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DISCOURS
Sèvres - 07/07/07 - Discours de Annick MARTIN
Droite nationale : un avenir !
Discours d'annick Martin au Conseil national du MNR

Je vous remercie de m'avoir fait confiance en tant que secrétaire générale.
Comme vous, je sais la difficulté de faire beaucoup avec rien et comme vous, je me suis heurtée aux 2 grands écueils :
affirmer notre identité propre (/FN)
devenir visible.

Aujourd'hui, en tant que Vice-Présidente du mouvement, je vais me consacrer à un grand chantier : rendre le MNR '' visible '' et audible.

Analyse de l'échec :
Il faut examiner les causes de notre échec.

Du fait de l'absence de notre président aux présidentielles, nous n'avons pas été vus et nos candidats n'ont pas pu s'insérer dans la campagne des législatives, devenue de fait le 3ème tour des présidentielles.
De plus, nos candidats n'étaient pas prêts à prendre part aux interviews et débats qui leur étaient proposés. De ce fait, nombre d'entre eux ont refusé des occasions de se faire connaître, par timidité, peur de mal faire, de mal communiquer.
J'ajouterai, pour ma part, que l'échec du FN ne me console pas, même s'il va rendre plus facile la fédération des courants nationaux.

La seconde cause importante est que nous avons vécu un tournant dans les méthodes de communication politique. Là-aussi, il y a eu changement de cycle dont il va falloir tenir compte dans notre discours politique.
Dans tout discours, politique ou non, interviennent plusieurs composantes :
le fond
la forme
le porteur du message
la cible (interactivité).

Aujourd'hui, la politique est devenue un produit comme un autre : soumis aux règles du marketing. Du discours politique de fond du siècle dernier, on a glissé vers le discours démagogique. Et en ce début de siècle, de la démagogie on a glissé vers la peopolisation. Boniments, baratin, esbrouffe, fausses colères, fausses indignations ont laissé loin derrière les concepts politiques.
Le discours pragmatique l'emporte, c'est le recul des idéologies par rapport à la prise en compte des micro-problèmes.
En contrepartie, l'homme politique spectacularise son discours, il '' communie '' avec la foule. C'est le retour des grandes messes et des grandes mises en scène (sacre de Sarkozy) ou de l'évangélique-attitude pour Royal. (On note au passage l'abandon de ce type de communication par Le Pen dans le cadre de la '' modernisation '' - décalée - du personnage...)
En contrepoint, pour prouver son humanité, sa proximité physique, l'homme politique se met à toucher les gens (pauvres, malades, handicapés, minorités, etc...)
La politique, c'est de plus en plus de spectacle, de moins en moins de confrontation d'idées. Celui qui n'a pas de vision l'emporte sur ceux qui sont encore attachés à une idéologie dans leur discours.
Cette évolution est critiquable, mais nous ne pouvons pas la changer. Il faut donc en tenir compte.

Quid du MNR ?

Sur le fond : rien à changer, ou pas grand chose; notre programme a fait l'objet d'un aggiornamento contrairement à celui du FN.

Mais sur la forme tout est à faire pour s'insérer dans le monde politique tel qu'il est aujourd'hui et non tel qu'on le souhaiterait.

C'est le grand chantier d'avant les municipales : celui du '' packaging '', de l'emballage.
Nous devons avoir une attitude commerciale si nous voulons vendre le produit MNR.
Et je propose d'abord la recherche d'un slogan à attacher à notre sigle.
Sans changer d'idées, nous devons rechercher une nouvelle présentation de nos idées : travailler sur le concret, sur le choix des thèmes spécifiques, chercher de nouveaux angles d'attaque moins idéologiques, plus parlants. Ainsi, par exemple, pour parler de l'immigration, on peut en exposer les effets sur notre pouvoir d'achat.
Bref, le MNR ne doit pas rester le produit en bas des rayons du supermarché de la politique, celui dont l'emballage est tellement moche, gris et terne, que même si on sait que le produit qu'il renferme est de bonne qualité, on ne tendra pas la main pour s'en emparer. Nous devons avoir une communication politique attrayante.

