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DISCOURS
Saint-Denis - 01/05/00 - Discours de Bruno MEGRET
Pour les travailleurs Français
Discours de La Fête du Travail à Saint-Denis

Ici à Saint-Denis, en ce premier mai de l'an 2000, nous sommes réunis pour saluer les travailleurs français. Et ici, au coeur de ce département envahi, aujourd'hui, alors que la France est broyée par une mondialisation frénétique, nous sommes là pour exprimer une revendication essentielle. Nous sommes là pour crier avec force : " les Français d'abord " !

Nous sommes là pour demander que nos compatriotes soient de nouveau prioritaires dans leur propre pays. Et surtout les plus modestes d'entre eux, ceux qui subissent de plein fouet la terrible injustice de passer après les étrangers.

Parce que tel est bien aujourd'hui le problème social numéro un. Il y a bien sûr les affres du chômage, de la précarité, de la pauvreté qui frappent notre peuple avec cruauté. Mais ces blessures sont encore avivées par le sentiment tragique qu'ont beaucoup de nos compatriotes dans la détresse d'être abandonnés chez eux, par ceux qui avaient pourtant mission de les protéger. D'être rejetés au profit de ceux qui viennent prendre leur place, occuper leurs logements, obtenir leurs postes de travail et jouir des richesses de leur pays dont ils sont eux-mêmes privés.

On va dire que j'exagère... Oui ! J'exagère pour ceux qui habitent les beaux quartiers. Mais il faut ne rien connaître de notre peuple là où il souffre pour dire que j'exagère pour les Français des cités. Car il suffit de se promener dans les rues à quelques centaines de mètres d'ici dans les quartiers de Saint-Denis ou dans les villes voisines pour s'en rendre compte. Oui ! Nombre de nos compatriotes ont l'impression d'être moins bien traités que les immigrés en France. Et c'est vrai ! C'est vrai que tout se passe comme si s'était instaurée une forme de préférence nationale inversée dont les Français seraient les victimes et les immigrés les bénéficiaires.

Les familles immigrées par exemple dotées de nombreux enfants passent avant les familles françaises pour l'attribution des HLM. Elles bénéficient d'allocations familiales substantielles alors que les nôtres ne reçoivent souvent qu'une aumône. Plus grave encore le FAS, le Fonds d'action sociale, comme son nom ne l'indique pas, est exclusivement réservé aux immigrés. Ceux-ci ont donc droit à toutes les prestations offertes aux Français plus celles qui leur sont réservées par le FAS et qui sont interdites aux Français.

Sans compter que les administrations réservent en général un traitement de faveur aux immigrés. Oh non pas par système. Mais la terreur antiraciste est telle que l'employé, paniqué à l'idée d'être accusé de racisme, cédera devant l'immigré mais restera intraitable face au Français. C'est ainsi que les étrangers obtiennent avec facilité des avantages ou des prestations qui sont refusés aux Français, ou qui ne leur sont même pas proposés. Le résultat est que les SDF sont presque tous des Français de souche ! Et nos compatriotes, ainsi abandonnés par le pouvoir qui soutient contre eux les populations immigrées, ont le sentiment d'une terrible injustice. Une injustice d'autant plus insupportable que l'on n'ose même pas l'exprimer. Car les Français, en plus, ont peur de la répression antiraciste. Et il faut les voir dans les quartiers, les cités, quand nous les rencontrons lors de nos tournées. Il faut voir les précautions qu'ils prennent pour exprimer leur peine, leur souffrance. Ils se comportent comme dans un pays totalitaire, comme dans un pays occupé. Ils parlent sans témoin, à mi-voix, par sous-entendus, par allusions, par mots codés.

