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Dossiers
Dossier du 20/05/04
Européennes : 30 réponses
Trente questions réponses pour connaitre les positions européennes du MNR

Institutionnel

Que penser de l'élargissement ?
Dès lors qu'il s'agit d'un élargissement à des pays européens, nous y sommes favorables car nous considérons que l'Europe a vocation à s'étendre à l'ensemble des pays de notre continent. Le fait que ces pays soient plus pauvres que ceux d'Europe occidentale ne doit pas nous arrêter car ils ne le sont pas davantage que ne l'étaient le Portugal, la Grèce ou même l'Espagne lors de leur adhésion et ils vont donc constituer un espace de développement qui servira l'Europe dans son ensemble.

Quel fonctionnement pour les institutions ?
Nous ne voulons pas d'une Europe fédérale avec un super-Etat bruxellois tentaculaire et bureaucratique qui permet moins de disparités qu'au sein des Etats-Unis d'Amérique. Nous voulons donc une structure légère qui se consacre à l'essentiel et qui permette une coopération efficace entre les nations.

Une Europe à plusieurs vitesses est-elle acceptable ?
Oui, c'est ce que nous préconisons sous la forme d'une Europe à la carte ou d'une Europe en cercles concentriques. Actuellement, c'est déjà un peu le cas puisque tous les pays n'ont pas l'euro et que tous ne participent pas à Airbus.

Faut-il un président pour l'Europe ?
Dans le principe, nous ne sommes pas contre. Toute la question est de savoir quelles sont ses prérogatives et comment il serait nommé. Les modalités prévues dans le projet de constitution de M. Giscard d'Estaing ne sont pas absurdes et évitent le système d'une présidence tournante à 25 tous les six mois qui lui est abérrant.

Faut-il une constitution ? Faut-il renégocier les traités ?
Il faut indéniablement arrêter la pratique actuelle de l'entassement des traités successifs et adopter un traité qui définisse une fois pour toutes le fonctionnement des institutions européennes. Le problème est de savoir quel est le contenu de ce traité. S'il s'agit de l'embryon d'un super état fédéral, nous sommes contre. S'il s'agit d'une structure légère fondant une confédération de l'Europe des nations, nous sommes pour.

Que pensez-vous du projet de constitution défini par M. Giscard d'Estaing ?
Il s'agit d'une texte extrêmement lourd qui s'efforce de faire la synthèse de tous les traités précédents. Il n'y a donc pas véritablement de simplification et de clarification. Mais surtout, ce traité ne définit pas clairement l'identité européenne et chrétienne de l'Europe ni les frontières de celles-ci. Il s'agit donc d'une constitution qui ouvre la voie à l'entrée de la Turquie et qui à ce titre doit être rejetée.

Comment ratifier la constitution ?
Devant l'importance de ce texte et des enjeux qui y sont attachés, nous demandons un référendum.


Agriculture

Quid de la Pac ?
La politique agricole commune est malsaine dans sa philosophie car elle vise à aligner les prix des produits agricoles sur les cours mondiaux et ce faisant, elle les ramène en-dessous des prix de revient. Pour éviter la faillite de toutes les exploitations, la PAC prévoit des subventions, lesquelles sont progressivement diminuées en même temps que le nombre des agriculteurs et des exploitations diminue. Cette démarche malthusienne conduit à détruire progressivement l'agriculture européenne et à importer une part croissante des denrées alimentaires. Il s'agit en fait d'une délocalisation des emplois agricoles. Nous refusons cette logique.

Comment aider les agriculteurs ?
Nous sommes partisans de protéger les frontières européennes et de n'importer que ce qui ne peut pas être produit en France et en Europe. Il faut par ailleurs réduire les charges pesant sur les agriculteurs et limiter la réglementation par trop étouffante à laquelle ils sont soumis. Il faut enfin développer le monde rural et y faciliter l'implantation d'activités économiques décentralisées notamment les réseaux de communication à haut débit.


