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DISCOURS
Paris Bercy - 12/02/05 - Discours de Bernard BORNETTE
L'offensive industrielle
Intervention au colloque "L'Europe, première puissance ?"

Pourquoi parler d'offensive industrielle européenne?
Il y a urgence ! L'économie européenne est atone : de 2003 à 2005 le PIB de la zone euro n'aura progressé que de 3,8 %, pour 10,4 % aux USA.... et 26 % en Chine. Pourtant au sommet de Lisbonne en 2000 (Le Figaro du 2 novembre 2004) les Quinze s'étaient engagés à rendre l'économie européenne la plus compétitive du monde. On n'en demande pas tant dans l'immédiat, mais au moins que l'on cesse de se faire distancer par le développement accéléré de grandes entités économiques et industrielles : les USA, et la Chine aujourd'hui, et demain l'Inde et le Brésil. Il y a donc une urgente nécessité à faire face pour rester à niveau.

Le constat est accablant : M. Camdessus, ancien président du Fonds monétaire international, a récemment produit un rapport qui met en évidence le risque de régression industrielle pour la France : '' Nous sommes subrepticement engagés dans un processus de décrochage qui peut nous conduire, si rien n'est fait, à une situation, au bout d'une dizaine d'années, difficilement réversible ''. Dix ans c'est demain... De son côté M. Wim Kok, ex Premier Ministre hollandais, a remis un rapport alarmant à la Commission européenne dans lequel il exige des Etats membres un sursaut politique. Il constate que l'Europe a perdu du terrain à la fois face aux USA et à l'Asie et que ses entreprises sont sous pression.

Le constat est probablement exact mais le remède - s'adresser à Bruxelles - paraît très ... discutable. Il est nécessaire de découpler l'Europe des USA, en matière financière et boursière notamment. Il s'agit là de se mettre à l'abri du '' risque dollar '' que la gestion de l'économie américaine fait courir à l'Europe. En effet la balance commerciale des USA est devenue fortement déficitaire (617 milliards de dollars en 2004). C'est également le cas du budget fédéral dont le déficit atteint 4,5 % du PIB. Ce déficit est financé par les pays tiers, principalement le Japon et surtout la Chine.

Il y a deux risques principaux pour l'Europe. Tout d'abord un risque géopolitique de déstabilisation mondiale car ces créances et cette dépendance financière peuvent aisément se transformer en instruments de pression, à un moment où la Chine va entrer en compétition avec les USA dans différents domaines (approvisionnements et autres). En outre la faiblesse du dollar fait naître un risque économique tenant à ce que les créanciers se désintéressent du dollar, avec donc le risque potentiel d'une explosion des taux, voire même d'une récession américaine qui aurait des conséquences mondiales catastrophiques. Tout ceci n'est - fort heureusement - pas encore à l'ordre du jour, mais les prémices d'une crise sont en place : on observe un début de basculement vers l'euro qui entre en compétition avec le dollar dans les réserves monétaires des banques centrales.

Quoi qu'il en soit, il est impératif que les pays européens se prémunissent contre le '' risque dollar '' et, pour cette raison également, le renforcement de nos structures industrielles est vital.

La coopération intra-européenne aujourd'hui
L'industrie européenne a déjà connu un certain nombre de concentrations et de développements communs. Le cas le plus spectaculaire est évidemment celui d'EADS et de sa filiale Airbus. Airbus est né en 1965 de la volonté des entreprises et gouvernements français et allemands, rejoints quelques années plus tard par les Anglais et les Espagnols pour former le consortium actuel. Sa réussite éclatante lui fait aujourd'hui dépasser Boeing . Quant à EADS, la maison mère d'Airbus, elle est le leader mondial des hélicoptères civils - devant les USA - et tient une place majeure dans le domaine des satellites et des missiles. Mais Airbus et EADS ne doivent rien à l'Europe version Bruxelles.