Quelle pitié que de voir notre peuple ainsi humilié et oppressé. Et le pire c'est que cette préférence étrangère est quasi généralisée. Tenez, j'ai sous les yeux l'arrêté ministériel, signé Aubry, qui fixe la liste des personnes désormais autorisées à exercer la médecine en France. Cette liste, vous m'en excuserez, je n'ai pas la possibilité de vous la lire intégralement parce qu'elle fait 24 pages. 24 pages de noms classés par ordre alphabétique. Alors, ça commence par Abadji, Abbama Bennami Mohamed, Abbas Abderaman... Cela continue comme ça pendant 24 pages jusqu'à la lettre Z. Z comme Zoulou Abdallah ou Zribi Mohamed el Hedji. Et ça n'est qu'une première liste de 743 noms. Mais il va y en avoir d'autres, beaucoup d'autres dans les mois et les années à venir.

Et pendant ce temps-là, on ferme la porte à de jeunes Français qui voudraient faire leurs études de médecine au motif qu'il y a trop de médecins en France. Et pendant ce temps-là, on demande aux médecins français de cesser d'exercer. Ainsi le Mica, le Mécanisme d'incitation à la cessation d'activité, a pour but d'inciter les médecins à prendre leur retraite. On croit rêver ! Mais non, c'est vrai ! En France, on réduit le nombre de médecins français et on augmente celui des médecins étrangers. C'est une histoire de fous. On est dans un pays de fous !
Et c'est d'ailleurs vrai dans tous les domaines.

Tenez, vous avez suivi cette épouvantable affaire à Lille. Un policier interpelle une paire de voyous en train de voler une voiture. Il tire et il se trouve aussitôt incarcéré et poursuivi pour homicide volontaire. Et pendant ce temps-là, le complice du voleur tué, lui, est libéré. Mais là encore, dans quel pays est-on ? Un policier soumis comme tant de ses collègues à une pression démente commet sans doute une erreur d'appréciation. Il s'en suit une mort tragique mais aussitôt la justice l'incarcère impitoyablement et le charge au maximum. On aimerait qu'elle soit aussi prompte et aussi dure pour les vrais voyous. Pour Rezallah, le meurtrier multirécidiviste de Marseille qui est toujours réfugié au Portugal. Car enfin, qu'est-ce que c'est que ce pays où l'Etat prend le parti des voyous contre les policiers ? Qu'est-ce que c'est que ce pouvoir qui prend le parti des étrangers contre les Français ?

Car cette préférence étrangère que nos dirigeants organisent aujourd'hui en France, elle va se généralisant. Et croyez-vous que les étrangers nous en sachent gré ? Pas du tout ! Pour cela au contraire, ils nous méprisent. Ils prennent cela comme un signe de faiblesse, comme la preuve de notre décadence. Vous verrez qu'ils auront même l'arrogance de nous reprocher d'avoir assuré la préférence pour les médecins étrangers. Car c'est la logique ubuesque du mondialisme. On fait venir en France des médecins étrangers dont on n'a pas besoin et on en prive les pays du tiers monde qui en ont tant besoin.

Et vous verrez, ils nous le reprocheront. Comme ils nous reprochent aujourd'hui d'avoir soi-disant pillé leurs richesses. Vous verrez, ils nous reprocheront demain d'avoir pris leurs médecins et si rien ne change, vous verrez qu'en plus il faudra s'excuser et faire repentance !
D'ailleurs on voit bien à cet exemple combien le mondialisme est absurde et néfaste. Il est néfaste pour les pays européens comme il l'est pour les pays du tiers monde.

C'est d'ailleurs l'opinion du très officiel OIT, l'Organisation internationale du travail, qui vient de publier un ouvrage intitulé : " Travailleurs sans frontières, l'impact de la globalisation sur les migrations internationales ". Et la conclusion de ce rapport est claire : la mondialisation à outrance déstabilise les pays du tiers monde, invitant ses populations à émigrer massivement vers les pays occidentaux qu'ils déstabilisent à leur tour. Le mondialisme hystérique, c'est une machine à broyer les peuples.