Social et emploi

Comment résoudre le déclin démographique de l'Europe ?
Cette question est sans doute l'une des plus importantes pour l'avenir de la France et de l'Europe. L'importance des populations européennes ne cesse de diminuer au sein de la population mondiale et si rien ne change, le nombre des Européens va commencer à diminuer en valeur absolue. Il est donc essentiel de manifester une très forte volonté démographique et de lancer partout dans les pays européens une grande politique familiale. Si celle-ci doit rester sous la responsabilité des états nationaux, l'Europe doit y inciter et créer une véritable démographique entre les pays de l'Union.

Quelle politique pour l'emploi ?
A l'échelon européen, le rôle de l'Europe pour favoriser l'emploi doit être double. Il faut d'une part protéger le marché intérieur européen en cessant d'abattre unilatéralement sans aucune réciprocité les barrières tarifaires. Il faut d'autre part développer une stratégie industrielle offensive en aidant par tous les moyens à la constitution de grands groupes européens dans tous les secteurs économiques et tout particulièrement dans les secteurs de haute technologie. Pour le reste, l'Europe doit éviter la bureaucratie et le fiscalisme.

Quelles positions par rapport à la mondialisation,
Rétablir les frontières ?

La mondialisation est un processus objectif qui résulte du développement des moyens de communication et des progrès de la technologie et qu'on ne peut donc que constater. Le vrai problème est de savoir comment on maîtrise cette mondialisation pour bénéficier de ces effets positifs et empêcher ses effets nuisibles. A cet égard, il convient d'agir a contrario de ce que fait l'Europe de Bruxelles pour qui la mondialisation n'est que bénéfique et qui, en encourageant aveuglément et frénétiquement les échanges, en aggrave dramatiquement toutes les conséquences néfastes. Il faut donc plus raisonnablement rétablir les frontières européennes, n'abaisser les barrières que dans la mesure où il y a réciprocité. Il faut exiger la cessation de toutes les pratiques déloyales comme par exemple la sous-évaluation délibérée et artificielle de la devise chinoise. Il faut enfin et plus globalement mettre en place des mécanismes de régulation des échanges internationaux.

Quelles positions par rapport l'antimondialisation, l'altermondialisation ?
Les altermondialistes sont en effet dans la réalité, comme leur nom l'indique, des mondialistes frénétiques. Ils ne s'opposent nullement à la disparition des frontières ou des nations. Ils s'opposent simplement aux pouvoirs financiers internationaux. Ils veulent en réalité rétablir à l'échelle mondiale le conflit capitalistes/communistes qui a peu ou prou disparu à l'échelle nationale. Ce sont donc des révolutionnaires internationalistes et à ce titre des ennemis.

Comment éviter les délocalisations ?
Pour empêcher les délocalisations, il serait illusoire, comme essaie de le faire la gauche, de les interdire. Car elles sont la conséquence de la mondialisation sauvage que nous subissons. Et on ne pourra jamais interdire la faillite des entreprises. La vraie solution consiste donc à combattre le mondialisme et à réguler la mondialisation.

Que penser des délocalisations à l'intérieur de l'UE (exemple : Usine Peugeot-Citroën en République tchèque) ?
Il vaut mieux que les délocalisations s'effectuent à l'intérieur de l'Union européenne élargie qu'à l'extérieur de ses frontières ou pire encore dans les pays africains ou asiatiques. La hausse du niveau de vie dans l'Europe de l'Est peut d'ailleurs stimuler l'ensemble de la production européenne et être à terme globalement bénéfique.

Faut-il craindre un dumping social ?
C'est la main d'oeuvre bon marché et la suppression des obstacles aux frontières qui provoquent les délocalisations et donc le chômage en France ou en Europe. Ce processus parfaitement détestable devient proprement odieux lorsqu'il s'accompagne du travail des enfants ou dans certains cas de l'utilisation gratuite d'une main d'oeuvre carcérale. L'Europe doit exiger que soit organisé le boycott international des états et des entreprises pratiquent le dumping social.


