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DISCOURS
Paris - 08/12/01 - Discours de Bruno MEGRET
Face au choc des civilisations
Discours au colloque "l'Europe face au choc de civilisation"

Les attentats islamistes du 11 septembre dernier ne sont déjà plus dans l'actualité quotidienne. Pour autant, les conséquences de ces événements dramatiques occupent tous les esprits et font, avec la guerre en Afghanistan, la une des journaux.

Ces attentats monstrueux vont en effet rester dans l'histoire comme le passage dans une nouvelle ère et sonnent l'entrée, sous des couleurs tragiques, dans le XXIe. Quant au XXe siècle, maintenant écoulé, il a été a été marqué dans sa seconde moitié par l'affrontement Est-Ouest, l'antagonisme entre le camp du communisme et celui des libertés dominant la scène politique. Sur le plan international, c'était l'affrontement entre le bloc soviétique et le monde occidental, tous les conflits dans le monde se trouvant structurés par ce clivage, que ce soient la guerre du Vietnam, les nombreuses guerres africaines comme celle de l'Angola, ou encore la première guerre d'Afghanistan faisant suite à l'invasion du pays par l'URSS. A chaque fois, l'un des protagonistes se rattachait au monde soviétique et l'autre au monde atlantique. Sur la scène politique nationale, la situation était à bien des égards similaire, puisque la vie publique était déterminée par l'antagonisme entre une gauche socialo-communiste et une droite libérale et capitaliste. L'enjeu était idéologique et portait sur le système d'organisation économique et sociale, l'un des protagonistes se référant peu ou prou au monde communiste et l'autre au monde américain.

Avec la chute du mur de Berlin et l'effondrement du monde soviétique, ce schéma a volé en éclats et même si, pendant de nombreuses années, beaucoup croyaient que celui-ci restait malgré tout la clef d'explication des phénomènes politiques, chacun a dû reconnaître que, si le communisme n'avait pas totalement ni formellement disparu de la planète, son antagonisme avec le camp des libertés n'était plus pertinent pour expliquer les antagonismes politiques, qu'ils concernent la scène internationale ou la situation intérieure aux nations.

Certains ont cru qu'il allait en résulter comme une fin de l'histoire et que les conflits humains allaient pouvoir cesser, surtout si l'on instaurait un nouvel ordre mondial plaçant les États sous la tutelle de lois internationales et sous la menace d'ingérences militaires comme l'Onu ou l'Otan en ont pratiqué contre l'Irak ou la Serbie.

Beaucoup ont cru dès lors que le XXIe siècle serait celui du mondialisme, c'est-à-dire du grand melting-pot international permettant, par la disparition des nations, des races et des religions, d'unifier le monde et d'assurer par la création d'un grand marché planétaire le bonheur de l'humanité. Cette vision naïve était à la fois trop matérialiste et trop apolitique pour correspondre à la réalité. Il est vrai que, derrière ce scénario mondialiste, les États-Unis d'Amérique développaient une politique hégémonique de puissance et la vision ironique d'un monde sortant de l'histoire ne pouvait être à l'évidence que superficielle.

Les peuples et les nations, ainsi que les civilisations qu'ils forment, sont des réalités trop enracinées dans la nature humaine pour que les règles immémoriales de l'histoire de l'humanité cessent brutalement de s'appliquer. Les attentats de New York et de Washington sont d'ailleurs venus rappeler à tous cette vérité première. Sans doute, comme toujours en de pareilles circonstances, n'ont-ils pas par eux-mêmes créé de toutes pièces une situation nouvelle, mais ils ont mis au jour de façon tragique et spectaculaire une nouvelle donne politique de grande ampleur. Et, même si beaucoup cherchent, comme après la chute du mur de Berlin, à nier tout basculement, maints observateurs sont amenés à parler d'un choc des civilisations.

Or, c'est bien de cela qu'il s'agit. C'est bien un nouvel antagonisme qui se trouve ainsi mis en exergue. Cependant, il ne porte plus cette fois sur l'organisation économique et sociale des pays mais sur la question des identités. C'est la volonté des peuples, des nations ou des civilisations de développer ou d'imposer aux autres leur propre culture et leur propre vision du monde qui suscite les nouveaux conflits du siècle actuel.

