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DISCOURS
Château de Terrides - 27/08/05 - Discours de Viviane DEUXPSEUD
Tourner la page de mai 68
Intervention à l'université d'été 2005 du MNR

Nous avons choisi de décrire - et de dénoncer - la séquelle qui paraît la plus grave, la plus lourde de conséquences, celle qui constitue le handicap le plus accablant pour sortir de la crise parce que au-delà de tout choix politique, c'est celle qui touche au coeur : la haine de la France et le mépris des Français, et plus largement, la haine de la société occidentale, de ses réalisations, de son histoire et de son avenir, la haine du Blanc, de l'Européen, du Catholique, en un mot la haine de soi, ''la francophobie'', voire ''l'europhobie.''

Le pire dans les séquelles de 68 est bien ce poison mental, cette intoxication fatale dont nos compatriotes doivent se guérir - ou être guéris - avant de pouvoir envisager ne fut-ce que l'espoir d'un renouveau !
Les '' événements de mai 68 '' constituent une espèce de tsunami politique, social et culturel qui a déferlé sur la France : aussi brutal et irrépressible, aussi destructeur et stérile. Comme un raz de marée, il s'est retiré de lui-même mais il a laissé derrière lui des traces qu'on retrouve partout aujourd'hui...

Les faits
En ces temps là, à la fin des années 60, on s'agite beaucoup un peu partout sur la planète, pour des motifs plus ou moins légitimes : à l'Est par exemple, la contestation de la dictature communiste donne naissance au '' Printemps de Prague '' qui sera étouffé par les chars russes ; en Amérique, on conteste la guerre au Vietnam à grand renfort de cocktails Molotov pour les uns et de tubes de Joan Baez pour les autres.

En France rien de tout cela : la prospérité économique et la stabilité politique règnent. Et de fait, on s'ennuie un peu, tant chez les bourgeois que chez les ouvriers. C'est l'époque du métro boulot dodo.

Rien ne laisse prévoir l'explosion, à tel point que le Préfet de Police s'accorde exceptionnellement dix jours de vacances en avril et que le président du CNPF choisit, en accord avec les syndicats, de se faire opérer en mai !

Tout avait commencé en mars 1967 lorsque des étudiants de Nanterre parmi lesquels un certain Cohn-Bendit avaient décidé d'envahir le bâtiment des étudiantes, ce qui avait provoqué leur expulsion par les forces de l'ordre. Ces étudiants, qui constituèrent le '' mouvement du 22 mars '' étaient des maoïstes et des anarchistes qui passèrent l'année à s'agiter dans une stratégie de mise au défi des Pouvoirs en place. Lorsque le bruit courut que Cohn-Bendit allait être transféré dans une autre université, la grève fut déclenchée. Sitôt Nanterre fermée par son doyen, le mouvement se dirigea vers la Sorbonne... C'était le début des évènements de Mai 68.

Ces événements prennent rapidement un grande ampleur et se répandent à Paris et en province. Ils sont accompagnés de violentes manifestations d'étudiants ; la grève générale (la vraie, celle des travailleurs...) paralyse le pays et un psychodrame socio-politique surexcité bat son plein en une vague de réunions informelles dans les entreprises, les administrations, les lycées et les universités, les théâtres, les maisons de jeunes, les maisons de la culture. Dans tout le pays, les portes s'ouvrent à n'importe qui, la parole s'emballe et devient pour quelques semaines la raison d'être des Français : plus personne ne travaille, plus personne ne réfléchit. A tout moment, n'importe où, un propagandiste plus ou moins inspiré fait voter une ''motion'' à ''l'assemblée générale.'' On fait brûler les voitures en lançant des pavés sur les CRS !

Rejoignant le mouvement, des milieux qui jusqu'alors se désintéressaient complètement de la politique en général interviennent : la Société des Gens de Lettres, l'Ordre des Médecins... même la Fédération française de Football pour ne citer que les plus inattendus. On découvrira des comportements privés surprenants, comme celui du député Valéry Giscard d'Estaing allant seul à l'aube à la rencontre des ouvriers de Billancourt qui occupent leur usine.

