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DISCOURS
Poitiers - 30/09/01 - Discours de Bruno MEGRET
La France après le 11 sept
Discours à Poitiers

Des attentats islamistes monstrueux ont eu lieu à New York et à Washington il y a 20 jours, une gigantesque explosion aux origines des plus douteuses est survenue à Toulouse il y a 10 jours, et nous sommes aujourd'hui, ici, à Poitiers.

Le symbole est clair, le message me paraît lumineux : nous sommes confrontés à une menace islamique de grande ampleur et nous voulons nous y opposer. Nous voulons que la France s'y oppose, nous voulons qu'elle préserve son intégrité, c'est-à-dire son identité et sa sécurité.

Et c'est tout le sens du combat politique que nous menons et que nous allons amplifier avec force et détermination pour les élections présidentielle et législatives. Car, là aussi, que les choses soient claires. Dans l'élection présidentielle qui vient je serai candidat pour incarner cette volonté de sécurité et d'identité. Et avec vous, nous allons nous battre pour remettre de l'ordre en France.

Car la situation est grave. Ce qu'on croyait impossible est arrivé. Ce qui relevait des films de fiction ou des romans d'espionnage s'est retrouvé mis en scène dans la réalité en plus spectaculaire et dramatique encore.

Et je voudrais associer à ces attentats celui de Toulouse. Je le sais, le procureur de la république nous a expliqué qu'il avait la certitude à 99 p. cent qu'il s'agissait d'un accident. Mais moi, je n'ai pas confiance dans la justice actuelle de mon pays et je ne crois pas ce qu'il nous dit. D'autant que, chacun le sait, il affirme qu'il s'agit d'un accident parce qu'il n'a aucune preuve que ce serait un attentat. Et bien moi, je serais tenté de dire que nous n'avons aucune preuve que c'est un accident et donc que j'ai la certitude à 80 p. cent qu'il s'agit d'un attentat. Car, à l'appui de ma thèse, j'ai les témoignages que chacun a pu entendre à la télévision, ceux des ingénieurs et des ouvriers de l'usine mais aussi des scientifiques et des spécialistes qui ont expliqué qu'une explosion spontanée était impossible. Et je dis à ceux qui prétendent diriger notre pays qu'il est scandaleux de tromper ainsi nos compatriotes. Les Français ne sont pas des enfants, ce ne sont pas des lâches, ils peuvent affronter la réalité, ils doivent connaître la vérité. Si c'est un attentat il faut le dire. Le dissimuler au motif que ce ne serait pas bon pour les élections qui viennent ou pas bon pour la cohabitation avec les populations musulmanes est scandaleux, car on ne peut rien construire de sain et de durable sur des mensonges. Alors moi, je sais quelle est la vérité, je sais, quoi qu'il en soit, que l'islamisme est devenu une menace majeure. L'islamisme met en cause la paix du monde, compromet la sécurité des occidentaux, détruit nos sociétés européennes et affecte la vie quotidienne des Français.

Bien sûr et avant toute chose, je voudrais en mon nom et en votre nom rendre hommage aux victimes, je l'ai déjà fait pour celles de New York et de Washington et je voudrais le faire très solennellement et plus affectueusement pour nos compatriotes de Toulouse. Je voudrais exprimer ma sympathie à leur famille et à l'ensemble de ceux qui ont été blessés ou qui ont vu leur logement détruit par ces événements tragiques. Pour cela, ils ont notre compassion et notre soutien.

Mais au-delà, passés l'émotion, la douleur et le deuil, il est nécessaire de tirer de ces événements dramatiques les enseignements politiques qui s'imposent. Car il est essentiel que chacun prenne ses responsabilités. Je voudrais donc m'adresser en premier lieu aux Américains et à leur gouvernement. Je voudrais d'abord leur dire sans ambiguïté : " Face aux actes terroristes monstrueux que vous venez de subir, vous avez notre soutien, tout notre soutien. Nous sommes d'accord pour que ces crimes ne restent pas impunis, nous estimons comme vous qu'ils méritent des représailles et nous considérons comme légitime que la France vous apporte en cette occasion son soutien. Car nous ne nous trompons pas d'adversaire. Nous ne sommes pas d'accord avec les Américains sur bien des sujets. Nous n'acceptons pas leur politique mondialiste et leur volonté hégémonique, et il n'est pas question que ces événements conduisent à renforcer encore la dépendance de la France et de l'Europe à l'égard des Etats-Unis.