C'est pourquoi nous combattons cette idéologie absurde et stupide, cette doctrine fébrile qui anime nos gouvernants. Et c'est pourquoi nous voulons instaurer le principe antimondialiste par excellence : le principe de la préférence nationale. D'abord parce que c'est le fondement d'une vraie politique sociale. Le social en effet n'a pas de sens sans la fraternité. Mais la fraternité, ce sont les liens de solidarité qui unissent des frères et des soeurs, c'est-à-dire les membres d'une même famille. Et bien pour nous, le peuple est une grande famille. Il doit donc être uni par des liens comparables, ceux de la fraternité nationale. Et la fraternité nationale, elle s'exprime concrètement, juridiquement, par la préférence. Il s'agit même là d'une exigence morale. Une exigence morale qui s'impose à nos gouvernements comme elle s'impose aux chefs de famille. Que dirait-on d'une femme qui viendrait en aide à une personne éloignée mais qui délaisserait son fils pourtant dans le besoin ? On ne pourrait que juger très sévèrement cette mère indigne qui aurait ainsi trahi ses obligations envers les siens.

Et bien, il en va de même avec les dirigeants de notre pays. Et je dis qu'ils trahissent leurs obligations envers notre peuple en n'assurant pas la priorité aux Français dont ils ont pourtant la charge. La priorité pour les emplois, la priorité pour les logements, la priorité pour les aides sociales. Et j'accuse M. Jospin et son gouvernement d'être aussi indignes envers les Français qu'un père qui abandonne ses enfants. D'autant que cette priorité aux Français ne causerait aucun tort aux étrangers. Parce que bien sûr, je vois ça d'ici, la préférence nationale nous dira-t-on, ce seraient des masses d'étrangers sans logement, sans aide, errant dans les rues de nos villes comme les pauvres de Calcutta et de Bombay. Mais pas du tout ! Pour une raison très simple, c'est que nous appliquerons ce qui est pratiqué dans tous les pays du monde : un étranger qui n'a pas de ressources suffisantes pour vivre décemment chez nous doit rentrer chez lui.

D'autant que nous ne sommes pas opposés à apporter une aide à son pays. Et c'est là d'ailleurs où M. Chirac, une fois de plus, a bafoué les intérêts de notre peuple. Car au dernier sommet Europe-Afrique, Chirac a annoncé l'annulation de la dette des pays africains envers la France. 8 milliards de francs ! Et qui va payer ? Les Français ! Les Français avec leurs impôts. Et cela sans aucune contrepartie. Parce qu'enfin, ces pays peuvent aussi nous aider. Et, au MNR, nous voulons bien les aider, même beaucoup, mais à condition qu'ils nous aident. M. Chirac aurait pu en effet annuler la dette, ou faire pour ces pays un effort financier peut-être plus utile que l'annulation de la dette, mais à condition que l'Afrique nous aide à inverser les flux migratoires. A condition que les pays africains acceptent d'accueillir leurs propres ressortissants immigrés amenés à quitter notre territoire.

Est-ce qu'on leur a même jamais demandé quoi que ce soit en ce sens ? Non ! Est-ce qu'on leur a demandé de fermer leurs frontières à l'émigration ? Non ! Est-ce qu'on leur a demandé de nous aider à faire revenir chez eux leurs ressortissants ? Non ! Et bien nous, nous le ferons ! Et ce sera la base d'une nouvelle politique de coopération réciproque entre l'Europe et l'Afrique.

Alors, je sais, on va me dire il parle encore d'immigration ! Mais si nous en parlons autant, c'est parce que l'immigration est devenue le problème numéro un de notre pays. Un problème qui s'aggrave de jour en jour. Selon les chiffres officiels eux-mêmes, le nombre d'étrangers venus s'installer en France ne cesse d'augmenter. Il a augmenté de 35% en 1997, et en 1998 le nombre d'étrangers non européens entrés en France a cru de 56 p. cent. C'est un flot massif, continu, qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Mais c'est aussi un phénomène qui a changé de nature. Car vous ne l'avez peut-être pas remarqué, mais il vient de se produire au fil des mois et des quelques années écoulées un événement majeur : la gauche vient de réaliser sur cette question de l'immigration une terrible mutation idéologique.

