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DISCOURS
Thenissey - 28/08/04 - Discours de Roger PSEUDUN
Le PS : l'opposition par défaut
Discours à l'université d'été 2004

Une gauche dogmatique
Nous connaissons bien la gauche, et sa prétention d'incarner le monopole du coeur et de l'esprit. L'homme de gauche prétend avoir la meilleure compréhension de l'Histoire et en même temps être le plus généreux. Il méprise les notions les plus simples comme la responsabilité de l'homme ou l'identité nationale et leur préfère ses théories de lutte de classe. Pour lui, l'égalitarisme prime tout, sans tenir compte de la diversité des êtres et des talents. La logique interne de ses théories lui semble le meilleur garant de leur justesse, au mépris des faits. De cette soi-disant supériorité morale et intellectuelle naît une prétention, une incapacité à se remettre en cause, un pharisaïsme satisfait, un dogmatisme, un sectarisme. Je reconnais quotidiennement ce profil parmi les chers collègues professeurs de mon lycée, dont certains refusent même de m'adresser la parole au motif que je milite au MNR. En même temps, bien sûr, ces gens ont toujours à la bouche les mots de "tolérance '', "respect de l'autre '', etc. Mais croyez- moi, je me passe fort bien de relations avec ces malotrus.

En face, la droite officielle doute de ses valeurs et renonce à se démarquer de la gauche. Elle ne propose pas une vue du monde distincte, elle prône les mêmes valeurs que la gauche et affiche des divergences limitées seulement aux moyens à mettre en oeuvre pour atteindre les mêmes buts. Plusieurs mesures typiquement de gauche ont été décidées par la droite, comme la réforme Haby de l'enseignement ou la majorité à dix-huit ans.

Une hégémonie de longue date
Depuis longtemps, grosso modo depuis la Libération, la gauche a été hégémonique sur le plan idéologique. D'abord avec un parti communiste qui a réussi à rassembler plus de 30% des voix aux élections. Ensuite et surtout, avec Mai-68, quand la gauche a investi la société et lui a imposé son idéologie au point de devenir la pensée dominante, à quoi il faut de conformer sous peine de ' ringardise ''. Elle tire sa force d'un électorat populaire craignant pour son niveau de vie et préférant les promesses aux appels à la rigueur, à qui se joignent de soi-disant ' élites '', bourgeois-bohèmes et demi-soldes intellectuels qui préfèrent aussi l'apparence à la réalité. Pendant longtemps, cet électorat a été discipliné, votant sans broncher pour les candidats possédant l'onction de la gauche, quels que soient leurs défauts personnels.

Avec l'élection de Mitterrand en mai 1981, la gauche a conquis le pouvoir politique et a réussi à l'exercer pendant vingt ans presque sans interruption. Elle a pu exercer une domination sans partage. Disposant déjà du contrôle des syndicats et d'une part importante du monde associatif, des médias, de la culture, elle a pris les institutions et elle a pu appliquer ses idées.

Les réformes se succédèrent : nationalisations dans l'industrie et la banque, abolition de la peine de mort, lois Auroux pour les entreprises, trente-neuf heures hebdomadaires de travail, retraite à soixante ans, RMI, régularisations d'étrangers en situation irrégulière.

Succès de Chirac aux présidentielles de 1995, mais score honorable de Jospin : 47% au second tour malgré les réticences concernant le personnage : pas charismatique, pas chaleureux, psychorigide. Deux ans plus tard, en 1997, c'est l'incroyable bévue de la dissolution, la gauche gagne les élections législatives anticipées et Lionel Jospin devient Premier ministre d'un gouvernement de gauche plurielle en cohabitation avec Jacques Chirac. La gauche revient aux affaires, et continue ses réformes : CMU, PACS, emplois-jeunes, 35 heures.

La sanction de la réalité
Le PS préfère ses théories aux enseignements de la réalité. Par exemple, comme ils pensent que les conditions sociales sont la cause de tout, il n'y a pas pour les socialistes de problème spécifique de sécurité des biens et des personnes. Ils prétendent qu'en résolvant les problèmes sociaux, on résoudra par là les problèmes de la sécurité. Prêtant aux autres leurs propres défauts, ils dénoncent la dite ' idéologie sécuritaire '' de ceux qui affirment le contraire, nous par exemple.

