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DISCOURS
Paris - Saint Germain-des-Prés - 24/09/05 - Discours de Viviane DEUXPSEUD
Un danger pour notre identité
Intervention au colloque "l'immigration est-elle une fatalité ?"

En abordant le thème de l'immigration j'ai conscience que l'affaire est difficile à déployer devant un public qui connaît déjà particulièrement bien le sujet ... Pour nous, nous avons déjà consacré plusieurs colloques et manifestations, plusieurs publications et plusieurs réunions sur ce sujet ; depuis le cri d'Ordre Nouveau en 1973 '' Halte à l'immigration sauvage '', jusqu'à nos récentes campagnes contre l'islamisation de la France, nous n'avons cessé d'alerter l'opinion sur les dangers de l'immigration. Il ne s'agit pas ici de produire un discours xénophobe, et d'ailleurs dans bien des cas nous avons plus d'estime pour certains étrangers - en raison de leurs combats et de leurs luttes - que pour certains de nos prétendus compatriotes... Nous avons tous dans un coin de la mémoire ces vers de Pascal Bonetti qui préfacent le beau livre de Bonnecarrère :
Qui sait si l'inconnu qui dort sous l'arche immense
Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé
N'est pas cet étranger devenu fils de France
Non par le sang reçu mais par le sang versé ?
Il ne s'agit donc pas de xénophobie mais d'auto-défense.
La montée des périls
Quelle que soit la définition de la Nation que l'on choisisse - nation charnelle douée d'une âme collective unissant les hommes sur des critères objectifs historiques, ethniques, linguistiques, ou nation-contrat constituée d'associés adhérant volontairement à une loi commune, ce plébiscite de tous les jours selon Renan - l'arrivée ininterrompue de populations étrangères toujours plus nombreuses qui s'approprient des portions non négligeables du territoire national et remettent en cause les moeurs et les lois compromet l'identité nationale, et ce d'autant plus que les envahisseurs bénéficient de la complicité d'une classe politique défaillante, par intérêt ou par lâcheté. Il ne s'agit ici que de considérer les développements du phénomène chaque jour plus périlleux, que certains aujourd'hui prétendent contenir d'un coup de baguette magique, alors qu'ils en niaient jusqu'à l'existence il y a encore peu de temps....
Le cas de Sarkozy : à Neuilly sur Seine, on ne veut pas, on ne veut plus d'immigrés ni de '' mixité sociale '' [euphémisme de la dernière génération pour dire '' mélange ethnique '' ou plutôt '' ghettoïsation ''], donc à Neuilly, le Maire, la municipalité et les habitants préfèrent payer des amendes plutôt que de voir s'installer des immigrés. M. Sarkozy l'a bien compris dans les Hauts de Seine ; cela ne l'empêche pas d'installer l'islam en France au moyen du Conseil français du Culte musulman. Comment pourrait-on lui faire confiance ?....
Quand nous parlons de l'identité nationale menacée par l'immigration, il faut entendre l'identité dans sa double dimension d'identité nationale - c'est à dire française - et d'identité civilisationnelle - c'est à dire européenne.
Notre identité est aujourd'hui menacée par un adversaire qui, s'il est souvent français lui-même, n'est pas européen et refuse de l'être.
La plupart des migrants installés en Europe de nos jours répugnent, en dépit de leur nationalité anglaise, française ou allemande, à ne plus s'envisager comme Africains ou Asiatiques.
La nation constitue le '' périmètre irremplaçable '' de la destinée d'un peuple, à l'échelle de l'individu, périmètre à taille humaine qu'il peut embrasser et comprendre, parce qu'il est formé de ses semblables. Ces semblables le sont par leur apparence souvent, mais plus encore par leurs habitudes, leurs caractères, leurs préférences, par leurs valeurs. Par définition, l'immigration implique l'implantation sur un territoire déjà peuplé et civilisé de populations aux moeurs et comportements différents. En cela elle comporte des dangers intrinsèques, même lorsque les immigrés ne sont pas hors la loi : la cohabitation de personnes qui ne partagent pas les mêmes valeurs ni les mêmes références entraîne des conflits de plus en plus durs à mesure que le seuil de tolérance est dépassé. C'est une évidence...
Les uns après les autres, des pans entiers de l'activité et de l'organisation sociale des Français sont déstabilisés, leurs lois et leurs coutumes sont contestées et remplacées par les habitudes et les moeurs de ces étrangers, qui sont forts de leur nombre et surtout de la faiblesse des autochtones, ce qui les autorise à multiplier leurs exigences. De la simple demande de reconnaissance, on est passé à la revendication de droits spécifiques, exorbitants, puis à la contestation systématique et radicale : les écoles, les hôpitaux, les administrations, les supermarchés, les commerces de détail, les prisons, des quartiers entiers, des communes de banlieue, des institutions deviennent les champs clos de l'affrontement entre eux et nous...