Autrefois, dans les années 80, les années Mitterrand, celles de SOS Racisme, la gauche prétendait intégrer les immigrés. Mais malgré les milliards investis dans ce rêve cosmopolite, le rêve des potes s'est brisé sur la réalité. La réalité des zones de non-droit, la réalité de l'islam conquérant, la réalité des émeutes ethniques.

Alors, insensiblement, la gauche a changé de cap. Oh, certes, elle parle encore d'intégration. Mais elle en parle juste pour donner le change. En réalité, son action ne vise plus à l'intégration. Car dans les hautes sphères de l'Etat socialiste, on a compris. On sait que l'intégration ça ne marche pas. Et on ne croit plus à l'intégration. Mais alors, vous allez me dire, c'est formidable ! Si la gauche a compris, tout va s'arranger. Jospin va fermer les frontières, Jospin va instaurer la préférence nationale, Jospin va même, qui sait, inverser les flux migratoires ?

Et bien non, bien sûr que non ! Non ! Face à l'échec de son utopie cosmopolite, la gauche n'en tire pas la bonne conclusion. Au lieu de reconnaître son erreur et de la réparer, elle va aller plus loin encore dans l'erreur. Elle renonce au mythe de l'intégration mais pour se jeter à corps perdu dans celui du communautarisme.

Les socialistes et la classe politique nous avaient dit : "l'immigration ne pose pas de problème parce que les immigrés vont s'intégrer." Maintenant il est clair que les immigrés ne s'intègrent pas mais pour la gauche, tant pis, ça ne change rien. Les immigrés vont continuer à venir toujours plus nombreux, ils ne s'intégreront pas, ils vont s'établir en communautés, il vont coloniser la France? Et la gauche l'a accepté. Et le régime semble déjà s'être adapté à cette nouvelle notion : ce ne sera pas une France intégrée, ce sera une France balkanisée, faite d'une mosaïque de communautés. Et on va dire qu'une France communautarisée, ça marche. Même si Kouchner, confronté à l'épreuve des faits, a déclaré qu'au Kosovo ça ne marchait pas.

Regardez-y de près, ce que je dis est exactement ce qui est en train de se produire. L'intégration exigeait que les immigrés renoncent progressivement à leur culture d'origine. Tant pis, le régime accepte le port du tchador et toutes les revendications identitaires, alimentaires ou autre, jusque dans la matrice de l'intégration que devait être l'école publique.

L'intégration exigeait que les immigrés acquièrent peu à peu la culture française pour se l'approprier. Tant pis, le gouvernement cède devant les immigrés qui contestent les programmes scolaires et entreprend de les adapter et de prendre en compte leurs cultures d'origine.

L'intégration exigeait que les immigrés se plient à la loi française et respectent l'ordre républicain. Mais lorsque des quartiers immigrés se soulèvent, pour ramener le calme, ce n'est plus le préfet que l'on appelle mais l'imam !
L'intégration exigeait que les immigrés se fondent dans le peuple français mais le gouvernement les incite au contraire à conserver et à cultiver leur différence en faisant la promotion d'un pseudo-islam à la française.

Dans une perspective d'intégration, il fallait ne donner la nationalité française qu'à ceux qui étaient intégrés. Or, le gouvernement brade littéralement la nationalité française.
Et comme si cela ne suffisait pas, la gauche veut même offrir les attributs de la nationalité, comme le droit de vote, à des étrangers qui ne demandent même pas à devenir Français !

Voilà, c'est clair : le régime a renoncé à l'intégration. Mais s'il a renoncé à l'intégration, soyons clair, c'est qu'il a renoncé à la France et à la république et même d'ailleurs à l'Europe.