Ces attentats ont d'abord démontré que le mondialisme constitue une utopie qui est loin d'être acceptée par l'ensemble de la planète. Et chacun a pu constater que les États-Unis qui voulaient dominer le monde sous couvert du nouvel ordre mondial ne pourraient pas l'imposer sans rencontrer de brutales oppositions.
Mais le refus de la mondialisation à outrance, qui suscite une forte animosité à l'encontre des Américains dans le monde, provoque aussi à l'intérieur des sociétés comme la nôtre des antagonismes politiques d'envergure, entre ceux qui veulent encourager et favoriser le mondialisme et ceux qui veulent défendre et promouvoir nos identités nationales. Ce clivage entre les tenants du mondialisme et les défenseurs de nos identités s'impose maintenant de plus en plus comme le nouveau clivage qui distingue la droite de la gauche. D'un côté la gauche universaliste qui refuse les communautés naturelles et cherche l'égalitarisme et le mélange, de l'autre la droite identitaire qui sait que l'homme ne s'épanouit que dans des communautés enracinées dans une terre et dans l'histoire.

Mais ce réveil des aspirations identitaires se manifeste aussi par le retour des conflits entre religions, civilisations et cultures différentes. Et, dans ces nouveaux affrontements qui surgissent dans le monde, l'islam joue un rôle particulièrement belliqueux. La plupart des conflits de ce type qui éclatent aujourd'hui sur la planète mettent en effet en cause le monde musulman opposé à une autre civilisation. Il en va ainsi au Sin-Kiang, aux Moluques, à Timor, aux Philippines, au Cachemire, en Tchétchénie, au Proche-Orient, dans l'Afrique sub-saharienne et, plus près de chez nous, en Bosnie, au Kosovo ou en Macédoine. Le choc des civilisations n'est donc pas une notion désincarnée, il concerne principalement l'affrontement qui oppose la civilisation arabo-musulmane à la civilisation européenne et chrétienne. De ce point de vue, le XXIe siècle semble reprendre le fil des siècles écoulés au cours desquels l'islam s'est opposé déjà par deux fois au monde européen, avec l'invasion arabe stoppée à Poitiers et l'invasion ottomane arrêtée à Lépante et à Vienne. Si le monde musulman s'est assoupi du fait de la colonisation pendant plus d'un siècle, il se réveille maintenant sous l'influence d'un islamisme sectaire et conquérant qui constitue la menace majeure des années à venir.

Cette menace est d'autant plus forte qu'elle ne se cantonne pas au pourtour du monde européen, elle existe aussi sur notre sol à travers l'immigration. Si bien que le choc des civilisations n'est pas seulement une donnée internationale, il constitue hélas aussi une réalité intérieure. Sur notre sol, le monde musulman essaie d'imposer ses coutumes, ses règles et sa force, au mépris de nos lois et de nos traditions. Les musulmans, qui pourtant prétendent rester définitivement en France, refusent de s'assimiler, revendiquent le port du tchador à l'école publique, exigent des menus spéciaux dans les cantines, veulent couvrir notre pays de mosquées monumentales, continuent à pratiquer la polygamie et à reléguer les femmes au second plan. Dans les cités, beaucoup d'entre eux pratiquent la violence et s'en prennent systématiquement aux autorités, aux représentants et aux symboles de l'État. Si bien que cette délinquance, apparemment de droit commun, revêt de plus en plus la forme d'une action violente visant à prendre possession du territoire. Sans doute ne s'agit-il pour l'instant que d'immeubles ou de cités à la surface limitée, mais qu'en sera-t-il demain si le processus continue de se développer ?

Nous sommes donc confrontés à une nouvelle donne politique, aussi bien sur la scène internationale que dans notre pays. La première caractéristique en est la montée de menaces d'une nature nouvelle puisque ce n'est pas seulement notre sécurité extérieure qui se trouve concernée mais aussi et surtout notre sécurité intérieure, plaçant ainsi notre pays en première ligne face à ces dangers d'un nouveau genre. A l'époque de l'affrontement Est-Ouest, la menace était presque exclusivement d'ordre extérieur et notre pays se trouvait en seconde ligne derrière l'Allemagne, protégé de surcroît par la puissance américaine déployée en Europe. Aujourd'hui, la menace prend la forme diffuse du terrorisme international et surtout de la destabilisation intérieure. Or, sur ce plan, la France est le pays qui compte sur son sol la plus grande communauté musulmane d'Europe. Nous sommes donc les plus exposés et devons faire face seuls à ce danger.