Cela, c'est clair, n'a pas changé. Mais aujourd'hui, face à un événement majeur qui oppose une nation d'origine européenne victime d'une lâche agression sur ses populations civiles et une fraction du monde islamique qui attaque sauvagement sans crier gare, nous n'hésitons pas et nous savons qui sont nos ennemis. Et ce soutien que nous apportons aux Américains nous autorise plus que jamais à interpeller le gouvernement des Etats-Unis pour mettre en cause la politique suicidaire qu'il a menée à l'égard du monde islamique et pour lui demander d'en changer.

Car chacun le sait, les Américains au fil des années écoulées ont joué la carte du monde musulman et islamique pour contrer, contenir ou affaiblir l'Europe. Ce faisant, ils ont joué avec le feu, un feu qui s'abat aujourd'hui sur eux avec une grande cruauté. Car ne l'oublions pas, ce sont eux qui ont lâché le shah d'Iran il y a près de vingt ans, enclenchant ainsi le processus de développement de l'intégrisme musulman, et donc favorisé le nouveau djihad lancé aujourd'hui contre l'Occident et l'Europe. Et plus récemment ce sont encore les Etats-Unis qui ont soutenu sur notre continent la Bosnie multiethnique et islamique ainsi que les Albanais musulmans au Kosovo et en Macédoine avec, c'est clair, l'idée d'affaiblir l'Europe, de la fragiliser de l'intérieur et d'empêcher l'émergence d'une Europe européenne, fière d'elle-même, attachée à son identité et à son indépendance.

C'est aussi l'Amérique qui plus discrètement pour gêner la Russie, autre nation européenne, et empêcher son réveil a manifesté une sympathie indirecte pour les Tchétchènes. C'est elle également, aussi étonnant que cela puisse paraître qui, par la bouche de son secrétaire d'Etat de l'époque, Madame Allbright, a salué l'arrivée des taliban au pouvoir en Afghanistan, refusant de soutenir le commandant Massoud.

Voilà pourquoi je dis aux Américains : " Prenez conscience de l'absurdité de votre politique, et changez-la, cessez de gêner l'Europe et de favoriser l'islam. Tirez les conséquences de ce qui vient de survenir. Pour la première fois depuis 150 ans vous connaissez sur votre sol les horreurs de la guerre. Pour la première fois vous découvrez ce qu'est une ville en ruine, ce que sont les décombres où sont ensevelis des milliers de civils. Tirez-en la leçon et cessez de vouloir imposer votre nouvel ordre mondial, multiethnique et mondialiste. Cessez de vouloir faire la morale au monde, cessez de vouloir dominer les autres et notamment l'Europe ". Mais je voudrais aussi et surtout m'adresser aux dirigeants européens et bien sûr à ceux qui nous tiennent lieu de dirigeants ici en France. Eux aussi et eux plus encore que les Américains doivent tirer les leçons de ce qui vient de survenir à New York, à Washington et à Toulouse.

Et d'ailleurs si les Américains doivent bombarder les pays qui abritent les terroristes, je suis inquiet car ils pourraient bien dans cette logique bombarder l'Allemagne et la France. Car vous l'avez vu, l'enquête le montre, les terroristes islamiques ont sans doute des bases lointaines en Afghanistan et dans d'autres pays musulmans. Mais la plupart ne viennent pas de ces pays-là, ils viennent d'Europe, ils viennent de nos cités. L'un d'entre eux serait même français. C'est vrai, vous l'avez lu ou entendu, les médias parlent d'un Franco-algérien ou d'un Français d'origine algérienne impliqué dans les attentats. C'est d'ailleurs bien la première fois que les gens du système essayent de nous suggérer par ces formules alambiquées, normalement interdites par les tribunaux, que ce Français-là ne serait pas un vrai Français. Pourtant c'est la réalité effarante, ahurissante : un Français a participé au nom d'Allah aux monstrueux attentats qui ont tué des milliers d'Américains.