L'affaire du droit de vote aux étrangers est à cet égard très révélatrice : c'est la mise en cause de la nation. Car si ce ne sont plus les Français qui décident chez eux, si les héritiers de ceux qui ont fait notre pays, les descendants des générations qui ont fait notre civilisation, ne sont plus maîtres chez eux, c'est la nation qui disparaît. Mais c'est aussi la république, dont il prétendent pourtant se faire les garants et les défenseurs, qui est mise en cause. Car la république c'est la souveraineté populaire. Et si on donne le droit de vote à ceux qui ne sont pas citoyens, on sape les fondements même de la république.

Et enfin, c'est la négation de l'Europe qu'ils prétendent pourtant construire. Car vous le savez, on a donné le droit de vote aux Européens pour les élections locales et européennes. Nous étions contre, car encore une fois, cela met en cause la nation. Mais il y avait une certaine logique. On créé l'Union européenne : les Européens peuvent voter en Europe. Avec la réciprocité : si les Italiens votent en France, les Français votent en Italie.
Mais là, rien de tel ! En voulant étendre unilatéralement aux étrangers du tiers monde ce droit réservé aux Européens, le régime met en cause le principe même d'une communauté européenne. Et ce faisant, il jette le masque : l'Europe, il s'en fiche !

D'ailleurs avec l'entrée de la Turquie dans l'Europe, c'était déjà clair : Bruxelles, ça n'est pas l'Europe. D'autant que lors de sa venue en France, le nouveau roi du Maroc, Mohamed VI, a réitéré sa volonté de voir un jour le Maroc faire partie à part entière de l'Union européenne. Et M. Chirac naturellement ne lui a pas opposé un refus de principe. Alors la Turquie, le Maroc, pourquoi pas la Tunisie, la Libye, l'Iran ? Il n'y a pas de limite.

Ainsi le régime est tout prêt à faire disparaître la nation. Mais aussi à démanteler la république et à détruire l'Europe. Et bien nous, nous nous y opposerons ! Nous refusons cette vaste entreprise de destruction faite au nom du melting pot planétaire. Nous voulons défendre l'Europe, la république et la nation. Nous refusons cette colonisation qu'on veut nous imposer. Parce que l'immigration massive sans intégration, c'est bien la colonisation. Et la colonisation de la France, je le dis, jamais ! Jamais nous ne l'accepterons, jamais nous ne nous soumettrons. Jamais nous n'arrêterons de combattre.
Et cela d'autant plus, je le constate, que nous sommes aujourd'hui les seuls sur la scène politique française à combattre cette colonisation.

J'ai beau regarder autour de nous, je ne vois personne. Si ! Des femmes et des hommes de bonne volonté, comme l'association " Renaissance 95 " qui organise une manifestation à laquelle je vous invite à participer (13 mai, 14h30, place Vauban). Mais sur le plan politique, je ne vois personne. Le RPF ? Certainement pas ! On l'a suffisamment dit, il veut des quotas d'immigrés supplémentaires, il ne veut pas réformer le code de la nationalité, certains de ses élus sont pour l'entrée de la Turquie dans l'Europe.

Quant au FN, je ne dis pas qu'il est pour la colonisation de la France, mais il semble être devenu maintenant pour l'intégration. De la même manière que les lobbies africains réclament leur quota parmi les animateurs de télévision, le FN, par la voix de M. Fahrid Smahi, réclame des quotas de beurs et de blacks parmi les ministres du gouvernement. Oui, c'est dans le Figaro et dans Marianne. Et puis surtout, on l'a constaté à l'occasion de sa réunion de ce week-end, M. Le Pen n'entend plus se battre pour ses idées, contre ses adversaires politiques. Sa priorité, ce n'est plus le combat pour la France, c'est le combat contre le MNR.

