de Paris jusqu'à la place de la Concorde, à proximité de l'Assemblée nationale, pour protester contre le droit de vote des immigrés alors en débat au Parlement. Ce rassemblement de plusieurs centaines de véhicules est suivi d'un banquet campagnard en banlieue parisienne et d'un discours de Bruno Mégret pour des mesures sociales concrètes en faveur des Français.

Le 14 mai, le jour de la fête officielle de Jeanne d'Arc, Bruno Mégret se rend à Vaucouleurs et à Domrémy en Lorraine pour rendre hommage à l'héroïne nationale. Dans le même temps, le MNR participe à une manifestaion à Paris contre l'immigration-invasion, organise un rassemblement devant le ministère de la Justice pour demander l'extradition et la condamnation immédiate à une peine exemplaire du tueur en série Sid Ahmed Rezala et Bruno Mégret va dénoncer, devant la mairie de Strasbourg, le projet de construction de deux mosquées-cathédrales dans la ville.

En juin, lors d'une élection partielle à Mulhouse, le candidat du MNR Gérard Freulet réalise 30% des voix dans son canton et démontre ainsi à huit mois des élections municipales qu'il faudra compter avec le MNR !

La rentrée 2001 est chargée : après le succès de l'université d'été qui s'est tenue près de Quimper sur le thème "gagner les municipales", et l'acquisition définitive par le MNR de ses locaux au 15 rue de Cronstadt dans le XV° arrondissement à Paris, le mois de septembre s'ouvre avec la proposition de Bruno Mégret à MM. le Pen, de Villiers et Pasqua de constituer un "Comité de coordination du Non" afin de coordonner les efforts de tous ceux qui s'opposent au projet de quinquennat voulu par Chirac et Jospin, et soumis à référendum le 24 septembre. Le MNR saisit cette occasion pour affirmer son rejet de la politique de l'établissement et lance une campagne référendaire : "non à Chirac et à Jospin".

Le 15 septembre se déroule le procès devant le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence de Catherine Mégret, maire de Vitrolles-en-Provence, accusée d'avoir institué dans sa ville une prime de naissance au profit des familles françaises et européennes. Après l'arrivée à l'audience du maire et de son premier adjoint en robe de bure, debout dans une charette tels les condamnés de la Terreur, pour dénoncer symboliquement ce procès en sorcellerie, une manifestation et un colloque sur la préférence nationale sont organisés à proximité du tribunal.

Le 30 septembre est adopté solennellement à Poitiers, lieu symbole de la résistance française contre l'islamisation, le programme du MNR Pour que vive la France. Devant les cadres et militants présents, Bruno Mégret présente un programme novateur, articulé autour des thèmes de l'identité française, de l'ordre républicain, des libertés économiques, de la fraternité sociale, de la souveraineté nationale et des valeurs traditionnelles. Il rappelle également que le MNR, après un travail collectif de près d'un an, accomplit ainsi ce qu'aucun autre mouvement politique n'est en mesure de faire faute de convictions ou d'organisation : rédiger un projet complet, équilibré et détaillé, répondant aux problèmes concrets des Français. Présenté sous la forme d'un livre de 188 pages, Pour que vive la France est vendu en kiosque dans toute la France pendant deux mois.


Elections cantonales et municipales de mars 2001 :
premières victoires du MNR


Pendant ce temps, les listes du MNR se constituent, les candidats font campagne dans leur ville et leur canton et rassemblent autour d'eux des électeurs issus du FN, du MPF, du RPF et du RPR, déçus par les outrances de l'un et le manque de conviction des autres. En janvier 2001, à cinq semaines de l'échéance, une grande convention nationale est organisée à Versailles en soutien à tous les candidats du MNR.

En février, Bruno Mégret, en campagne dans le sud de la France, se rend à la tête d'une délégation d'élus MNR sur la plage varoise où s'est échoué l'East Sea, ce bateau qui comprenait 900 clandestins kurdes à son bord, aussitôt accueillis en France par les autorités. Bruno Mégret, lui, a demandé qu'ils soient collectivement rapatriés dans leur pays d'origine dès que leur situation sanitaire le permettrait.