Et il en a été de même pour les autres problèmes sociaux, économiques et sociétaux. Un programme démagogique est limité par construction : les promesses ne sont pas extensibles à l'infini. Le PS se comporte comme s'il y avait quelque part un trésor caché dans lequel il suffirait de puiser pour résoudre les problèmes sociaux des Français. Alors, on instaure d'abord la semaine de 39 heures, puis brutalement de 35 heures. Et la retraite, dont on abaisse l'âge alors que les conditions démographiques ne sont pas remplies pour cela.

Et l'idéologie haineuse demandant de faire payer ' les gros ''. Alors que dans une société structurée, il y a des liens objectifs entre la situation des diverses catégories sociales, et ce n'est pas d'aujourd'hui, comme le dit le proverbe chinois : "quand les riches maigrissent, les pauvres meurent de faim''.

Et la politique d'assistance généralisée, le projet d'instaurer des "couvertures universelles '' pour tout : maladie, logement, etc. Leur idéal est de faire de notre peuple un peuple d'assistés, au lieu d'encourager les initiatives.

Et la volonté systématique de privilégier les immigrés, qui sont pour eux les '"pauvres'' par excellence. Et de criminaliser comme "racistes'' les moindres propos qui s'y opposent, ce qui fait que les Français n'osent plus parler de ces questions ou en parlent à voix basse, en faisant bien attention à qui l'on parle et ce que l'on dit, comme dans les défuntes dictatures totalitaires communistes. Quelle honte au pays de Voltaire, au pays qui se vante d'être celui de la liberté !

Voyez l'exemple de l'enseignement, que je connais bien. La gauche y domine sans partage depuis plusieurs décennies. Le prototype du néo-député socialiste de 1981 était l'instit ou le prof barbu. Les innovations pédagogiques n'ont pas manqué, avec les crédits, et les ZEP pour les prétendus "défavorisés'', véritable préférence étrangère. Résultat : échec total. Illettrisme, conflits communautaires de plus en plus aigus.

Mais de plus en plus, le PS doit composer. Déjà, au cours de la campagne électorale présidentielle de 2002, Lionel Jospin a dû reconnaître sa "naïveté'' en matière de politique sécuritaire. Dans l'enseignement, l'échec patent du collège unique a conduit le PS à remettre en cause cette institution qui était pourtant l'incarnation même de leur ligne égalitariste. Même les sacro-saintes nationalisations sont remises en cause. Dans ma ville de Clichy, la municipalité socialiste a dû tempérer son programme de logement social et laisser construire quelques logements de standing ; après avoir affirmé son hostilité à l'existence d'une police municipale, elle en a créé une. Les faits sont têtus.

Cela donne une politique floue et peu lisible, et malgré la pression médiatique, le peuple français finit par comprendre, même obscurément, que ces défenseurs-là ne sont que des dispensateurs de vaines promesses et ne le défendent pas.

Et le 21 avril 2002, c'est la sanction : la réalité s'est vengée des lubies socialistes, et on a vu l'échec de la candidature Jospin. Cette débâcle électorale est donc largement méritée. Jospin s'est retiré comme bouc émissaire des erreurs de son parti, et le regrette sans doute aujourd'hui. C'est la traduction électorale d'un échec historique, qui touche aussi le parti communiste et les autres partis de gauche.

Le PS aujourd'hui divisé
François Hollande apparaît aujourd'hui comme le général des divisions socialistes. Les éléphants, les éléphantes et les éléphanteaux s'ébrouent dans la boutique PS au risque de tout casser. On assiste à la floraison de structures fractionnelles, revues ou prétendus clubs de réflexion qui ne sont que les appuis logistiques de personnalités en compétition.

Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn conservent la posture des sociaux-démocrates traditionnels. Martine Aubry défend bec et ongles ses 35 heures qu'elle brandit comme un drapeau, et se verrait bien en première femme présidentiable. Elisabeth Guigou, la "poupée barbante'' (ou gonflante, au choix) sort un livre pour "parler d'Europe'', en fait pour positionner sa précieuse personne. Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, avec leur Nouveau Parti Socialiste, prônent une réforme radicale des institutions, une Sixième République, comme jadis Le Pen. Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon, avec leur Nouveau Monde, jouent les statues du Commandeur de l'orthodoxie de gauche. A l'extrême-gauche, Julien Dray tente une synthèse entre la lutte des classes de sa jeunesse enfuie et la lutte des places de sa maturité présente. Jack Lang s'essaie en père fédérateur, espérant jouer sur son charme naturel, lequel s'étiole avec le temps, même pour ceux qui y ont naguère été sensibles, et dont nous ne sommes pas, évidemment.

Ils ne peuvent cacher leurs ambitions personnelles. Leurs dents rayent le parquet de la maison PS. Chacun, chacune y va de sa déclaration ou fait paraître un livre pour affirmer sa stature de présidentiable. Au Bureau National de juillet 2004, François Hollande a dû se fendre d'un rappel à l'ordre qualifié de "ferme'' par la porte-parole du PS pour forcer les dirigeants socialistes à freiner l'expression publique de leurs dissensions.

Une politique européenne inexistante
Le PS a bien du mal à proposer une politique européenne, et ce n'est pas étonnant, puisque l'Europe est d'abord une question d'identité et de civilisation, notions bien obscures pour l'homme de gauche. Seule compte pour le PS une prétendue "Europe sociale'', comme si cet appel incantatoire au social tenait lieu de réponse à toutes les questions complexes posées par cette expérience sans précédent qu'est la construction européenne. Avec cette misérable approche, le pauvre socialiste de base est incapable de savoir même si la Turquie doit ou non faire partie de l'Europe.

Alors, les contradictions internes se multiplient sur cette question. La division des cadres socialistes sur la Constitution européenne laisse planer un doute sur la position du PS. Certains ténors voulaient rejeter le texte en raison de l'absence de politique sociale commune ou pour se concilier l'aile gauche du PS très hostile au texte. Par ailleurs, en annonçant la ratification du projet par voie référendaire, Jacques Chirac place les socialistes dans une posture inconfortable : en se prononçant pour la constitution, le principal parti de l'opposition se range derrière le président de la République. Mais en se prononçant contre, il prend le risque de compromettre durablement la construction européenne. Un sondage a été réalisé parmi les usagers d'Internet et si l'on en croit le pronostic des internautes, le PS se rangera derrière François Hollande qui, au lendemain de l'annonce du Président de la République, avait déclaré qu'il plaiderait pour que son parti dise "oui" au référendum.

Lors de la Fête de la Rose organisée récemment par Arnaud Montebourg, Jack Lang est venu apporter son soutien, mais pas question de parler de la constitution européenne. Jack Lang y est plutôt favorable malgré des réserves du type "oui mais'', alors que Montebourg y est hostile. Sur le site Internet du PS, c'est une belle cacophonie. Le forum de discussion sur l'Europe a été fermé "pour cause de maintenance'' (sic).

Les adhérents et dirigeants du PS pourraient donc ne pas apporter tous la même réponse au référendum sur la constitution européenne. Solution-miracle : un pré-référendum interne au PS pour sonder les adhérents. Ils prétendent que c'est une procédure démocratique, mais en fait cela ne fait que manifester l'absence de cohérence dans la ligne européenne du Parti Socialiste. Se borner à jouer les vigies d'une "Europe sociale'' ne répond à aucune des questions posées par la construction européenne. C'est bien le signe d'une opposition par défaut.

Cafouillage socialiste sur les retraites
Le PS est hostile à l'allongement de la durée de cotisation, mais n'a rien fait sous le gouvernement Balladur quand ce dernier a fait passer le privé à 40 annuités. A la question : "reviendrez-vous sur les 40 ans pour le public et le privé ?'', les tenants de la ligne social-démocrate (Fabius, DSK) répondent généralement "non'' alors que les courants de la gauche du PS s'affichent résolument favorables à une abrogation de la loi, mais ne peuvent proposer une réforme sérieuse.

