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DISCOURS
Château de Terrides (Tarn-et-Garonne) - 26/08/05 - Discours de Francis DUCREUX
La réalité de la crise française
Intervention à l'université d'été 2005 du MNR

La crise dont souffre actuellement notre pays affecte tous les secteurs de notre vie quotidienne. Sa durée et son intensité sont telles que d’aucuns la tiennent pour irréversible.

Plus concrètement et largement perçue sous son aspect politique, économique et social, elle est surtout spirituelle, éthique, intellectuelle, psychologique ...

C’est pour éviter de sombrer dans la décadence qu’il importe, au plus tôt, de remédier à cette situation morbide, consécutive à une rupture d’équilibre.

Or cette entreprise, aussi risquée soit-elle, ne saurait se réaliser sans s’interroger sur la consistance et les causes de ce mal qui nous ronge.


I – La consistance

La crise se traduit par trois malaises
- Le désarroi des Français
- Un divorce de plus en plus marqué entre le pays légal et le pays réel
- Les retombées nocives d’un système de gouvernement en mal de gestion.

1. Le désarroi des Français

Les Français ont perdu toute confiance en leurs hommes politiques. Ils ne cessent de le montrer par des taux d’abstention records lors des consultations électorales.

Désemparés, privés de référence à un idéal procédant d’un absolu qui le fonde, c’est dans l’inquiétude, l’anxiété, voire la résignation que nos compatriotes subissent leur vie au quotidien. Serait-on réduit à penser avec J.-Paul Sartre, Albert Camus et Ferdinand Destouches que « l’homme naît par hasard, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre » ?

Il est vrai que les piliers institutionnels, ces « masses de granit » dont parlait Napoléon, qui ont préludé à notre grandeur déchue, sont fortement ébranlés.

- Quid de l’Eglise catholique dont les sanctuaires et les croix émaillent encore notre territoire ? Malgré les récentes J.M.J. de Cologne, arc-en-ciel éphémère dans un ciel d’orage, et les propos mesurés de Mgr Vingt-Trois, comme l’écrivait, dans Présent du 04.08.05, Georges Dillinger, « L’Eglise est frappée du mal de la décadence et du modernisme. En approuvant le projet d’un traité foncièrement antichrétien dans sa lettre et dans son esprit, elle vient de montrer ostensiblement les ravages qu’ont opérés en elle les idéologies libertaires et individualistes, nées et développées à l’ombre de cinquante ans de pouvoir gaullo-communiste, intellectuel, médiatique et politique ».

Reniant son passé, sa foi enracinée dans les coeurs, son caractère sacré ; pénétrée par « la laïcité, son ennemie, elle est devenue complice des forces du mal auxquelles elle n’avait pourtant cessé d’opposer un rempart quinze fois séculaire ».
Oui, nos évêques de France, indignes successeurs des apôtres, regroupés en conférence, « acceptent les lois les plus ahurissantes sur la répression des propos homophobes, l’avortement légalisé, l’institution du PACS » et, bientôt, pourquoi pas ?, les mariages entre personnes du même sexe.

De surcroît, « elle favorise la pénétration de l’islam, dernier coup de grâce porté à notre religion certes, mais encore à la civilisation qui en est issue et à notre peuple, voué à disparaître ».

- Quid de l’Ecole, foyer de culture considéré par l’Eglise, dès le Moyen Age, comme une nécessité ? Laïcisée chez nous à la fin du XIXe siècle, elle est, surtout depuis mai 1968, en proie aux affres de la décadence. Avec un budget titanesque, le deuxième du monde, dit-on, après celui de l’armée chinoise, elle n’assure plus sa mission, à savoir la formation élémentaire de la jeunesse (lire, écrire, compter) et la transmission des connaissances et des valeurs, quintessence de notre civilisation.

- Quid de l’information, des mass-media ? Aux ordres d’une ploutocratie internationale sans vergogne, ils distillent, à longueur de journées, le venin qui déconnecte l’homme de la réalité pour mieux le détruire.

Ainsi donc, le fossé ne cesse de se creuser entre des responsables politiques et religieux comblés et un peuple qui subit de plein fouet les fruits de leurs turpitudes. Il en résulte :

2. Un divorce patent entre le pays légal et le pays réel

En effet, le paysage politique que nos dirigeants, par le canal des media, s’évertuent à nous mettre dans la tête est de plus en plus perçu comme étranger, contraire à la réalité.