L'immigration invasive devient inexorablement menaçante parce qu'elle ne peut plus s'intégrer dans la société française et parce que les immigrés - et leurs descendants - ne veulent plus s'assimiler.
D'abord parce qu'en raison du nombre même des immigrés, assimilation et intégration deviennent techniquement impossibles, tant sur le plan sociologique que sur le plan culturel ou comportemental. L'assimilation (et même l'intégration) passent toujours par trois vecteurs qui sont extrêmement sensibles à la pression et facilement faussés par le surdosage :
L'enseignement qui est censé former la jeunesse pour qu'à l'âge adulte elle constitue une population homogène et solidaire : comment diffuser un programme d'Education nationale cohérent à des masses aussi disparates, qui se permettent maintenant de contester notre vision de l'histoire par exemple, ou notre système de valeurs ?
L''' ascenseur social '': le recours massif dans les années 60/65 aux immigrés, véritables esclaves des temps modernes, a largement contribué à le mettre en panne en différant la modernisation de la production, en retardant l'investissement et d'une façon générale en enrayant la promotion des travailleurs. On peut lire dans les pages suivantes à quel point les sommes énormes englouties chaque année par l'immigration pèsent d'un poids écrasant sur la richesse nationale.
Le respect des habitudes communes, indispensables pour le bonheur de vivre ensemble... Ce n'est pas en reniant nos traditions que nous allons encourager les immigrés à les adopter ! On se souvient de cette affaire affligeante de l'an dernier, ce lycée dont le proviseur avait accepté de supprimer le sapin de Noël sous la pression d'un groupe d'élèves musulmans...
Ensuite, si l'immigration est aujourd'hui devenue menaçante et si elle ne peut plus s'intégrer, c'est parce que rien ne peut s'intégrer dans un ensemble qui se désintègre et si les immigrés ne peuvent plus s'assimiler et devenir semblables à nous, c'est parce que les Français ne savent plus eux-mêmes qui ils sont au juste ! Les conséquences de l'immigration sont d'autant plus sensibles que le phénomène se produit dans un pays qui ne sait plus qui il est ni ce qu'il veut !
Les immigrés ne sont pas les seuls responsables des problèmes causés par l'immigration ; les conséquences de la présence massive d'étrangers - même pacifiques - sont aggravées, démultipliées par l'attitude de la majorité des dirigeants français et des pseudo-élites.
Les complices
Chez nous, les immigrés et leur descendance sont comme dans un pays vide : l'idéologie dominante du politiquement correct empêche la France d'accueillir comme il le faudrait les étrangers qui débarquent chez elle, puis elle lui interdit d'éduquer correctement leurs descendants. La première chose à faire serait d'avertir les populations immigrées qu'en s'établissant chez nous, c'est en Europe qu'elles s'installent et non dans un no man's land en déshérence et que nous n'avons pas besoin de l'islam ni des moeurs tribales ; tout ce qui acceptable dans le Coran ou dans l'animisme (la pudeur, la charité, le sens de l'honneur, le respect des anciens, la compassion pour les pauvres et les souffrants,) nous l'avons déjà dans notre propre catalogue et depuis longtemps !... De plus, nous pouvons affirmer qu'en matière d'accueil de l'étranger nous n'avons de leçons à recevoir de personne ; les Français ont intégré des générations d'Italiens, d'Espagnols, de Polonais etc. sans problème en une ou deux générations. Si les arabo-musulmans et les Africains ne peuvent faire ce qu'ont pu faire les autres immigrés, c'est leur problème, pas le nôtre ! Il faut quand même préciser (à leur décharge, si j'ose dire...) que plus personne en France n'ose leur imposer d'adhérer au modèle civilisationnel français. La moindre des choses serait pourtant de signifier aux nouveaux venus que le peuple français n'accepte pas de se voir dicter sa loi et sa conduite par des allogènes fraîchement débarqués et qu'ils arrivent dans un pays organisé, construit, un pays qui a une langue, une religion, une histoire, des traditions !
Mais voilà, ce sont justement ces enseignements - la langue, l'histoire, la morale - que l'Etat a renoncé à dispenser - quand il ne les a pas interdits - sous la pression des courants relativistes, chapelles progressistes, idéologies socialistes !
Il se trouve que depuis plus de 30 ans, les élites et les autorités françaises prennent un malin plaisir à se dénigrer elles-mêmes. Le terrorisme intellectuel initié par l'extrême gauche au nom de l'antiracisme est relayé par la plupart des hommes politiques et des intellectuels au nom de soi-disant grands principes '' républicains ''.