En 2003, lors du débat parlementaire sur la réforme des retraites, le PS a dénoncé le projet de réforme de Raffarin et a promis en cas d'alternance "d'autres choix à proposer'' (Annick Lepetit, entretien accordé au "Monde''). Simple promesse, sans proposition. Là encore, la position socialiste est un tissu de contradictions. Certains, comme Michel Rocard, Jacques Delors ou Bernard Kouchner, ont ouvertement soutenu le projet Fillon. D'autres, comme Gaétan Gorce, député de la Nièvre, n'ont pas hésité à préconiser une capitalisation complémentaire 'obligatoire, et non facultative comme dans le projet de loi ''. De quoi semer le trouble dans les esprits. Enfin, rejoignant les positions de certains élus UDF, Jean-Marc Ayrault, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée, s'est dit ' surpris '' que ' le gouvernement ait reporté l'examen des régimes spéciaux par peur ou par lâcheté ''. De quoi mécontenter les syndicats de la SNCF et ceux de la RATP, et attention à leur capacité de nuisance.

La fuite en avant
Alors, pour affirmer son identité de gauche en espérant contenter le militant de base, le PS choisit la fuite en avant dans la défense des causes les plus douteuses. Citons deux exemples : le mariage homosexuel, l'affaire Battisti.

  • Le mariage homosexuel de Bègles. Dès l'annonce de la décision provocatrice de Noël Mamère de célébrer un mariage homosexuel le 5 juin 2004 dans sa mairie de Bègles, le PS apporte son soutien. Et ce soutien va jusqu'à approuver l'adoption par les homosexuels. Le mouvement a été lancé par Dominique Strauss-Kahn qui dans une interview à Libération , le 11 mai 2004. Laurent Fabius, François Hollande, et bien sûr Delanoë et Jack Lang lui ont aussitôt emboîté le pas. Il ne leur a pas fallu 24 heures pour être convertis, alors même que la Gauche était jusque là restée hésitante. Les discussions ont duré trois heures rue Solférino. Mais finalement, le PS a carrément décidé de déposer une proposition de loi à la rentrée afin de reconnaître le mariage homosexuel, et peut-être à terme l'adoption et la filiation par les homosexuels.

    On voit les conséquences absurdes d'une pensée politique devenue folle. Puisque les gens normaux se marient, homme avec femme, pourquoi les homosexuels n'y auraient-ils pas droit ? Le seul argument c'est l'égalité, argument asséné et ressassé. C'est une caricature, une véritable perversion, du principe républicain d'égalité, un principe qui est juste et que nous approuvons lorsqu'il est correctement appliqué, en relation avec les autres données d'une réalité concrète. Mais ici, ils le portent à l'absurde en négligeant toute autre considération. Ils devraient aller plus loin encore, et proposer une loi pour autoriser les hommes à enfanter, car il y a là vraiment une grave inégalité. Cela me rappelle une nouvelle de Marcel Aymé dans laquelle l'Etat décidait de diviser par deux l'âge de tous les citoyens. Dans cette nouvelle, la nature obéissait, mais il en va différemment dans la vraie vie.

  • L'affaire Battisti. L'Italien Cesare Battisti n'est pas un "militant d'extrême-gauche'', comme le répètent les médias, mais l'ancien chef d'un groupuscule terroriste d'extrême gauche, condamné dans son pays à la réclusion criminelle à perpétuité pour une soixantaine de braquages et pour quatre assassinats :
    - Le 6 juin 1978 à Udine, il abat dans le dos Antonio Santoro, un gardien de prison.
    - Le 16 février 1979 à Mestre, il assassine le boucher Lino Sabbadin lors de l'attaque du siège du Mouvement Social Italien. Le même jour à Milan, il abat le joaillier Pier Luigi Torreggiani sous les yeux de son fils mineur Alberto qu'il blesse également. Ce dernier est depuis lors paraplégique et dans un fauteuil roulant. Ces deux assassinats visaient à "punir" les victimes qui, toutes les deux, avaient osé s'opposer à une attaque à main armée commise quelques semaines plus tôt par la bande de Battisti.
    - Le 19 avril 1979 à Milan, il assassine un policier, Andrea Campagna de cinq balles dans le corps.
    Réfugié depuis 1990 à Paris, il est placé en détention le 10 février 2004.
    Malgré ce palmarès criminel éloquent, la gauche française est unanime pour faire de Battisti une victime voire un héros.
    - Les élus parisiens de gauche manifestent devant la prison de la Santé pour condamner l'arrestation de Battisti et pour s'opposer à la demande d'extradition formulée par le gouvernement italien ;
    - Pierre Bouldoire, le maire socialiste de Frontignan le fait citoyen d'honneur de la ville ;
    - Bertrand Delanoë et les élus parisiens de gauche le placent sous 'la protection de la ville de Paris'' ;
    - François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, lui rend visite dans sa cellule ;
    - De nombreux "artistes" et "intellectuels" de gauche lui apportent leur soutien.
    Comme toujours, le gouvernement a cédé à la pression de la gauche et de la classe intello-médiatique en libérant Battisti le 3 mars. Et le 22 août, il part en cavale.

