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DISCOURS
Nice - 23/02/02 - Discours de Bruno MEGRET
Trois ans pour forcer le destin
Intervention au congrès de Nice : Le MNR n'est pas un mouvement comme les autres

Il y a moins de trois ans nous fondions le MNR. Pour ceux qui étaient présents, vous vous en souvenez sûrement, il s'agissait d'un week-end pluvieux à La Baule, lors d'un conseil national, le 2 octobre 1999.

Les mois précédents avaient été difficiles et l'été morose car les résultats des élections européennes n'avaient pas été à la hauteur de nos espérances. Moins de 5 % des voix. Même si, avec 3,5 %, nous engrangions plus d'un demi million d'électeurs c'est-à-dire, soit dit en passant, beaucoup plus que Chevènement en 1994. Mais nous n'avions pas eu d'élus et nous nous étions retrouvés avec une dette considérable de près de 12 millions de francs.
En urgence, il avait fallu faire face : lancer des souscriptions auprès de nos adhérents et de nos sympathisants, et passer l'été à négocier avec les fournisseurs, à réduire le nombre de nos permanents, à revoir nos dépenses courantes et à boucler malgré tout le compte de campagne.

Les médias nous annonçaient morts, nos adversaires nous avaient déjà enterré, pour beaucoup nous avions disparu.

Et c'est pendant ces quelques mois de juin, de juillet et d'août 1999 que notre avenir s'est joué et que la nature de notre mouvement s'est révélée. Car à notre place beaucoup auraient abandonné, la plupart des politiciens mis dans la situation où nous nous trouvions auraient jeté l'éponge.

Cela n'a pas été notre cas. Nous avons relevé le défi, nous avons eu le courage de dire non, non à la fatalité, non à la démission, non à la soumission et nous n'avons pas cédé aux difficultés. Nous avons au contraire décidé de prendre l'offensive et de fonder un nouveau mouvement pour assurer le renouveau de la droite nationale et le renouveau de la France. Et voilà pourquoi, d'emblée, le MNR n'est pas un mouvement comme les autres. A sa fondation, il y a un acte de volonté majeur, à ses origines il y a une affirmation très puissante de forcer le destin.

Et lorsqu'à la rentrée de 1999 nous fondons le MNR c'est déjà une victoire. Une victoire sans doute invisible car elle ne se traduit pas c'est vrai par des succès politiques, électoraux ou médiatiques, mais une victoire de la volonté, une victoire de la foi et de l'espérance qui au sein de chacun d'entre nous a triomphé du doute ou de la déception.

La fondation du MNR ne s'est donc pas faite avec tambours ou trompettes. Mais elle n'en a que plus de relief et elle en dit long sur notre avenir, car il n'y a pas de grande réussite sans grandes épreuves. A contrario, regardez le sort du RPF de Pasqua et de Villiers fondé à la même époque mais à grand fracas médiatique. Le RPF a alors le vent en poupe, il doit rénover la vie politique française, balayer la droite nationale et bousculer le RPR. Aujourd'hui, il est moribond. C'était un coup sans lendemain, une opération politicienne gonflée par le vent médiatique. Le MNR en revanche est fondé sur du solide. C'est-à-dire sur la clarté d'une stratégie, sur la force des convictions et sur le dévouement des milliers et des milliers de Français qui croient dans notre idéal et qui ont foi dans notre capacité à le faire triompher.

Et cette assise humaine sur laquelle est érigée le MNR, elle se révèle immédiatement et de façon très concrète car ce sont aussitôt des milliers de chèques qui nous arrivent pour apurer nos dettes et permettre à notre nouveau mouvement de prendre son envol. Et je remercie tous ceux qui alors, comme aujourd'hui, nous ont aidé et nous aident chacun à sa mesure avec foi et générosité.
Grâce à ces gestes innombrables, nous réussirons à honorer nos engagements et à vivre au quotidien des seuls soutiens de nos adhérents et de nos sympathisants.

De la sorte, le MNR s'affirme d'emblée comme une formation parfaitement saine, capable d'exister par ses seules forces et d'agir sans le soutien de personne d'autre que ceux qui en sont la substance. Seul mouvement politique français d'envergure nationale à exister sans subvention d'Etat, en toute intégrité et en toute transparence.