Début mars, deux grands meetings de clôture de la campagne sont organisés, l'un à Paris et l'autre à Marseille où Bruno Mégret est candidat et les 11 et 18 mars, les résultats définitifs tombent : le MNR connait ses premières victoires lors de ces élections. Il avait déjà réussi le travail particulièrement difficile de présenter 396 listes un an et demi seulement après sa création : présent dans 60% des villes de plus de 50 000 habitants, dans 85% des villes de plus de 100 000 habitants et dans 17 métropoles régionales sur 22, il a notamment prouvé la supériorité de son implantation sur celle de ses concurrents, le FN n'ayant réussi à boucler que 224 listes tandis que le RPF et le MPF se révélaient presque totalement absents du scrutin. Avec 40 listes d'union, regroupant autour de lui des déçus du FN, du RPF, du MPF, du CNI ou du RPR, le MNR a démontré sa capacité à oeuvrer au rassemblement de la droite nationale et républicaine. Dans les 216 villes de plus de 9 000 habitants où il était présent, il réalise un score moyen de 10% et dans 23 villes, il dépasse les 20%. Enfin, ses 300 conseillers municipaux élus confirment son enracinement dans le paysage politique et la réélection des maires de Vitrolles-en-Provence et de Marignane, Catherine Mégret et Daniel Simonpiéri, démontrent de façon éclatante combien les administrés apprécient la gestion MNR.

Quant aux élections cantonales, traditionnellement plus difficiles pour un mouvement émergent, elles ont tout de même permis au MNR de réaliser des scores honorables puisque, sur les 1 318 candidats qu'il présentait à ce scrutin, plusieurs ont obtenu de beaux résultats, comme par exemple 24% dans le canton de Salon-de-Provence ou 30% dans le canton de Mulhouse.

Dynamisés par ces succès, les militants et les cadres de Lorraine se retrouvent le 13 mai à Domrémy, comme l'an passé, autour de Bruno Mégret qui déjà annonce la participation du MNR aux élections législatives de 2002 dans toutes les circonscriptions ainsi que son intention de se porter candidat à l'élection présidentielle. Entre la gauche mondialiste et bourgeoise et la droite socialisante et sans conviction, le MNR incarne la droite identitaire et populaire. Sa vocation est de rassembler l'ensemble des Français attachées aux valeurs d'ordre, d'identité et de souveraineté.


La campagne présidentielle : remettre de l'ordre en France

Après la période estivale, le MNR lance son année politique 2001-2002 lors de l'Université d'été de Périgueux en Dordogne. Au mois de septembre, le bureau national vote une motion après les attentats de New-York, Washington et, dans une moindre mesure, de Béziers. La France est en effet directement exposée à cette menace puisqu'elle subit sur son territoire une immigration massive et incontrôlée qui provoque la montée chez elle d'un islam souvent radical et intégriste. Le MNR lance donc un appel pour que chacun ouvre enfin les yeux sur la réalité de ce danger.

A la fin du mois, le MNR présente 33 listes aux élections sénatoriales, soit une dans chaque département renouvelable, sur le thème '' remettre de l'ordre en France '', préparant ainsi le scrutin présidentiel. Ces élections sont l'occasion de nouer des contacts enrichissants avec les grands électeurs que sont les maires, les conseillers municipaux, généraux et régionaux.

Le MNR se lance dans la foulée dans la collecte des signatures de maires et d'élus pour la présentation de Bruno Mégret à l'élection présidentielle. Les fédérations, les cadres, les élus locaux s'organisent pour rendre viste aux maires de leur département et les convaincre de parrainer Bruno Mégret. Malgré la chape de plomb qui pèse sur la scène politique, nombre de maires acceptent de donner leur signature afin d'assurer la pluralité du débat et de garantir la démocratie : la droite nationale et républicaine doit en effet pouvoir être représentée lors de cette élection majeure.

En parallèle et confiant dans cette entreprise, Bruno Mégret effectue sa déclaration officielle de candidature le 14 novembre 2001 devant le stade de France qui avait accueilli quelques semaines auparavant le match de football France-Algérie au cours duquel la Marseillaise avait été scandaleusement sifflée par les supporters -pour la plupart d'entre eux français naturalisés - de l'équipe algérienne. Cette déclaration officielle et solennelle lance la campagne présidentielle sur le thème général '' remettre de l'ordre en France ''.

Aussitôt, Bruno Mégret entreprend une tournée dans tous les départements de France pour expliquer sa candidature autour de deux axes : non à Jospin et au socialisme mondialiste, la sécurité pour tous face à la délinquance et à l'islamisme. Il présente son livre-programme, La France à l'endroit, véritable manuel de remise en ordre de notre pays, également vendu en kiosque.