Projets, programmes, accompagnements financiers, déclarations droit-de-l’hommesques convainquent peu de gens : une preuve tangible : le non des Français au projet de constitution le 29 mai dernier.

Or le mal est là qui nous ronge et l’Etat prodigue se garde bien de nous dire clairement que, depuis des années, nos mesures d’accompagnement et de traitement social du non-emploi, les plus élevées des pays occidentaux en part de P.I.B. (+ de 30%) sont inefficaces, le taux de chômage s’avérant considérable. Il est vrai qu’en France, la durée du temps de travail est la plus faible. Monsieur de Villepin, cessez de dire : « Nous ne pouvons plus attendre face aux 10% de chômeurs », mais mettez un terme au scandale des 35 heures.

Fouet de cocher. Pour les Français, ce sont la colère et l’anxiété face au chômage et à la précarité économique. La confiance va avec l’emploi (1)).

3. Les retombées perverses d’un système de gouvernement en mal de gestion

Cette morosité qui devrait les révulser, les Français savent-ils qu’elle procède pour une grande part de l’endettement colossal de notre pays, ce qui se traduit par une multitude de taxes se répercutant sur les impôts, dont ceux des collectivités locales, sur les charges sociales, les taux d’épargne et, surtout, par l’augmentation du coût de la vie, dont la flambée des prix du pétrole ...

La dette publique a dépassé les mille milliards d’euros. Plus de 80% des impôts sur le revenu sont annuellement nécessaires au simple remboursement des intérêts de la dette. Et, de surcroît, malgré d’incessantes promesses de politique de rigueur, de maîtrise des dépenses, d’ailleurs constamment remises en cause par des revendications sociales répétées, nos dirigeants, tablant sur un taux de croissance imaginaire, établissent des budgets dont le total des dépenses l’emporte de 25% sur celui des recettes. Ce comportement est d’autant plus extravagant que, à chaque dysfonctionnement au niveau des services publics, on calme le jeu à coups d’enveloppes supplémentaires.

Et, qui plus est, malgré cette menace de banqueroute, le gouvernement continue à dépenser sans compter. Il finance à prix fort l’immigration-invasion dont les moeurs s’imposent de plus en plus aux nôtres (2). Il honore la C.M.U. dont jouissent des allochtones confortablement installés . Il crée de nouveaux fonctionnaires, déjà en surnombre. Il accompagne des emplois « poudre aux yeux », tels que gardiens de la forêt citoyenne, animateurs de publics sensibles, etc ... Il prend en charge le plus souvent les dégâts causés par les délinquants et les terroristes, sous le regard d’avocats et de juges compatissants qui entendent, en l’occurrence, faire jouer, en leur faveur, les multiples recours dont ils disposent. Aussi, les mesures antiterroristes les plus élémentaires suscitent-elles les plus vives récriminations de l’ONU dont le rapporteur spécial sur la torture, un certain Manfred Novak fustigeait en ces termes le projet d’expulsion d’extrémistes par le gouvernement de S.M. britannique : « Expulser vers un pays où la torture est pratiquée est absolument interdit par les lois internationales ». Ainsi, touche-t-on du doigt un des méfaits de la mondialisation, au grand dam d’une Europe qui n’a pas eu le courage de se liguer sur le champ pour porter assistance à partenaire en danger, se contentant de bénignes déclarations droit-de-l’hommâtres.

Peut-on attendre dans ce domaine un changement des règles du jeu, de la part de M.M. Chirac et de Villepin, empêtrés qu’ils sont dans les carcans idéologiques humanitaires ? D’ailleurs le M.R.A.P., SOS-Racisme, la Cimade et les loges de toutes obédiences qu’ils financent grâcement de nos deniers leur interdiraient même d’y songer, tout comme ce rapeur impudent dont l’une des chansons, FranS.S.e, qualifie de « garce » et de « salope » une France représentée par deux femmes nues qui s’exhibent en se frottant au drapeau tricolore.

