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DISCOURS
Vienne - 10/11/01 - Discours de Bruno MEGRET
La droite et les médias
Les partis de droite et les médias en Europe. Discours du colloque de Vienne

La question posée dans le cadre de ce colloque sur les partis de droite et les médias en Europe me paraît particulièrement pertinente car elle correspond, en tout cas pour la France, au problème majeur auquel nous sommes confrontés.

Et je pourrais ici bien sûr vous dresser un tableau particulièrement saisissant du caractère partisan, voire totalitaire, des médias français, je pourrais vous donner de nombreux exemples sur la manière dont ils favorisent la gauche et l'extrême gauche, sur les techniques qu'ils utilisent pour occulter, neutraliser, culpabiliser et diaboliser la droite dans notre pays. Et je suis très bien placé pour en parler puisqu'avec mon mouvement, le MNR, nous en sommes les principales victimes.

Mais je voudrais aujourd'hui aller un peu plus loin pour tenter d'expliquer quelle est la nouvelle donne politique qui résulte de la place qu'occupent désormais les médias dans notre pays.

Il est devenu habituel de considérer que les médias constituent le quatrième pouvoir, après les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Je crois que cette vision des choses est dorénavant contraire à la réalité. Car les médias sont aujourd'hui le premier pouvoir en France.

Ce sont eux qui donnent le ton, ce sont eux qui disent ce qu'il faut penser, ce qu'il faut croire et ce qu'il faut dire. C'est par rapport à eux que chacun au sein de l'établissement se détermine et que chacun est jugé. Les politiciens du système leur sont totalement soumis. Car ce sont les médias qui font et défont les réputations, qui organisent des campagnes de dénigrement ou de promotion selon leur bon vouloir. Dès lors, les gouvernants, comme la plupart des parlementaires et des magistrats, se déterminent moins en fonction de l'opinion du peuple que de l'opinion des médias, ou si vous préférez en fonction de l'opinion publique telle qu'elle est mise en scène par les médias. Leur pouvoir est d'ailleurs si grand que ce sont eux qui sont les détenteurs, les inventeurs et les propagateurs de l'idéologie dominante. Il y a en effet en France une pensée unique qui s'impose à tous et ce sont les médias qui en sont le principal vecteur de diffusion, ce qui leur confère en retour le pouvoir d'influence exorbitant que nous connaissons aujourd'hui.

La pensée unique occupe en effet le devant de la scène publique avec une très grande force. Construite autour de l'idée que la mondialisation est par nature bénéfique et doit donc être poussée dans sa logique la plus extrême, cette pseudo-pensée véhicule en réalité une idéologie mondialiste qui prône le mélange planétaire et vise à la disparition des frontières, des nations, des races et des religions. Il s'agit par ailleurs d'une pensée de nature matérialiste et libertaire. Ainsi, pour ses sectateurs, seule compte l'économie et tout doit être subordonné au développement des marchés. Car pour le reste aucun système de valeurs ne doit prévaloir et tout est permis dès lors que l'on respecte les droits de l'homme. En France, cette idéologie politiquement correcte est de surcroît mâtinée d'étatisme et de socialisme, et s'impose à tous avec une force quasi totalitaire.

Les médias sont tous totalement imprégnés de cette idéologie et diffusent sur toutes les grandes questions un même message inspiré de ces principes. Et on ne peut qu'être frappé par l'unanimisme bêlant qui se manifeste ainsi à tout propos sur les ondes et dans les colonnes de la plupart des journaux. Qu'il s'agisse du conflit du Kosovo ou de la guerre du Golfe, que cela concerne l'immigration ou l'euro, les traités européens ou la mondialisation, il n'y a qu'une opinion possible, celle de la pensée unique matraquée quotidiennement par la télévision, la radio et la presse écrite. Et aucune voix dissonante ne vient jamais troubler ce concert bien réglé. Car la contestation est impossible. Celui qui n'est pas d'accord n'a pas la parole ou voit sa pensée caricaturée, ridiculisée ou diabolisée.