Se pose aussi le problème de la compréhension des termes de nation et de patrie, concepts très abstrait pour la plupart des gens et qui ne correspondent pas aux préoccupations quotidiennes. Il est certainement plus opérant d'exprimer notre appartenance à notre civilisation européenne. Comment la défendre, comment l'exprimer et le faire ressentir par des mots quotidiens, des expressions plus charnelles, plus concrètes...
Il nous faut abandonner le discours théorique et froid. Une nécessité s'est faite jour, celle de '' toucher '' nos compatriotes.



Mon grand chantier : la communication.

La communication du MNR est non seulement insuffisante, mais inadaptée.
Nous avons aujourd'hui différents niveaux de communication.
En interne : le chêne, le site, l'audiotel, les différents bulletins des fédérations
Vers l'extérieur : les tracts, affiches, plaquettes et articles des bulletins municipaux pour les Conseillers municipaux. Dans la presse régionale, les communiqués et une participation réduite dans les médias audiovisuels.

Je vous ai parlé des composantes du message : le fonds, la forme, le messager et la cible.

On doit apprendre à communiquer différemment selon la cible. Nous devons avoir une communication ciblée et renoncer aux tracts généraux qui, à vouloir toucher tout le monde, ne touchent personne. Au contraire, il faut multiplier les prises de position ponctuelles sur les micro-problèmes qui préoccupent les gens dans leur vie quotidienne et faire preuve de réactivité aux évènements qui les traumatisent. À cet égard, les prochaines élections municipales seront l'occasion d'appliquer cette méthode : réagir tout de suite à des difficultés ponctuelles (agressions, voitures brûlées, licenciements, délocalisations, etc.)
Pour ce faire je souhaite mettre en place un réseau de responsables communication qui communiqueront par internet et pourront ainsi s'entraider pour rédiger les communiqués, diffuser les tracts, préparer les argumentaires, commenter les informations locales.

Les porteurs de message
Tout le monde n'est pas doué pour la communication, mais cela s'apprend.
Chacun à son niveau peut participer selon ses compétences et ses appétences
Afin de préparer les cadres et les futurs candidats et ne pas retomber dans les difficultés que nous venons de vivre, nous organiserons des formations à la communication couplées à des séminaires de formation politique décentralisés.
Dès l'Université d'été, je ferai le point, région par région des dispositifs existants et des ressources humaines.

2ème grand axe de mon projet la reconquête électorale

Quel que soit l'avenir d'une '' plateforme '' ou d'une fédération des composantes de droite nationale, le MNR, pour son propre compte, doit reconquérir un électorat.

Les municipales seront l'occasion de s'emparer des microproblèmes et de s'affirmer clairement les défenseurs des '' Français de souche ''.

Stratégie géographique : développer des bastions dans les villes où nous monterons des listes avec l'aide des militants des villes où il n'y aura pas de listes. De ces points forts, il faudra organiser un développement '' en tâche d'huile ''.

Stratégie vers les couches socio-professionnelles : les actions et les messages doivent être ciblés. On ne communique pas de la même façon dans une ville bourgeoise d'une banlieue préservée et dans une cité minière dévastée.

Les moyens :
la mise en place d'un réseau '' communication '' privilégiant l'interactivité.
S'appuyer sur les commerciaux, les Secrétaires Départementaux et les responsables de la communication du MNR pour mettre sur pied une stratégie performante et réfléchir aux meilleurs moyens de faire passer nos messages et conquérir un nouvel électorat.

Je veux en profiter pour tendre loyalement la main à tous ceux qui au sein d'un '' collectif '' souhaitent participer à ce grand effort de reconstruction de la droite de conviction.

N'est-ce pas trop tard ?

L'inéluctable échec de Sarkozy

'' Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas, je ne me déroberai pas, je vous demande votre confiance pour qu'ensemble tout devienne possible '', c'est ce qu'a écrit et signé de sa main Nicolas Sarkozy au bas de sa profession de foi présidentielle.

Pourtant, après d'innombrables promesses, déjà, on constate :
- la repentance du 1er jour,
- le recul sur l'entrée de la Turquie dans l'UE avec l'ouverture de 3 nouveaux chapitres de négociations,
- un traité de constitution négocié dans le dos des Français, qui reprend les grandes option du TCE d'origine,
- des ministres de gauche, de Kouchner (seul homme politique français favorable à l'intervention française en Irak) à '' ni pute ni soumise ''... et J.-Pierre Jouyet, le très utile disciple de Delors aux affaires Européennes.