On peut également mentionner le récent rapprochement d'Alcatel avec les Italiens de Finnmecanica pour former un des leaders mondiaux des satellites. Dans le domaine tout à fait crucial de la pharmacie, mentionnons Sanofi qui après sa fusion avec Aventis est devenu le premier groupe pharmaceutique européen et le troisième mondial. Il faut noter que Sanofi résulte elle même de la volonté des Pétroles d'Aquitaine de fédérer l'industrie pharmaceutique française dans les années 70. Un beau résultat de détermination industrielle !

Citons encore la fusion réussie de Air France et de KLM (Hollandais) qui a fait de deux sociétés en piteux état il y a quelque années un groupe rentable, aujourd'hui devenu le premier transporteur mondial (devant les USA). On pourrait encore citer le rapprochement du Crédit Local de France avec une banque belge pour former Dexia, ou encore le rachat du CCF par les Anglais HSBC, ou le rachat et le sauvetage de l'industrie automobile anglaise par l'industrie allemande, ou encore la création de Arcelor par la réunion des industries sidérurgiques française, luxembourgeoise, espagnole.

Le bilan est donc substantiel de ce qui a été réussi sur notre continent par la volonté des gouvernants et des entreprises, agissant de concert ou indépendamment, mais c'est néanmoins un bilan en demi teinte. La plupart de ces opérations concernent des activités matures, comme la sidérurgie, ou qui le sont devenues (les satellites) même si leur contenu technologique est très élevé. L'Europe a en effet raté les virages essentiels de l'électronique et de l'informatique, bien qu'elle détienne encore quelques positions honorables dans le secteur des logiciels d'application et dans le secteur des composants : le franco-italien STMicroelectronique, Soitec et Bull (du moins ce qu'il en reste...). Mais pour l'essentiel l'Europe est absente de ces deux domaines qui sont entre les mains des USA, des Japonais et autres '' tigres '' d'Extrême Orient qui travaillent à bas coûts.

Comment aller plus loin ?
Car il faut aller plus loin ! S'il faut bien entendu accentuer la synthèse entre les groupes industriels, il faut également développer un vrai volontarisme d'Etat en mobilisant les centres de recherche, les universités, les entreprises publiques ou dépendant de fait de la Puissance publique (c'est le cas de tout ce qui touche, par exemple, à la santé ou aux activités militaires).

Les PME
Pour autant, si la recherche de l'effet de taille est souhaitable, les PME innovantes ont également un rôle essentiel à jouer. Elles sont légion aux USA. Souvenons nous que la théorie des semi-conducteurs (qui est à l'origine de l'explosion de l'électronique) a été trouvée et développée dans les années soixante par un chercheur américain à peu près seul dans son laboratoire. Et que ce sont des étudiants en baskets et blue jeans (Steve Job et Bill Gates) qui ont lancé, avec des moyens dérisoires, ce qui est devenu Apple ou Microsoft ! Encourager l'initiative individuelle et le développement de PME innovantes, éventuellement transnationales, est donc tout à fait souhaitable.

Quel peut et quel doit être le rôle de l'Etat ?
Le rôle de l'Etat n'est pas nécessairement d'agir en direct ni de se substituer aux structures industrielles existantes. Son rôle est également, et peut-être surtout, d'accompagner et de faciliter le mouvement en mobilisant l'ensemble de ses moyens - qui restent considérables - pour faire naître des synergies avec le monde industriel en recherchant systématiquement toutes les possibilités.
v Un accompagnement financier temporaire, et rémunéré, peut occasionnellement être envisagé à l'image de ce qui a été fait en 2004 pour Alstom.

Souvenons nous toutefois que l'action directe de l'Etat n'a pas toujours été couronnée de succès : ainsi l'exemple raté de Fabius voulant introduire l'informatique dans les écoles en favorisant l'entreprise française Goupil, ou encore la décision, heureusement non aboutie, de Juppé de vendre Thomson pour 1 FF ('' Thomson ne vaut rien, il n'a que des dettes... '') au groupe coréen Daewoo qui a fait faillite peu après. Les socialistes, plus pertinents dans ce cas particulier ont - modérément - recapitalisé Thomson qui vaut aujourd'hui en Bourse environ dix milliards d' Euros.

