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DISCOURS
Château de Terrides - 27/08/05 - Discours de Bernard BRES
L'école peut-elle être sauvée ?
Intervention à l'université d'été 2005 du MNR

À l'école, se forge l'avenir de la France. En instruisant, elle forme les nouvelles générations et la société du futur. Elle doit transmettre l'héritage de notre civilisation : avec la famille, elle en constitue le socle essentiel.

Or, aujourd'hui, l'Éducation dite ''Nationale'' est un monstre froid (un mammouth, selon ALLÈGRE ... ou PICHON) qui engendre des barbares. Pourtant, elle compte 1 700 000 fonctionnaires dont près de 900 000 enseignants, elle absorbe 20 % du budget (100 milliards d'euros par an, chiffre multiplié par 2 en 20 ans) et malgré cela, des élèves entrent en Sixième en ne sachant pas lire !

Certes, déjà LEIBNIZ disait au XVIIème siècle : ''L'éducation peut tout : elle fait danser les ânes'', et DUMAS fils au XIXème : ''Comment se fait-il que les enfants étant si intelligents, la plupart des hommes soient si bêtes, cela doit tenir à l'éducation.'' Cependant, un esprit comme Victor HUGO voulait que ''La société travaillât sans relâche à l'élévation du niveau intellectuel et moral, à la croissance de l'esprit dans la jeunesse'' et longtemps, les ''hussards noirs'' de la République remplirent ce rôle en dépit de leur idéologie anticléricale.

I/ Que s'est-il donc passé ?
Des réformes calamiteuses, symboliques de la crise de civilisation que l'Occident traverse depuis 1945, telle celle de M. HABY en 1975 avec le collège unique, la fin de la sélection et le passage obligatoire du Primaire à l'Université. Mais le fondement idéologique de toutes ces réformes (d'Edgar FAURE en 1968 jusqu'à JOSPIN en 1988 et même FILLON en 2005), c'est le plan LANGEVIN-WALLON de 1947, d'inspiration communiste, avec son présupposé absurde ''d'égalité des chances'' couronné par la création des ZEP par SAVARY en 1981 sous la pression de l' immigration extra-européenne et la ''discrimination positive'', sans oublier la loi d'orientation de 1981 (où, selon Jack LANG, nous serions passés de l'ombre à la lumière) qui place l'élève au centre du système d'enseignement.

Les résultats : l'échec scolaire sous le règne de l'utopie, l'illettrisme (qui touche 7% de jeunes Français), les ''incivilités'' (injures, non-respect des femmes), les violences (en 2003 : 6 300 faits graves : drogue, viols, coups et blessures, 225 000 incidents dont 55 % en collège). Chaque année, 60 000 élèves sortent du système sans aucune qualification. Selon une enquête de l'O.C.D.E., sur 32 pays ''la France se situe désormais dans le peloton de queue'' (en ce qui concerne la maîtrise de la langue, les sciences, etc.). Par exemple en 2000, un texte d'Alphonse DAUDET de 850 signes est donné à des élèves de Seconde ; il avait été proposé en 1988 au Brevet des Collèges. Or, 9 % des élèves ont 15/20 ou plus, 29 % ont la moyenne, 32 % ont moins de 10/20, et 30 % ont zéro avec souvent plus de 25 fautes. Pire, en 2005, le même test, avec 2 700 élèves de seconde fut accablant : 18 % seu1ement ont la moyenne, 6 % ont 15/20 ou plus, 26 % ont moins de 10/20, et 56 % ont zéro!

Malgré l'hostilité croissante des professeurs conscients du désastre causé par la fameuse méthode globale, par l'abandon de la chronologie ou les ''maths modernes'', les gouvernements dits ''de droite'' n'osent les proscrire.

Revenons sur ce concept de ''discrimination positive'' et les sept plaies, non de l'Égypte, mais du Collège unique qui sont (selon Bernard KUNTZ,président du Syndicat National des Lycées et Collèges - SNALC) :

1/ les enfants ont tous les mêmes aptitudes (refus d'admettre l'existence des surdoués) ;
2/ toute sélection est nocive ;
3/ l'apprentissage se fait dans le cadre du plaisir ;
4/ il faut proscrire toute contrainte dans la démarche pédagogique ;
5/ le critère du projet personnel de l'élève détermine seul son orientation (peu importe si ce choix
est ubuesque)
6/ Tout ce qui est ancien est mauvais par essence ;
7/ Tous ceux qui rejettent ces postulats sont au mieux des réactionnaires (mais ''vivre, c'est réagir'' selon MAURRAS), au pire des fascistes, des racistes, etc.