Les conséquences immédiates
Les seules conséquences tangibles sont le départ de Georges Pompidou et la dissolution de l'Assemblée nationale. La chambre élue en juin 1968 est la confirmation du non-événement de mai : les élections législatives donnent une très large victoire aux gaullistes. C'est la première fois au cours de la Ve République qu'un parti détient la majorité absolue des sièges.. On s'est beaucoup interrogé sur cette ''chambre introuvable'', tant les médias avaient donné l'impression que la population soutenait le mouvement étudiant. On n'a d'ailleurs pas fini de constater que les médias ''donnent l'impression'' au lieu de donner des nouvelles.

En réalité, personne - pas plus dans les rangs de la Gauche institutionnelle que dans les groupuscules gauchistes - n'avait maîtrisé ce qui se passait. La solution s'imposa donc d'elle même, en dehors du mouvement, dans la stabilité institutionnelle. Toutes les innovations de l'immédiat après soixante-huit sont le fruit des gouvernements pompidolien ou giscardien.

Les conséquences politiques immédiates sont à peu près nulles. Ni renversement politique ni bouleversement social ! Il ne s'est jamais s'agi sérieusement d'instaurer un quelconque '' ordre nouveau '', et d'ailleurs nulle société '' post-révolutionnaire '' ne s'est installée après 68 !
Les conséquences économiques sont plus concrètes. Les revendications ouvrières greffées sur les ''revendications'' étudiantes avaient sûrement une raison d'être (la France accusait à l'époque un réel retard sur les bas salaires..) Elles ont été satisfaites très vite par les accords de Grenelle : augmentation de 35 % du SMIC et de 10 % des salaires, en liaison avec une réduction du temps de travail. Tout est rentré rapidement dans l'ordre dans les usines. Et si l'on en croit le magazine L'Expansion, le rythme annuel d'augmentation de la productivité s'est accru pendant les trois années qui suivirent Mai 68.

S'ils ont fait beaucoup de bruit, les révoltés de Mai 68 n'ont pas pris beaucoup de risques et contrairement à d'autre, eux, n'ont jamais mis leur peau au bout de leurs idées : la ''révolution permanente'' s'est avérée beaucoup moins meurtrière qu'un seul week end sur la route quand les voitures peuvent faire le plein librement. Un mois de révolution aura fait 3 morts !

Rappelez-vous Jules Vallès : ''Je vis que dans l'histoire on avait le droit de se révolter pourvu qu'on jouât sa vie.''

L'esprit 68 : la chienlit
Les pseudo révolutionnaires de l'époque ont joué, mais pas avec leur vie ! Ils ont joué à la Révolution, jouer à faire peur aux bourgeois mais ils n'ont en rien renoncé aux privilèges et commodités que le système offrait. Il s'agissait surtout de rêvasser, de faire du chahut et de détruire tout ce qui constituait l'ordre établi. En un mot, la chienlit. Voyons les slogans de l'époque, rigoureusement authentiques :

Sous les pavés, la plage Et en creusant un peu plus, sous la plage il y a quoi ?? Une fosse commune où l'on rêvait d'enterrer tout vifs la France et les Français ? Il est interdire d'interdire, slogan repris très sérieusement au Quartier Latin alors qu'à l'origine, c'était une vanne, une simple vanne d'un humoriste, le regretté Jean Yanne... Et celui-là, qui donnait le ton dans le hall Richelieu de la Sorbonne : Je prends mes désirs pour la réalité car je crois en la réalité de mes désirs Bien sûr, cela ne veut rien dire mais ça annonce quand même tout un programme de décadence.