Dès lors notre mouvement s'identifie, se structure, s'organise et agit avec une efficacité qui prend bien souvent nos adversaires de court. Nous nous dotons d'un nouveau nom, d'un nouveau sigle et d'un emblème : la feuille de chêne dans le drapeau tricolore, symbole des valeurs d'identité, d'enracinement, de droiture et de justice auxquelles nous sommes attachés. Symbole aussi de la France éternelle, qu'elle soit monarchie ou république. Cette identification toute nouvelle nous amène à entreprendre de vastes campagnes pour nous faire connaître. Campagnes qui portent leurs fruits. Car on peut considérer aujourd'hui que notre mouvement est maintenant clairement reconnu par tous ceux qui s'intéressent à la politique, même si c'est vrai de nombreux Français ne nous connaissent pas encore sous notre nom. Je crois néanmoins que ce défaut de reconnaissance qui a été un handicap dans les années passées et qui l'est encore un peu va se transformer en un atout. Car le MNR lorsqu'il sera totalement connu, le sera comme un mouvement neuf n'ayant rien de commun avec les partis qui, du PC au FN, représentent l'établissement politicien.

En même temps que ce travail d'identification, nous entreprenons de structurer notre mouvement. Les fédérations départementales sont mises en place et sans cesse maintenues et renforcées. Quant aux fédérations, elles s'organisent et se mobilisent pour accomplir avec des moyens souvent dérisoires l'ensemble des tâches politiques que nous décentralisons sur tout le territoire pour étendre partout la présence et l'influence de l'étendard à la feuille de chêne. Et, là encore, je salue le travail remarquable, souvent obscur et ingrat mais essentiel et héroïque, de l'ensemble des secrétaires départementaux, de leurs équipes et de tous leurs militants. Et laissez-moi citer tout particulièrement ces fédérations et sections de la France profonde, où souvent une poignée de cadres réussissent des prodiges et triomphent de tous les obstacles. Et au delà, je salue le travail de tout les militants qui font face à l'isolement et à toutes les difficultés, qui effectuent les collages d'affiches et les distributions de tracts par tous les temps envers et contre tout avec courage, détermination et bonne humeur.

Je salue aussi en votre nom ces amis chers que le destin nous a prématurément enlevé : le fidèle militant et élu national de Saint-Denis Pierre Pauty, le Colonel Pierre Salanié, secrétaire départemental du Lot et militant d'une admirable persévérance qui est mort en fonction il y a deux mois, notre regrettée Chantale Tison, secrétaire départemental de la Vienne, tragiquement disparue avec son mari dans un accident de voiture, Carmel Groisard, ancien maire de Vendée qui, peu de temps avant de nous quitter, sollicitait encore ses collègues pour les parrainages présidentiels. Quand je pense à eux, l'émotion le dispute à la fierté et au devoir qui est le notre d'être digne de leur engagement et de leur exemple.

Toutes et tous, cadres, élus et militants du MNR ont accompli une action remarquable de recrutement et de présence politique. Et je rappelle que chacun a pu découvrir, lors de la dernière publication des comptes des partis politiques, que notre mouvement était celui qui, au-delà des mensonges de la propagande, possède le plus grand nombre d'adhérents derrière le PS, le PC et le RPR. Nous avons plus d'adhérents que le FN, l'UDF, DL ou les Verts !

Quant aux élections partielles, malgré les obstacles financiers, les handicaps politiques et les difficultés d'identification, j'ai tenu à ce que nous soyons systématiquement présents. Car un grand mouvement est toujours présent et pas seulement quand il est sûr de faire un bon score. Nous avons néanmoins réalisé beaucoup de bons scores, et des scores qui vont s'améliorant. La dernière série importante, celle du mois de décembre 2001, en comportait onze. Quand les Verts ont obtenu 6,5% et le FN 7,0%, nous avons réuni 6,2% des voix. Et dernièrement c'est encore mieux. A Marseille par exemple, nous avons réalisé, avec Jeanine Marat, un score de près de 16% en augmentation de 8 points quand le FN avec un score équivalent ne progresse que de 3 points.

Laissez-moi citer au nom de toutes les autres quelques belles batailles partielles : celle de Bernard Mazier à Petit-Quevilly (13,5%), celle de Georges-Pierre Noth à Illkirch (12,6%), celle de Nicole Mina à Aix-les-Bains (9,9%), celle d'Arnaud de Perier à Saint-Herblain (8,7 %), celle de Jacques Lecaillon à Andrésy (11,1%) ou celle de Marie-Christine Montastier à Annecy (11,9%).

