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DISCOURS
Thenissey - 29/08/04 - Discours de Annick MARTIN
Le MNR maintient le cap
Discours de l'université d'été 2004

Un parti politique, à l'instar de toute entreprise, se construit dans la durée et avec ténacité, et j'ajouterais : sans états d'âme. Au cours des ateliers, on a rappelé longuement les circonstances qui, petit à petit, ont fait du MNR un parti politique nouveau, qui possède aujourd'hui sa propre identité.

Cela n'a pas toujours été facile, vous le savez bien, vous qui participez fidèlement à ces universités d'été.
Il nous a fallu revoir notre discours dans sa forme, sans pour cela renoncer aux lignes de force de notre programme. Il a fallu aussi appréhender des situations politiques nouvelles : le passage à l'euro, l'Europe des 25 et bientôt l'arrivée d'une constitution européenne.

Mais nous n'avons jamais perdu de vue nos grands objectifs. Ainsi, nous avons été les premiers à lancer une campagne contre l'entrée de la Turquie dans l'Europe , puis de nouveau les premiers à oser une campagne contre l'islamisation de notre pays . Ce qui nous a valu d'être attaqués et calomniés par les adeptes du '' lâchement correct '', c'est normal... mais aussi par des sectaires de notre propre famille de pensée qui nous ont accusés de nous dissimuler derrière l'islamisation pour ne plus parler de l'immigration.

Autant dire que le MNR avait trahi, était vendu ... Accusations, rumeurs, calomnies... Les plumes vont bon train et les claviers d'ordinateur chauffent quand il s'agit de critiquer, du fond de son fauteuil, ceux qui continuent un combat difficile. Répondre aux sarcasmes et aux diffamations est généralement une perte de temps et d'énergie, mais aujourd'hui je vais répondre à ces Fouquier-Tinville de série B : le MNR maintient le cap, et je fais mienne la devise de ce lieu : l'action conduit à l'honneur, je me permettrais même d'y apporter une modification : seule l'action conduit à l'honneur . Le reste c'est de la '' foutaise '' !

Si je suis fière d'être ici, malgré nos scores très faibles, malgré nos difficultés financières, malgré le harcèlement judiciaire, c'est parce que, justement, malgré tous ces écueils, nous maintenons le cap.

Non pas comme des abrutis qui répètent inlassablement les mêmes slogans sans voir qu'en un quart de siècle le monde a changé, que le monde économique est devenu impitoyable depuis qu'il n'a pratiquement plus de frontières et, qu'on le veuille ou non, il impose de lourdes contraintes aux dirigeants politiques.

Pourtant, dans les domaines essentiels nous pouvons, nous devons maintenir le cap, car le politique a encore le pouvoir de dire et d'agir, que ce soit au niveau national ou au niveau européen. Il en a le pouvoir et il en a le devoir.

Notre devoir, à nous adhérents du MNR, reste en priorité, bien sûr, la lutte contre l'immigration et plus particulièrement l'immigration extra-européenne . Et, en France comme en Allemagne ou en Italie, contre son corollaire : l'islamisation de notre société.

Sur ce sujet, l'heure n'est pas à la sensiblerie, mais au réalisme ; du fait de politiques toutes plus nocives les unes que les autres, notre pays est au bord de la faillite et le taux de chômage avoisine les 10%. Dans ces conditions, on aurait pu penser que le gouvernement aurait mis un frein à l'installation de nouveaux étrangers sur notre sol.

Et bien non, en 2003, il a laissé s'installer 128.687 nouveaux immigrés légaux '' bien portants '', je dis bien portants, car l'Office des Migrations Internationales qui compte les nouveaux arrivants leur fait passer une visite médicale, mais ne comptabilise pas les malades (qui restent toutefois sur notre territoire). Sur ces 128.000 immigrés légaux dits bien portants, 7000 seulement sont venus au titre du travail. En admettant que ces 7000 aient trouvé du travail, les 121000 autres sont donc à notre charge. Il faut y ajouter 52000 étudiants, les malades non comptabilisés et un nombre toujours croissant d'illégaux, les 2/3 des entrants étant africains. Au bas mot, il y a donc chaque année plus de 250 000 personnes de plus à la charge de la nation. Et la situation ne cesse de s'aggraver.

Les populations viennent se masser aux points de passages clandestins vers l'Europe. Et cet été, le colonel Khadafi a imploré l'aide des Européens pour renvoyer chez eux le million d'immigrés d'Afrique subsaharienne qui a '' envahi '' la Lybie, c'est le mot employé par son ministre des affaires étrangères. Ce dernier a déclaré à propos de ces immigrés : '' s'ils restent encore 10 ou 15 ans, la Lybie ne sera plus la même. Dans certains quartiers ils imposent leur loi. On ne sait plus s'ils viennent pour vivre et travailler ou si ce sont des terroristes... '' (la Stampa, le 9 août 2004). Face à cette demande pressante, l'Allemagne et l'Italie ont réagi et les ministres de l'intérieur des deux pays, MM. Pisanu et Schilly se sont réunis dès le mois d'août, sans la France toute occupée à recevoir M. Bouteflika... car pour M. Chirac, l'immigration n'est pas une priorité, M. Chirac est déjà en campagne présidentielle, et il espère tant recueillir les précieuses voix des néo-français.