Pour être et rester dans la ligne de 68, il suffit donc d'affirmer le contraire de ce que montre le plus élémentaire bon sens dans quelque domaine que ce soit. C'est le refus de toute autorité, de toute tradition, de toute structure établie. C'est l'avènement du happening, du ''n'importe quoi érigé en système'', comme le clamait un autre des slogans de Nanterre.

C'est surtout l'avènement de la parlotte et de la contestation : au nom de la spontanéité on s'aligne sur le plus bas niveau de la politique, de la culture, des moeurs. D'ailleurs revendiqué par cet autre slogan, qui annonçait la couleur en matière culturelle : '' La dégradation du matériel de cette faculté bourgeoise est l'expression de l'art révolutionnaire. '' (Hall D Nanterre)

Au lycée Camille Sée dans le XVe arrondissement de Paris, l'architecte Georges Candilis alors au sommet de sa gloire d'architecte en chef du quartier du Mirail à Toulouse, (et qui néanmoins n'hésitait pas à affirmer que '' la plus belle architecture est celle que les hommes se construisent eux-mêmes, sans plans et sans conseils '') affirmer que les élèves (du lycée) devaient réinventer chaque année le programme de mathématiques...

Mai 68 ! La grande aventure de la génération du baby boom. Une révolte d'enfants gâtés. Gâtés par la prospérité des Trente Glorieuses et mal élevés par des parents traumatisés par deux guerres perdues. D'abord la guerre mondiale puis la guerre d'Algérie : les épurations sanglantes qui ont suivi ces deux défaites ont purgé le pays de ses meilleurs éléments en terme de patriotisme, de cran, de foi ; elle ne sont sans doute pas étrangères à l'absence de résistance mentale et culturelle face aux délires soixante-huitards...

Les conséquences à long terme
Elles sont nombreuses et graves en raison précisément de cette absence de résistance mentale et culturelle. L'ordre rétabli et en l'absence de toute répression - le gouvernement ne voulant surtout pas avoir l'air de prendre une revanche - les soixante-huitards menèrent benoîtement leur reconversion et continuèrent dans la fonction publique, le journalisme, les syndicats et les partis politiques institutionnels leur carrière, en moins spectaculaire que la chienlit au Quartier latin mais tout aussi efficace pour la décomposition du corps qui les abritent, car c'est une vraie gangrène que cette engeance !

En séchant, la boue déversée sur la société française par le tsunami soixante-huitard s'est solidifiée : elle constitue une gangue étouffante qu'on appelle aujourd'hui le ''politiquement correct.''

Les flots de contestation qui ont submergé le pays pendant ces quelques semaines ont laissé des flaques, des mares croupies, des ruisseaux d'eau sale qui se sont infiltrés partout, et en profondeur : depuis près de 40 ans, ces eaux polluent tout ce qu'elles touchent : l'Education nationale, la Justice, le syndicalisme, la politique, les médias, les moeurs.

Soyons clairs : le mouvement en question est à l'origine des plus grandes plaies de notre temps : fiasco de l'école, explosion de la délinquance et de la drogue, démolition de la famille, perte des valeurs et l'effondrement intellectuel et moral des élites...

D'une manière générale Mai 68 est une étape importante dans la remise en cause du modèle occidental de la '' société de consommation '' ; d'une manière plus précise, il a initié le délabrement des moeurs française, tant privées que publiques.

''L'imagination au pouvoir'' a surtout abouti à la stérilisation de tous les cerveaux et a donné au politiquement correct qui se manifeste tous les jours dans la détestation de soi-même avec ses corollaires mortels : ringardisation des valeurs patriotiques, préférence étrangère, acculturation et déclin.

C'est à ce moment là que le processus d'inversion des valeurs s'est enclenché.