Une telle situation ne peut bien sûr qu'avoir des conséquences dramatiques dans notre pays.
La première c'est que les politiciens du système, de droite comme de gauche, se soumettent à cette pensée unique en menant tous la même politique. A cause de la puissance des médias, la pensée unique débouche sur une politique unique. Et c'est ainsi qu'en France, depuis près de 20 ans, les gouvernements changent, mais, dans les grands axes, la politique reste la même : l'ouverture des frontières, la mondialisation sans frein, l'euro-fédéralisme bruxellois, l'immigration massive et incontrôlée, le nouvel ordre mondial américain. Et le laxisme moral.

Or, cette politique ne résout pas les problèmes concrets auxquels sont confrontés nos compatriotes, que ce soit l'insécurité, la précarité, la perte des repères et du sentiment identitaire. Et il en résulte un grand décalage entre le peuple préoccupé par ses problèmes quotidiens et les dirigeants soumis à la pensée unique des médias.
La seconde conséquence de cette situation c'est qu'il n'y a pratiquement plus de débat. Les hommes politiques du système admis dans des confrontations télévisées sont toujours d'accord sur l'essentiel et ne s'opposent plus que sur des détails. Mais, s'il n'y a plus de débat, il n'y a plus de démocratie. Les vrais enjeux ne sont plus soumis aux Français, ou plutôt ils leur sont présentés mais une fois la question déjà tranchée. Il ne subsiste donc plus qu'une démocratie d'apparence et résiduelle, qui existe certes formellement mais qui ne fonctionne plus qu'à l'intérieur du champ clos de ce qui est autorisé. Nous sommes en France en démocratie surveillée.

Ainsi les médias, en devenant le pouvoir numéro un et en se faisant le vecteur de la pensée unique, dictent-ils leur politique aux Français et vont-ils à l'encontre de la démocratie.

Nous sommes donc engagés en France dans une logique très préoccupante qui n'est cependant pas sans issue. Et c'est bien à briser cette logique malsaine que nous nous employons au Mouvement national républicain. Car il y a, j'en suis convaincu, une voie pour sortir de cette dictature médiatique.

D'abord, si le pouvoir des médias est puissant dans ses effets, il est fragile dans ses fondements. Toutes les études montrent que les Français accordent de moins en moins de confiance aux médias. Actuellement moins de 50% de nos compatriotes pensent '' que les événements se sont déroulés comme les médias le rapportent '' et ce taux ne cesse de décliner. Les médias perdent donc progressivement de leur crédibilité.

Ce phénomène est d'ailleurs amplifié par le décalage qui existe entre la réalité virtuelle que l'on montre aux Français et la réalité concrète qu'ils vivent au quotidien. Et plus les problèmes les touchent, plus ce décalage est grand. Quand on leur explique que l'insécurité est plus un sentiment qu'une réalité et que celle-ci n'a aucun rapport avec l'immigration, alors qu'ils constatent quotidiennement le contraire, c'est la pensée unique et le pouvoir médiatique qui s'affaiblissent d'autant.

Aussi sommes-nous au MNR confiants dans l'action politique que nous menons car elle s'appuie sur la réalité des problèmes auxquels sont confrontés nos compatriotes ainsi que sur la réalité de leurs sentiments et de leurs réactions.

Et je suis convaincu que le réel finit toujours par l'emporter sur le virtuel. Je suis convaincu que, par les temps difficiles qui s'annoncent, le politique au sens noble du terme va retrouver sa place et ses lettres de noblesse. Car lorsque les épreuves se précipitent, lorsqu'un choc de civilisations se prépare, ce qui prévaut ce ne sont plus les artifices des médias mais l'art du politique.

Et si demain le politique remet les médias à leur juste place, ce sera non seulement le triomphe du réel sur l'idéologie mais aussi celui des mouvements qui respectent le réel. Ce sera donc le retour de la droite.

Bruno MEGRET dans le trombinoscope
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