La fiscalité est également un moyen d'action très efficace s'il est convenablement utilisé. Ce peut être le cas, par exemple, en octroyant la possibilité de sur-amortir certaines dépenses de recherche ou des investissements dans de nouveaux projets.

Il faut également développer l'actionnariat individuel européen (fonds de pension), en écartant toute opération de type Sarkozy de relance artificielle de la consommation, et au contraire privilégier l'investissement.

Mais on ne doit pas se contenter de développer l'existant, il faut faire naître et développer de nouveaux créneaux, de nouveaux marchés, de nouveaux produits. C'est le cas dans le domaine de la santé par exemple où les investissements sont très coûteux et très longs, et sans assurance de réussite. C'est également le cas des biotechnologies : la France et l'Europe accusent dans les nouveaux métiers, en biomédical et bioalimentaire notamment, un retard déjà considérable par rapport aux USA où la moitié des produits pharmaceutiques agréés par la FDA sont issus des biotechnologies. Il faut également s'intéresser de près aux nanotechnologies. En matière d'énergie, il est primordial de travailler à la fusion nucléaire. Dans le domaine de l'industrie militaire, il reste encore beaucoup à faire avec nos partenaires anglais, italiens et allemands autour de Thales, BAE, la DCN, Alstom, etc....

L'initiative des regroupements, alliances etc. revient aux entreprises, ou nécessite leur collaboration, mais la Puissance publique peut et doit jouer un rôle majeur dans cette direction.

Les obstacles : Jacobinisme et étatisme largement répandus
Les Etats n'acceptent pas facilement de céder les '' fleurons '' de leurs économies, pas plus que les Etats majors des entreprises (président et conseil d'administration) ne sont disposés à se saborder. On veut bien gagner en taille et puissance mais on ne veut rien céder ! Pour ne rien dire de l'hostilité des syndicats, car les regroupements s'accompagnent généralement de licenciements plus ou moins importants que les gouvernements redoutent. Ces résistances se sont par exemple manifestées lors des conversations entre Air France et KLM, ou encore lors du développement de Total (qui a pu fusionner avec Fina puis Elf au prix d'une bataille homérique mais n'a que bien peu de chances de pouvoir fusionner avec l'AGIP italienne).

Il faut également éviter les vieilles erreurs comme taxer à l'excès les plus values ou introduire des subventions stériles comme les subventions '' antidélocalisation '' dont on parle tant actuellement. En outre, et peut-être surtout, l'Europe baigne dans une vision libérale de l'économie avec recherche quasi obsessionnelle de la concurrence parfaite qui a pour conséquence que toute alliance est systématiquement suspecte a priori, du moins en Europe.

Bruxelles
Le plus grand obstacle au développement de l'industrie européenne vient évidemment de Bruxelles, aussi paradoxal que cela puisse paraître en première analyse. La quasi-totalité des mesures indiquées plus haut se heurte à l'hostilité militante de Bruxelles qui, sans avoir jamais été capable d'assumer un seul projet industriel d'envergure, s'emploie régulièrement à torpiller les initiatives . Rappelons également que lorsque Pechiney a voulu fusionner avec les Canadiens et les Suisses (Alcan et Alusuisse), Bruxelles s'y est opposé sous prétexte de défendre la concurrence, motif tombé comme par miracle, lorsque deux ans plus tard c'est Alcan qui a pris l'offensive, en faisant disparaître de facto une des plus belles entreprises française.

Les exemples abondent du rôle anti-européen que joue la commission de Bruxelles (au bénéfice de qui ?) On pourrait évoquer le cas récent d'Alstom, qui doit vendre son activité ferroviaire en Australie pour respecter les règles de Bruxelles !

Et si, par malheur, le projet de constitution devait être adopté, la situation serait encore aggravée puisque cette constitution prive les Etats de tout pouvoir, attribue à Bruxelles une vocation universelle alors que la seule règle proclamée est celle qui peut tout bloquer soi-disant au nom du respect de la concurrence !