C'est devenu une véritable obsession. Il l'a dit au Figaro, il l'a dit au Point, il l'a dit au Monde. Je le cite : " l'élimination des mégretistes passe avant le résultat de nos listes aux municipales ". En d'autres termes, Le Pen ne voit pas dans ses éventuels candidats aux municipales de futurs élus propres à assurer la défense de leurs idées. Il ne voit en eux qu'une vulgaire piétaille qu'il entend sacrifier pour assouvir son désir de vengeance.

D'ailleurs, il a été très explicite, il veut battre les maires MNR de Marignane et de Vitrolles-en-Provence. Je le cite : "j'aime mieux un honorable maire de gauche qu'un félon de droite." En clair, j'aime mieux un socialiste qu'un mégretiste. Et voilà pourquoi en dehors de toutes les autres raisons, le FN n'a plus aucun avenir. Car au lieu de se battre pour la France, il se retourne contre son propre camp !

Nous, nous avons tourné la page de la crise, nous nous battons pour l'identité de notre nation, nous nous tournons vers l'avenir et nous voulons construire. Construire le grand rassemblement des patriotes Français qui refusent la colonisation et la dissolution de la France.
Et nous appelons d'ores et déjà ceux qui le veulent à se joindre à nous, et tout particulièrement ceux qui, au FN, refusent la politique du pire. A ceux-là, je tends fraternellement la main et je leur dis : "vous êtes les bienvenus". Car le MNR, lui, ne se trompe pas d'adversaire. Nous faisons de la politique pour construire, pas pour détruire. Pour rassembler, pas pour diviser. Et c'est pourquoi nous ne présenterons pas de candidat à Orange face à Bompard parce que nous, nous préférons Bompard à un socialiste !

Et nous lançons l'offensive politique contre la gauche, contre le régime, avec confiance, ardeur et espoir.
Parce que si nous sommes seuls sur la scène politique, nous ne sommes pas seuls dans notre pays. C'est même tout le contraire. Nous avons le peuple avec nous ! Même s'il ne le sait pas encore, même s'il ne nous reconnaît pas encore. Nous avons le peuple avec nous car notre peuple se réveille, il prend conscience, il ouvre les yeux.

Tenez ! Le dernier sondage Louis-Harris effectué pour le compte du gouvernement est parfaitement clair. Je cite. 61 p. cent des Français pensent qu'il y a aujourd'hui " trop de personnes d'origine étrangère en France ". 63 p. cent estiment que " la plupart des immigrés ont une culture et un mode de vie trop différents pour s'intégrer en France " et 55 p. cent estiment dès lors qu'en France, je cite, " on ne se sent plus chez soi comme avant ".

Et nos compatriotes sont très lucides sur les conséquences de cette immigration. 52 p. cent pensent que l'immigration est non seulement " une cause majeure " de l'insécurité, mais aussi " sa cause principale ". 38 p. cent estiment que " les jugements des tribunaux ne sont pas assez sévères quand les délinquants sont d'origine maghrébine " et 81 p. cent sont favorables au renvoi chez eux des immigrés reconnus coupables de délits. 78 p. cent pensent qu'il y aura dans les vingt prochaines années des tensions entre les différents groupes ethniques présents sur notre sol et seulement 10 p. cent pensent que ces groupes vivront " ensemble et en bonne entente ". 65 p. cent refusent que l'on " facilite l'exercice du culte musulman ".

Et à l'ONU qui voudrait nous expédier 23 millions d'immigrés supplémentaires pour compenser le déficit démographique, les Français répondent catégoriquement : non ! Ils sont en effet 70 p. cent à refuser la proposition selon laquelle " la France ne fait pas assez d'enfants, l'immigration est donc une chance pour elle ". Enfin, ils sont 71 p. cent à estimer que " de nombreux immigrés viennent en France pour profiter de la protection sociale ". Ce qui, soit dit en passant, est à peu près la phrase de l'interview au Berlinerzeitung qui a valu à mon épouse Catherine une condamnation à deux mois de prison avec sursis.