Pour orchestrer toutes ces batailles et coordonner notre action politique, nous avons dans le même temps doté le MNR d'un état major qui s'installe rue de Cronstadt dans des locaux dont nous devenons propriétaires. Et je salue là le travail remarquable de Louise Alaux, trésorière nationale à l'époque et de son adjoint Christian Olivo. Ainsi bien sûr que celui de leurs successeurs Alain Vauzelle et Michel Colin qui sont aux premières lignes du combat financier quasi quotidien que nous avons à mener.
Au-delà, l'équipe resserrée de l'état major travaille avec une efficacité et un savoir faire dont je peux dire sans forfanterie qu'il est exceptionnel puisque cette équipe réussit à quelques-uns à accomplir les tâches que réalisent, dans d'autres partis, des structures pléthoriques.

Sous la houlette de Jean-Yves Le Gallou, délégué général du mouvement, dont je salue la compétence politique, et sous celle de Franck Timmermans, nous mettons en place une véritable machine politique. Et je souligne la persévérance des membres de nos instances : bureau national et conseil national, mais aussi de ces militants bénévoles qui viennent sans relâche renforcer tous les jours le travail de nos cadres.

En liaison avec mon cabinet et son directeur, toutes les équipes se mettent au travail. Les équipes de formation dirigées par Philippe Colombani multiplient les stages d'élus et de cadres. Plus de 30 sessions en trois ans. Le mouvement organise ses relations avec la presse et crée pour se faire une structure de suivi et de réaction rapide animée par Séverine Souville. Il s'enrichit d'une équipe chargée des argumentaires dirigée par Grégoire Tingaud.

Le mouvement se dote d'une structure de propagande pour concevoir et faire fabriquer les matériels électoraux et les documents de campagne avec Franck Marest et Thierry Bouzard. Il crée une maison d'édition et le magazine le Chêne dirigé par Christophe Dungelhoeff. Il se dote d'un site Internet animé par Laurent Stelhin. Parallèlement c'est tout un service élections qui se met en place, dirigé par Marc Néguiral et maintenant par Nicolas Bay. Ainsi qu'un secrétariat national aux manifestations sous la houlette de Jacques Gaillard puis de Bertrand Robert. Et les manifestations sont nombreuses. Trois remarquables universités d'été, à Beaune, à Quimper et à Périgueux, mises en place par Françoise Monestier et dont les participants gardent un souvenir enthousiaste. Des conseils nationaux tous les quatre mois, d'innombrables fêtes régionales, des meetings. Des manifestations de rues, comme à Aix-en-Provence pour le procès de la prime de naissance. Des grandes conventions comme celles de Neuilly ou de Versailles. Des conférences et des colloques comme celui consacré il y a peu aux femmes face à l'islam.
Sans oublier le travail en direction des associations, des relations publiques et des activités catégorielles amorcées grâce à Claude Moreau, Jean-Pierre Leroy, Hubert Fayard, Serge Martinez et Claude Runner. Sans oublier notre Commission de conciliation présidée par Jean Luciani.

Il structure également son service de protection, le DPA. Et je salue l'action efficace de ses militants, action sérieuse et discrète, qui est une garantie pour nous tous.
Mais surtout, et c'est la première tâche d'envergure qu'il entreprend, le MNR s'attelle à la rédaction de son programme. Très symboliquement, c'est sa première initiative car pour nous à la base de toute action politique il y a les idées et les valeurs.

Aussi, rassemblé par la Charte de Marignane, le MNR se mobilise-t-il pour l'élaboration de son programme. Mis en chantier à la suite d'une large consultation de tous les adhérents, préparé par des commissions de travail, rédigé sous la houlette d'Yves Dupont, le délégué national aux études, le programme a été adopté par notre conseil national à Poitiers un an après notre fondation. Un programme au nom évocateur, Pour que vive la France, qui inscrit notre combat dans une perspective historique au coeur des grands enjeux du siècle qui s'ouvre.
Puis est venu le temps des premières grandes batailles électorales avec la préparation des élections municipales et cantonales. Et, là encore, nos adversaires nous voyaient moribonds, annonçaient notre échec et notre incapacité à être présents. '' Vous serez incapables d'aligner des candidats, de faire des listes, vous n'aurez pas les financements nécessaires ! '' Et bien nous avons relevé tous ces défis. Nous avons constitué des listes. 496 listes municipales exactement. Et rappelez-vous, nous avons été présents dans la plupart des grandes villes de France. Dans 70% des villes de plus de 100 000 habitants, dans 50% des villes de plus de 50 000 habitants. Nous avons mobilisé près de 10 000 candidats aux municipales. Et nous avons présenté plus de 1 300 candidats aux cantonales, plus que le RPR, plus que l'UDF, DL ou les Verts.