Ce projet de constitution renforce encore les tares actuelles du système européen : il interdit de facto les '' coopération renforcées '' ; il interdit toute subvention, toute assistance financière ; il maintient le rôle restrictif de l'euro dont la mission se borne, comme dans le traité de Maastricht, à contrôler l'inflation, sans aucun rôle de promotion économique. Si le projet de constitution prend grand soin d'indiquer que l'UE a vocation à pénétrer tous les domaines (pour en faire quoi ?), Bruxelles ne place pas l'avenir économique et la puissance industrielle de l'Europe au rang de ses préoccupations...

Objectifs stratégiques 2005/2009 communiqués le 31 janvier 2005 par la Fondation R. Schuman, (organisme de communication de Bruxelles) : '' Les objectifs des cinq prochaines années sont : renouer avec la prospérité à long terme, maintenir et consolider l'engagement de l'Europe en faveur de la solidarité et de la justice, parvenir à une amélioration concrète et tangible de la qualité de vie des citoyens européens [...], faire davantage entendre haut et fort la voix de l'Union dans le monde '' On aurait souhaité qu'ils précisent ce qu'ils feront pour atténuer les effets de l'expiration de l'accord multifibre, pour conjurer les menaces qui pèsent sur certaines industries ou pour renouveler un tissu industriel mis à mal par les délocalisations. Mais ces sujets subalternes n'intéressent pas les messieurs de Bruxelles !

En dépit de ces obstacles il faut pourtant s'engager dans la voie de la coopération intra-européenne renforcée. Il s'agit d'une orientation stratégique vitale pour l'avenir des nations européennes, pour leur développement économique, la préservation des savoir-faire, la préservation de l'emploi et pour maintenir le potentiel de l'Europe sur son territoire, alors qu'elle confrontée aux effets centrifuges de la délocalisation qui affecte non seulement la production bien sûr mais également le couple recherche / développement. Il s'agit également d'assurer la présence européenne dans les métiers de demain afin de préserver, sinon notre indépendance, du moins notre autonomie et de maintenir la continuation des efforts de recherche.

Il est nécessaire que l'Europe s'engage dans le processus de la coopération active, peut-être difficile, mais qui seul lui permettra de retrouver son rang de première puissance mondiale dans un certain nombre de domaines. A l'évidence l'Europe version Bruxelles ne s'y prête pas. Cette Europe là ne porte aucun projet de politique industrielle, aucune tentative d'incitation fiscale ou financière, aucune étude prospective.

Pourtant la seule solution réside dans une coopération transnationale, portée par les entreprises et fortement animée par les Nations. Les succès passés parlent d'eux-mêmes. C'est la voie préconisée par le MNR.

Le projet de J. Chirac
J. Chirac vient de découvrir que la France est un pays industriel. Mais il s'inquiète car il entend dire que l'industrie n'y est pas au mieux de sa forme ! Il veut donc mettre en application les propositions de Jean-Louis Beffa, PDG de Saint-Gobain, en faisant appel au bon vieux mécanisme de l'économie mixte : un peu d'économie privée et un peu d'Etat selon une alchimie qui a largement fait les preuves de son inefficacité. Souvenez vous du '' plan calcul '', du Crédit Lyonnais, de la filière bois, du '' plan machine outil '', du '' plan câble '' etc. avec au bout du chemin bien peu de résultats, pour un coût exorbitant à la charge du contribuable.

J. Chirac commence bien entendu par créer un nouvel outil administratif : l'Agence pour la Promotion de l'Innovation industrielle, en oubliant qu'on a déjà l'ANVAR (Agence nationale pour la Valorisation de la Recherche) qui subsistera, bien entendu. Il faut pourtant savoir que lorsqu'une idée apparaît sur les écrans de contrôle de l'administration il y a déjà longtemps qu'elle est en cours d'examen ou d'application par les entreprises...

