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DISCOURS
Pont de Sèvres (92) - 12/10/08 - Discours de Annick MARTIN
Reprenons le combat politique
Discours de clôture du Conseil national par Annick Martin

Ce conseil national met fin à une période heureusement courte, mais néfaste, de notre mouvement. En effet, depuis plusieurs mois, depuis que notre président a annoncé son retrait de la vie politique, s'est développé un climat délétère au sein de notre direction. Peu à peu se sont instaurées la défiance et la '' complotite '', au détriment de la camaraderie qui nous unissait. Tout cela ayant entraîné le piétinement de notre mouvement, la paralysie militante, une réflexion politique bloquée puisque la recherche d'alliances avec une fraction du FN tenait lieu de politique depuis à peu près six mois.

Aujourd'hui, cet épisode malencontreux est clos et je vous remercie de la confiance que vous avez bien voulu accorder aux membres du bureau national que vous avez reconduit dans leurs fonctions, ainsi qu'aux nouveaux venus.

Je suis honorée aussi et très touchée d'être investie en tant que Secrétaire générale. Pendant ces quelques mois troublés, vous avez été très nombreux à vous tourner vers moi et à me demander, comme vous l'avez également demandé à notre Président, de remettre de l'ordre dans la maison MNR. Aujourd'hui c'est fait. Grâce à vous, le MNR va rester indépendant et libre. Grâce à vous, le MNR va redevenir cette grande famille où les liens d'amitié, les valeurs de loyauté et de dévouement ne sont jamais sacrifiés au nom de la tactique politique.

De nouveau, les conditions sont remplies pour faire de la politique, prendre des initiatives, sans redouter le coup de poignard dans le dos de la part de prétendus camarades, lorsqu'on a à se battre contre des adversaires autrement puissants et dangereux.

Voilà, chers amis, grâce à vous, avec vous, nous allons reprendre le combat politique et fermer cette courte parenthèse.

La faillite du mondialisme

Car la situation politique empire et il est probable que nous ne soyons plus très loin du point de rupture de ce système dont nous prédisions la faillite depuis la création de notre mouvement. La faillite, elle est là, sous nos yeux, au sens propre avec l'effondrement financier et au sens figuré avec l'incapacité du système à gérer sa propre politique. On voulait nous imposer le mondialisme et un gouvernement mondial, pour cela il fallait toujours moins de frontières et toujours moins de protection. Il fallait toujours plus d'immigration au nom de la libre circulation des personnes et toujours plus d'interpénétration économique et financière au nom de la libre circulation des biens. Et bien aujourd'hui, les actions pourries des prêteurs américains ont gangrené toute la planète et dès qu'on tousse à Wall Street, on s'étouffe à Londres, Paris, Francfort et Tokyo. Et c'est ce désastre financier dont les retombées économiques sont encore incalculables qui vient de faire prendre conscience au citoyen lambda, des dangers d'un monde mondialisé, laissé aux mains d'une poignée d'apprentis sorciers.

Tout ce qui se produit aujourd'hui était prévisible et nous l'avions prévu. C'est pourquoi nous réclamions le retour du politique. Depuis plusieurs décennies, le pouvoir politique a laissé la place au pouvoir économique, et depuis les années 90 au pouvoir financier. Nos dirigeants se sont donc éloignés progressivement du seul objectif légitime de la politique, celui d'agir pour le bien et dans l'intérêt du peuple qui leur a donné mandat.

En se pliant peu à peu au pouvoir économique au nom d'une prétendue realpolitik, les hommes politiques ont perdu de vue ce pourquoi ils ont été élus. Mais actuellement ils font pire, en se soumettant aux injonctions des financiers, ils jouent carrément la carte de la haute finance internationale contre leurs peuples.

Ainsi, George Bush a déjà laissé expulser 2,5 millions de propriétaires devenus trop pauvres du fait d'un système financier trop gourmand. De même, Sarkozy accepte que nos entreprises soient rachetées par des fonds spéculatifs qui n'ont de cesse d'augmenter la productivité et opèrent des compressions de personnel insupportables. Et parmi ces chômeurs, combien ont déjà dû vendre en catastrophe, le logement qu'ils n'avaient pas fini de payer ? Et combien seront obligés de le faire demain ?