De ce fâcheux constat, il résulte que les Français sont en proie au désarroi, submergés par un triple sentiment de dépossession d’eux-mêmes :

- la mondialisation qui aspire nos forces vives et nos emplois,
- l’Europe, qui trouble l’idée de destin commun,
- le communautarisme qui nous exproprie de notre identité culturelle,

Se pose alors une série de questions. Comment en est-on arrivé là ?


II – Les causes

Bien que complexe, la crise présente une triple origine :
- La faiblesse de l’Etat
- La montée en puissance de contre-pouvoirs
- Le désintérêt croissant des citoyens pour la politique

1. La faiblesse de l’Etat

Il est loin le temps où les responsables politiques de notre pays se donnaient pour règle absolue « de ne point avoir plus de richesses et de plaisirs, mais plus de sagesse, de vertu et de gloire que le reste des hommes. Chefs des armées (en 3 mots) car défenseurs de la patrie au dehors ; juges des peuples pour les rendre bons, sages et heureux au dedans », ils étaient censés leur « consacrer tout leur temps, tous leurs soins, toute leur affection », la dignité voulant qu’ «ils s’oublient eux-mêmes pour se sacrifier au bien public ».

C’est ainsi qu’au Grand siècle, dans les Aventures de Télémaque, Fénelon exposait les conceptions du pouvoir.

Aujourd’hui, nos dirigeants, cédant à la faiblesse, sont dans l’incapacité d’exercer le pouvoir, première des trois fonctions nécessaires à l’équilibre de toute société européenne. Cette fonction, régalienne, expression de « l’actualité politique et religieuse, par les normes, les lois et les croyances qu’elle définit » se doit de conserver « l’identité du peuple » en faisant « .respecter ses valeurs morales et sacrées ».

Or, sous l’égide des puissances d’argent, dont ils sont devenus les valets, nos dirigeants, essentiellement préoccupés de mercantilisme, n’assument plus leurs responsabilités que sont :

- l’ordre public, indispensable à la sécurité extérieure et intérieure de la nation,
- la gestion convenable de nos affaires étrangères de laquelle dépendent notre liberté et notre indépendance,
- notre pouvoir de battre monnaie,
- la protection des citoyens et en particulier des plus faibles contre toutes sortes de menaces : « Est regis tueri cives », nous rappelle l’antique adage.
- l’exercice de la justice, sentiment enraciné dans le cœur des hommes. Le pouvoir est Rex, Lex (vivens), Judex. Pourquoi des juges d’application des peines quand c’est à la force publique de veiller à l’exécution des décisions de justice ?

Il va de soi qu’un gouvernement qui, pour ménager la chèvre et le chou, se contente de demi-mesures, est vite débordé par des féodalités, en quête de pouvoir et de prébendes, qui le réduisent à l’immobilisme et à l’impuissance.

2. La montée des contre-pouvoirs

Ainsi, s’opposent au pouvoir soucieux de ne pas faire de vagues une pléthore d’associations, de corporations, de syndicats, de lobbies de tout poil, de plus en plus exigeants, au détriment de l’intérêt général.

Chose paradoxale, en raison de sa frilosité, le gouvernement, pourtant capable d’entreprendre, n’a plus le courage d’éradiquer les maux qui l’en empêchent. Exemple : « Notre pays ne souffre pas d’abord d’un déficit d’emplois, mais d’un déficit de travail », constate M. Sarkozy. Qu’attend alors son gouvernement pour maintenir, à Marseille, 1er port français et méditerranéen (94 millions de tonnes de trafic), les postes de travail qui, par la faute des syndicats, risquent, si une solution n’est pas trouvée dans l’année, d’être délocalisés à Gênes ou à Barcelone ? Confondant précarité et modernité, les syndicats menacent de grève les armateurs qui, pour gagner des parts de marché du trafic et conserver leurs emplois, ont décidé de remplacer les matériels périmés par des équipements adaptés, objectif rendu possible par la remise d’une enveloppe de 375 millions d’euros, dans la perspective d’étapes suivantes portant sur 2 milliards d’euros. Un drame de plus dans une série déjà bien longue : La Chapelle-Darblay, Normed, Manufrance, le paquebot France, les J.O. de Londres, le choix de Valence pour la coupe de l’América ..... ? (3)

3. Désintérêt du peuple pour la chose publique

Dans ce combat inégal que se livrent, sur le dos du peuple, dirigeants sortis des urnes et féodaux subtilement cooptés, se voulant, les uns et les autres, représentants de la nation, comment réagissent les citoyens, censés, depuis la Révolution française, exercer la souveraineté ?