Économie

Quid de l'euro ?
Nous étions contre l'euro en raison des préjudices que cette monnaie commune pouvait causer aux Français. Et le fait est que sa mise en circulation a provoqué une hausse du coût de la vie ainsi que de graves perturbations pour beaucoup de nos compatriotes. Mais maintenant qu'il existe, nous l'acceptons et nous demandons qu'après en avoir subi les inconvénients, on bénéficie des avantages qu'il peut procurer. Or ces avantages ne sont pas principalement liés à la facilité apportée dans les voyages à l'étranger. L'euro doit servir la prospérité et la puissance de l'Europe et pour cela elle doit devenir une monnaie internationale de change et de réserve capable de faire face au dollar et de mettre l'économie européenne à l'abri des fluctuations monétaires.

Que faire du pacte de stabilité ?
Le pacte de stabilité procède d'une vision qui n'est pas la nôtre de l'Europe. Il impose de façon abstraite et juridique des contraintes budgétaires dans le seul objectif d'empêcher toute inflation. Nous considérons quant à nous que la Banque centrale comme l'euro doivent être mis au service d'une stratégie économique de puissance et de prospérité pour l'Europe.

Quelle politique industrielle ?
Actuellement, l'Europe bruxelloise adopte une attitude purement juridique qui concourt à aggraver de façon dramatique le processus des délocalisations et de la désindustrialisation des pays européens. Elle ouvre le marché européen sans réciprocité, et empêche au nom d'une prétendue concurrence, les rapprochements entre entreprises européennes. Il faut au contraire développer une véritable stratégie industrielle pour l'Europe visant à faire émerger dans tous les secteurs économiques de grands groupes européens capables de concurrencer les géants mondiaux américains ou japonais. C'est ce qui a été fait pour Airbus, Aventis ou Air-France-KLM, c'est ce qui doit être fait dans tous les domaines.


Sciences

Comment favoriser la recherche ?
Nous sommes pour une grande politique de recherche en Europe. La recherche, ne l'oublions pas, a été de tout temps l'apanage des peuples européens. Elle doit le rester dans l'avenir. Pour cela, chaque pays doit intensifier ses efforts dans ce domaine et l'Europe doit intervenir partout où il faut des moyens massifs. Ainsi faut-il multiplier les projets comme le réseau GPS européen Galiléo. Il faut également renforcer la recherche et l'exploration spatiale européenne et lancer de grands projets scientifiques et techniques européens, plaçant notre continent à la pointe dans le monde.


Défense et politique étrangère

Que peut faire l'Europe pour l'Irak ?
A la manière dont le conflit irakien évolue, on voit aujourd'hui combien la position franco-allemande était la bonne. Il serait donc souhaitable que l'Europe dans son ensemble s'aligne sur l'axe Paris-Berlin pour défendre l'indépendance des nations et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Que peut faire l'Europe au Proche-Orient ?
L'Europe devrait sur cette question majeure adopter une position originale et mesurée. Les Juifs et les Palestiniens se battent pour la même terre. Il n'y a donc de solution que dans la partition et le développement séparé de chacun des deux peuples, assurant aux Israéliens des frontières sûres et reconnues et aux Palestiniens un Etat indépendant et souverain. Si l'Europe s'érigeait en grande puissance, elle disposerait du poids économique, diplomatique et militaire pour imposer aux deux protagoniste cette solution de paix durable.

Sortir de l'Otan ?
L'Otan, qui avait toute sa justification à l'époque du pacte de Varsovie, n'a plus aucune raison d'être depuis l'effondrement de l'Union soviétique. Son maintien n'a qu'un seul effet : maintenir les pays européens sous la tutelle militaire et politique des Etats-Unis. Cette situation est intolérable, d'autant que l'Europe est plus peuplée et dispose d'un PNB équivalent à celui des Etats-Unis. Les pays européens doivent donc sortir de l'Otan et créer une alliance militaire autonome.

Armée ou alliance militaire européenne ?
Nous sommes contre l'idée d'une armée européenne intégrée, qui mélangerait les nationalités à l'intérieur d'unités communes créant ainsi une tour de Babel militaire. En revanche, nous sommes favorables à une alliance militaire européenne, respectant l'intégrité des armées nationales mais organisant entre elles une harmonisation et une coopération. Il s'agirait en fait de créer une Otan européenne, avec des commandements communs, des armements standards, des doctrines d'emplois harmonisées et une industrie de l'armement européenne.