Cette nouvelle donne politique, bien que particulièrement inquiétante, présente dans le même temps des aspects positifs qui doivent permettre de faire face au danger. Le premier est le retour du politique au sens noble du terme. La politique, dans son essence, consiste en effet à défendre les siens et donc à retrouver le sens de l'intérêt général, de l'autorité, de l'usage bénéfique de la force et de la solidarité au sein de la communauté nationale. Lorsque les enjeux deviennent majeurs, la politique ne peut plus continuer d'être, comme c'est le cas aujourd'hui, une simple gesticulation médiatique et une soumission à toutes sortes de contre-pouvoirs particuliers. Elle doit redevenir l'expression virile et souveraine de la volonté d'un peuple.

Dans cet esprit, la classe politique actuelle qui est incapable de s'adapter à ces nouvelles exigences va apparaître de plus en plus illégitime. Elle le sera d'ailleurs d'autant plus que l'action qu'elle mène depuis des années est à l'origine de la menace que nous subissons aujourd'hui sur notre sol. C'est la politique d'immigration massive qui a installé l'islam en France et les politiciens sont aujourd'hui en pleine contradiction avec eux-mêmes, car ils ne peuvent à la fois défendre les valeurs de notre civilisation et assurer la promotion de l'islam. Ainsi, par exemple, est-il complètement absurde de vouloir donner toute leur place aux femmes dans la société française et de développer dans le même temps la religion musulmane qui attribue aux femmes une place secondaire, quand elle ne les met pas en situation de servitude. De même, comment prétendre à la fois maintenir la république et développer l'islam qui méconnaît le principe pourtant essentiel de laïcité ? Avec la nouvelle donne politique, le système se trouve complètement sapé dans ses fondements.

Cette réalité est d'ailleurs d'autant plus évidente que les nouvelles menaces affaiblissent l'idéologie mondialiste et renforcent les nations. Face aux dangers, c'est aux réalités les plus tangibles, les plus proches et les plus fortes qu'on se raccroche. Or, dans le jeu international, ce sont les nations qui jouent à cet égard ce rôle essentiel. C'est d'ailleurs ce que l'on a constaté au lendemain des attentats meurtriers du 11 septembre. Les Américains ont eu un réflexe de patriotisme très visible et très fort qui a été remarqué et salué dans le monde entier. Et, pour la riposte, le gouvernement des États-Unis ne s'est pas encombré de l'Onu ou de l'Otan, il a réagi comme État souverain en s'appuyant sur son allié traditionnel et historique, la Grande-Bretagne, laquelle, de son côté, ne s'est pas embarrassée des institutions européennes pour décider de son engagement en Afghanistan. Lorsque les menaces se précisent, c'est l'histoire qui revient et avec elle la politique et les nations. C'est pourquoi cette nouvelle donne crée les conditions d'un retour en force spectaculaire du mouvement national en France, car nous sommes les seuls à correspondre à cette nouvelle situation. Notre philosophie et nos principes politiques sont en phase avec la nouvelle réalité du monde d'aujourd'hui et les propositions qui sont les nôtres pour la France et pour l'Europe répondent parfaitement au défi du choc des civilisations.

Il s'agit en effet d'assurer l'intégrité de ce que nous incarnons et pour cela de défendre à la fois l'identité et la sécurité de notre peuple et de notre nation. L'identité d'abord, qui passe par une nouvelle politique d'immigration visant à refouler la mauvaise immigration, celle qui compromet aujourd'hui les grands équilibres de notre pays. Il faut, au premier chef, procéder à l'expulsion systématique de tous les clandestins et de tous les délinquants étrangers en rendant inopérantes les procédures dilatoires qui empêchent actuellement ces expulsions. De la même manière, il faut organiser le retour de tous les immigrés qui refusent nos lois, nos coutumes et nos traditions, qui défient la France, refusent de s'assimiler et cherchent à nous imposer les règles de leur propre civilisation. Il ne doit plus y avoir de place en France pour cette mauvaise immigration.