Les déjeuners et dîners-débats, les réunions publiques, les colloques, les conférences de presse, les interviews et les émissions de radio ou de télévision en province comme à Paris s'enchaînent sur un rythme effréné. Au mois de décembre, Bruno Mégret décide même de se rendre à la Réunion pour signifier son attachement à la France d'outre-mer et son intérêt pour les difficultés spécifiques qu'elle rencontre.

En janvier 2002, le candidat à la présidence de la République présente ses voeux à la presse au Louvre, symbole de la grandeur française qu'il veut proposer comme contre-modèle à la France humiliée du Grand Stade. Le 24 février se tient la convention présidentielle '' Mégret à l'Elysée '' qui réunit à l'Acropolis de Nice, le plus beau palais des congrès de France, soixante-dix orateurs et 2 000 représentants des adhérents du MNR, chargés de travailler par le biais de tables rondes et de séances plénières sur les différents domaines dans lesquels la remise en ordre de notre pays est nécessaire.

Après la convention, les déplacements du candidat et de ses représentants reprennent plus que jamais. Et le 2 avril, à la surprise de nombre d'observateurs et de journalistes politiques qui prédisaient le contraire, Bruno Mégret dépose plus de cinq-cents signatures d'élus au Conseil constitutionnel. Malgré deux handicaps majeurs, l'absence de tout financement public et le déséquilibre médiatique par rapport aux autres candidats, et grâce à l'action efficace de ses cadres et au courage politique des maires, il pourra effectivement se présenter à l'élection du 21 avril : le principal objectif de cette élection est donc atteint.

Les deux dernières semaines, en complément des deux grand meetings nationaux à Paris et à Marseille, il décide d'effectuer une tournée originale au coeur de la France. Cinq lieux symboliques de la France qu'on aime sont retenus, alliant la beauté et la notoriété du site à la saveur d'un repas du terroir. Chacune de ces visites sera l'occasion pour Bruno Mégret de développer les thèmes de son programme : aux Baux-de-Provence, il demande la tolérance zéro pour les délinquants ; à Saint-Emilion il souhaite une place pour les familles et la qualité de vie ; à l'Aiguille du Midi il plaide pour une révolution fiscale et une France fraternelle ; à Riquewhir il dénonce l'immigration et l'islamisme incontrolés ; au Mont-Saint-Michel enfin il appelle de ses voeux une France souveraine dans une Europe puissante.

La campagne s'achève par une déclaration solennelle devant l'Ecole militaire, deux jours avant l'élection, pour apporter un soutien public à l'armée française oubliée par tous les autres candidats et pourtant en butte à de graves difficultés tant morales que matérielles.

Le 21 avril arrive, avec sa surprise majeure : Lionel Jospin est éliminé de la course, le deuxième tour se jouera entre le candidat de la fausse droite et celui de l'extrême droite. Celui-ci, malgré le caractère exceptionnel de sa présence au second tour, apporte alors la preuve des terribles limites de sa personnalité et de sa stratégie du seul contre tous. Aucune démarche d'ouverture ni de rassemblement n'est entreprise, rien pour rassurer ni pour apaiser, une incapacité totale à présenter un projet crédible et construit, Le Pen se montre plus caricatural que jamais : sectaire, outrancier, extrémiste et purement protestataire. Résultat : malgré des scores très importants, au lendemain des élections, rien ne change pour les Français. Et Chirac sait qu'il va pouvoir gouverner avec ses amis sans être limité ni gêné par son quiconque.

Conséquence de l'élection présidentielle : l'échec des législatives

Les conquénces sur les élections législatives qui suivent sont terribles pour l'ensembe des partis mis à part celui de M. Chirac qui rafle la mise et le PS dont les électeurs essaient de se mobiliser pour rattraper leur dispersion du 21 avril. Inutile de se voiler la face, le MNR subit un grave revers électoral le 9 juin 2002. L'objectif visé - retrouver ou améliorer les scores des européennes et de la présidentielle - n'a pas été atteint. De plus, contrairement à ce que le MNR escomptait légitimement, même ses candidats les mieux enracinés ont été mis en échec. Et au-delà de la déception politique, cette situation a aussi des conséquences financières graves puisque, contrairement à ce qui était prévu, le MNR ne pourra compter sur aucun remboursement de l'Etat pour payer la campagne législative.