Et qu'on ne vienne pas nous dire du côté des médias ou du pouvoir que ce Français-là est un cas à part. Car il y en a des milliers de Français de ce type qui n'ont rien de français et qui crachent sur la France. Tenez il suffit de reprendre l'actualité récente : c'est bien le cas de Saphir Bghouia le tueur de Béziers, c'est aussi le cas d'Habib Mezzaoui le tueur de Cergy et le cas de tous les malfrats islamiques qui sèment la terreur et l'insécurité dans nos villes et nos cités. Car il y a bien une cohérence dans l'horreur. La démarche du dénommé Saphir Bghouia est la même que celle des terroristes de New York. Pas à la même échelle, bien sûr, mais la même logique. Au nom de l'islam on s'en prend aux symboles du pays que l'on exècre et on tue avec des armes ou des méthodes de guerre, sans craindre d'y laisser sa peau.

Le crime de Béziers n'était pas un fait divers. C'était un acte de terrorisme commis par un voyou d'origine étrangère qui a attaqué à l'arme de guerre, au nom de l'islam les bâtiments et les hommes représentant la république française et tuant le chef du cabinet du maire.
Et c'est la raison pour laquelle je me suis rendu à Béziers. J'ai voulu m'associer à la douleur de la famille de M. Farret mais aussi affirmer en votre nom ma solidarité avec tous les Français qui souffrent de l'insécurité et de l'immigration et dire non à la montée de ce terrible fléau islamiste.
Et je dis aujourd'hui qu'il est temps que chacun prenne pleinement conscience du danger dramatique que fait peser sur notre pays l'islamisme et donc l'islam. Je dis bien l'islamisme et donc l'islam. Car bien sûr je ne fais pas l'amalgame entre l'un et l'autre. Tous les musulmans ne sont pas des terroristes ni des délinquants. On peut pratiquer la religion musulmane sans vouloir tuer les non-musulmans et détruire leur pays. Mais il faut bien comprendre à l'inverse qu'il n'y a pas d'islamisme sans islam. L'islam même modéré est le berceau de l'intégrisme islamique. Et l'immigration est chez nous le berceau de l'islam. L'immigration conduit à l'islamisation qui conduit à l'islamisme qui engendre la violence et la guerre. Voilà pourquoi il est stupide de la part de nos dirigeants d'encourager une immigration massive et incontrôlée. Il est suicidaire de faciliter l'installation de l'islam sur notre sol. Il est irresponsable de favoriser la construction de mosquées comme le fait M. Gaudin, de tolérer l'ouverture d'écoles coraniques et de centres islamiques de toute sorte. Car même si beaucoup de fidèles ou d'imams ne sont pas hostiles à la France et à l'Europe, c'est néanmoins dans ces lieux dédiés à l'islam que se forment, se recrutent et se réfugient les islamistes ici, chez nous, à Poitiers, à Paris, à Bordeaux et partout en France.

Aussi est-il scandaleux d'entendre les dirigeants de la classe politique française, les Jospin, les Chirac, les Vaillant et tous les autres nous expliquer qu'il ne faut pas faire d'amalgame et qu'il n'y a donc rien à redouter de l'islam et de l'immigration. C'est irresponsable et même criminel de leur part de dire aux Français qu'il faut se mobiliser contre les terroristes mais qu'il n'y a rien à craindre de la montée de l'islam et du développement de l'immigration. N'ont-ils donc pas vu, pas entendu la liesse qui s'est exprimée dans les cités de non-droit, dans les quartiers arabes ici chez nous lorsque ces terribles attentats ont été connus ? N'ont-ils pas noté avec inquiétude que les musulmans les plus intégrés, les plus modérés, commencent à se poser ouvertement la question de savoir dans quel camp ils se rangeraient si la situation s'envenimait ? N'ont-ils pas observé partout dans le monde la joie des masses musulmanes et leur soutien à Ben Laden qu'ils considèrent comme un héros ? Et cela en dépit des propos modérateurs et pro-américains de leurs dirigeants. Comment ne pas voir qu'il y a derrière ces terribles événements les signes inquiétants d'un véritable affrontement entre le monde européen et le monde islamique qui prend l'allure d'un véritable choc des civilisations.