Oui, avec Sarlozy, c'est encore une fois '' je vous ai compris '', le reniement inéluctable.
On peut d'ailleurs prévoir que le nouveau Président va perdre sa légitimité en faisant adopter le TCE par le congrès et sa crédibilité en renouant avec la politique de défaussement sur l'Union Européenne. De nouveau on expliquera aux Français que tout ce qui va mal, c'est l'Europe...
55% des Français sont donc susceptibles d'entrer en résistance et en opposition. C'est pourquoi nous devons dès maintenant nous employer à fédérer le NON de droite.

Même sans l'affaire du TCE, le reniement est inéluctable quand on compose son gouvernement avec des représentants de la gauche mondialiste qui prônent la société multiculturelle et multiethnique déracinée dont la priorité est la lutte contre les discriminations.

Mais on peut prévoir que ce n'est pas ce qui fera tomber Sarkozy.

C'est certainement son domaine de prédilection, l 'économie, qui provoquera son échec.
- la dette s'accroit toujours,
- le reflux du chômage est un leurre du à la mise à la retraite des baby-boomers, mais on se pourra pas payer les retraites sans croissance,
- le déficit sécu augmente (12 Md Euros) puisque le coût de la CMU (opaque) est estimé à 6 milliards d'euros, que l'AME réservée aux clandestins (régularisés à jet continu) s'accroit et que, le 25 mars 07, dans Tetu Sarkozy se targuait d'avoir accordé 2 fois plus de cartes de séjour à des étrangers malades que Jospin, dont de très nombreux porteurs du VIH (coût journalier du ttt 700 Euros / jour)...
-la TVA sociale n'est qu'une mesure de plus contre ceux qui travaillent, mais qui ne résoudra pas les problèmes budgétaires.
Le mot circule déjà : avec Sarkozy, ce n'est pas travailler plus pour gagner plus, mais travailler plus pour payer plus !

On voit poindre les limites de la politique du coucou. Bien qu'on soit encore sous l'effet du plébiscite, on en est déjà à construire un écran de fumée avec Clearstream pour passer quelques mesures en douce avec la complicité des médias.

Au moment où le système Sarkozy s'effondrera, 2 possibilités : ou la gauche sera la seule à proposer une autre politique, ou elle devra compter avec une force fédérée des défenseurs des '' euro-français ''.

Nous ne devons pas nous contenter de gémir et protester si nous voulons peser sur l'avenir. Car les mouvements purement protestataires qui font, certes, des percées fulgurantes n'ont habituellement pas de pérennité.

C'est pourquoi nous devons bâtir, fédérer les courants et les mouvements pour agir.

Organiser la résistance active dans les domaines où il y a consensus.

Trouver le dénominateur commun susceptible d'agglomérer les courants proches de toutes les droites nationales est possible.

Cela s'inscrit dans un courant historique européen.

Les mouvements nationaux se multiplient et s'enracinent dans le paysage politique de la plupart des pays d'Europe.

Le retour aux valeurs identitaires, est même une tendance mondiale : exacerbation du patriotisme US, revendication d'appartenance à l'oumma pour les pays islamiques, fierté chinoise retrouvée, par exemple.

En Europe, se développe, depuis une trentaine d'années, une vague historique en faveur des mouvements de droite nationale.
Pendant longtemps, le FN se situait dans le peloton de tête au palmarès des résultats électoraux. Mais sa position sur l'islam a provoqué, à mon sens, un séisme plus important que les affaires de gouvernance familiale. Il s'agit d'ailleurs d'un sujet grave qui pourrait déstabiliser d'autres partis nationaux européens dont une frange considère que les USA sont plus dangereux pour les Européens que les islamistes et l'islamisation... Le FN est l'illustration malheureuse de cette vision.

L'observation d'un peu plus près des mouvements nationaux qui se développent partout en Europe nous démontrent que la reconstitution d'un mouvement national français va dans le sens de l'histoire de ce siècle.
Lorsque le FN, la Ligue du Nord italienne, le Vlams Block et le FPÖ autrichien ont surgi sur la scène politique européenne, avec des résultats étonnants, les observateurs, pour se rassurer, y ont vu un épiphénomène éphémère.
De fait, même si les scores sont variables, le phénomène a fait tache d'huile en Grande-Bretagne, Irlande, Espagne, Grèce, Danemark, Norvège et même... Suisse.

