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DISCOURS
Paris - Saint Germain-des-Prés - 24/09/05 - Discours de Yves DUPONT
Préférence et assimilation
Intervention au colloque "l'immigration est-elle une fatalité ?"

L'assimilation est une notion qui s'oppose à celle d'intégration. Depuis que la classe politique reconnaît qu'il y a un problème posé par des populations venues d'ailleurs, celle-ci ne cherche qu'à apporter une seule réponse, celle de l'intégration. Or qu'est-ce qu'intégrer ? C'est incorporer une substance dans une autre sans que ni l'une ni l'autre ne voit ses propriétés être modifiées. En un mot, l'intégration est un mélange. C'est d'ailleurs dans ce sens que le mot est couramment utilisé par exemple en cuisine ou dans les protocoles industriels. L'intégration des populations c'est exactement cela : on cherche à amalgamer sur notre sol des populations déracinées, d'horizons différents, de cultures différentes. On cherche à les intégrer à un cadre administratif dans l'espoir que tout ce monde cohabitera tant bien que mal. C'est le modèle américain qui juxtapose des populations différentes, des Européens, des Africains, des Chinois, des Hispano, toutes ces communautés conservant intact leur caractère propre. C'est un vrai mélange, ce que traduit bien l'expression de melting pot.
Il est remarquable qu'en France, le politiquement correct ait réussi l'exploit de créer, sur le sol français, de nouvelles communautés, qui sont pourtant d'origine française. Aux innombrables communautés étrangères qui peuplent la France, il faut ajouter les Français de souche '' racaillisés '' qui ont développé leur propre culture - dont le rap est une des expressions - leur langage qui n'a plus beaucoup de rapport avec le français, leur accent incompréhensible et même leurs propres activités économiques dites '' parallèles '' (pour ne pas dire délictueuses.)
L'intégration, c'est l'opposé de l'assimilation. Contrairement à ce que certain pensent, ces deux termes, assimilation et intégration, ne sont pas du tout synonymes. L'assimilation est une notion biologique, une caractéristique du vivant. Ce qui caractérise le vivant c'est la prédominance de la forme, de la structure sur la matière. Dans un corps, des centaines de cellules sont renouvelées chaque jour et pourtant c'est toujours le même corps et la même personne. On n'intègre pas de corps étrangers à un être vivant et à l'inverse un corps inerte ne peut assimiler de substances étrangères. Définition du Larousse : '' Assimilation : propriété caractéristique de tout être vivant qui consiste à transformer en ses propres structures des structures étrangères différentes. ''
La Nation
Propriété de tout être vivant... La nation est elle un être vivant ? C'est la question qui mérite d'être posée. La classe politique dominante a une conception purement administrative de la nation, conception désincarnée d'un corps social inerte constitué de groupes juxtaposés sur un territoire. C'est pourquoi les dirigeants ont distribué sans retenue - et continuent de distribuer - des papiers en tous genres, des cartes d'identité, des cartes de sécurité sociale etc. Tout cela participe de l'intégration administrative des populations au sein de l'Etat. Très logiquement ils ont adopté le droit du sol qui consiste à rendre français toute personne née sur le territoire ; et d'innombrables naturalisations augmentent encore chaque jour le nombre des Français administratifs, intégrés à un ensemble et non assimilés.
La classe politique UMP a abandonné toute idée de réforme du code de la nationalité. Quand tout récemment le ministre des DOM TOM a lancé l'idée que peut-être on pourrait réfléchir à l'opportunité d'étudier une réforme du code de la nationalité et de renoncer au droit du sol dans les DOM TOM, il s'est attiré les foudres des médias. Pourtant en 1986 l'opposition RPR-UDF avait inscrit la réforme du code de la nationalité dans son programme législatif. A tel point qu'ils avaient créé une commission de '' sages '', certes chargée d'enterrer le projet, mais au moins il s'était passé quelque chose : on avait débattu publiquement et au plus haut niveau de cette question essentielle. Depuis, ils n'en ont plus jamais parlé, parce que cette question est devenue étrangère à leur nature.
Au cours de la décennie 1980-90 les conceptions de la classe politique ont basculé : jusqu'aux années 60-70, la nation était clairement conçue comme un corps vivant alors qu'aujourd'hui (il suffit de les entendre parler !) la France n'est plus pour les dirigeants français qu'un cadre inerte, purement administratif, formé de règlements, de lois et de '' modèles. ''
Toute la question de l'intégration et de la nationalité est liée à cette réalité.