Et malgré la propagande antiraciste incessante, ils sont déjà 58 p. cent à trouver justifié le choix d'un chef d'entreprise préférant embaucher à compétence égale, je cite " une personne dont le nom et le prénom sont français alors qu'une personne dont le nom et le prénom sont d'origine étrangère se présente également ". Ce qui veut dire qu'environ deux Français sur trois sont favorables à la préférence nationale en matière d'emploi !
Voilà, ça c'est la France, ça c'est la réalité du peuple français !

Et encore c'est un sondage réalisé pour le gouvernement, c'est un sondage réalisé alors même que le pays est soumis à une propagande et à une répression anti-identitaire inouïe. Pensez à ce qu'aurait donné ce sondage sans cette pression totalitaire !

Alors, chers amis, c'est donc clair. Le peuple français pense comme nous sur cette question majeure. S'agissant de l'immigration, il est avec nous. Et c'est pourquoi nous allons réussir. D'autant qu'il ne s'agit pas de réunir 60 p. cent de nos compatriotes. A 30 p. cent on peut arriver au pouvoir !

Alors, je sais, aujourd'hui, nous en sommes encore apparemment loin. Mais les Français attendent. Ils attendent, certains sans même en être pleinement conscients. Ils attendent un mouvement, une force politique qui pourra enfin répondre à leurs aspirations, qui pourra enfin leur montrer la voie d'une solution, d'un redressement.

Et jusqu'à présent, ils ont été déçus. Le FN, même au temps de sa splendeur, n'était pas la solution car il caricaturait leurs idées, il les enfermait dans des lubies extrémistes ou nostalgiques. Il ne pouvait pas rassembler. Aujourd'hui, le RPF, ils le savent, n'est pas non plus la solution. Ils ont compris que le RPF n'allait être que la 4ème roue de la charrette RPR-UDF-DL-RPF et que cela ne changerait rien. C'est un parti politicien de plus. Alors, il y a nous ! Nous sommes là, tournés vers l'avenir, capables de rassembler. Nous sommes là, sensibles à la souffrance des Français, raisonnables et déterminés. Nous sommes là, fermes sur nos convictions nationales et républicaines. Nous sommes là, organisés et forts. Forts moralement, mentalement, parce que nous avons été sélectionnés et aguerris par les épreuves. Parce que depuis plus d'un an, nous avons démontré notre détermination, notre désintéressement au service de nos idées, notre volonté inébranlable. Car ce que nous avons fait, nul parti n'aurait été capable de le faire. Nous sommes là et nous avons repris l'offensive malgré le manque de moyens et malgré le blocus médiatique. Nous avons repris l'offensive et nous préparons les municipales. Plus de 400 listes partout à travers la France. Plus de 400 villes où nos amis ont commencé leur campagne.

Avec dejà des listes constituées. Avec déjà ici ou là des sondages prometteurs. 14 p. cent au Havre pour notre ami Philippe Fouché-Saillenfest, 24 p. cent à Salon-de-Provence où Philippe Adam se bat pour gagner, tout comme Gérard Freulet à Mulhouse et tant d'autres comme ici à Saint-Denis avec Jean-François Galvaire où la liste est déjà bouclée.

Chers Amis, soyez-en bien conscients, nous sommes un mouvement nouveau qui prend son essor et qui est promu aux plus hautes responsabilités. Parce qu'en ce début de siècle, la France va jouer sa survie. Parce qu'elle refuse de disparaître et parce que notre peuple va nous reconnaître comme l'instrument politique de son redressement. Il va nous reconnaître et, lorsqu'il le fera, viendra pour nous le moment de la victoire, et pour la France celui du renouveau.

Alors, je n'ai qu'un mot d'ordre à vous donner : tenez bon, tenez bon. Nous vaincrons !

Bruno MEGRET dans le trombinoscope
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