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DISCOURS
Bagnolet - 05/02/00 - Discours de Bruno MEGRET
Non au désordre
Discours au Conseil national du MNR

Votre présence en témoigne, cette journée de travail en est la preuve, le MNR poursuit son oeuvre d'enracinement et de construction.

Nous avançons et, je vous le dis, nous réussirons.
Oh! ce n'est pas la méthode Coué que j'utilise. Non ! Nous réussirons parce que notre pays nous attend, aspire à nous voir venir. Certes, il ne sait pas encore que c'est nous qu'il appelle car il ne nous a pas encore reconnus, mais, au fond de lui-même, il refuse le déclin qui s'accélère. Au fond de lui-même, il rejette cette classe politique impuissante et corrompue. Au fond de lui-même, il sait bien qu'il va falloir un grand changement.

Car, enfin, il est clair que les choses ne pourront pas continuer encore longtemps comme ça, car tout ce qui fondait notre société et ses valeurs se délite, jusqu'à ce qu'il y a de plus précieux.

L'école, par exemple, qui devrait être ce lieu privilégié, protégé, préservé, ce sanctuaire auquel on confie ses enfants pour qu'ils reçoivent une instruction, eh bien ! aujourd'hui, l'école devient un lieu de violence, de peur et de haine. Nos enfants y courent le risque d'être agressés, rackettés, d'y subir des sévices, d'y être contaminés par la drogue ou d'y rencontrer le viol, si ce n'est le meurtre. Et que font ceux qui nous dirigent pour faire face à cette situation intolérable ? Ils font des plans ! Nous avons eu la semaine dernière le deuxième plan Allègre qui suivait celui de 1997, lequel faisait suite aux deux plans Bayrou de 1995 et 1996, lesquels prolongeaient le plan Lang de 1992. Et tous ces plans se ressemblent. Jack Lang embauche-t-il deux mille appelés du contingent comme auxiliaires de sécurité que Bayrou double la mise et en embauche quatre mille sept cents. Et Allègre l'imite à son tour : il y a aujourd'hui quatre mille sept cents emplois jeunes affectés aux collèges et lycées. Au fil des ans, on ne compte plus les créations d'emplois administratifs, assistantes sociales, infirmières, conseillers éducatifs, conseillers pédagogiques, médiateurs sociaux et autres animateurs chargés de rétablir la sécurité à l'école. Qu'est-ce que cela a changé ? Rien ! Absolument rien ! La situation continue à se dégrader. Cela coûte cher, très cher et cela ne change rien !

Voilà qui suffit déjà à disqualifier complètement la classe politique au pouvoir. Car, quand on n'est pas capable de rétablir la simple sécurité dans les écoles et de mettre de l'ordre parmi les enfants, on n'est pas digne de diriger un pays. Car ce désordre, cette violence, ce sont eux qui en sont responsables.

D'abord parce qu'ils sont incapables de rétablir les principes sans lesquels il n'y a pas d'ordre ni de sécurité.

Le principe d'autorité des chefs d'établissement et d'autorité des maîtres. Le principe de la légitime hiérarchie entre celui qui sait et celui qui doit apprendre. Hiérarchie qui implique le respect. On dit ''monsieur'', on dit ''vous'' et on maintient la distance.

Le principe de la discipline et des sanctions contre ceux qui enfreignent les règles. Pourquoi ne pas expulser les fauteurs de troubles, quitte à les regrouper dans des établissements appropriés où ils subiraient un traitement adapté avec des éducateurs spécialisés ? Et là, ce sont des adjudants de compagnie plutôt que des animateurs d'atmosphère qu'il faudrait recruter.

Alors on nous dit : la police va entrer dans les écoles. Très bien. C'est nécessaire quand il faut arrêter un violeur ou un assassin. Mais quand un enseignant se fait insulter, est-ce qu'il faudra appeler la police ? Et si la police ne vient pas et qu'aucune sanction n'est prise ? Eh bien ! le maître dès cet instant aura perdu toute autorité.

Le drame est que la classe politique non seulement refuse d'adopter les bonnes solutions, mais qu'elle refuse aussi de voir la véritable origine des problèmes. Car l'une des causes principales de la violence à l'école, c'est l'immigration. Et les experts '' tartemuche '' ou les commissions '' théodule '' peuvent bien multiplier les rapports, la carte des violences scolaires recoupe exactement celle de l'immigration.

Vous le savez, un rapport de l'Onu, sorti récemment, préconise, pour faire face à l'effondrement de la natalité française et européenne, l'arrivée de 159 millions d'immigrés en Europe d'ici à 2025. 23 millions pour la France ! 800 000 par an ! Eh bien ! aucun dirigeant de la classe politique n'a protesté. Aucun n'a préconisé une grande politique familiale pour relancer la natalité. Non, au contraire, le pouvoir a limité les allocations familiales, plafonné le quotient familial et fait voter le PACS.