A l'inverse, il faut lancer une grande politique nataliste visant à encourager la naissance des enfants français. Pour ce faire, nous sommes partisans d'une politique familiale, généreuse et efficace, qui privilégie juridiquement et financièrement les familles françaises. Dans cet esprit, nous nous engageons à créer un revenu parental de 7 000 F par mois, nous augmenterons les allocations familiales, nous favoriserons l'accession à la propriété de leur logement par les familles et nous supprimerons l'impôt sur les successions au sein des familles. C'est donc d'abord en assurant de nouveau la vitalité de son peuple que l'on permettra à la France de faire face au choc des civilisations. Pour le reste, c'est la sécurité qu'il faut rétablir en tous lieux, en commençant par la sécurité intérieure.

La sécurité des Français sur le sol national doit redevenir la priorité numéro un du gouvernement français et tout doit être entrepris pour préserver notre pays du terrorisme islamiste. A cette fin, il faut commencer par détruire la cinquième colonne islamiste actuellement implantée chez nous. Les meneurs et les agitateurs islamistes fichés par les services de police doivent être expulsés et tous ceux qui sont connus comme tels interdits de séjour en France. Les mosquées et les écoles coraniques noyautées par les intégristes musulmans doivent être fermées. Et seuls les lieux de culte musulmans financés par des ressources locales et dirigées par des imams agréés par le gouvernement peuvent être tolérés. Les armes de guerre cachées dans les cités doivent être recherchées et saisies. Pour le reste, la législation anti-terroriste doit être alourdie et les services de sécurité réorganisés et renforcés. Une police des frontières et des étrangers doit être créée pour protéger notre territoire, rechercher et expulser les clandestins. Les sites sensibles, comme les aéroports ou les usines à risque doivent être sécurisés en permanence. Le personnel qui y a accès devra être français et faire l'objet d'un agrément des services compétents.

Au-delà, c'est la lutte contre la criminalité et la délinquance qui devra redevenir efficace. Les forces de police et de gendarmerie devront voir leurs effectifs augmenter de 50%, leur formation et leurs conditions de travail spectaculairement améliorés. De la même manière, les moyens de la justice devront être renforcés et réorientés vers la répression des crimes et des délits. Les lois comme la loi Guigou faites pour protéger les voyous seront abrogées et remplacées par une législation destinée à protéger les honnêtes citoyens et les intérêts de la nation. Les sanctions seront aggravées, la peine de mort rétablie notamment pour les terroristes et les assassins de policiers, les maires pourront se porter parties civiles contre tous les voyous commettant des méfaits sur le territoire de leur commune, des peines de liberté surveillée et d'interdiction de séjour seront systématiquement appliquées pour écarter les petits délinquants des lieux de leurs forfaits. Seule en effet une politique de tolérance zéro pourra rétablir l'ordre et la sécurité dans notre pays et supprimer les zones de non droit qui doivent être réinvesties par les autorités publiques. Il est hors de question que la moindre parcelle du territoire français échappe aux lois et à l'autorité de l'État français. Une telle politique de sécurité intérieure appliquée avec vigueur et détermination pourra juguler la menace islamiste et éviter à notre pays de basculer dans une forme larvée de barbarie.