Ce sont, pour reprendre les termes d' Emmanuel KANT, les nouveaux impératifs catégoriques. Enfin les ZEP, selon le sociologue BOURDIEU, doivent combler les handicaps socio-culturels (loi SAVARY de 1981) : ''donner p1us à ceux qui ont moins.'' Selon lui, la discrimination est justifiée. Exemple récent : à Sciences-Po en 2001, admission sans concours de lycéens issus des ZEP afin de fournir une élite mondialisée. Ce qui est arbitraire, contraire à la Constitution et dénote une pathologie égalitaire sous le prétexte fallacieux de lutter contre l'exclusion.

Nous sommes loin des idéaux d'un CONDORCET qui voulait ''régénérer l'humanité par le perfectionnement de l'espèce'' ou d'un ROUSSFAU qui proclamait : ''c'est l'éducation qui doit donner aux âmes la forme nationale'' (même si cela peut entraîner des dérives totalitaires).

Aujourd'hui, même la nécessité d'apprendre et de transmettre est remise en cause. Le monde ne veut que communiquer ! La société ne jure que par la performance utilitaire. Pourquoi apprendre si une machine peut le faire à ma place et si cela ne me rapporte rien? Pourquoi apprendre si le but est : prendre. L'école a renoncé à éduquer et ne sait plus comment instruire. Elle devient l'antichambre du cabinet d'embauche et du bureau de chômage. Elle apprend à oublier le passé tout en désespérant de l'avenir, c'est une machine à décerveler : démission de l'esprit critique ou rebelle. C'est un lieu informe, on n' y apprend plus à être libre, à penser par soi-même mais à se conformer aux tabous (ainsi en Histoire : Vichy, Résistance, colonisation, Algérie, torture, etc.).

La Nation, la Patrie, la vérité historique sont à bannir, la race, l'identité, le peuple sont des concepts suspects ; c' est de terrorisme intellectuel décrit par Jean SEVILLA qui fonde la pensée unique et son idéologie totalitaire (Droits de l'Homme, mondialisme, lutte contre les exclusions et le racisme, éloge du métissage, culpabilité de l'Homme Blanc, etc.) avec ses ''Gardes Rouges'' (LICRA, SOS-Racisme, Ligue des Droits de l'Homme et autres sectes Droits-de-l'Hommesques). Tout ceci relayé par les médias et sanctionné par la Justice (lois PLEVEN, GAYSSOT). C'est la vision de Pangloss dans Candide, de VOLTAIRE : ''Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.''

Le système produit des individus sans repères, dissuadés de réfléchir, soumis à l'idéologie dominante. L'État fabrique des êtres informes et profondément conformes. L'enfant ne s'inscrit plus que dans l'affectif. D'où le fossé entre des individus décérébrés d'une école prolétarisée et les élites, et une société à deux vitesses!

II/ Face à ces maux, depuis 20 ans, deux thérapies
Celle des républicains universalistes (le néo-jacobinisme style CHEVÈNEMENT) ou des libertaires pédagogistes (à la MADELIN).

L'idée universaliste est née avec la Révolution qui proclamait ''l'école est la véritable institutrice de la Nation en même temps que missionnaire de l'universalisme dans le monde.'' Le mythe républicain institue le primat de l'éducation. C'est la société pédagogique dont l'éducation serait l'Alpha et l'Oméga de toute civilisation (PROUDHON parle de ''démopédie'' : pédagogie du peuple). L'école est institution de la cité et non comme le croit un BOURDIEU un ''instrument de reproduction de la bourgeoisie'' ou un ALTHUSSER un ''appareil idéologique d'État'' ou un FOUCAULT un ''lieu d'enfermement''. Sa mission est de transmettre une culture générale, un savoir fondamental ; l'école laïque doit être hors de portée des groupes d'influence. C'est l'idéologie ''pédocratique'' (c'est-à-dire le pouvoir de l'éducation). Mais ce modèle français est aujourd'hui remis en cause par des facteurs socio-culturels et des ''nouveaux publics'', d'où un discours pédagogiste pour s'y adapter, un fétichisme face aux nouvelles techniques, un mimétisme face à l'économie de marché.

