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DISCOURS
Thenissey - 28/08/04 - Discours de Yves DUPRES
Recomposition à droite
Discours de l'université d'été 2004

Échec de l'UMP, recomposition de la Droite, voilà le vaste et délicat sujet qui m'a été imparti. Bien plus que d'une recomposition de la Droite, c'est à une décomposition de celle qui existe que nous devons oeuvrer afin de permettre la naissance de forces authentiquement nationales.

Le personnel qui représente cette famille, majoritaire en France, à savoir les responsables de l'UMP et de l'UDF mène en fait, bien souvent une politique pire que la Gauche. Encore que je connaisse de nombreux personnes s'affirmant de gauche, plus proches de nous sur de nombreux points; mais sont-ils véritablement des hommes de gauche ?

La nouvelle droite que nous appelons de tous nos voeux, se devra d'affirmer sans complexe, un certain nombre de principes :
-Défense de l'identité française face aux différents phénomènes de dilution,
-Promotion de la civilisation européenne face à la montée de l'Islam,
-Affirmation des valeurs qui ont forgé la grandeur de notre Nation,
-Combat pour les libertés individuelles et collectives menacées dans de nombreux domaines, ceux de l'économie et de la pensée en particulier...

Force est de constater, qu'aujourd'hui nous sommes loin du compte. A quelles conditions pouvons-nous espérer l'émergence d'une vraie droite ? Pour ma part, j'en distingue trois : le déclin du Front National, l'échec puis l'implosion du conglomérat UDF/ RPR, enfin, l'essor d'un pôle à la fois ferme dans ses principes et intelligent et novateur dans leur formulation.

Concernant le Front National, tout vient d'être dit ou presque; je n'insisterai donc guère. Je rappellerai simplement que Jean-Marie Le Pen, après avoir suscité d'immenses espoirs, a trahi la cause qu'il prétendait défendre. Il devient désormais évident à un nombre croissant de cadres et de militants que seules comptent à ses yeux, la promotion de sa personne et la sauvegarde des intérêts familiaux. Et encore peut-on s'interroger sur le rôle véritable dévolu à sa fille Marine. Ne serait-elle pas à son insu un simple pion destiné à déstabiliser l'ex-nouveau numéro deux à savoir Bruno Gollnish ? L'avenir nous le dira. Dans chaque Le Pen, il y a un Atride qui sommeille. Nous ne distinguons chez cet homme, non dénué de talents par ailleurs, aucune volonté d'établir dans la durée les conditions indispensables au triomphe des idées nationales. Nous avons besoin, pour mener notre combat d'un véritable homme d'état alliant courage, désintéressement, ténacité et clairvoyance, non d'un meneur de revues, d'un bateleur de foire, d'une vedette du show-biz à qui les jeux de mots plus ou moins bons tiennent lieu de programme politique.

Quant à la droite dite "parlementaire", peut-on encore lui prévoir un avenir ? Personnellement, j'aperçois deux causes majeures à son inéluctable échec: Son incapacité à relever les grands défis du 21° siècle d'une part. La guerre des chefs qui sévit en son sein de façon récurrente d'autre part. Ils parlent de contrôler l'immigration, mais continuent de laisser pénétrer sur notre sol des foules de miséreux qu'il serait plus sage d'aider à rester chez eux. Ils ferment Sangatte et les réfugiés en mal d'Eldorado affluent à Caen, au Havre ou à Cherbourg. Ils prétendent combattre le terrorisme, mais laisse filer un assassin italien. Ils entendent lutter contre l'islamisation de la France, mais cèdent peu à peu aux diktats des ayatollahs, concernant les piscines, la polygamie ou encore l'abattage clandestin des animaux.

Il sera à ce propos fort instructif de suivre lors de la rentrée l'application de la loi sur le port d'insignes religieux dans nos établissements scolaires. Dans quels cas le voile islamique sera-t-il considéré comme ostentatoire? C'est ce que nous allons bientôt découvrir. Suspens insoutenable ! Bon courage Messieurs les proviseurs ! Ils affirment vouloir libérer l'économie de ses carcans administratifs et financiers, alors que la pression fiscale, toutes collectivités confondues ne cesse de s'accroître.