De plus la France a abandonné ses pouvoirs à l'Union européenne et cette Union européenne, au lieu de défendre les peuples européens, fait allégeance au mondialisme imposé par les États-Unis et joue contre son camp. C'est ainsi qu'au nom de la sacro-sainte lutte contre les pratiques anticoncurrentielles, elle s'applique à démanteler, pièce par pièce, le tissu industriel européen. Tout y est passé : le textile, l'agriculture, la pêche, la sidérurgie, l'électronique... tout, sauf la finance. Quand la finance est en danger, on ne chante plus la même chanson. Il n'y a plus de règles et les ayatollahs de la libre concurrence en appellent aux contribuables européens pour sauver les banques d'affaires. Dans un cas on nationalise, dans l'autre on '' socialise les pertes '', dans d'autres on renfloue tout simplement.

Mais qui peut croire que les contribuables retrouveront leurs avances alors que les actifs de ces banques reposent sur du vent et que nombre de produits financiers n'ont plus aucun rapport avec une quelconque activité ou valeur industrielle ?

Tout cela, Sarkozy le sait, mais il faut sauver le bras armé du mondialisme que sont les banques d'affaires. Le Président de la république a déjà présenté la première facture aux Français. Ce seront, pour commencer, 56 milliards d'euros engloutis dans un fond de sauvetage des banques. 56 milliards a ajouter aux 1250 milliards de dettes de la France, 56 milliards à ajouter aux 36 milliards que coûte chaque année l'immigration, 56 milliards à ajouter aux 52 milliards de déficit budgétaire... C'est donc un État en faillite qui va emprunter pour sauver les banques et qui prétend garantir les dépôts des petits épargnants français... hallucinant !

Où est la droite nationale ?

Mais il y a encore plus hallucinant : c'est l'appel du gouvernement à l'unité nationale pour sauver la finance internationale.

Et ce qui me navre, c'est que dans notre famille politique, il n'y ait eu personne pour rétorquer qu'il est indécent de faire appel à l'unité nationale et à la solidarité du peuple français, alors que celui-ci a été bafoué par la signature du traité de Lisbonne, alors qu'un Français sur deux n'est pas représenté au parlement et que le projet de loi sur la représentation régionale balaie la dernière trace de proportionalité qui subsistait dans nos instances.

Il n'y a eu personne non plus, pour dénoncer le rideau de fumée savamment tendu devant la réalité. Au nom d'une prétendue morale financière, on a fait des parachutes dorés des grands patrons les boucs émissaires de la crise, alors que 3 semaines plus tôt, on allouait un bonus de 435 millions d'euros à Bernard Tapie pour avoir acheté Adidas, avec l'argent du contribuable contraint à renflouer le Crédit Lyonnais.

Personne non plus, pour lui reprocher d'avoir laissé certaines banques de dépôt françaises devenir des banques spéculatives, à l'instar des banques américaines '' libérées '' par Bill Clinton, toujours au nom de la politique anti-concurrentielle, certaines d'entre elles se comportant comme de véritables casinos en déconnectant leurs produits financiers de l'économie réelle.

Personne encore, pour souligner avec quelle ardeur et quels moyens Sarkozy se bat pour sauver la finance, alors qu'il a été si passif , tout récemment, devant la perte de la sidérurgie et le drame des pêcheurs...

Où est la '' droite nationale '' qui devrait sans relâche dénoncer sa politique coupable de France ouverte à tous les vents ?

Hélas, nous le savons : ses responsables se livrent des guerres picrocholines et dépensent plus d'énergie à grimper dans les états-majors qu'à organiser le combat contre toutes les formes du mondialisme.

Toutefois, si ces désordres internes ont bien une vertu incapacitante, le plus grand ennemi de la '' droite nationale '' n'est pas sa balkanisation, c'est son archaïsme. Nous avons besoin d'un pôle national novateur, audacieux, anti-conformiste, capable de voir où sont les nouvelles lignes de fracture, d'analyser et de déjouer les nouvelles armes du totalitarisme rampant et de renouveler ses propositions.