Et les résultats ont été au rendez-vous. Nous avons, là où nous étions présents, réalisé une moyenne de 10% aux municipales. Nous avons dépassé les 20% dans 20 villes, dépassé les 10% dans 76 villes. Et bien sûr, nous avons conservé Marignane avec Daniel Simonpieri et Vitrolles avec Catherine Mégret que toute la presse annonçait battue. Mais laissez-moi citer aussi d'autres très belles victoires et réussites : celle de Guy Vidal à Velaux (40%), celle de Paul Brulé à Sainte-Sigolène (34,2%), celle de Jacques Bourrez à Loos (28,5%), celle de Denis Daude à Vernouillet (27,6%), celle de Jean-Marie Schneider à Cernay (26,8%), celle de Pierre-Jean Prillard à Vaires-sur-Marne (26,2%), celle de Philippe Adam à Salon-de-Provence (26%), celle de Gilles Lacroix à Rognac (25%), celle de Christian Chaton à Sainte-Marie-aux-Mines (22,2%), celle de François Lusinchi à Fosses (21,6%), celle de Laurent Brice à Montigny-en-Gohelle (21,4%), celle de Patrick Laurent à Grande-Sainte (21,1%) ou celle de Gérard Freulet à Mulhouse (20,1%) pour n'en citer que quelques unes.

Nous avons aussi obtenu des centaines d'élus municipaux. Plus de cinq cents à travers le pays. Ce fut un beau succès. Certes très en dessous bien sûr des ambitions qui sont les nôtres pour l'avenir. Mais le signe de notre enracinement, de notre détermination et de notre vitalité.

Et nous voici maintenant en ordre de bataille pour les élections présidentielle et législatives, portés par un mouvement tout neuf et animé de grandes ambitions.
Le MNR incarne en effet le renouveau de la droite nationale, il ne se veut pas le continuateur ou le concurrent d'un FN à bout de souffle. Il défend bien sûr l'essentiel des valeurs que prétendait incarner l'ancien Front national, qui sont d'ailleurs les valeurs propres à la vraie droite.

Mais pour le reste, le MNR rejette les excès, les outrances, les dérapages et les extrémismes, il s'affirme en revanche comme un mouvement respectueux de nos institutions et de nos principes républicains. Il est attaché aux libertés, notamment à la liberté d'expression ainsi qu'à la fraternité, et à toutes les valeurs qui fondent notre civilisation. Il condamne le racisme et l'antisémitisme et notamment ce racisme anti-français qui s'étend dans notre pays. Il veut se faire le défenseur de la démocratie aujourd'hui bafouée par nos adversaires.
Le MNR ne se considère donc pas comme un mouvement protestataire. Certes il entend dénoncer tout ce qui ne va pas dans notre pays et s'opposer au désordre qui le détruit, mais notre propos est de rendre l'espoir aux Français et de leur proposer un projet constructif. Notre objectif est d'exercer demain les responsabilités du gouvernement pour engager les grandes réformes qu'exige le renouveau de la France. Nous sommes résolument tournés vers l'avenir.

Le MNR est par ailleurs ancré dans la réalité d'aujourd'hui et tourné vers les Français. Nos cadres, nos élus, nos militants sont en contact avec nos compatriotes, en osmose avec eux, sur les marchés, à la sortie des usines, dans les commerces ou dans les cages d'escalier des immeubles. Chaque fois que se produit un événement qui met en cause la vie quotidienne des Français et qui laisse indifférent les politiciens, nous, nous sommes là. Agressions violentes, fermetures d'usine, constructions de mosquées. Et personnellement je m'efforce d'être moi aussi à leurs côtés comme je l'ai fait à d'innombrables reprises : à Roubaix, à Béziers, à Montélimar, à Barr, récemment à Toulon, auprès des policiers à Créteil, auprès des enseignants contre le tchador à Flers, auprès des pompiers à Saint-Brieuc,...