De toute évidence, cet échec tient essentiellement à la configuration du scrutin. Les électeurs ont considéré les législatives comme un troisième tour de la présidentielle, en confirmant de façon mécanique le vote du 5 mai. Ce phénomène a bénéficié massivement à l'UMP et, à l'intérieur de la droite nationale, au FN. Ce double vote ''utile'', si conjoncturel et illusoire soit-il, a été fatal aux candidats du MNR, mais notons qu'ils n'ont pas été les seuls à avoir été ainsi touchés puisque le MPF de Villiers, le RPF de Pasqua, le MDC de Chevènement et les partis d'extrême-gauche ont fait moins bien que le MNR. Les Verts aussi sont laminés, eux qui ont pourtant été au gouvernement pendant cinq ans, sans parler du PC qui pulvérise tous les planchers historiques et qui touche maintenant le fond.

Les mauvais scores du MNR ne sont donc pas liés de façon structurelle à ce qu'il est, mais résultent d'une configuration négative et conjoncturelle liée aux événements, et en premier lieu à l'effondrement de Jospin à la présidentielle : c'est en effet le rejet de la gauche et du socialisme qui a paradoxalement précipité les difficultés du MNR.

Mais pour Bruno Mégret, cet état de grâce de l'UMP, le parti du Président de la République, est illusoire et provisoire. Le décalage est en effet considérable entre l'écrasante majorité parlementaire de l'UMP et les 19% de voix recueillies au premier tour par M. Chirac. Autant dire que le fossé entre les institutions et l'opinion n'a jamais été aussi important et qu'une telle situation débouchera nécessairement sur une grave crise politique appelant un profond renouveau. Les raisons de combattre du MNR sont donc toujours là.

Le MNR relance son action

C'est pourquoi le mouvement organise comme chaque année son Université d'été qui réunit plusieurs centaines de participants à Périgueux à la fin du mois d'août sur le thème : '' le MNR face aux défis du XXIème siècle, réflexions et prospectives : quel avenir pour notre combat politique ? ''. Dans son discours de clôture, Bruno Mégret réaffirme sa rupture avec l'extrême-droite et rejette de façon claire le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes d'extrémisme. Il se positionne comme un homme de droite, à la tête d'un véritable mouvement de droite, bien décidé à trouver sa place à la gauche du FN et à la droite de l'UMP.

Mais les difficultés ne sont pas terminées pour le MNR : dans le même temps, l'élection de Vitrolles qui avait été annulée sous un prétexte dérisoire se solde par la défaite de Catherine Mégret face à la liste socialiste soutenue par les dirigeants de l'UMP. Le compte de campagne présidentiel de Bruno Mégret est rejeté, ce qui entraîne le non-remboursement des frais engagés, pour des motifs que les observateurs de la vie politique et les juristes s'accordent à trouver très contestables. Enfin, Catherine Mégret voit confirmée par la Cour de Cassation sa condamnation à deux ans d'inéligibilité, deux mois de prison avec sursis et quelque 400 000 francs d'amende, de dommages et interêts, de frais de publications et autres frais divers pour avoir voulu instaurer dans sa ville une prime de naissance destinée à aider les familles. Ces revers entraînent par ailleurs le départ d'un certain nombre de cadres.

Le MNR, mouvement jeune qui n'avait pas encore réussi à prendre son envol,subit donc une série d'épreuves qui représentent une sorte de record en matière d'adversité. Mais malgré ces difficultés majeures, il fait face et relance son action. A l'occasion de son conseil national du 17 novembre 2002, il réaffirme sa volonté de continuer le combat selon une ligne ferme et déterminée mais sans extrémisme. Il confirme son positionnement à droite et décide de mieux prendre en compte la réalité de l'Europe, la nécessité de tenir un discours réaliste sur l'immigration et de mener chaque fois que possible une démarche d'ouverture.

Il se dote par ailleurs d'un nouveau bureau national et d'un nouveau bureau exécutif dont le travail et la détermination permettent de restructurer et de redynamiser le mouvement suivant un mode de fonctionnement plus économique et plus décentralisé. Il lance en même temps une réflexion de fond sur les nouveaux enjeux politiques, en particulier européens, écologiques, économiques, sociaux et régionaux.

Sur le plan des finances, le trésorier et son équipe parviennent à stabiliser la situation , grâce à la mobilisation et à la générosité de très nombreux prêteurs ou donateurs et grâce à la subvention publique dont le MNR peut enfin bénéficier à partir de mars 2003.

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