Alors, bien sûr qu'il ne faut pas jeter de l'huile sur le feu. Bien sûr qu'il faut tout faire pour éviter qu'il en soit ainsi. Bien sûr qu'il faut prôner la tolérance, la concorde et la paix. Mais il faut dans le même temps se préparer au pire. Il faut surtout agir concrètement pour que le pire ne survienne pas. Et pour cela c'est clair il ne faut pas comme le font nos politiciens refuser de voir la réalité. Moi je la regarde cette réalité et je dis qu'il est temps que chacun ouvre les yeux et comprenne que notre pays est infiltré par une cinquième colonne islamique, qu'aujourd'hui le danger vient autant de Kaboul que de Mantes-la-Jolie, que nos cités sont devenues des poudrières comme celles de Palestine et que les attentats contre le Pentagone sont de même nature que ceux quotidiennement perpétrés dans nos banlieues contre les policiers, les pompiers et tous les représentants de l'Etat. Voilà pourquoi la lutte contre l'islamisme et contre le terrorisme commence ici dans notre pays. Parce qu'il y aurait quelque chose d'absurde et de criminel de voir nos gouvernants s'engager aux côtés des Américains dans des actions de représailles contre le terrorisme islamique à l'autre bout de la planète et de ne rien faire ici chez nous pour endiguer la montée de cette terrible menace.

Je demande donc au nom du MNR mais aussi au nom des Français qui ne sont plus représentés par les partis institutionnels, je demande donc une politique entièrement nouvelle pour protéger notre peuple et notre nation. Une politique qui soit capable de rétablir notre sécurité en même temps qu'elle garantirait notre intégrité et notre identité.

Ceci dit, je doute que la classe politique soit capable de la mener. Elle est d'ailleurs en plein désarroi car elle se sent prise au piège de ses monstrueuses contradictions. Au fond d'eux-mêmes, les politiciens savent bien qu'on ne peut pas à la fois lutter contre la montée de l'islamisme en France et organiser l'installation de l'islam sur notre sol. De même d'ailleurs qu'il y a quelque chose d'ahurissant à voir ces politiciens faire la promotion des femmes, n'hésitant pas pour introduire la parité à bafouer les principes de la république, et à encourager dans le même temps le développement de l'islam dont chacun sait pourtant qu'il place les femmes en situation d'infériorité et de subordination.

Il est donc plus que temps de changer de politique et d'appliquer la politique qui assurera notre intégrité nationale, la défense de notre identité et de notre sécurité. Il n'y a aucune fatalité à la montée des menaces. On peut parfaitement en quelques années rétablir notre sécurité. La politique pour le faire existe et si la classe politicienne refuse de la mettre en oeuvre il faut la balayer. Et nous, nous sommes prêts, nous savons ce qu'il faudrait faire. Nous avons un plan.