Le MNR se veut donc l'avocat des Français et en ce sens il ne cherche pas à faire revivre un passé à jamais révolu, il ne se berce pas de la nostalgie des anciennes époques, des combats perdus, des utopies passéistes.
Bien sûr, il s'appuie sur les valeurs immémoriales qui fondent notre civilisation, il assume pleinement l'histoire de notre peuple et inscrit son action dans une tradition multimillénaire. Mais ce sont aux défis de demain qu'il veut répondre en prenant en compte les réalités et les mentalités du monde d'aujourd'hui. Il puise sa vigueur parmi les Français tels qu'ils sont en ce début de siècle et veut apporter des solutions concrètes à leurs problèmes actuels. Le MNR est un mouvement moderne qui entend réussir dans le temps présent.

C'est en ce sens que nous sommes les seuls à appréhender avec lucidité les défis du siècle qui s'ouvre, que nous sommes les seuls à reconnaître le choc des civilisations comme une réalité inquiétante des décennies qui viennent. Et c'est pourquoi nous sommes les seuls à vouloir y faire face en dénonçant la menace islamiste sur notre sol et en posant le problème tabou de l'incompatibilité de l'islam avec notre civilisation, de l'immigration sauvage avec notre peuple.

Mais, là encore, nous abordons le problème de façon positive en proposant des solutions réalistes et humaines. Car notre modèle n'est pas celui des conflits mais celui de l'harmonie. L'harmonie de notre société, comme l'harmonie du concert des nations que nous voulons substituer au mondialisme destructeur et totalitaire.

Et c'est en ce sens que notre démarche est aux antipodes de toute attitude sectaire. Nous ne cherchons pas à nous isoler de la société, à nous couper des forces du pays, à nous enfermer dans un bunker d'où seraient exclus tous ceux qui ne sont pas pour nous. Nous sommes l'expression d'un grand courant politique en devenir et pour le concrétiser nous avons donc vocation à rassembler, à pratiquer l'ouverture et la main tendue. Beaucoup de Français de bonne volonté partageant nos convictions, oeuvrent aujourd'hui dans d'autres organisations et il n'est pas question de les traiter en adversaires ni même en concurrents.

Je veux au contraire leur tendre la main dans un esprit de camaraderie pour créer des synergies et coopérer avec eux chaque fois que cela est utile à nos idées communes. Et telle a d'ailleurs été notre démarche lors des dernières élections municipales, puisque parmi les quatre cents listes que nous avons présentées dans les principales villes de France, plus de trente ont été constituées sous la forme d'une union. Pour le MNR, l'objectif politique c'est la France, et c'est cet objectif qui doit primer en toutes circonstances.

Telle est d'ailleurs notre attitude aujourd'hui pour l'élection présidentielle. Et je saisis l'occasion de cette convention pour lancer un appel solennel au rassemblement des Français.

Je me tourne tout particulièrement vers les villiéristes puisque leur champion ne sera pas dans la course et ne prend pas parti dans cette compétition électorale.
Je leur dis que la France a besoin d'eux, que nos valeurs communes attendent leur engagement et qu'ils ne peuvent pas s'abstenir à une élection aussi importante. Je leur propose donc de se rassembler le 21 avril autour de ma candidature qui est celle des principes auxquels ils sont attachés car mon combat c'est celui de la probité, de la souveraineté nationale, de l'identité française, de la famille et des valeurs.

J'appelle aussi les pasquaïens et les lepénistes à réfléchir ! Voter pour Pasqua comme pour Le Pen ne sert plus à rien. C'est la dernière campagne électorale de l'un comme de l'autre, et, dès lors qu'ils ne seront pas élus, les voix qu'ils recueilleront resteront inutilisées au lendemain du 21 avril. Moi, les voix que je recueillerai, elles constitueront un capital que nous ferons fructifier pour constituer ce grand rassemblement de la droite de conviction qui est nécessaire au renouveau de notre pays. Alors je dis à ceux qui songent encore par habitude à Pasqua ou à Le Pen de privilégier l'efficacité, l'utilité et d'accomplir le vote qui accélérera le renouveau de la droite et de la France.