Partout en Europe, nos idées avancent et à l'exception de la France où à défaut de Valmy on a subi Sedan, elles sont portées par leurs inventeurs.
Il ne s'agit pas de réactions épidermiques ou d'un simple prurit qui agiterait les européens protestataires, mais d'une vraie lame de fond qui est née dans les années 70.

Peu à peu les droites nationales se sont enracinées dans la vie politique des pays d'Europe, pour certaines participant même aux gouvernements. C'est ce qui me fait penser qu'il y aura en France une suite, un après-FN, certainement sous une autre forme, avec d'autres composantes, car c'est un mouvement qui dépasse le cas français.

Il est donc important d'observer ce qu'ont en commun tous ces mouvements européens. Au delà des spécificités liées à telle ou telle situation, ils ont tous un trait agglomérateur : la reconnaissance et la promotion d'une IDENTITE NATIONALE ET EUROPEENNE forte.

L'Allemagne étant le seul pays où, si le sentiment national reste fort, il ne se cristallise pas autour d'un vote ou d'un parti (traumatisme, culpabilisation et réunification expliquant cela) malgré des percées locales comme à Hambourg où le juge Schill du PRO a fait 19% il y a quelques années.

Résultats électoraux récents des formations de droite nationale européennes

Autriche FPO + BZO (Haider) = 16%
Belgique VB (19,1%) + Dedecker (6%)
Pays-Bas Liste Pim Fortuyn (17%)
Parti pour la liberté = 6% (créé en 2006)
Danemark Parti du peuple danois = 13,2% (Pia Kjaersgaard)
Suisse UDC de Blocher = 27%
Lettonie TB-LNNK = 29,8 %
Norvège Parti du progrès = 22%
Italie Alleanza Nazionale = 11,5%
Lega nord = 5%
ont participé au gouvernement
Grèce 3 partis dont le Patritiki symmachia (alliance patriotique) = 5%
PECO (pays d'Europe centrale et orientale = ex-pays de l'Est)
Bulgarie Ataka = 8,75%
Croatie HSP = 6,4%
Pologne 2 partis : Ligue des familles polonaises et Autodéfense de la république de Pologne = 18%
Roumanie Parti de la grande Roumanie = 28%
Serbie Parti radical serbe = 28%
Slovaquie Parti national slovaque = 11%
Slovénie Parti national slovène =6,3%

Russie Parti libéral démocrate de Russie = 12%
(dans un pays dirigé par un président plutôt nationaliste)

Dans la plupart des pays d'Europe, les partis de droite nationale, qualifiés aussi de populistes se sont installés durablement dans la vie politique.
Depuis quelques années on observe une stabilisation. 2 écueils toutefois :
? un certain flou des programmes dans le domaine de la répartition des richesses économiques
? la reprise par les partis établis des thèmes fondateurs comme la lutte contre le multiculturalisme ou la mondialisation... du moins dans le discours.

Mais tout porte à croire que la politique générale d'immigration européenne (qui sera décidée à la majorité qualifiée dès l'adoption du pseudo-mini-traité) entraînera des effets contraires aux discours affichés.


CONCLUSION

Il n'y a aucune raison pour que la droite nationale française se délite alors qu'elle est en plein essor dans le reste de l'Europe et même du monde.
En revanche, il est manifeste qu'elle a vieilli, que son image est ringarde et qu'elle est trop tournée vers le passé et le conservatisme.
Avec vous, avec le MNR, avec tous les mouvements, les associations et les réseaux qui le veulent et à qui je tends loyalement la main, nous pouvons inverser cette tendance mortifère.
Je crois que si nous mettons toute notre énergie à la défense et à la promotion de l'identité euro-française nous sauverons notre peuple du tsunami migratoire qu'on veut nous imposer.
J'ai confiance en vous, j'ai confiance dans cette élite française qui ne baisse pas les bras, j'ai confiance en nos camarades européens qui se battent pour que vivent les nations d'Europe.
Vive le MNR. Vive la France.

Annick MARTIN dans le trombinoscope
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