A l'école d'abord. Ce n'est plus le maître qui a la parole, c'est le plus ignorant et le plus stupide des cancres au nom de la spontanéité. La démission consentie du corps enseignant date de ces années là et le refus de la sélection a inévitablement entraîné le nivellement par le bas, la baisse constante des niveaux, l'absentéisme des profs et des élèves, et pour finir le taux d'illettrisme sur lequel on se lamente aujourd'hui. De même que sur l'insécurité dans les établissements qu'on a voulu après 68 '' ouvrir '' sur le monde extérieur ; les portes ouvertes ont surtout offert la possibilité aux trafiquants de drogue de prospecter plus facilement...

Inversion des valeurs dans les prétoires : ce n'est plus la victime que la justice doit secourir mais bien le délinquant, lui-même victime autrement plus respectable d'une société répressive et raciste à qui ladite société doit réparation.

Dans le domaine des moeurs aussi, on récolte les fruits de 68. La libération sexuelle était un des grands thèmes de Mai 68 avec le féminisme qui assura la promotion de l'avortement et la démolition de la famille. Poussé jusqu'à l'absurde cette prétendue libération aboutit aujourd'hui à la ''Gay Pride'' et aux exigences contre-nature des homosexuels. Soulignons à ce propos un étonnant renversement d'alliances : pour s'opposer à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels, il n'y a plus que les psychanalystes qui peuvent parler presque librement ! La dégradation de la situation sanitaire est aussi à mettre au compte des acquis de 68 : le vagabondage sexuel sous prétexte de libération est bien la première cause de l'épidémie de SIDA et l'exaltation de la drogue comme expérience créatrice est évidemment responsable des ravages causés aujourd'hui par l'héroïne ou la cocaïne.

Et l'hécatombe de la canicule de 2004 ? S'ils avaient eu des enfants, s'ils avaient fondé et respecté leurs familles dans les années 60/70, certaines personnes âgées auraient-elles été si isolées en 2004 ?

Enfin l'influence soixante-huitarde est prégnante dans les mouvements antimilitaristes et anti-nucléaires et d'une manière générale dans les mouvements écologiques, nés contre l'extension du camp militaire du Larzac, dont est issu José Bové, mouvements dévoyés où les gauchistes recyclent leur vieux combat contre la société. Sont aussi directement issues des mouvements de Mai 68, les fameuses ONG dont la première mission semble bien de culpabiliser le Blanc et le Chrétien.

Chrétiens qui ne sont pas en reste d'ailleurs : les ''communautés de base'' lancées en 68 ne sont qu'un avatar catholico-progressiste du soviet, qui inscrivent les événements de mai dans le sillage du Concile de Vatican II... C'est à cette époque que s'amplifient le mouvement des prêtres ouvriers et les mariages des prêtres. Et, corrélativement, le nombre de pratiquants commence sa décroissance.

De 68 découle aussi la relecture de l'Histoire de France, qui n'est plus aujourd'hui que constituée de crimes et d'horreurs. Les multiples repentances de Jacques Chirac s'inscrivent directement dans le prolongement de cette démolition de notre histoire.

Le contre-coup politique, c'est aussi la montée en puissance de contre-pouvoirs non représentatifs, exempté de tout contrôle populaire : celui des mass média et des syndicats. Mais aussi celui de la prétendue société civile, ces experts qui parlent et tranchent, disent le bien et le mal, ces '' voix autorisées '' et autres '' sages '' autoproclamés derrière qui se planquent de politiciens impuissants et corrompus.

Deux icônes soixante-huitardes aujourd'hui bien installées aux commandes :

Daniel Cohn-Bendit: Un des principaux animateurs des troubles de mai 68 en France. Présentement député européen, d'abord élu en 99 comme tête de liste de Verts français, puis comme des Verts allemands en 2004. Il raconte dans son livre Le Grand bazar ses activités d'aide éducateur dans un jardin d'enfants '' auto-géré '', qui provoquèrent un scandale - rapidement étouffé - puisqu'il y évoquait ses troubles pédophiles... En 2005, des individus comme Hollande, Bayrou et autres Michel Barnier n'ont pas hésité à s'afficher avec lui pour faire campagne pour le '' oui '' au référendum....