Ce plan de lutte contre le terrorisme islamique passe par un préalable : il faut modifier complètement notre politique d'immigration. La marée migratoire doit être stoppée. Il faut maîtriser ce phénomène et refouler cette mauvaise immigration qui développe dans notre pays l'islamisme, l'insécurité, le chômage et les impôts, et qui compromet notre identité et notre cohésion nationale. Et je parle bien de cette mauvaise immigration qui crée dans nos cités des zones de non-droit, qui engendre la prolifération des bandes ethniques, qui entraîne la multiplication des mosquées et qui provoque chez nos compatriotes déracinement, angoisse, injustice et frustration. Parce que c'est vrai il y a par ailleurs une bonne immigration, c'est celle qui est bénéfique à notre pays. Ce sont les étrangers qui viennent chez nous pour y apporter leur travail, leur savoir-faire et leur talent, qui respectent nos lois, nos coutumes et notre identité et qui aiment notre nation. Et nous n'avons rien contre la bonne immigration. Nous n'avons rien par exemple contre l'ingénieur italien, l'infirmière espagnole, le scientifique d'Europe de l'Est, voire le virtuose de l'informatique chinois. Mais ceux qui viennent sur notre sol, souvent même sans notre autorisation, pour exploiter la France, abuser de notre système de protection sociale sans rien apporter d'autre que la délinquance et la revendication, ceux qui ne viennent chez nous que pour installer l'islam et nous imposer leurs moeurs et leurs coutumes sans accepter les nôtres n'ont pas leur place dans notre pays et doivent rentrer chez eux.

Tenez par exemple au printemps dernier de graves incidents sont survenus dans les piscines de Toulouse et de Lyon, de très graves incidents puisqu'une voiture a été précipitée dans un bassin, de nombreux maîtres-nageurs ont été envoyés à l'hôpital. Pour quelle raison : parce que les jeunes musulmans refusent de porter le slip de bain imposé pour des raisons d'hygiène et veulent porter le caleçon. Et l'imam de la grande mosquée de Lyon est venu leur apporter son soutien. Pour lui, " il ne faut pas exhiber certaines parties du corps. Or un maillot de bain moulant c'est comme si on cachait le soleil au zénith par un tamis . En ce sens, poursuivait-il, les jeunes ont raison de refuser de le porter ". Et voilà, ce sont les imams qui veulent maintenant nous dicter nos règlements y compris les règlements sanitaires pour les piscines ! Alors cela nous le refusons. Et c'est pourquoi il faut là encore en finir avec le laxisme des autorités et l'impuissance coupable qui paralyse les pouvoirs publics.

Tout doit être fait désormais pour défendre notre identité et la cohésion de notre nation. Les principes de la laïcité républicaine doivent être rétablis et les immigrés quels qu'ils soient doivent se soumettre à nos lois et à nos coutumes. Les femmes doivent être respectées, l'excision sévèrement condamnée, le port du tchador interdit et la polygamie refusée. Et surtout il faut refouler cette mauvaise immigration qui pénalise la France et les Français. Pour les clandestins et les délinquants, je dis maintenant ça suffit ! Ils doivent être immédiatement et systématiquement expulsés dans des conditions dignes et humaines mais sans échappatoire et sans mesure dilatoire de la part des magistrats. Ceux qui ne respectent pas nos lois et ne viennent pas pour travailler mais pour vivre en parasites d'aides et de trafics, à ceux là, je le dis : dehors ! Et encore une fois que chacun se rassure : dehors avec humanité. Nous voulons même que ces retours soient couplés avec une politique généreuse d'aide aux pays d'origine afin de les aider à réinsérer chez eux leurs ressortissants pour qu'ils ne soient pas déstabilisés par ces retours. Une politique de coopération par laquelle nous les aidons dans leur développement, à charge pour eux de nous aider à empêcher définitivement les mouvements migratoires néfastes.

Ainsi faut-il refouler la mauvaise immigration ce qui, dès lors, nous permettra d'accepter et d'assimiler la bonne immigration, celle, limitée, des étrangers qui aiment la France, qui la respectent et qui veulent la servir. Encore faudrait-il pour cela raviver le patriotisme et la fierté des Français car on se demande bien ce qui pourrait conduire un étranger à devenir français au vrai sens du terme si les Français eux-mêmes ne savent plus qui ils sont et ne sont plus fiers de leur pays. Comment un étranger pourrait-il, comme l'ont fait beaucoup d'Italiens, d'Espagnols ou de Polonais au début du siècle, rechercher comme un honneur et un avantage l'appartenance à la nation française si les Français eux-mêmes ont honte d'être français et s'ils sont moins bien traités que les étrangers par leur propre gouvernement ?