Un exemple invraisemblable
Le Figaro a publié en juin 2004 un article de Jean Raspail '' La patrie trahie par la République. '' Jean Raspail écrit les '' Français de souche sont matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l'homme, de l'accueil à l'autre, du partage cher à nos évêques, etc. Ils sont encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites antiracistes, conditionnés dès la petite enfance au métissage culturel et comportemental et aux impératifs de la France plurielle. '' Ce qui lui valut immédiatement d'être traîné devant les tribunaux ! Terrible aggravation de la condition des Français de souche dans leur propre pays : il y 25 ans personne n'a songé à poursuivre Peyrefitte pour avoir cité de Gaulle '' Nous sommes quand même avant tout un peuple européen, de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne, vous croyez que le corps français peut intégrer dix millions de musulmans qui demain seront peut-être vingt millions ? ''
On a vu récemment la démission des autorités françaises et la trahison des '' élites '' quand des taudis ont flambé à Paris. Les clandestins identifiés par les autorités n'ont pas été reconduits à la frontière ; aucune mesure n'a été prise contre ceux qui occupent illégalement des logements inaptes à l'habitation ; bien mieux, ils seront relogés dans la capitale même, simplement parce qu'ils le veulent. En un mot, la loi qui est inflexible pour les citoyens en règle devient extrêmement souple pour les hors la loi étrangers !
Les associations de droit à ceci ou à cela, les sociétés de pensée, les officines subventionnées par l'argent public, les réseaux infiltrés dans l'éducation, la magistrature, les partis politiques, les syndicats, les médias et toute l'intelligentsia '' assomment les Français '', comme le dit Jean Raspail.
L'immense gâchis
Les idéologies soixante-huitardes et le socialisme sous toutes ses formes '' déconstruisent '' systématiquement ce que les Français ont mis des siècles à construire : une nation prospère et cohérente. Ca n'a pas été sans mal, et nombreuses sont les périodes de leur histoire où les Français ont du se battre et travailler très fort pour construire leur pays et organiser leur société.
Cet immense effort collectif est gâché dans les banlieues et autres '' quartiers sensibles '' ; il est gâché à l'école où l'histoire de France et le français sont des matières sinistrées par le politiquement correct ; il est gâché dans toutes les formes de la vie publique : que ce soit dans la vie politique ou dans la vie culturelle, la mode est à la détestation et au rejet de tout ce qui est français. L'impérialisme islamique envahit l'espace public, de l'école aux hôpitaux, avec la complicité du Pouvoir; les lois sur la neutralité religieuse de l'Etat sont violées et l'argent public finance la construction de mosquées. L'invention de la discrimination positive et la mise en place des quotas parachèvent la disqualification des Français de souche. Le ton est donné à l'Elysée depuis Mitterrand ('' ils sont chez eux chez nous '') jusqu'à Chirac qui célébra son élection devant les drapeaux marocains et algériens et qui déclarait devant P. de Villiers que '' Les racines de l'Europe sont autant musulmanes que chrétiennes. ''

Mais nous sommes français ! Et nous souhaitons le rester. Des valeurs politiques et sociales abstraites même ressassées à longueur de temps, même imposées par la force, ne suffisent pas à former une identité commune... surtout quand ces valeurs sont totalement incompréhensibles pour les populations concernées. L'identité nationale s'est constituée au fil des temps d'une langue, d'un territoire, d'une histoire, d'un ensemble de valeurs religieuses et morales qui constituent le patrimoine '' sacré '' de chaque ressortissant. De l'identité nationale découlent le mode de vie des individus entre eux (depuis l'organisation familiale jusqu'à la conception de la politique) et leurs rapports au monde (depuis le choix de leur habitat jusqu'à l'organisation du travail, production et répartition des richesses inclus.) C'est notre qualité de Français - la connaissance que nous en avons et notre capacité à la maintenir - qui structure nos consciences et nos comportements.

C'est encore notre qualité de Français qui organise la solidarité et qui justifie souvent les sacrifices individuels qu'exige l'intérêt commun, bref elle assure la cohésion nationale, préalable indispensable à toute '' cohésion sociale. ''


CONCLUSION
L'identité nationale est un droit imprescriptible de l'individu et du peuple. C'est tout le sens du combat que nous menons, à la fois en notre nom à nous qui faisons marcher ce pays, mais aussi au nom de nos parents qui l'ont bâti et défendu et au nom de nos enfants qui ont droit à leur héritage.
Aujourd'hui, ce droit est bafoué autant par l'immigration elle-même que par les dirigeants français actuels, tous empêtrés, à droite comme à gauche dans l'idéologie immigrationniste, responsable de ce que le sénateur guyanais Georges Othilvy appelle un '' génocide par substitution de peuple. '' Il n'est pas question pour nous de laisser faire !


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