Serge July : Président en 1965 de l'UNEF, membre du Mouvement du 22 mars, fondateur de la Gauche prolétarienne, responsable de mouvements maoïstes dans le nord de la France patron du quotidien Libération, qui donne le ton aujourd'hui de la bien-pensance bo-bo

Deux exemples d'inversion des valeurs
Chirac à Madagascar. L'anecdote est révélatrice de l'omniprésence, y compris au plus haut niveau niveaux de la société française, de la francophobie soixante-huitarde.

Reçu en voyage officiel à Madagascar fin juillet, J. Chirac s'est lancé dans une violente diatribe anti-française relative aux événements de 1947. Cette année-là environ 20 000 insurgés malgaches (sur 4 millions d'habitants) prirent les armes. L'armée intervient en mai et la rébellion était matée en 48. Le Parti communiste lança alors une campagne d'opinion affirmant tout de go que la répression avait fait 100 000 morts et que nous avions fait ''à Madagascar ce que nous avons reproché aux Allemands'' (Albert Camus...) Les déclarations de Chirac sur le caractère inacceptable des répressions engendrées par le système colonial se basent sur la propagande communiste d'il y a soixante ans !

Les historiens sont pourtant aujourd'hui à peu près tous d'accord pour dénoncer les ''exagérations démesurées du Parti communiste'', notamment un M. Frémigacci, éminent chercheur qui enseigne à la Sorbonne qui estime que le nombre de tués lors de l'insurrection était 10 fois moins élevé ! M. Frémigacci n'est pas un fantaisiste et ses travaux sont tout à fait sérieux, publiés en France par Le Monde et Libération et à Madagascar par Les Nouvelles ! A Madagascar en effet si l'histoire de la décolonisation intéresse évidemment les universitaires, elle n'obsède ni les dirigeants confrontés à de très sérieux problèmes de développement économique et social, ni la population où les jeunes sont largement majoritaires. C'est d'ailleurs le sens de la réponse du Président malgache sidéré par à Chirac : ''Moi, je regarde l'avenir. Je suis né en 1949, pas en 47 et je pense d'abord aux générations futures.'' Exactement ce que ne fait pas le Président français, qui ne manque pas une occasion de dénigrer son pays. (Pas étonnant que le CIO s'abstienne d'organiser les Jeux Olympiques dans ce curieux pays où le Chef de l'Etat n'est pas l'avocat de sa patrie mais son Accusateur public !...)

Autre illustration de la survivance de l'esprit de 68, cette fois-ci dans l'Education nationale, et à un niveau qui n'est pas négligeable non plus à savoir les sujets du bac de français. Cette année, les rédacteurs n'ont pas fait dans la dentelle pour ce qui est de l'endoctrinement des jeunes cervelles. Voici le sujet de l'épreuve en classe STT. A partir d'une chanson de Pierre Perret Lilly, chansonnette assez indigente, où il est question pêle-mêle des éboueurs parisiens, d'Angela Davis et des '' Black Panthers '', les candidats devaient rédiger une lettre de ladite Lilly '' un an après son installation à Paris elle dénonce l'intolérance et le racisme dont elle est la victime. '' Les consignes précisaient aux candidats qu'ils devaient donner des exemples précis pour prouver que la France n'est pas '' le pays de Voltaire et d'Hugo '' et qu'elle foule aux pieds '' l'égalité.'' Ainsi, l'élève qui aura le mieux dénigré la France sera le mieux noté ! Assez !

Nous disons que l' idéologie soixante-huitarde a fait son temps et qu'il faut en finir ! Le mot est entré dans le dictionnaire. Définition du Petit Larousse : qui a participé aux événements de mai 68 ou qui a adhéré à certaines idées de cette époque ; qui manifeste ces idées.