Aussi faut-il rétablir la préférence pour les citoyens français en France : que ce soit pour le vote, pour l'accès aux emplois, notamment aux emplois publics, mais aussi pour la plupart des prestations sociales. C'est nécessaire pour que nos compatriotes retrouvent leur rang dans leur propre pays mais c'est aussi indispensable pour redonner tout son prix à l'acquisition de la nationalité française qui doit redevenir un honneur mais aussi un avantage mérité. Il faut donc pour cela modifier le code de la nationalité afin que la qualité de Français cesse d'être accordée automatiquement à n'importe qui et ne soit plus réservée à titre exceptionnel qu'à ceux qui s'en montrent dignes.
Ainsi peut-on en quelques années résoudre le problème de l'immigration. C'est possible et sans provoquer nécessairement des levers de boucliers. Tenez, savez-vous que le gouvernement italien de MM. Berlusconi, Fini et Bossi vient de décider de faire voter une loi sur l'immigration intégrant le principe de la préférence nationale en matière d'emplois. On peut donc résoudre le problème de l'immigration et par là-même empêcher l'islamisation de la France et donc supprimer chez nous les bases de l'islamisme et du terrorisme.

Mais sans attendre les effets de cette politique à moyen terme, il faut dès maintenant prendre des mesures énergiques. C'est ce que je propose dans le cadre de notre plan anti-terrorisme.

En premier lieu, il me paraît en effet essentiel de procéder, immédiatement en même temps que les représailles américaines, à la fermeture des bases islamistes et à l'expulsion de tous les islamistes présents sur notre territoire. Il faut expulser les mollahs intégristes, fermer les écoles coraniques et les librairies qui diffusent la littérature terroriste, dissoudre les organisations islamistes, arrêter la construction des mosquées et fermer celles qui sont noyautées par les fondamentalistes. Il faut aussi nettoyer les zones de non-droit pour récupérer les armes de guerre, détruire les cellules clandestines et démanteler les bandes ethniques.

La deuxième série de mesures vise à doter notre pays de véritables moyens anti-terroristes. Il ne doit plus être question de subir, de comprendre ou pire de pactiser mais de combattre et de punir pour imposer la loi républicaine. Et je pose la question : comment M. Jospin prétend-il être crédible dans la lutte contre le terrorisme islamique dès lors qu'il cède à cinquante encagoulés dans un maquis corse ? Il faut donc déclarer la guerre au terrorisme et se donner les moyens de le combattre : rétablir la peine de mort, renforcer nos services de sécurité et de renseignement et développer les moyens de la police et de la justice.

Troisième impératif : il faut reconstruire notre armée. Le siècle qui s'ouvre risque de donner lieu à de multiples confrontations. Les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et même le Japon se réarment. Pourquoi la France pendant ce temps détruit-elle son armée ?
Il faut lancer un programme de réarmement pour rattraper le retard pris dans les années passées et constituer une puissante force d'intervention polyvalente. Je demande également la création d'une garde nationale pour la défense du territoire recrutée sur la base d'un service militaire volontaire. Enfin il faut créer un conseil national de sécurité pour regrouper, coordonner et rendre plus efficaces tous les services concernés par la sécurité de notre pays.

En quatrième lieu, il faut protéger nos frontières et pour cela il faut suspendre les accords de Schengen qui conduisent à des absurdités incroyables comme l'affaire du foyer de Sangatte. A Sangatte, le gouvernement français a en effet installé un centre d'hébergement réservé aux clandestins. Ceux-ci y sont accueillis, nourris et entretenus aux frais du gouvernement. Pourtant ils sont hors la loi, et devraient donc être arrêtés et expulsés. Or ils sont libres d'aller et venir sur le territoire français. Et ils consacrent leur temps à essayer de passer en Angleterre. Et lorsque cela se produit, alors là la police française intervient pour les en empêcher. On croit rêver : la police laisse les clandestins entrer chez nous mais se mobilise pour les empêcher de sortir ! Sans pour autant les arrêter.