En réalité, l'école accentue les inégalités sociales avec la massification (en 2005 : 65 % d'une classe d'âge parvient au niveau Bac contre 5 % en 1945) et subit la crise de la famille, de l'emploi, de l'intégration (il serait plus juste de dire de la dé-sintégration). La pédocratie voudrait effacer toute différence et n'arrive qu'à un obscurantisme égalitaire. L'école de JULES FERRY est devenue un mythe.

Les libertaires proposent des pratiques innovantes dans les classes. Le pape en est Philippe MEIRIEU (professeur en ''Sciences de l'Education'', directeur de l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) de LYON et conseiller influent des ministres succssifs), cette pensée progressiste est caractérisée par l'amour de la liberté et le désir d'innover. Elle prône l'égalitarisme : suppression des classements, des notes, des zéros traumatisants ; l'élève doit s'auto-évaluer et s'auto-discipliner. Le jeune est au centre de l'acte pédagogique. C'est le puérocentrisme avec sa "novlangue" de bois : ''centration sur l'apprenant'', un ballon est un ''référentiel bondissant''.

La culture doit être ouverte sur le monde et la vie, d'où le refus des découpages des disciplines (travail pluridisciplinaire en équipe afin d'y noyer les professeurs récalcitrants) et de la transmission des savoirs : pas de cours magistral jugé désuet, plutôt des ''savoir-faire'', ''savoir-être''. On compte sur la créativité, la spontanéité des apprenants. Les priorités sont la méthodologie et les compétences (textes littéraires bannis au profit des articles de presse, des chansons, même de rap, des slogans, des publicités). Il faut pratiquer des ''activités motivantes'', il faut communiquer. Le professeur n'est plus là pour exercer une autorité conférée par son savoir, mais un animateur, un ''gentil organisateur'' d'un ''espace démocratique'' d'un ''lieu de vie'' où les jeunes sont censés s'épanouir.

Au fond, les remèdes libertaires (de COHN-BENDIT à MADELIN) sont l'amnésie et la culture de l'inculture. L'école n'est plus qu'une garderie géante avec des hordes supposées dociles où règnent le mépris du savoir et l'égalitarisme avec ses textes sacrés pondus par les grands maîtres de l'Institut National Recherche Pédagogique (INRP) avec ses disciples (Professeurs des Sciences de l'Éducation) et son troupeau (enseignants de gauche lobotomisés par l'I.U.F.M.). L' école n'est plus l' enseignement de la haute culture mais le simple reflet de la société et de ses errances. Le pédagogisme est un dogmatisme qui méprise les savoirs.

III/ Alors, retour à JULES FERRY, à la ''Tradition'', à l'Âge d'Or, ou bien poursuite des expériences néfastes et ruineuses?
Le MNR est pragmatique (son programme le prouve). Il faut répondre à trois défis : la globalité, la complexité, l'expansion incontrôlée du savoir, qui reposent eux-mêmes sur trois défis : culturel, social et civique (qui ne seront pas développés içi).

LES SOLUTIONS DU MNR
Libérer l'école :
- Faire éclater l'actuel Ministère.
- Décentraliser mais sans tout privatiser.
- Rétablir le libre choix de l'école par les parents, ce qui suppose la fin de la carte scolaire et l'instauration du chèque scolaire
- Mettre fin à la loi FALLOUX (ce qui permettra de subventionner le privé)
- Supprimer les ZEP.
- Donner plus d'autonomie aux établissements (recrutement des professeurs et des élèves)
- Mettre fin au pédagogisme (la mission de l'école est d'instruire et non de délivrer la pilule du lendemain...).
- Mettre fin à la dictature des syndicats qui s'opposent aux réformes nécessaires et gèrent les carrières (supprimer les mises à disposition de professeurs dans des associations et syndicats de gauche : actuellement, 8 000 professeurs !).

Pour la scolarité proprement dite :
- En finir avec le collège unique.
- En finir avec l'objectif de 80 % de réussite au Bac (afin que le diplôme ne soit pas dévalué).
- Créer des classes de Fin d'Études Primaires pour remise à niveau sur 2 ans si nécessaire, puis admission en 4ème ou en professionnel ; envisager de rétablir l'examen d'entrée en 6ème.
- À chaque sortie de cycle, un diplôme sera délivré.
- Développer l'enseignement professionnel et technique marginalisé à tort en France (idéologie antipatrons) .
- Développer l'apprentissage avec études en alternance, les métiers retrouvant leurs lettres de noblesse.