Ils souhaitent remettre la France au travail, mais n'osent revenir sur la néfaste loi Aubry dite des 35 heures qui pénalise nos entreprises face à la concurrence internationale, asiatique en particulier. Au printemps dernier, un Français expatrié à Hong-Kong à qui une journaliste demandait ce que l'on pensait là bas des 35 heures répondit : "les 35 heures, oui, deux fois par semaine" sans commentaires. Un ami coréen que j'interrogeais pour connaître les raisons de sa présence en France et au quel je demandais s'il avait été attiré par de plus hauts salaires m'expliqua qu'il était venu chez nous parce que l'on y travaillait moins. Ils considèrent comme important de garder nos savants et de faire revenir nos capitaux, mais ne créent aucune des conditions indispensables à l'épanouissement de la recherche et refusent d'abolir l'inique impôt sur ce qu'il est convenu d'appeler les "grosses fortunes".

Ils proclament la nécessité de défendre les valeurs mais sont disposés à légaliser les mariages homosexuels. Ils entendent lutter contre "l'antisémitisme" tout en refusant de reconnaître que celui-ci a désormais pour origine la présence sur notre terre de milliers de jeunes musulmans, issus de nos banlieues, hostiles à la politique israélienne en Palestine. Ils désirent sauver notre système de protection sociale alors que chacun constate jour après jour que les prestations diminuent et que les mutuelles sont dans l'obligation de pallier les carences du système moyennant une augmentation des cotisations.

Ils initient de timides réformes pour sauvegarder les retraites sans avoir le courage d'expliquer aux Français que l'allongement de la durée de la vie ainsi que l'amélioration de leur état de santé n'autorisent plus, sauf métiers particulièrement pénibles, à cesser ses activités à 60 voire à 55 ans, et que sans une politique d'aide à la famille permettant une reprise de la natalité et à terme le remplacement des générations, aucune solution n'est sérieusement envisageable.

Ils déclarent la guerre à la criminalité, mais libèrent les assassins. Ils proclament vouloir éradiquer la délinquance, mais le nombre d'agression physiques contre les personnes ne cesse de croître, et ce malgré les pressions considérables exercées sur les personnels de police, afin d'obtenir du résultat. Ils font de l'aménagement du territoire une priorité, mais assujettissent nos régions, en les privant de ressources propres. Ils désirent construire une Europe forte, mais sont disposés à y accueillir la Turquie.

Je n'irai pas plus loin, le bilan est déjà suffisamment lourd. Il explique à lui tout seul la débâcle des régionales et le triomphe par défaut de la gauche au printemps dernier. Lorsque l'on est élu par la droite, il est malhonnête et suicidaire de vouloir appliquer une politique de gauche. Mais cela n'est pas tout, il y a aussi la mésentente cordiale qui prévaut au sein de la majorité présidentielle.

Jacques, Nicolas, Jean-Pierre, François et les autres. Cela pourrait prêter à sourire s'il s'agissait du remake d'un film de la fin des années 70, mais, c'est hélas de l'avenir de la France dont il s'agit et cela est nettement moins amusant.

Jacques, l'ancien, tient à son trône, magouilleur comme son prédécesseur, mais sans doute moins rusé, il sait que seul son maintien à l'Elysée, le met à l'abri des poursuites judiciaires. Alain, le paratonnerre et Jean-Pierre le bouclier sont ses jokers. Nicolas, le jeune loup aux dents si longues qu'elles rayent le plancher veut la peau du vieux. Il rêve à son tour du fauteuil présidentiel, son sourire carnassier s'étale à la une de tous les médias. Dans l'ombre, François, le plus calamiteux ministre de l'Education nationale de la 5° république, compte les coups et attend son heure.