Nous devons donc rétablir les contrôles aux frontières et créer un véritable corps de protection de nos frontières capable d'assurer la recherche, le contrôle et l'expulsion des étrangers indésirables.

Enfin, dernière idée. S'agissant de la politique étrangère nous devons cesser d'être à la remorque des Américains et renouer des liens étroits de coopération et d'amitié avec les pays arabes modérés ou laïcs. Ces Etats constituent des remparts contre l'islamisme et leur faiblesse est une menace pour nous. Nous devons les soutenir et développer avec eux une politique de coopération économique et militaire incluant bien sûr, comme je l'ai déjà dit, l'indispensable maîtrise des flux migratoires vers le continent européen.

Voilà. Croyez moi, si toutes ces actions étaient engagées avec vigueur et détermination, elles nous permettraient sans coup férir de remettre de l'ordre dans notre pays et de le protéger de la menace islamique. Il en résulterait un retour spectaculaire de la sécurité y compris pour les petits délits de la vie quotidienne. C'est possible, c'est le projet du MNR, c'est le projet que j'incarne pour l'élection présidentielle qui vient.

Tous les autres candidats, vous n'avez qu'à les écouter, refusent de voir la vérité en face. Les uns, comme Chirac, se réfugient dans le giron des Américains. D'autres, et ils sont nombreux, comme les Hue, les Bayrou, les Madelin, se mettent la tête dans le sable. Bayrou, par exemple, on lui parle terrorisme, il répond qu'il faut plus d'Europe. Il est vrai qu'il est monomaniaque quel que soit le problème, il répond par l'Europe. Il y a aussi ceux, comme Jospin, Chevènement et la plupart des ministres, qui sont terrorisés non par les exactions des terroristes, mais par la réaction des Français qu'ils craignent de voir agressifs envers les musulmans. Comme si la répression anti-raciste n'était pas assez forte. Il en est même, comme Le Pen ou Laguiller, qui se trompent carrément d'adversaire et qui s'en prennent aux Américains plutôt qu'aux islamistes. Et notez le, ils ont tous un point commun, ils dirigent nos regards au-delà des frontières comme si l'essentiel était surtout d'éviter que l'on pose la vraie question : celle de l'immigration, de l'islam et du terrorisme en France.

Et bien voilà pourquoi, je serai dans quelques semaines candidat à l'élection présidentielle. Je le serai parce que les politiciens refusent de regarder la réalité en face. Ils ne veulent pas voir que les vrais problèmes, les plus grandes menaces, sont chez nous. J'entends donc m'engager pour proposer à nos compatriotes de changer de politique. Que l'on affronte enfin la réalité. Que l'on s'occupe enfin de protéger les Français. Dans cette campagne qui s'ouvre, j'entends incarner une volonté de sécurité. Car je n'oublie pas, moi, que les dirigeants d'une nation ont comme principale mission, avant tout le reste, d'assurer la protection du peuple dont ils ont la charge.

Alors bien sûr, comme candidat à la plus haute fonction de l'Etat, je ne me limiterai pas à ce seul impératif de sécurité, car il y a, je le sais, bien d'autres tâches à accomplir dans notre pays.

Tenez, il y a aussi la question de notre avenir économique. Car ces attentats ont une incidence directe sur la prospérité des Français puisqu'avec le mondialisme voulu par nos dirigeants tout ce qui va mal dans un coin de la planète est immédiatement répercuté chez nous. Or je constate que là encore on nous a menti, car l'euro ne nous a en rien protégé. Si l'euro était la puissante monnaie indépendante qui contrebalançait l'influence du dollar, elle aurait dû grimper en flèche en même temps que le dollar s'effondrait. Mais ce n'est pas ce qui s'est passé. C'est le franc suisse qui a servi de valeur refuge. L'euro est une opération qui ne nous apporte rien et qui nous entrave encore davantage.