    Par cette position extrémiste, le PS français se discrédite aux yeux de toute la classe politique italienne, gauche comprise, qui veut que le terroriste et criminel Battisti rende compte de ses crimes dans son pays, là où il les a commis, face aux familles de ses victimes. Le PS choisit la fuite en avant dans l'extrémisme pour tenter de se redonner un semblant d'existence politique.

    Le PS en fin de cycle
    Dans ce bref exposé, je n'ai donné que quelques exemples, mais on pourrait les multiplier, pour montrer un parti socialiste qui mène une petite politique au jour le jour, une politique d'opposition opportuniste aux quelques tentatives de réforme de la droite, pourtant bien prudentes, mais qualifiées tout de suite par le PS d'ultra-libérales, afin de profiter des craintes et du mécontentement des classes moyennes et populaires.

    La thématique socialiste faite de revendications économiques systématiques plus ou moins justifiées porte en elle sa propre limitation. On a eu les 39 heures, puis les 35 heures. Et après ? 34 ? 30 ? De même pour la retraite : 60 ans, 55 ? 50 ? Des ' couvertures universelles '' pour tout, y compris nos menus plaisirs ? La France comme grand phalanstère peuplé d'assujettis à un Etat tout puissant ? On voit comment ce projet s'essouffle de lui-même. Le programme a été appliqué, tout va mal, et rien de nouveau n'apparaît. Même si les promesses sociales sont douces à entendre, on finit par ne plus y croire.

    Donc un parti qui ne porte plus de grand projet pour notre pays ni pour l'Europe, conduit par une équipe de chefs qui se disputent la direction, soucieux d'abord de leur avenir personnel. Ce parti ne constitue pas un recours permettant d'apporter des solutions originales aux grands problèmes de notre pays, problèmes qui s'aggravent de plus en plus à force d'être méconnus par les divers hôtes successifs des palais nationaux.

    Le Parti Socialiste ne nous offre donc qu'une fausse opposition, une opposition par défaut. Mais il y a, pourrait-on dire, une inertie propre à la vie des idées, et malgré ses échecs, la gauche fait encore illusion chez ses électeurs, qui ne font pas l'effort intellectuel de se remettre en cause. La gauche est morte idéologiquement, mais cela n'est pas évident pour tout le monde. "Il est des morts qu'il faut qu'on tue''.

    Nous devons donc prendre en compte dans notre propagande les soucis des électeurs des catégories populaires et ne pas apparaître comme le parti des "gros'' contre les "petits''. Nous sommes un parti de défense des intérêts de la France et de la civilisation européenne, et non le parti d'une catégorie sociale contre une autre. Nous devons nous soucier de défendre une politique sociale spécifique, adossée à une claire analyse des impératifs économiques, une politique qui réponde aux inquiétudes de nos compatriotes de condition modeste, et qui réfute les billevesées socialistes, ce que nous avons toujours résumé dans la formule : "le social sans le socialisme''.

    Je ne saurais mieux conclure qu'en reprenant les mots de Bruno MÉGRET sur son site Internet dans la série d'articles "de A à Z'' qu'il consacre à divers problèmes de fond : "Ma conviction est même que la gauche arrive en fin de cycle historique. La vraie droite a donc un grand avenir devant elle car il lui faudra occuper l'espace laissé libre par le socialisme, un espace que la droite gauchisante, type UMP, sera bien incapable d'occuper. Ce sera alors l'occasion d'un grand renouveau à droite.''

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