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Dossier du 20/05/04
Chaos à droite
Résultats des régionales : Pari manqué pour l'UMP, tassement du FN

Les élections régionales et européennes de 2004 ont été marquées par une crise de confiance des électeurs de droite vis-à-vis des formations les mieux installées dans le paysage politique. Les chiraquiens qui prétendaient construire un 'parti unique de droite'' ne laissant aucune place à d'autres formations entre la gauche et l'extrême-droite ont manqué leur pari et ont laissé se réinstaller l'UDF et Villiers. Quant au FN, les deux dernières élections montrent un tassement de ses résultats électoraux et son incapacité de plus en plus manifeste à constituer une alternative sérieuse. Or, une part importante des Français aspire à voir émerger en France une vraie droite. 2004 a peut-être donné les premiers signes d'une recomposition politique à venir dans laquelle le MNR pourrait avoir un rôle déterminant à jouer.

Au lendemain des élections présidentielles et législatives, Chirac, Juppé et Raffarin ont voulu imposer leur nouveau parti, l'UMP, comme parti unique de la droite et du centre en rêvant secrètement à une bipolarisation de la vie politique sur le modèle anglais ou américain. Et, pour conforter ce projet, les chiraquiens ont aussitôt réformé les modes de scrutin des deux seules élections qui se faisaient encore à la proportionnelle intégrale (les régionales et les européennes).

Les Français refusent la bipolarisation politique

Mais les Français n'ont pas voulu de ce schéma politique imposé. D'autant que, loin d'être un vaste rassemblement de toutes les tendances et sensibilités de droite, l'UMP s'est révélée être un parti centriste et politiquement correct. Cette réalité s'est trouvée confirmée par l'action du gouvernement et les choix politiques qui ont été les siens. En deux ans, Raffarin n'a pas su mener une politique de droite et s'est montré incapable de rompre avec la gauche. Malgré quelques réformes mineures comme celle des retraites, rien n'a été fait pour assurer la renaissance de notre pays. Et dans certains domaines, la fausse droite a même fait pire que la gauche : création du Conseil français du culte musulman, suppression de la 'double peine'', etc. L'UMP, ce sont les idées de l'UDF avec les méthodes du RPR.

Le rejet massif de la fausse droite

Sans adhésion au programme du PS ni aucune illusion sur la capacité de ses dirigeants à résoudre les problèmes de leur pays, les Français ont donc voté à gauche pour sanctionner la droite molle. Et, après le succès éclatant de l'UMP au printemps 2002, son échec a été tout aussi cinglant deux ans plus tard. Cette situation a permis à François Bayrou de se faire une place sur l'échiquier politique. Mais, contrairement à ce qui aurait dû se passer, elle n'a nullement profité au FN. En dépit d'une forte médiatisation et d'une notoriété acquise il y a plusieurs décennies, le FN n'a en rien bénéficié de cette situation et a plutôt régressé. Ce parti a cessé d'être attractif et se révèle lui aussi incapable de défendre les idées et les valeurs d'une vraie droite.

Le FN ne fait plus de politique

Plutôt que de mener une opposition politique résolue et intelligente stigmatisant les lacunes et les errances de l'UMP, le FN et Le Pen ont choisi de ne plus faire de politique. Ainsi, la campagne régionale a été orchestrée autour de l'agitation médiatique créée par le problème de la domiciliation de Le Pen en PACA (une façon pour lui de se faire passer pour un martyr alors même qu'il a délibérément jeté l'éponge pour éviter une contre-performance). Et il en est allé de même aux européennes, le FN, au lieu de débattre de la construction européenne, a préféré consacrer sa campagne à ses querelles intestines. Le zapping électoral observé aux régionales, ainsi que la très massive abstention aux européennes, montre qu'une frange importante de l'électorat ne se reconnaît plus dans les formations politiques les plus connues et les plus médiatisées.

Les premiers signes de la recomposition de la droite

Même si l'inertie et l'habitude conduisent beaucoup de Français à voter encore pour l'UMP ou pour le FN, il s'agit de voix données à contrecoeur et sans espoir. Quant aux listes de Villiers, qui ont en partie profité de cette situation, elles obtiennent deux fois moins de voix que lors des deux précédentes élections européennes. Et surtout, Villiers ayant annoncé dès le 13 juin au soir qu'il soutenait la majorité (c'est-à-dire Chirac et Raffarin), celles et ceux qui lui avaient apporté leurs suffrages seront à nouveau déçus. Le processus d'éclatement de l'UMP est avancé, le sort du FN ne dépend plus que de la disparition politique ou physique de Le Pen. Autant de raisons pour le MNR de poursuivre son combat car il pourrait être, dans quelques mois ou quelques années, le moteur d'une recomposition à droite assurant dans la durée l'avenir d'une vraie droite, nationale et républicaine.

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