Quel marigot ! Les rats s'entredéchirent, alors que le vaisseau sombre. Voilà pourquoi, un pôle identitaire et européen fort est indispensable. Seule sa présence permettra à la droite molle, hypnotisée par la Gauche de se débarrasser de ses complexes, de renvoyer ses mauvais bergers et de promouvoir enfin des hommes de conviction. Soyons explicites, cette droite-là ne comprendra que contrainte et forcée, le couteau sous la gorge, lorsqu'elle se rendra compte que sa survie est en jeu.

Ce cas de figure s'est déjà présenté dans le passé. Souvenez vous, des Régionales de 1998. Un certain nombre de caciques, Balladur en tête, se montraient disposés à composer avec le Front National. Une fracture se dessinait entre ceux, majoritaire qui acceptaient, pour ne pas perdre leurs sièges, une union de toutes les droites et les tenants, minoritaires d'un front dit "républicain" avec les socialo-écolo-communistes. L'implosion devenait prévisible. Enfin, la situation allait s'éclaircir et la victoire de notre camp s'avérait possible. Enfin, nous aurions pu imposer un certain nombre d'idées chères à nos compatriotes.

Et puis patatras ! Tout s'effondrait par la faute d'un homme. L'idée ne venant pas de lui était forcément mauvaise. Je suis intimement persuadé que ce sont ces événements qui ont ouvert les yeux à bon nombre de cadres du Front National et ont précipité la rupture de décembre 98. Nombreux sont alors ceux qui ont pensé, que leur combat était voué à l'échec dès lors que leur chef refusait la victoire.

Nous devons donc aujourd'hui, autour du MNR reconstituer cette force, qui à n'en pas douter deviendra le fer de lance de la contre-offensive. Certes, les tièdes, les pessimistes, affirmeront que nous sommes loin du compte, que tout est fichu. Ils s'abriteront derrière la fatalité pour ne rien faire ou pour trahir. Qu'ils aillent au diable, nous nous passerons d'eux.

Nous ne sommes pourtant pas des utopistes et nous savons que le combat sera encore long et semé d'embûches. Cependant, l'Histoire nous à enseigné que des événements en apparences imprévisibles peuvent survenir à tout instant. Qui avait prédit en 1988, la chute du mur de Berlin un an plus tard ? Personne; et pourtant l'impossible s'est produit. Alors ne perdons pas courage. Souvenons-nous de Robert the Bruce, roi d'Ecosse, presque seul, abandonné de tous, réfugié dans une grotte des Highlands." Pour entrer un jour dans sa grotte, il dut détruire une grande toile d'araignée. Après s'être reposé un moment, il voulut sortir pour vérifier si tout était calme alentour. Mais l'araignée avait de nouveau tissé sa toile et il dut encore la déchirer pour passer. Il explora les environs, puis revint vers son trou. Une troisième fois l'araignée avait reconstitué sa toile. Il la rompit de nouveau, s'assit et se mit à réfléchir.

En voyant l'animal recommencer inlassablement son travail, il comprit qu'il devait agir de même, avec ténacité, combattre sans relâche jusqu'à la victoire finale". Quelques années plus tard, en 1314, à la bataille de Banockburn, il écrasait l'envahisseur anglais, assurant ainsi l'indépendance de son pays pour près de 4 siècles. Pour conclure, permettez-moi de me référer une nouvelle fois à l'histoire. Les quelques lignes que je vais vous lire sont extraites d'un livre consacré à l'un des grands soldats du règne de Louis XIV. Elles sont dues à la plume d'un historien sérieux et intègre: François Ziegler : "Maréchal de France et héros d'entre les héros de la guerre de Succession d'Espagne, Louis-Hector de Villars est authentiquement un homme "d'histoire" (comme on dit un homme "d'Etat"), c'est-à-dire un homme qui a su modifier le cours des événements et valider par son exemple une constatation chère à tout historien véritable : l'Histoire n'est jamais le résultat d'une fatalité, elle est le résultat de l'action des hommes".

Alors mes amis inspirons nous de ces exemples. Conservons l'espoir. Accordons notre confiance à Bruno Mégret qui par ses qualités démontrera qu'il a la trempe d'un homme d'Histoire et qui pour peu que nous en soyons dignes, nous mènera à la victoire.

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