Quant à l'immigration, les tenants du système sont pour ! D'ailleurs, l'immigration extra-européenne n'a-t-elle pas augmenté de 55% de 1997 à 1998 ?

Et puis, surtout, ils font entrer la Turquie dans l'Europe. Et ils sont tous d'accord, y compris le RPR. Tout de même, que de chemin parcouru par les gaullistes depuis le général de Gaulle ! Du temps de De Gaulle, ils se demandaient si la Grande-Bretagne était assez européenne pour entrer dans l'Europe. Aujourd'hui, ils trouvent que la Turquie asiatique et musulmane y a toute sa place ! Vous me direz : oui, mais c'est pour s'opposer à de telles décisions que les gaullistes, les vrais, se sont regroupés au sein du RPF. Peut-être, mais manifestement le lobby turc recrute aussi chez Pasqua, puisque deux députés RPF ont voté pour l'adhésion de la Turquie à l'Europe. Quant à Villiers, il n'a pas pris part au vote ! Pourtant, cette entrée de la Turquie en Europe est une véritable catastrophe. Car ce sont des dizaines de millions de musulmans qui pourront ainsi venir librement s'installer chez nous et voter aux élections locales. Et, là encore, nous sommes les seuls à dire clairement non. Non à une Europe islamique, non à une Europe asiatique. Nous voulons une Europe européenne.

Il est vrai, cela dit, que, dans ce contexte si noir, j'ai eu un moment d'espoir. Chirac et Jospin ont en effet exprimé, je les cite '' leur grande préoccupation ''. Et je me suis dit, ça y est, ils prennent enfin conscience des problèmes et ceux-ci, hélas, ne manquent pas.

Peut-être manifestaient-ils leur préoccupation à l'égard des fléaux écologiques comme la marée noire, drame face auquel ils se sont montrés particulièrement nuls. Le pouvoir, rappelez-vous, n'a même pas été capable de mobiliser la nation pour lutter efficacement contre ce désastre. Mais non, il ne s'agissait pas de cela.

Peut-être étaient-ils préoccupés par la régression sociale qu'engendre le mondialisme et qui continue de provoquer, comme chez Moulinex, la délocalisation de nos usines en Pologne, en Chine, ou au Mexique, laissant sur le carreau des milliers de Français sans emploi. Non, cela non plus ne les préoccupe pas.

Peut-être alors étaient-ils préoccupés par la montée de l'insécurité qui touche dans notre pays les écoles, mais aussi les cités, les transports publics et maintenant les campagnes. Mais non, ce n'était pas cela non plus.

Peut-être leur préoccupation allait-elle à la chute démographique qui risque, si rien ne change, de faire disparaître notre peuple ? Non, il ne s'agissait pas de cela.

Non, ce qui les préoccupait gravement ce n'était aucun des problèmes des Français. Ce qui les préoccupe, c'est la constitution d'un gouvernement de coalition en Autriche. Ce qui les préoccupe, c'est le vote des Autrichiens en faveur de M. Haider.

Alors, là, c'est le comble ! Ces grands républicains, ces grands défenseurs des droits de l'homme, ces grands humanistes respectueux de l'État de droit, attachés à la liberté et aux principes démocratiques, entendent contester aux Autrichiens le droit de voter comme ils l'entendent et de se doter du gouvernement de leur choix. On croit rêver.

Et je trouve que M. Haider est un homme décidément très mesuré quand il déclare que '' Chirac a tout fait de travers ces dernières années ''. Moi, je dis que Chirac a été nuisible à la France et qu'aujourd'hui il se ridiculise. Car il est tout de même ahurissant de refuser de vouloir cohabiter au sein de l'Union européenne avec un gouvernement autrichien où figurent des ministres du parti libéral, alors qu'il cohabite lui, personnellement, en France avec un gouvernement où siègent des ministres communistes qui revendiquent toujours leur filiation avec les partis du goulag.

Quand à M. Jospin, je dis qu'il est scandaleux de vouloir, comme il le prétend, mettre l'Autriche au ban de l'Union européenne alors qu'il accepte l'entrée de la Turquie au sein de l'Europe.

Il est vrai, je le sais, que la Turquie a de nombreux atouts pour intégrer l'Union. Son territoire est situé à 93% en Asie. Sa population est à 99% musulmane et, il y a deux ans, le parti islamiste Refah y était majoritaire. Elle possède des frontières communes avec la Syrie et l'Iran. L'armée y joue le premier rôle sur la scène politique et les persécutions contre les minorités arméniennes et kurdes s'y poursuivent allégrement.