Le MNR doit repasser à l'action

Le MNR a déjà fait la moitié du chemin. Avec son programme actualisé, il a déjà formalisé les grands axes politiques pour ce début de siècle, contrairement aux autres formations. Il lui reste maintenant à changer de méthode.

En effet, le saupoudrage électoral généralisé a été un coûteux échec pour l'ensemble des partis nationaux et pour le MNR. C'est pourquoi notre mouvement va s'engager dans une nouvelle stratégie d'implantation, privilégiant la proximité et l'action locale concrète.

D'abord, nous allons avec Alain Vauzelle et d'autres membres du Bureau national effectuer une tournée de réunions dans les régions afin de remobiliser les fédérations sur le thème de l'avenir de la droite nationale et du rôle du MNR.

A cette occasion, nous allons lancer une campagne militante sur le thème '' Protégeons les Français, pas les banquiers ''. En effet, au moment où la crise financière va affecter profondément la vie de nos compatriotes, le MNR doit monter au créneau pour rappeler où sont les responsabilités de nos dirigeants. Cette crise est la conséquence de l'ultralibéralisme international qui a fait primer l'argent sur le travail et qui, sous couvert de mondialisation, a globalisé tous les problèmes. Le moment est venu de protéger les Français et de faire savoir la position du MNR face à la destruction organisée de la société française et européenne. Tracts, dossiers de presse, communiqués, affichettes seront mis à la disposition des fédérations pour mener campagne.

Toutefois, pour adapter nos objectifs à nos moyens, nous allons demander à chaque fédération de choisir une ville sur laquelle seront concentrés ses efforts militants. Si la ville est de taille moyenne et plus particulièrement exposée aux problèmes de l'immigration, de l'islamisation et de la crise économique, l'impact du MNR peut y être considérable. Si le marché y est fait régulièrement, si des tracts sont distribués systématiquement et si cet effort est maintenu dans la durée, notre mouvement pourra y recruter et devenir une force locale incontournable pour y diffuser nos idées et y préparer l'avenir électoral.

Je demande donc à tous les responsables de fédération de réunir rapidement leurs bureaux et leurs militants pour déterminer la ville la plus adéquate pour atteindre notre objectif '' un département, une ville ''. Et à partir de ces bases solides, dans un deuxième temps, nous nous développerons par capillarité.

Enfin, un mouvement politique doit mener en permanence un travail de réflexion pour adapter on programme à l'évolution de la situation. Aujourd'hui, elle est plus instable que jamais et de nouveaux enjeux se font jour, sur lesquels le MNR devra prendre position. Il s'agit d'un travail dans lequel le MNR a toujours été en pointe. Nous lancerons donc un nouveau cycle de conférences à Paris, dès le mois de novembre, invitant des membres qualifiés du Bureau national ou des intervenants extérieurs connus pour leur compétence, à s'exprimer sur des sujets d'actualité.

Aller de l'avant

La situation politique est propice à nos idées et il est inutile d'attendre ou de courir derrière un hypothétique rassemblement de notre '' famille '' pour agir. Au contraire, cette diversité, cette complémentarité entre les différentes composantes de la '' droite nationale '' doit être un moteur pour nous propulser dans l'avenir politique de notre pays. D'ailleurs, il n'est pas question pour nous de nous bunkeriser et de nous enfermer dans notre tour d'ivoire, arqueboutés sur nos positions, jetant l'anathème sur tout ce qui n'est pas estampillé MNR. Non, bien au contraire, nous allons poursuivre les contacts avec les autres formations du pôle national. Mais nous n'entendons pas renoncer à notre identité, ni nous mettre prématurément au service de quiconque. Et je vais être très claire : oui nous voulons travailler en bonne intelligence avec les Identitaires, la NDP, l'Esprit public de J. Bompard. Oui nous pourrons prendre des contacts avec d'autres formations, mais en ce qui concerne les relations avec le FN, tant que la famille Le Pen est au pouvoir, nous serons extrêmement prudents. Car nous n'oublions pas les mauvaises manières qui nous ont été faites lors de cette pseudo-union patriotique. Et sa direction actuelle ne démontre aucune volonté de rénovation, ni dans ses instances, ni dans ses méthodes. Attendons donc que la situation s'éclaircisse de ce côté. Il n'y a aucune urgence à nous engager auprès de quiconque.