Déformés par l’école, anesthésiés par les médias, avachis par les jeux et les plaisirs, pour cacher leur torpeur, ils s’abandonnent à la fatalité. L’histoire leur devient une trame d’événements à sens unique, « la mondialisation une donnée incontournable à laquelle on ne peut que se soumettre », comme l’écrit Bruno Mégret aux pages 326 et 327 de La Troisième Voie. C’est être utopique que d’aller à contre-courant de l’évolution naturelle des choses.

Et pourtant, il existe une alternative à tous nos maux : il suffit de rompre avec ce qui les génère.

Persuadés que rien ne changera, les plus lucides, tant il est vrai que le réalisme peut conduire au pessimisme, se réfugient dans la nuit du doute, hantée par la morosité.

Comment ne pas perdre confiance dans l’avenir quand on a combattu, sans relâche, pendant des années, pour obtenir des résultats électoraux dérisoires ? Les plus zélés de notre famille de pensée se sont distingués par leurs écrits dans le journalisme, l’histoire, l’économie, la politique, la communication, par le dessin humoristique ... L’établissement, plus prompt à sanctionner ceux qui dénoncent le mal et proposent des solutions que ceux qui pourrissent la société, n’a cessé de les diaboliser, de les assigner en justice pour dérapages verbaux, irrégularités de comptes de campagne. Puis ce fut la crise de décembre 98 au sein de la famille nationale. Et nos concitoyens, malgré nos cris d’alarme, de recommencer les mêmes erreurs.

Que faire alors ? Tenir ce déclin pour irrémédiable et se retirer sur l’Aventin pour ne plus en descendre ? Qui d’entre nous n’entend pas le vieux maître de Martigues lui répéter qu’en politique le découragement est une erreur absolue ? Et, à la page 92 de la Troisième Voie, Bruno Mégret n’écrivait-il pas : « Les moyens existent pour fonder une vraie politique de redressement ... La situation de notre pays est loin d’être désespérée car la France dispose de positions solides, d’atouts incontestables et d’un appareil économique dont les fondements sont sains ». Mais c’était en 1997. Comment sortir, aujourd’hui, par le haut, de cette crise ?


III – Les remèdes

Il faut en finir avec une classe politique déliquescente, sans conviction, qui, pour satisfaire sa clientèle et contenter les lobbies, sacrifie l’avenir au présent. Il importe d’entreprendre les réformes qui s’imposent en conjurant les vraies causes des maux dont souffre le pays et cela à trois niveaux :

- au niveau économique et politique,
- sur le plan psychologique, éthique, intellectuel et culturel,
- dans le cadre de l’Union Européenne

1. Au niveau économique et politique

Dans le domaine économique, trois mesures doivent être prises au plus vite !

ÿ Alléger les impôts et les charges pour susciter l’initiative et renforcer la compétitivité de nos entreprises au sein de la mondialisation. Ainsi sera mis un terme à l’hémorragie dont sont victimes nos foyers d’activités, 50.000 jeunes chefs d’entreprises quittant la France chaque année pour s’installer à l’étranger.

ÿ Assouplir le droit du travail afin que l’embauche devienne une chance pour les employeurs et non un handicap dissuasif (4).

ÿ Se libérer de la pression des syndicats, associations et lobbies de tout crin qui empêchent les responsables économiques de faire les réformes indispensables à notre redressement. L’Etat ne peut plus compenser à hauteur de 20 milliards d’euros l’an, dont la moitié pour les 35 heures, des charges excessives dues à un déficit de travail quand ces milliards seraient nécessaires à la modernisation de nos industries, à la recherche de produits nouveaux et aux exportations.
Aux syndicats, qui, pour sauvegarder des situations et avantages acquis, répondent par la grève à la modernité qu’ils font rimer avec précarité, lui préférant ainsi le chômage, il importe de faire raison garder. On ne peut inverser les lois du marché pour lesquelles il faut s’adapter ou disparaître. Faisons nôtres les propos d’Angela Merkel, candidate de l’opposition chrétienne-démocrate à la chancellerie d’Allemagne : « Nos syndicats nous ont privés de la prospérité ». Soyons persuadés que nous n’avons plus les moyens d’entretenir le « modèle social français » dont trop de profiteurs ont fait leurs choux gras.