Le savoir d' abord :- Rétablir notes, prix, classements.
- Encourager l'émulation, l'excellence, le goût de l'effort, de la compétition, le mérite sera récompensé (bourses), pas de nivellement par le bas.
- Délivrer une véritable instruction morale et civique fondée sur des repères identitaires.

La neutralité à l'école sera rétablie :
- Pas de prosélytisme religieux ni politique (exemples : SOS-racisme, voile islamique) ; la question de l'uniforme reste posée.
- Limiter le nombre d'immigrés par classe (quotas) ; pas d' inscription d'élèves en situation irrégulière, pas de colonisation à rebours
- L'école devra transmettre l 'héritage culturel : revenir aux Humanités (commencer par la Grèce, Rome, les Celtes, la Chrétienté, et non en 1789).
- L'école devra donner sens aux valeurs traditionnelles : amour de la France, de la famille, et du travail bien fait.
- Revoir les programmes d'enseignement dans un sens national : Histoire-Géographie, Lettres, Arts, promotion des langues anciennes.

Rétablir le professeur dans ses prérogatives :
- Améliorer les conditions matérielles du professeur.
- Avancement au mérite et non au carcan de l'ancienneté.
- Supprimer les IUFM et faire assurer la formation des maîtres par les Universités.
- Réformer l'INRP et bannir son idéologie égalitariste.
- Pas de recrutement sur listes d'aptitudes mais par concours.
- Pas de recrutement de maîtres auxiliaires étrangers.

La sécurité doit régner :
- Établir la tolérance zéro et une discipline stricte.
- Restaurer l'autorité du professeur et du chef d'établissement.
- Application des sanctions et respect de la hiérarchie (des censeurs et des surveillants seront formés pour ce faire)
- Expulser les fauteurs de troubles vers des établissements spécialisés dotés d'un personnel adéquat

Universités :
- Elles seront autonomes.
- Le recrutement des étudiants se fera selon leurs capacités ou sur concours d'entrée (ceci évitera les échecs dus au niveau trop faible)
- Préserver les Grandes Ecoles et les classes qui y préparent.
- Réformer le CNRS et l'INSERM afin que les chercheurs ne soient plus des fonctionnaires cherchant à vie sans résultats.
- Renforcer les liens de l'Université avec le monde économique.
Telles sont quelques pistes à explorer, qui seraient de nature à remettre l'Éducation sur une voie vraiment Nationale.

Conclusion
Il ne faut pas oublier que l'enseignement doit permettre :
- de connaître la condition humaine ;
- d'apprendre à vivre à travers les mythes, les idées, l'imaginaire ;
- d'affronter l'incertitude.

D'après HEIDEGGER, ''le corps enseignant doit se porter aux postes les plus avancés du danger que constitue l'incertitude permanente du monde.'' Il faut donc en finir avec l'esprit quantitatif (les ''moyens'' sans cesse réclamés par les syndicats de gauche) et restaurer le qualitatif. Enseigner doit redevenir une mission.

Il n'y a pas d'éducation sans valeurs. Or, comme le disait PÉGUY : ''comment enseigner quand toute la société est pourrie de mensonges ?'' et que quinze siècles de tradition depuis SAINT-AUGUSTIN ont été minés par des méthodes démentes et le travail de sape libéralo-marxiste faisant '' tabula rasa '' de notre glorieux passé en produisant des êtres incultes à qui on a fait accroire que la libre expression de soi était la base de toute culture alors qu'elle ne peut être que son aboutissement le plus haut et le plus rare.

Nous voulons que les enseignants redeviennent des ''aventuriers du monde moderne'' comme étaient les pères de famille selon PÉGUY. Mais pour y parvenir, il faut une véritable révolution des mentalités et des comportements, une ''Révolution Intellectuelle et Morale'', comme le souhaitait RENAN. Alors, seulement, nous pourrons affirmer, tel MONTAIGNE en son temps : '' Instruire, c'est allumer un feu '', afin que notre civilisation brille à nouveau au firmament de l'Histoire.

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