Vous êtes nombreux à vous poser la question de notre participation aux futures élections. Bien sûr nous ne participerons pas aux élections européennes qui sont très coûteuses et n'ont pas un grand impact politique. En général, elles font l'objet d'une forte abstention, plutôt logique de la part d'un peuple qui voulait moins d'Europe et à qui on en inflige toujours plus. Cela ne nous empêchera pas dans les villes que nous avons ciblées de participer à la campagne. Rien ne nous empêchera d'évoquer le honteux traité de Lisbonne qui contient déjà les germes d'un nouveau krach dans ses articles 56 et 57. Rien ne nous empêchera de dénoncer les ravages dus à l'Europe de Bruxelles et le Bureau national va préparer un argumentaire et des tracts en ce sens. Cette campagne proche doit être pour nous l'occasion d'exister et de faire savoir que sur le thème de l'Europe, nous avons des propositions concrètes à faire.

Après les élections européennes, il y aura, en 2010 peut-être, les élections régionales. Mais le gouvernement veut saisir l'occasion d'une réforme justifiée pour évincer de la vie politique les quelques élus nationaux survivants. En effet, il est logique de diminuer le nombre de collectivités territoriales qui s'empilent à la manière d'un mille-feuilles, afin que les Français sachent enfin qui fait quoi, car le tronçonnage des attributions aboutit souvent à des aberrations (c'est le cas des établissements scolaires qui regroupent collège et lycée, le collège dépendant du Conseil général et le lycée du Conseil régional). Il devrait s'agir de clarifier et d'alléger un dispositif coûteux. En fait ce ne sera pas beaucoup moins coûteux car les nouvelles assemblées territoriales, composées de la somme des Conseillers généraux et régionaux, seront pléthoriques. Mais surtout, on va en profiter pour éliminer toute proportionnalité dans ce scrutin, le projet de réforme prévoyant l'élection des futurs Conseillers régionaux au scrutin uninominal à deux tours à la manière des actuels Conseillers généraux. Ainsi, il n'y aura plus un seul élu hors système. Voilà ce que nous préparent les hommes qui font appel à l'unité nationale.

Vous comprendrez que si ce projet voit le jour, il ne sera pas question de participer à ce scrutin d'une manière générale, sauf dans les villes où notre implantation sera déjà bien avancée.

Il est probable toutefois que le krach retarde cette réforme, où qu'elle ne soit pas votée. Dans ce cas, nous pourrons envisager de faire quelques listes, dans des régions choisies, avec le concours d'autres formations qui peuvent être, selon les cas, les Identitaires ou la NDP. Je crois beaucoup à la complémentarité de nos mouvements et si chacun a ses méthodes et ses orientations, nous ne sommes pas si éloignés sur le plan politique, qu'on ne puisse passer des accords, au moins de non agression.

Ces nouvelles contraintes ont un avantage, celui de nous remettre en question, non pas sur le fond, mais sur le type d'action que nous devons mener. En travaillant sur des objectifs précis et au plus près de nos compatriotes, nous avons une vraie chance de sortir de l'ornière, mais il faut avoir le courage d'être modestes. En Europe, tous les mouvements nationaux ou identitaires qui émergent ont fait ce travail de fourmi. Nous sommes, nous aussi, parfaitement capables de le faire.

Il reste encore une question à laquelle je veux répondre : c'est celle du chef. Notre Président va s'éloigner pour des raisons professionnelles, certes. Mais cela ne nous empêche pas de travailler et de développer notre mouvement sur la base de notre programme et selon les techniques de proximité dont je vous ai donné les grandes lignes.

Et lorsque les conditions l'exigeront, je sais qu'il reviendra et je veux pouvoir lui dire, Bruno, voilà votre mouvement, il est en bonne santé, il s'est renforcé, avec lui vous allez pouvoir peser, enfin, sur l'avenir de notre cher pays.

Chers amis, à l'heure de la faillite du système, tout peut basculer brutalement. Et dans ces circonstances, ce sont toujours les minorités agissantes qui infléchissent le cours de l'histoire.

Je vous en prie, ne passons pas à côté de notre destin !


Annick MARTIN dans le trombinoscope
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