Dans le domaine politique, trois impératifs s’imposent :

å En finir avec « la culture de l’excuse », ce comportement de faiblesse qui transforme les malfaiteurs en victimes et fait le lit de la récidive (5). Il n’est que de rappeler les derniers exploits de voleurs patentés, d’origine maghrébine qui, arrêtés par la police pour avoir dérobé un véhicule pour transporter « leur larcin », non seulement bénéficièrent d’un non-lieu et d’une indemnisation pour interrogatoire musclé, mais osèrent demander au tribunal qu’on leur rende « pinces monseigneur et jeux de clefs », leurs outils de travail (6).

ç S’efforcer de rassembler les composantes de la Droite Nationale pour ne plus lui laisser jouer indéfiniment la partition des Curiaces.

En effet, la création d’une droite décomplexée est nécessaire pour apporter une réponse crédible aux attentes du peuple français, trahi par une gauche devenue conformiste et une droite parlementaire vieillie. Qualifiée de « jeune droite », elle se voudrait à la fois populaire et marquée par un fort sens de l’initiative, véhiculant l’idée d’une justice et d’une prospérité accessibles à tous (7). C’est ce que nous souhaitons faire au M.N.R.

Toutefois, avant que se concrétisent « cette stratégie spirituelle, cette éthique à la fois prométhéenne, individualiste et personnaliste », pour reprendre les termes de l’auteur, il importe que tous les courants de pensée s’expriment dans nos assemblées, d’où :

é la nécessité de revenir au scrutin de liste, à la représentation proportionnelle, supprimée lors du retour de M. Chirac à Matignon en 1987.


2. Sur le plan psychologique, éthique, intellectuel et culturel

Il importe de redonner confiance au peuple français dans son avenir et dans son destin en

- restaurant la famille
- régénérant l’école
- rétablissant la préférence nationale.

¸ La famille

Cellule de base propice à la chaleur du sentiment et de l’amour, première éducatrice, c’est en son sein que doit naître et se développer l’enfant et que se transmet pour une grande part l’héritage des valeurs qui ont fait notre civilisation.

L’Etat se doit donc de l’encourager par un traitement fiscal et social particulier, comme le rétablissement des allocations familiales dans leur conception originelle et un revenu parental modulé permettant à l’un des parents de se consacrer à plein temps à l’éducation des enfants, mesures qui ne peuvent que concourir à notre redressement démographique et à la baisse de la délinquance.

Ainsi renforcée, la cellule familiale ne peut que contribuer au rétablissement de l’harmonie sociale.

¸L’école

Une réforme d’envergure (et non des « réformettes », style mai 1968, plus mauvaises les unes que les autres) est impérative.

- L’enseignement primaire doit revenir à des méthodes classiques : l’analyse dans l’apprentissage de la lecture, la chronologie en histoire, la logique, le sens des opérations, la connaissance par cœur des tables en arithmétique.

- L’enseignement secondaire
Rompant avec la désastreuse expérience du collège unique, il « sélectionnera », dans un cycle d’observation-orientation, les élèves destinés à l’enseignement supérieur et à l’enseignement professionnel, ce dernier s’avérant nécessaire aux besoins de nos entreprises.
C’est dans l’enseignement secondaire que se fera l’étude des langues (et non dans le primaire) dont il faudra revenir sur les structures. L’enseignement de la philosophie et en particulier de la métaphysique, couronnement de son second cycle, est à repenser. Il faudrait sortir du « cogito » cartésien qui, en éliminant le réel, « l’autre que soi », au profit de l’idée qu’on se fait des choses, aurait favorisé l’éclosion d’idéologies perverses, aliénantes pour l’homme (8).

- De l’enseignement supérieur sortira l’élite indispensable à toute nation civilisée. Parallèlement des réformes seront menées dans les grandes écoles, inadaptées, pour certaines, aux normes du monde actuel.
L’obtention des diplômes ne résultera pas d’un pourcentage démagogiquement fixé, mais attestera que les impétrants ont effectivement atteint un niveau de connaissances déterminé.