Et, bien sûr, l'Autriche, elle, ne possède aucun de ces avantages. Elle est située au coeur de l'Europe, sa population est intégralement chrétienne. Les élections s'y déroulent librement et, surtout, c'est un pays où l'on veut offrir des postes ministériels aux vainqueurs des élections !

Face à l'absurdité de cette situation, il est clair que la crise n'est pas autrichienne. La crise est européenne. Dans cette affaire, le calme et le sang-froid sont du côté des Autrichiens, quand l'agitation, la fébrilité, voire l'hystérie, sont du côté européiste. D'un côté, le fonctionnement régulier des vieilles institutions démocratiques autrichiennes assises sur la légitimité populaire. De l'autre, une machine technocratique qui s'emballe sous l'injonction des lobbies. D'un côté la sagesse nationale, de l'autre l'excitation mondialiste.

En réalité, l'affaire autrichienne est un révélateur du vrai caractère du projet européiste. L'Europe de Bruxelles conteste le verdict des urnes et démontre ainsi qu'elle n'est pas démocratique. Elle préfère ouvertement la Turquie musulmane à l'Autriche nationale et s'affirme de ce fait comme indifférente à la réalité européenne.

C'est donc clair : si l'Europe de Bruxelles est contre les peuples et contre l'Europe, c'est qu'elle n'est qu'un instrument du mondialisme et c'est pourquoi nous la combattons. Et nous sommes ici en France les seuls à le faire réellement et globalement, car nous sommes les seuls à incarner une grande alternative au projet mondialiste qui se met en place en France et en Europe.

En rejetant la marginalisation et la normalisation, nous voulons suivre le chemin de crête qui nous permet de rester fidèles à nos idées, mais en même temps, de ne pas les caricaturer, de ne pas les discréditer ni les diaboliser.

Et si nous suivons ce chemin difficile, nous réussirons. Nous réussirons parce qu'il y a, en France, une grande fraction de notre peuple qui partage nos idées, nos convictions, nos aspirations. Or, pour la première fois, il existe en France, avec le MNR, un mouvement politique qui répond pleinement à cette attente. Les autres partis qui ont prétendu remplir ce rôle ne le faisaient que très partiellement. Nous, c'est du solide. Nous avons un appareil, des hommes et des femmes organisés, aguerris et déterminés qui portent les idées, les projets et les valeurs qu'attendent l'ensemble des Français patriotes.

Alors, je sais, pour l'instant, nous sommes sous le boisseau. Tout simplement parce que nos compatriotes ne nous ont pas encore reconnus pour ce que nous sommes. La situation est encore confuse et notre existence en tant que MNR trop récente. Mais, dès lors que la configuration politique se précisera, que les partis condamnés disparaîtront, que les partis factices se dégonfleront, nous apparaîtrons pour ce que nous sommes et, j'en suis sûr, la rencontre va se faire avec notre peuple. Vous savez, quand une aspiration populaire très forte et très puissante existe et qu'un mouvement organisé et déterminé y répond et se maintient dans la durée, il n'y a pas d'exemple dans l'histoire politique que la rencontre ne se fasse pas.

Elle va se faire et pas dans des décennies. Regardez l'exemple de l'Alliance populaire espagnole : 5% aux législatives de 1979, 25% aux législatives de 1982. Ce sont eux qui sont aujourd'hui au pouvoir en Espagne depuis plusieurs années.

Or, nous avons nous comme atout majeur de ne pas commencer à zéro. Même si nous avons fait un très faible score aux élections européennes, nous disposons d'un électorat potentiel important. Et cet électorat n'a pas disparu, les électeurs de la droite nationale ne sont pas morts, ils n'ont pas changé d'idée, ils n'ont pas voté pour les partis de l'Etablissement, ils se sont tout simplement abstenus. Mais, passé la période de deuil consécutive à la crise, ils vont à nouveau vouloir voter. Et cela dès les prochaines municipales.

Le mois prochain, nous tiendrons nos assises municipales. Nous présenterons nos têtes de liste. Nous en avons déjà plus de trois cents. Je veux que nous en ayons alors plus de quatre cents. Et nous partirons sur le terrain.

Chers amis, je sais pouvoir compter sur vous car vous constituez une véritable élite politique au sens le plus noble du terme. Vous savez tenir dans l'adversité, vous savez ne pas dévier de vos convictions, vous savez conserver la foi et l'espérance, vous savez soulever les montagnes et réaliser l'impossible.

Sachez alors que la victoire nous attend. Tout simplement parce que la France n'a plus d'avenir sans nous et, comme la France vivra, nous vaincrons !

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