États-Unis

Quelles relations Europe / Etats-Unis ?
Aujourd'hui, les Etats-Unis représentent la seule hyper puissance mondiale et cherche à imposer leur volonté à tous et partout dans le monde. Cette situation n'est pas saine et il est nécessaire pour l'équilibre de la planète que le monde ne devienne pas unipolaire mais multipolaire. C'est pourquoi l'Europe doit s'affranchir des Etats-Unis et devenir une grande puissance autonome. Cela ne signifie pas qu'il faille les considérer comme des adversaires car nous avons avec les Etats-Unis de nombreux liens de solidarité propre à l'ensemble occidental mais l'Europe doit retrouver son indépendance et donc sa puissance.

Comment gérer l'atlantisme des nouveaux entrants dans l'UE ?
Le problème de l'Europe est que les pays qui la composent n'ont pas tous la même conception, notamment par rapport à l'atlantisme. Il faut donc progressivement faire comprendre à tous ses membres et notamment aux plus récents que l'Europe n'a pas de sens si elle n'est qu'une zone économique de libre échange et que pour exister comme communauté de civilisation, elle doit s'affranchir des Etats-Unis. L'intérêt d'une Europe à plusieurs vitesses est de reléguer ceux qui ne comprennent pas cette impérieuse nécessité dans le cercle le plus éloigné et de construire une Europe puissante avec ceux du cercle le plus central.

Equilibre euro / dollar ?
Le dollar occupe aujourd'hui sur la scène monétaire internationale une place tout à fait privilégiée. Le dollar est en effet la seule monnaie de change et de réserve. Elle met de ce fait les Américains à l'abri des conséquences de la fluctuation du dollar et leur permet de creuser un lourd déficit commercial sans avoir à le financer. Ce déficit étant couvert par les partenaires commerciaux des Etats-Unis qui paient ainsi un tribut invisible à l'Amérique. L'euro, en s'affirmant à son tour comme une monnaie de change et de réserve, doit concurrencer le dollar, lui ravir ses privilèges et offrir à l'économie européenne des avantages et des atouts comparables à ceux que le dollar apporte à l'économie américaine.


Positionnement

Quelles sont vos différences avec les souverainistes ?
Nous sommes naturellement pour le maintien des nations, de leur identité, de leurs valeurs et de leurs institutions et à ce titre nous sommes pour la défense de la souveraineté nationale. Pour autant, nous ne sommes pas souverainistes au sens propre du terme, car nous ne limitons pas notre combat à la seule défense de la souveraineté. Celle-ci n'est en effet qu'un moyen et qu'un instrument au service de notre politique et ne peut donc se suffire à elle-même. C'est tellement vrai qu'il y a des souverainistes de droite et des souverainistes de gauche qui ne parviennent jamais à s'entendre. Pour ce qui nous concerne, nous sommes pour une France qui gagne et une Europe européenne, indépendante et puissante.

Quelles sont vos différences avec le FN ?
Le FN a une vision totalement passéiste du monde. Comme l'a dit Le Pen lors des présidentielles, ils veulent sortir purement et simplement de l'Europe, abandonner l'euro et se recroqueviller sur la France et le franc. S'ils envisagent la création d'une alliance internationale, ce n'est de surcroît pas avec les pays européens mais, comme l'a toujours préconisé Jean-Claude Martinez, avec ceux de la Méditerranées et de l'Afrique pour créer une Euro-Méditerranée ou une ' Francafrique '. Ces conceptions, qui relèvent de l'époque de la France coloniale, sont non seulement totalement dépassées par la marche du temps mais seraient de surcroît tragiquement néfastes car elles conduiraient inévitablement à une nouvelle et durable accélération de l'immigration. Nous pensons quant à nous que la page coloniale doit être définitivement tournée et qu'il faut s'inscrire de nouveau dans la longue histoire qui est celle d'une France européenne partie prenante de notre commune et grande civilisation.

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