A tous les échelons du système éducatif, discipline, travail et rigueur seront de règle, les jeunes gens qui en sortiront devant être aptes à oeuvrer à la construction et au rayonnement du pays (9).

¸ La préférence nationale

Que soit mis un terme à cette impudence médiatique qui, à travers ses écrans, magazines et affiches, tourne en ridicule les personnages et symboles ancrés dans notre identité nationale.

Il faut redonner à notre peuple la fierté d’être français, condition particulière, fruit du sang ou d’une volonté procédant du mérite, du service rendu au pays. Peut-on refuser en effet la nationalité française à l’étranger, demandeur, qui s’est sacrifié pour la France et, par son travail, participe à son développement ?

Ainsi le statut de français ne peut être honoré et conforté que par une politique de préférence nationale, ce qui fut d’ailleurs presque toujours le cas dans notre longue histoire où il fallait être français pour assurer telle responsabilité, prétendre à tel secours, etc ...

Pourquoi, aujourd’hui, cette « discrimination positive » qui « gèle » tel ou tel poste de travail pour catégories ou quartiers défavorisés ? A chacun, selon son mérite, entre Français.


III Sur le plan européen

Un traité pouvant toujours être remis en cause, il nous faut transformer ou quitter cette Europe dont nous avons rejeté le projet de constitution en mai dernier. En effet, « si le patriotisme c’est d’abord le goût de l’indépendance (ce qui n’est pas le cas au niveau financier, touristique -taux de TVA de nos restaurants-, diplomatique, aides aux agriculteurs et aux pêcheurs, etc ...), il s’en déduit qu’il faut sortir le plus vite possible de cette Europe tracassière qui ne croit plus en elle-même et dont la moitié est assez louche pour regarder plus vers Washington que vers Paris, Berlin, ou même Londres » (10).
Cette critique est d’ailleurs partagée par un certain nombre de politologues qui considèrent que la table du Conseil européen est traversée par une ligne de fracture opposant :
a) La « vieille Europe », modèle franco-allemand, à forte protection sociale et croissance molle.

b) La « nouvelle Europe », modèle anglais, à forte croissance et faible protection.

Le leadership passe entre les mains du modèle anglais, le plus créateur d’emplois, mais aussi le plus incompatible avec nos tabous syndicaux.

C’est ce dernier camp que rejoindraient, en cas de succès électoral, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

Au vu de ces remarques, nous ne pouvons opter que pour le réenracinement de l’Europe des peuples en inventant un mode de coopération qui ne soit pas décalqué du cadre étatique (11).

Pas de Super-Etat de type unitaire. Il nous faut bâtir une Europe souple, une Europe de réseaux pour que chaque peuple, conformément à son histoire, conserve une liberté de choix nationale à partir de laquelle il puisse s’engager dans des coopérations à géométrie variable.

Orientons-nous donc vers une série de cercles, de corporations, de libres associations entre nations.

L’Europe ne peut plus être simplement une expression géographique, mais se doit de rester un acteur de l’histoire.


Le défi est au déclin ce que la vie est à la mort.

A cette crise d’une ampleur certes déconcertante, il existe donc des remèdes, des antidotes qui requièrent des responsables politiques volonté, pugnacité, au regard de l’histoire qui sut, au moment opportun, trouver les guides attendus : « Posse quod velit et velle quod oportet » clamait Bossuet.

Mais pour ce faire, n’attendons pas tout des autres. Sachons que la vie doit être un combat constant qui exige de chacun, du plus haut au plus bas dans l’échelle sociale, une remise en cause, une adaptation de tous les instants, dans un contexte en perpétuel mouvement.

Séparons-nous sur cette pénétrante pensée de Bernard de Clairvaux, prédicateur de la seconde croisade et restaurateur, au XIIe siècle, du monde occidental en pleine crise :

« Ici-bas, rien ne reste dans le même état. Il faut nécessairement monter ou descendre. Essayer de s’arrêter, c’est tomber inévitablement. Commencer à ne pas vouloir devenir meilleur, c’est déjà cesser d’être bon ».

Francis DUCREUX dans le trombinoscope
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