Et ce n'est pas fini puisqu'il va falloir abandonner nos pièces et nos billets en francs à partir du 1er janvier. Et, là encore, le pouvoir se moque des Français car non seulement il ne résout aucun de nos problèmes, mais en plus il en crée d'autres artificiellement. Car au désordre qui accable notre pays dans tous les domaines va s'ajouter la formidable pagaille de l'euro. Chacun va devoir devenir un virtuose du calcul mental. Sachant qu'un euro égale 6,55977 francs, et qu'une baguette coûte 4,10 francs, combien peut-on acheter de baguettes avec 8,60 euros ? Et bien sûr dans ce calcul, je n'introduis pas les anciens francs. Car ceux qui ne sont pas encore passés aux nouveaux francs vont devoir faire le grand saut. Et tout le monde va devoir éviter les arnaques, les erreurs, les augmentations de prix sournoises. Sans parler des hold-up. Car l'armée devait être mobilisée pour la protection des transferts de fonds mais comme elle est déjà clouée au sol par Vigipirate et qu'elle est maintenant trop réduite pour accomplir deux tâches à la fois on se demande ce qui se passera si les islamistes et les gangsters passent à l'action en même temps. Sans compter que rien de tout cela n'était nécessaire. Car sur le plan monétaire et financier, l'euro existe déjà et le franc a déjà disparu. Sur les marchés financiers et sur les places boursières on ne cote que l'euro et tout est coté en euro. Donc tous les avantages économiques qu'on était censé recueillir de l'instauration de l'euro, on est déjà en mesure de les recueillir. On ne voit rien venir, mais c'est une autre affaire. Les pièces de monnaie et les billets de banque en francs que nous portons sur nous ne sont donc rien d'autre qu'un habillage en métal ou en papier de l'euro. Il n'y avait donc aucune nécessité à les faire disparaître. On pouvait parfaitement conserver le franc pour les échanges quotidiens tout en maintenant l'euro comme devise internationale.

Si donc ils veulent faire disparaître le franc, c'est uniquement par volonté idéologique de détruire ce symbole ancestral de notre identité et de notre souveraineté. Et je dis qu'il est scandaleux pour assouvir une obsession mondialiste de plonger ainsi, comme ils vont le faire, tout un peuple dans une pagaille monstrueuse et inutile. Voilà pourquoi, là encore, sur cette question comme sur celle de l'islamisme et de l'immigration nous proclamons comme Charles Martel que nous célébrons aujourd'hui : restons francs ! Soyons francs ! Car sur tous les grands enjeux nous voulons assurer la défense des Français et c'est pourquoi, dans la campagne qui s'ouvre, je proposerai plus globalement à nos compatriotes de remettre de l'ordre en France.
Afin que les idées soient remises à l'endroit, que les nécessaires hiérarchies soient rétablies, que les autorités légitimes puissent à nouveau prévaloir et que nos valeurs de civilisation nous servent à nouveau de repères.
Afin que les familles soient aidées, que les enfants français soient nombreux, que les emplois soient préservés, que ceux qui travaillent cessent d'être ponctionnés, que les honnêtes citoyens soient protégés, que notre cadre de vie soit respecté, que les Français soient prioritaires chez eux, que l'école transmette nos savoirs de civilisation, que notre peuple décide lui-même de son avenir. Bref que tout ce qui est bénéfique soit de nouveau naturel, légitime et réel.

C'est mon projet et je le présenterai de façon plus détaillée dans quelques semaines. Mais je sais que c'est secrètement le projet d'une large fraction de notre peuple. Voilà pourquoi, chers amis, il peut devenir demain celui de la France toute entière. C'est possible.

C'est possible, je dirais à une condition : que les Français retrouvent la fierté de ce qu'ils sont et se fixent de grandes ambitions capables d'enthousiasmer notre peuple et de le porter à se redresser et à se surpasser. N'oubliez pas qu'une nation qui ne veut plus progresser ne peut que régresser. Si donc notre pays veut s'arracher au désordre et aux menaces qui l'accablent, il doit de nouveau chercher à s'élever au plus haut pour retrouver un rang qui corresponde à son génie et à sa grandeur. Tout comme l'Europe doit elle aussi retrouver le prestige et la puissance qui correspondent à son histo

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