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DISCOURS
Paris George V - 24/05/05 - Discours de Bruno MEGRET
Recomposition en vue
Recomposition en vue au lendemain du 29 mai
Discours au meeting pour le Non


Au-delà d'une prise de conscience sur les véritables enjeux de la construction européenne, la victoire du Non le 29 mai serait, à l'évidence, un désaveu cinglant pour la classe politicienne qui, de l'UMP au PS en passant par l'UDF et les Verts, fait activement et parfois hystériquement campagne en faveur du Oui au référendum promettant si le Non l'emporte un séisme ou un Tsunami !

On ressent bien là, indépendamment des enjeux européens, la peur sous-jacente de la classe politicienne face à la défiance et à l'hostilité de moins en moins cachée du peuple français à son égard. Car si le Non gagne dimanche prochain, il ne s'agira pas d'un simple mouvement d'humeur de l'électorat mais d'un rejet franc, massif et profond du système et du projet ou plutôt de l'absence de projet qu'il incarne.

En effet, au-delà du refus de l'Europe de Bruxelles, au-delà du refus du mondialisme effréné, au-delà du refus de la soumission de l'Europe aux intérêts économiques américains, au-delà du refus de l'islamisation de notre continent, si le Non l'emporte le 29 mai, il s'agira pour la 3e fois en trois ans d'un désaveu complet de la classe politique en place.

Rappelez vous, chers amis, en avril 2002, lors de l'élection présidentielle, les Français ont sanctionné d'une façon spectaculaire le candidat Jospin, l'empêchant même d'être présent au second tour. Après vingt ans, presque sans discontinuité, de socialo-communisme gouvernemental, les électeurs ont manifesté un rejet total à l'égard de la politique menée par la gauche en France depuis 1981. Et beaucoup de nos compatriotes ont voté pour l'UMP en espérant qu'une rupture aurait enfin lieu avec la politique socialiste d'assistanat ou avec la politique d'immigration incontrôlée.

Et pourtant, deux ans plus tard, la fausse droite UMP-UDF a été à son tour durement sanctionnée par les Français à l'occasion des élections régionales de l'an passé. Cela montre bien que le système politicien actuellement en place est à bout de souffle : les électeurs ne votent plus pour un homme, pour un parti ou pour un projet mais contre ceux qu'ils considèrent comme ayant le plus démérité de la confiance du peuple. Et d'une façon paradoxale, les éphémères bénéficiaires de ces sanctions électorales à répétition sont ceux qui en étaient les victimes la fois précédente.

Qui dit rejet des partis et des responsables politiques en place, dit nécessairement recomposition politique. En effet, la situation que nous connaissons depuis maintenant une petite dizaine d'années ne va pas éternellement durée. Car aussi figée qu'elle soit, cette situation est fragile.

D'un côté, la gauche socialiste et communiste montre chaque jour davantage qu'elle n'est en phase avec aucune des réalités actuelles : la gauche française est la plus ringarde d'Europe, rivalisant dans ce domaine avec les partis communistes des pays de l'ancien bloc soviétique. Quel que soit le poids électoral qu'elles conservent, la gauche et l'extrême gauche appartiennent au siècle des idéologies matérialistes et totalitaires dont la page est en train de se tourner au fur et à mesure que les identités resurgissent partout sur la planète et que le choc des civilisations qui s'amorce exige pour les nations et pour les peuples un retour au réel !

S'agissant de la fausse droite, le problème est simple : elle a perdu ses repères, elle ne sait plus ou elle est ni ce qu'elle veut et, de ce fait, court en permanence derrière la gauche socialo-communiste. Et lorsque c'est M. Sarkozy qui se met à courir, il y met tant d'ardeur et d'énergie, à la manière d'un jeune commercial récemment embauché, qu'il en arrive à dépasser la gauche, à faire ce que Jospin n'avait pas osé faire. Et le résultat, nous le connaissons trop bien : la création du conseil français du culte musulman, la suppression de la double peine, la remise en cause de la laïcité, et j'en passe.

Car le problème de la droite à la mode Chirac, Raffarin ou Sarkozy, c'est justement qu'elle n'est plus de droite depuis belle lurette. Et bien des électeurs et parfois mêmes certains de ses dirigeants ou élus en sont bien conscients et aspirent de plus en plus ouvertement à un changement.

Beaucoup de nos compatriotes authentiquement de droite sont plus lucides que nous ne le pensons parfois lorsque nous nous désespérons de l'anesthésie totale qui semble frapper notre peuple. Mais malheureusement, dans les périodes de paix et de relative stabilité comme celle que nos sociétés occidentales connaissent actuellement, du pain et des jeux suffisent à satisfaire souvent la population ou, du moins, à contenir son mécontentement. Les électeurs français n'osent donc pas aller au bout de leur démarche et, tout en se morfondant ou en s'exaspérant, continuent presque machinalement de voter pour les mêmes.
Du côté du FN enfin, pour achever ce petit tour d'horizon, toute ambition politique, toute perspective sont définitivement condamnées par la volonté de Le Pen qui, quels que soient par ailleurs ses mérites passés, n'agit plus aujourd'hui que comme l'auxiliaire du système politique servant alternativement, au gré des circonstances, les intérêts de la gauche ou ceux de Chirac mais jamais ceux de la France et des Français.

Si, d'un côté, les déçus de la droite molle sont nombreux et que, de l'autre, beaucoup d'électeurs du FN vont se trouver orphelin même s'ils continuent par inertie, à voter pour ce parti sans plus y croire le moins du monde, les conditions du changement sont réunies.
Il est donc urgent de redonner espoir au peuple de droite en construisant un grand rassemblement d'une authentique droite nationale, républicaine et populaire. Telle est la mission que le MNR s'est assigné derrière Bruno Mégret.

Certes, me direz-vous, cela fait six ans que nous y travaillons. Mais, chers amis, qu'est ce que six ans à l'échelle de l'Histoire ? Il faut donc poursuivre notre route car, tôt ou tard et peut-être à partir des résultats de dimanche prochain, nous aurons enfin l'opportunité d'accomplir notre mission et de fédérer les Français autour d'un mouvement qui assure le renouveau de la France dans une Europe fière de sa civilisation.

Si le Non l'emporte le 29 mai, cela aura un effet déterminant pour réorienter la construction européenne, pour que les Européens prennent enfin conscience de la nécessité de défendre leur identité et d'assurer ainsi la puissance et l'indépendance de notre continent.

Mais sur le plan intérieur à la France, la victoire du Non permettra aussi une recomposition ou du moins les prémices d'une recomposition politique au sein de laquelle le MNR aura une place centrale.

Bien-sûr, nous pouvons juger avec sévérité les responsables politiques tels Chirac ou Le Pen qui empêchent cet indispensable rassemblement. Mais, en revanche, nous devons avoir les bras ouverts en direction des militants et des électeurs, déçus par l'UMP, conscients que le FN mène à l'impasse, car c'est à nous qu'incombera la mission essentielle de fédérer les Français qui veulent que la France retrouve sa grandeur et que notre civilisation européenne et chrétienne puisse à nouveau rayonner à travers le monde.

Bruno MEGRET dans le trombinoscope
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