Encore faut-il que la sécurité extérieure soit garantie et que l'armée qui constitue le dernier recours en matière de sécurité soit purement et simplement reconstruite. Aujourd'hui en effet, la France n'a pratiquement plus de puissance militaire. Son armée a été en quelque sorte démantelée par l'action conjointe de MM. Jospin et Chirac. Sous couvert de la création d'une armée de métier, on a dissous des unités, fermé des arsenaux, différé des programmes d'armement et démotivé les officiers et les sous-officiers. Il en résulte une faiblesse inquiétante qui confine au ridicule comme on a pu hélas le constater avec les velléités françaises d'intervention militaire en Afghanistan. Le porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle n'a pu commencer à appareiller qu'au moment où la guerre s'achève. Deux Mirage annoncés pour s'engager sur le théâtre afghan n'ont toujours pas trouvé le moyen d'y être opérationnels et cinquante-huit soldats de l'armée de terre sont restés bloqués pendant de nombreuses semaines derrière la frontière ouzbek jusqu'à ce que les Américains daignent les transporter par hélicoptère sur l'aéroport de Mazar-el-Charif afin qu'ils y surveillent les cantonniers afghans. Tout cela est pitoyable et une grande politique de réarmement de la France doit donc être menée rapidement. Il faut que notre armée retrouve les moyens financiers, matériels et humains qui lui sont nécessaires pour accomplir sa mission; une puissante force d'intervention dotée des blindés, des hélicoptères, des avions, des navires, des missiles et des armes nucléaires à neutrons qui lui sont nécessaires doit être constituée. Les forces nucléaires stratégiques doivent par ailleurs retrouver leur meilleur niveau de performance tant technique qu'opérationnel. Enfin, pour conforter la défense du territoire, il convient de créer une importante garde nationale formée de volontaires réservistes et de mettre sur pied une défense anti-missile performante.

Par ailleurs, il est essentiel que la France et les pays européens sortent de l'Otan qui n'a plus de raison d'être depuis l'effondrement du pacte de Varsovie. L'Otan ne sert plus aujourd'hui qu'à maintenir les pays européens sous la tutelle américaine et ne peut donc que servir les intérêts des États-Unis plutôt que ceux des pays européens. Il est donc essentiel de créer en lieu et place de l'Otan une alliance militaire européenne respectant la souveraineté des nations concernées et l'intégrité de leurs forces armées mais coordonnant leurs moyens militaires pour créer à l'échelle du continent un pôle de puissance considérable capable de préserver notre commune civilisation européenne, de défendre l'identité et les intérêts des nations d'Europe et donc d'assurer la survie et le développement de notre civilisation face aux agressions qu'elle subit.

Le choc des civilisations ne conduit donc pas à la défaite ou à l'effacement de l'Europe et de la France. Il ne mêne pas nécessairement à des affrontements guerriers ou sanglants. Il est parfaitement possible et tout à fait nécessaire d'éviter de telles extrémités. Mais pour cela il ne faut pas se cacher la vérité et refuser de voir la réalité en face. Lorsque la classe politicienne explique qu'il ne faut pas faire l'amalgame entre l'islam et l'islamisme et qu'il n'y a pas de choc des civilisations, elle trompe l'opinion et met en péril la nation. Car ce n'est pas en refusant de voir les menaces qu'on évite qu'elles se concrétisent. Il faut au contraire les reconnaître, les évaluer et les parer pour que notre nation n'ait pas à en subir les conséquences.

Ce n'est qu'en renforçant notre pays, en rétablissant son intégrité et en lui permettant de se faire respecter qu'on évitera que le choc des civilisations ne prenne une dimension violente ou guerrière. Cette vision réaliste et prudente est d'ailleurs d'autant plus légitime que la France devrait proposer au monde un autre schéma d'organisation des relations internationales. Le nouvel ordre mondial dirigé par les Américains et sous-tendu par l'idéologie mondialiste nous conduit à la catastrophe, car il pousse les nations européennes à se dissoudre et à se désarmer tout en provoquant la frustration, la haine et l'agressivité des pays du tiers monde et notamment ceux du monde musulman. C'est pourquoi il faut proposer en lieu et place du nouvel ordre mondial un nouveau concert des nations. Plutôt que de chercher à dissoudre celles-ci, à supprimer les frontières, à mélanger les populations et à placer le tout sous la coupe d'organisations internationales désincarnées et abstraites, il faut reconnaître à chaque peuple le droit de vivre librement et souverainement sur la terre qui est la sienne, conformément à ses valeurs, à sa culture et à son identité.
Ce n'est qu'ainsi que l'on réduira les tensions et les conflits et que l'on assurera l'harmonie et la paix dans le monde. Nous ne nous réjouissons donc pas du choc entre les civilisations, nous voulons simplement, en faisant respecter la nôtre, éviter l'affrontement. Car le meilleur moyen pour que chaque peuple vive libre dans un monde fraternel c'est que chacun reste chez soi et respecte les autres.

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