On dit soixante-huitard et pas ''soixante-huitien'' ni ''soixante-huitiste''. Alors que pour les spécialistes du XVIIe siècle on dix septièmistes, que les révoltés contre Nicolas I en décembre 1825 sont appelés les ''décembristes '' ; on parle de la réaction ''thermidorienne'' en 1794 ; les vacanciers sont des juillettistes ou des aoûtiens. Le suffixe ''-ard'' est péjoratif . Exemples : dreyfusard, mot forgé par ceux qui pensaient que le capitaine en question était coupable, soiffard, revanchard, braillard, criard.

On voit ainsi que dans leur inconscient, les Français rejettent ce moment de l'histoire contemporaine, qu'ils ne le prennent pas au sérieux et qu'ils s'en méfient et ils ont bien raison.

Les dirigeants, les médias, les syndicats et d'une façon générale la classe dominante du politiquement correct ne veulent pas l'admettre et tentent de cacher le phénomène mais l'opinion publique, la vraie, celle des gens, le ressent intuitivement et le rejet de la bien-pensance gauchiste est en marche. Le vent est en train de tourner...

D'abord, sur le plan des idées : des tabous s'effritent, petit à petit, sur l'immigration, sur la répression de la délinquance, sur la drogue. Et ce autant à droite qu'à gauche... Certains intellectuels se singularisent par leurs prises de position inattendues. Ainsi M. Finkielkraut à Culture et dépendances (France 3 le 4 mai 2005) : ''La nation, ce n'est pas rien ; c'est le cadre dans lequel nous vivons et il devient très difficile d'intégrer dans une France qui ne s'aime plus, des gens qui n'aiment pas la France'' Les journaux et les radios accordent parfois dans leurs colonnes réservées au courrier des lecteurs quelques espaces de liberté aux non-conformistes qui dénoncent les aberrations de la préférence étrangère, le laxisme de la justice ou la gabegie dans les entreprises nationalisées.

En termes politiques, la remise en cause par le peuple de l'idéologie soixante-huitarde se traduit par une méfiance de plus en plus grande, méfiance électorale en premier lieu. Le seul parti qui ait gagné toutes les élections depuis 40 ans, le seul qui augmente régulièrement ses scores, c'est celui des abstentionnistes ! Rappelons au passage que seuls 14 % des Français majeurs ont voté pour Jacques Chirac au premier tour de l'élection présidentielle ... A droite et a gauche on a interprété le zapping électoral (1981, 1986, 1988, 1993, 1997, 2002) comme un signe de la vigueur de la démocratie dans le pays ( !) mais il ne s'agit que de votes de désarroi, de soupçon. La vérité éclate : la majorité des électeurs les met tous dans le même sac pour les rejeter tous à la fois....

Méfiance aussi vis à vis de la presse : le référendum sur le Traité constitutionnel l'a bien montré. L'électorat s'est émancipé des diktats médiatique. Et le dépit de Serge July dans son éditorial au lendemain du référendum sur le Traité constitutionnel était l'aveu de sa profonde détestation de la France et des Français...

Méfiance vis à vis de l'Education nationale : dans tous les milieux, et plus seulement dans les milieux confessionnels, on cherche à mettre ses enfants à l'abri dans le privé. On se méfie aussi des syndicats : jamais le taux d'engagement n'a été plus bas...

Dans les familles, dans les entreprises, dans les consciences, quelque chose bouge.

Sans le savoir encore, et malgré leur paresse politique, nos compatriotes font de la politique... en contestant discrètement le politiquement correct, en refusant de jouer le jeu imposé par les médias, en recherchant l'été les manifestations et les spectacles '' enracinés '', en osant parler entre eux de leur ras-le-bol face à l'injustice sociale et au déclin de leur pays, les Français se réveillent.

Quant à nous, nous refusons de continuer à payer cash la facture de ces événements vieux de près de 40 ans. Nous refusons en bloc les idées, les hommes et les moeurs de ce temps là.

Dehors d'ici les enfants de 68, dehors les soixante-huitards et leurs séquelles !

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