Comme toute nation, la France est un corps vivant
Ce n'est pas seulement l'ensemble des Français à un instant donné : c'est une structure, un esprit et une culture qui se maintiennent au cours des âges, par delà les changements de populations et les évolutions historiques , de la même façon qu'une cellule vivante ne saurait se réduire à ses composants (que l'on peut tous remplacer sans changer la cellule.) C'est le même mystère, celui de la structure qui l'emporte sur les composants. Mais - rappelons nous la définition - la propriété du vivant c'est de pouvoir assimiler des structures étrangères. Comme tout corps vivant, la France a donc capacité à assimiler des populations étrangères. Mais quelles populations ? Les populations de même souche qui possèdent à l'évidence les structures du corps organique. C'est bien ce qui s'est passé au cours des siècles précédents où la France a assimilé des peuples européens qui progressivement ont perdu leurs structures étrangères pour se fondre dans le moule français. Bien sûr, comme pour tout être vivant, cette assimilation doit être réalisée dans des quantités modérées sous peine d'indigestion.
L'âme européenne
L'assimilation est une propriété liée à la substance profonde du pays. Qu'est ce qui fait l'âme d'un peuple, son identité profonde, son caractère qui subsiste à travers les âges, si ce n'est la civilisation dont il procède ? Il est évident que plus les caractères profonds, ceux qui perdurent au delà des individus, sont différents, plus l'assimilation est difficile. On peut toujours décider d'octroyer la nationalité française à tel ou tel - c'est un acte administratif - mais personne ne pourra décréter l'assimilation de qui que ce soit. L'assimilation est un processus naturel qui requiert des prédispositions et une proximité civilisationnelle.
C'est simple : ceux qui ont le plus naturellement vocation à s'assimiler en France sont les Européens, tous issus de la même civilisation.
Pour une immigration européenne

Dans ce cadre là, il peut y avoir une bonne immigration, c'est à dire une immigration bénéfique pour notre pays. Nous n'avons jamais dit que la France devait vivre en circuit fermé, coupée de tout échange de population avec le reste du monde. L'apport de populations européennes, dans des proportions limitées, a également participé au dynamisme français. Nos adversaires nous opposent souvent certains arguments qui tendent à prouver la nécessité de l'immigration. Examinons ces arguments en ayant à l'esprit que la réponse peut ne pas être une immigration extra-européenne mais européenne. Car enfin, pourquoi l'immigration serait-elle nécessairement issue du tiers monde ? D'autant que la donne a changé depuis 1990. Les populations des pays d'Europe de l'Est qui connaissent des difficultés économiques peuvent maintenant se déplacer librement, ce qui crée une réelle pression migratoire issue de notre continent.
v Le travail. C'est vrai que les Français rechignent a exécuter certains travaux, par exemple dans le bâtiment, les travaux publics ou certains secteurs industriels. Mais faut-il nécessairement employer des populations venues des contrées les plus lointaines ? Comme par le passé, des Polonais, des Slovaques ou des Russes, qui connaissent chez eux le chômage ou la pauvreté seraient parfaitement aptes et volontaires pour ces tâches. Au passage il est symptomatique que la gauche ait pu agiter la menace de la concurrence du plombier polonais, en ignorant les méfaits de l'immigration du tiers monde.
v La démographie. La France connaît un grave déficit démographique et il est vrai que la France est un pays sous-peuplé eu égard à sa superficie. Régulièrement des organismes nationaux ou internationaux nous expliquent que c'est une nécessité vitale que d'augmenter la population au moyen de l'immigration. Cet argument nous a en particulier été servi au moment du débat sur les retraites. Mais pourquoi cette immigration de peuplement serait-elle issue, comme c'est toujours sous entendu, du tiers monde ? Il est tout de même étonnant que le recours à l'immigration, présenté comme inéluctable, ne soit jamais envisagé sous l'angle européen. S'il est vrai que les flux migratoires existeront toujours, réservons ceux-ci de façon prioritaire, sélective et régulée aux populations européennes et en particulier issues de l'Est européen. Ces populations auraient vocation à s'assimiler, comme elles l'ont fait par le passé et cet apport pourrait engendrer un regain de jeunesse et de dynamisme. Je ne serai pas choqué que certaines régions rurales dépeuplées, connaissent une nouvelle vitalité sous l'impulsion de populations de souche européenne qui très rapidement deviendront authentiquement françaises.
v Le rayonnement scientifique de la France. Les Européens de l'Est, les Russes en particulier ont un excellent niveau scientifique, singulièrement en maths et en physique théorique. Depuis l'effondrement du communisme, nombre d'entre eux ne trouvent plus à s'employer et s'expatrient aux Etats Unis. Nous pouvons leur faire une place en France, pour le plus grand bien de notre renommée internationale et de notre vitalité scientifique.