D'autant que maintenant c'est clair ! M. Le Pen n'est candidat que pour régler son compte à Chirac en faisant élire Jospin. Et cela, je dis que c'est un retournement, une trahison de notre combat et de nos idées, une trahison des Français. Car la querelle politicienne entre Jospin et Chirac à coup de Schuller et de Teulade ce n'est pas le problème de nos compatriotes. C'est pourquoi moi, je ne me bats ni pour l'un ni pour l'autre, je me bats contre l'insécurité, contre l'immigration, contre les impôts et contre le désordre général qui gagne notre pays.
Je me bats pour que la France retrouve sa grandeur et sa fierté et que les Français soient à nouveau capables de se faire respecter. C'est autour de ces idées simples que j'appelle tous nos compatriotes à se rassembler. La candidature que j'ai l'honneur d'incarner comme les 577 candidats MNR aux prochaines élections législatives constituent le pôle autour duquel doit se cristalliser ce grand rassemblement qui peut demain assurer le renouveau de notre pays.

Car c'est cela le défi que nous voulons relever. Il y a en France une droite, une vraie droite de conviction nationale et républicaine, qui est assez forte pour parvenir au pouvoir et gouverner la France. Mais qui n'a jamais pu le faire car elle a toujours été divisée, balkanisée, culpabilisée et marginalisée. Et bien, le grand projet qui est le mien, le grand projet qui est le nôtre, est de la rassembler et de la décomplexer, de lui rendre sa fierté, sa confiance en elle, de lui redonner ses lettres de noblesse et de la porter au pouvoir. Bien sûr, ce projet n'arrivera pas à son terme le 21 avril. Mais les deux élections qui viennent vont constituer le grand tournant qui va nous mettre en situation de le réaliser.

Il nous faut simplement de la ténacité encore et encore, de la persévérance et de la détermination encore et encore. Et je dis aux impatients, à ceux qui changent de pied en chaque circonstance, toujours à l'affût de ce qui paraît porteur ou à la mode, je dis à ceux qui étaient avant-hier pour Villiers, hier pour Pasqua, aujourd'hui pour Chevènement, je leur demande de prendre un peu de recul et de réaliser que les grandes réussites ne viennent jamais d'attitudes vibrionnaires ou de coups de circonstances. Les grands basculements comme celui auquel nous aspirons viennent de loin et ils résultent d'une action menée dans la durée avec clarté et persévérance. Ceux qui veulent à tout moment gagner tout de suite échouent toujours. Ceux qui réussissent sont ceux qui acceptent les échecs et les épreuves. Et on les distingue précisément par leur capacité à surmonter les échecs et à rebondir sur les épreuves.

C'est ce que nous accomplissons depuis trois ans maintenant de façon éclatante. Et pour cela, chers amis, chers camarades du MNR, soyez-en remerciés. Au nom de la France, soyez-en félicités. Notre combat est difficile, démesuré, mais je vous le dis vous avez l'étoffe pour faire face et triompher. Et c'est pourquoi j'ai confiance. J'ai confiance en vous. J'ai confiance dans notre destin.
Les élections qui s'annoncent, quels que soient les aléas et les difficultés qui restent encore à venir, vont être une étape décisive qui va enraciner définitivement notre mouvement et achever sa maturation. Ces élections présidentielle et législatives vont nous permettre de prendre notre essor. Je vous demande donc de vous engager sans réserve dans cette double bataille. Car pour ces moments décisifs, j'ai besoin de vous, le MNR a besoin de vous, la France a besoin de vous.

Nous avons besoin des qualités qui sont les vôtres, de ces qualités si essentielles dans les périodes critiques de l'histoire. Le courage, la ténacité, les convictions, la fidélité, le dévouement, le goût du combat, la quête d'idéal, la volonté de vaincre. Tout cela vous le portez en vous, au fond de vous.

Alors n'hésitez pas, libérez ces forces et cet élan et dans les semaines qui viennent donnez le meilleur de vous-même.

Tout le monde sur le pont dès lundi prochain pour transformer les promesses de signature en signatures officielles et pour donner le dernier coup de collier afin de collecter les quelques parrainages qui nous manquent encore. Et nous les aurons sans problème !

Tout le monde sur le pont d'ici au 21 avril et d'ici au 9 juin pour la campagne proprement dite.

Chers amis, les événements nous donnent raison, les Français sont d'accord avec nous, nous sommes forts de nos convictions, forts de nos espérances, forts de ce que nous sommes.

Le MNR est né pour gagner ! Il gagnera pour la France !

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