J. Chirac propose donc de s'engager dans des programmes d'innovation industrielle. Et il donne ses orientations : '' Ce sera la voiture propre '' dit-il, avec probablement le souci de complaire aux Verts. Il ignore sans doute que c'est en cours : Toyota et Peugeot en particulier y travaillent depuis de nombreuses années et avec des résultats tangibles. Il cite ensuite la pile à combustible (idem), les biocarburants mais ils existent déjà (ester méthylique de colza ou de maïs pour le diesel et éthanol pour l'essence). M. Chirac cite également l'énergie solaire. Une vieille lune, si l'on peut dire. L'énergie solaire représente en moyenne 100 watts /m2. Ce qui veut dire qu'il faudrait environ 5 m2 de panneaux solaires pour alimenter un fer à repasser, et 100 m2 de panneaux solaires pour un appartement aujourd'hui abonné pour 10 KW à EDF . J.

Chirac nous propose également des usines non polluantes en CO2 : ce serait effectivement une percée technologique majeure mais ... il faudrait renverser les lois de la chimie qui régissent la combustion ! Il ajoute à sa liste les réseaux à très haut débit sécurisés. Fort bien, mais vraisemblablement l'industrie qui avance à pas de géants, dans un contexte très fortement concurrentiel, aura réglé cette question avant même que l'agence de J. Chirac ait vu le jour... Il cite également les nouveaux traitements contre les maladies infectieuses ou neuro-dégénératives : il y là aussi des travaux intensément poursuivis par l'industrie pharmaceutique. Bien entendu ces projets ont reçu un accueil favorable des entreprises (et Sanofi a réagi très vite) car il est toujours bon de faire financer 50 % de sa recherche par l'Etat. Tant pis si l'Etat destinait initialement ces fonds à l'atténuation de l'endettement public, autre priorité passée à la trappe. J.

Chirac demande également que l'on taxe les plus values boursières à court terme pour inciter l'épargnant à investir à long terme : il serait exonéré de taxation sur les plus values après 15 ans de détention de ses titres. Ceci indique de la part de J. Chirac une méconnaissance totale des mécanismes boursiers, mais cela satisfait le président du MEDEF qui a bien vu que les propriétaires d'entreprises, PME et autres, pourraient les vendre en échappant à la taxation actuelle sur les plus values (au demeurant totalement inique dans ses modalités).

Plutôt que le projet de J. Chirac, il faut, pour engager la France, et l'Europe, dans des développements industriels intenses et dans des technologies nouvelles, mettre en place des systèmes incitatifs qui concerneraient aussi bien les individus que les PME ou les grandes entreprises. Il faut laisser faire les industriels qui savent très bien quels sont les thèmes de recherche à explorer. Il faut s'affranchir des contraintes de l'Europe version Bruxelles et encourager la coopération inter-étatique. L'Etat doit limiter ses actions directes aux seuls domaines où les masses critiques dépassent les ressources des entreprises, comme ce fut le cas dans les années 70 pour le téléphone, le nucléaire ou le spatial.

Méditons les paroles de Francis Mer, ex ministre des Finances dans son livre Vous, les politiques : '' L'Etat français doit faire allégeance à Bruxelles et bien le manifester.... '', '' L'Europe n'est dépendante du reste du monde que pour 10 % de son PIB [...] Coupler l'effort de recherche public avec celui des entreprises, inscrire cette réforme urgente dans la perspective d'une société européenne à croissance démographique faible où l'augmentation des revenus proviendra largement des investissements immatériels dans la recherche, l'innovation et la formation et où ces investissements permettront également de lutter contre les effets externes négatifs de la mondialisation..... il est nécessaire de nouer des partenariats européens forts.... ''

Tels sont les principes de politique industrielle qui devraient être retenus pour assurer l'avenir de la France et de l'Europe, face aux défis qui les menacent. Dans ce domaine, comme dans les autres, le MNR apparaît comme le seul parti politique qui a une vision claire de ce qu'il convient de faire, et qui a la volonté de s'y engager résolument.

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