C'est comme la question des profs de maths. Vous savez, ou vous ne savez pas, qu'il y a un cruel déficit de profs de maths en France. Et il semble admis qu'il faille nous résigner à faire venir des profs du Maghreb ou d'Afrique noire, ce qui dans certaines académies est très largement le cas. Je me souviens d'un article du Monde qui expliquait que malgré leur bonne volonté ces professeurs n'étaient pas toujours compris de leur auditoire. Comme ceci est bien dit ! On manque de prof de maths, préférons l'immigration européenne, qui sur ce sujet partage naturellement notre fonds commun de civilisation.
C'est clair, c'est évident, à l'immigration venue du monde entier, nous devons tout faire pour privilégier les apports européens.
Pour que ceci se réalise, il y a deux conditions.
La fierté nationale
L'assimilation suppose que le pays d'accueil soit attractif. Pour être attractif, il doit notamment dégager un sentiment de puissance. On ne s'assimile pas à un pays qui ne croit plus en rien, à un pays qui passe son temps à dénigrer son passé, sa civilisation et sa culture. Comment donc pourrait-on s'assimiler à un pays qui promeut le rap devant Mozart ou les '' arts premiers '' devant les oeuvres de Michel Ange ? Nous devons retrouver fierté nationale et confiance dans la civilisation européenne.
Nous ne pourrons assimiler d'autres Européens que si nous sommes forts. Il est symptomatique que toutes les politiques d'intégration ont consisté à mettre en valeur les cultures d'origine des populations exogènes alors qu'une politique d'assimilation consiste à mettre en valeur les richesses de notre propre culture.
La préférence européenne
La deuxième condition est que les flux migratoires aient naturellement l'Europe pour origine et non le reste du monde. Pour cela la solution est simple, il faut mettre en oeuvre la préférence européenne. Conformément à la vocation européenne de la France, donnons aux Européens - et seulement aux Européens - les mêmes droits et devoirs qu'aux Français, dans les domaines de l'emploi, de la protection sociale, de la politique familiale ou encore de l'accès à l'école. Notons que nous n'aurons aucune difficulté, contrairement aux rédacteurs du traité constitutionnel, pour définir ce qu'est un Européen, notre définition étant évidemment donnée par la géographie !
Tout bien réfléchi cette préférence européenne a une valeur supérieure à la préférence nationale. La préférence nationale est liée à la nationalité ; or celle-ci a été dévoyée en étant octroyée à des personnes ne partageant en rien nos valeurs de civilisation. La préférence européenne consiste à l'inverse à mettre en valeur la proximité de civilisation.
Le principe de préférence européenne permettrait de conditionner la naturalisation à l'adhésion aux valeurs, à la culture et à la civilisation européennes. La préférence européenne s'inscrit évidemment dans le cadre du développement de la puissance européenne. Le regain démographique que nous souhaitons pour l'Europe ne se produira pas uniformément dans tous les pays européens. Il est donc important que les pays du continent qui le peuvent accueillent un surcroît de population d'origine européenne sur leur sol. Tous ensemble, nous avons d'énormes capacités à accroître significativement la population européenne.

CONCLUSION
La vocation de la France n'est pas de créer un melting pot résultant de diverses communautés plus ou moins '' intégrées '', mais, conformément à sa nature de vieille nation enracinée, d'assimiler des populations. Ceci ne peut se faire qu'avec des populations partageant le même fond commun civilisationnel, c'est à dire des populations européennes. Cela ne peut se faire que si la France retrouve la fierté d'être elle-même et si elle adopte le principe de la préférence européenne, c'est à dire une préférence fondée non pas sur une simple appartenance administrative, mais sur l'appartenance à notre civilisation commune.



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