Donc, tout continue comme avant : la France de Chirac, comme la France de Mitterrand fournit des logements sociaux, scolarise les enfants, attribue le RMI et les allocations familiales à tous ces arrivants, dépense plus de 10 Milliards Euros au titre de la CMU, en majeure partie pour les immigrés légaux et plus d'un Milliard Euros au titre de l'AME, la sécurité sociale créée par Raffarin pour les immigrés clandestins.

Pas étonnant que l'assurance maladie soit en déficit chronique et que l'assujetti ( !) français soit renvoyé chez lui 3 jours après une intervention chirurgicale, il n'y a plus de place pour lui : la France est devenue l'hôpital du monde .

Ce n'est plus possible ! et quand je parle de réalisme, c'est pour dire que ce n'est plus tenable. Les conséquences sont là :
  • le niveau de vie des Français recule, il est le 13 ème en Europe, après l'Italie et l'Autriche,
  • le taux de chômage des moins de 25 ans est le plus élevé des pays développés,
  • 15 à 20% des élèves de 6 ème ne '' maîtrisent pas l'écrit '', 11% des plus de 17ans ne comprennent pas ce qu'ils lisent, et dans l'enseignement supérieur un étudiant sur deux échoue en 1 er cycle.

    Lorsqu'ils le peuvent, les Français fuient leur propre pays (ils sont 2,5 millions à l'étranger, chiffre qui a augmenté de 30% en 10ans), les capitaux fuient (rien qu'en raison de l'ISF, en 5 ans, la France a perdu 11 Milliards Euros de recettes directes et on estime à 70 Milliards Euros les pertes '' collatérales '' dues à la délocalisation des contribuables ), enfin les entreprises fuient car elles ne peuvent plus payer avec nous le prix exorbitant de cette immigration. Et le MNR pourrait ne pas tenir le cap sur l'immigration?

    Le MNR pourrait aussi ne pas tenir le cap sur la nationalité ? Le MNR devrait peut-être s'apitoyer sur le sort d'Imad Kanouni, âgé de 27 ans, né à Casablanca, qui semble avoir pratiquement toujours vécu au Maroc jusqu'à 18 ans, qui a peut-être alors passé un an en France, puis aurait vécu 2 ou 3 ans à Francfort jusqu'en 1998 date à laquelle il va vivre dans la zone afghano-pakistanaise avant d'être fait prisonnier et transféré à Guantanamo. Car les USA nous l'ont rendu : il est Français. Comme notre compatriote Mourad Ben Chellali, qui pourrait avoir des circonstances atténuantes : il est issu d'une famille éclatée... ils sont '' au trou '' pour leur implication dans les filières tchétchènes qui allient grand banditisme et terrorisme.

    Sur la protection sociale , nous avons fait les propositions les plus justes et les plus favorables à notre pays concernant les retraites. Mais Raffarin n'a fait, encore une fois, que repousser le problème. Son gouvernement qui communique à tort et à travers, a été incapable de présenter un plan de réforme qui respecte la justice sociale la plus élémentaire et qui, de ce fait, aurait pu être accepté par la population. Terrorisé par les syndicats d'une part et par les intérêts corporatistes de l'autre, il a remis la majeure partie du problème à plus tard. En matière d'assurance maladie, j'en ai déjà un peu parlé, c'est encore pire. On ose appeler réforme l'augmentation des prélèvements et la diminution des remboursements, alors que des populations n'ayant aucun titre pour rester sur notre territoire continueront à bénéficier de la gratuité des soins. Ce n'est pas une réforme, c'est du racket social.

    De plus, Douste-Blazy croit si peu à sa propre réforme, qu'il a déjà prévu d'instaurer une franchise sur les remboursements en fonction des revenus. Qui paiera ? toujours les mêmes. Pourtant le ministre a eu une idée pour faire des économies : dès septembre seront recrutés 3000 médecins extra-communautaires à qui on va donner un poste d'interne de spécialité avec carrière hospitalière à la clé. Les étudiants en médecine des universités françaises qui font l'objet d'une sélection rigoureuse et d'un numerus clausus très sévère n'auront, eux, que 2500 postes à leur disposition... quant à la qualité de la formation de ces médecins d'importation, je suis très sceptique. En matière d'allocations sociales aussi, on croyait avoir tout vu, et bien non, Mme Boutin a proposé la création d'une allocation universelle, à verser de la naissance jusqu'à la mort, à toutes les personnes qui vivent en France... venez vite, on va vous payer pour occuper la France ! Bref, la '' droite '' ne sait plus quoi inventer pour dépasser la gauche, sur sa gauche. Et le MNR pourrait ne pas tenir le cap sur la protection sociale ?

    En matière de sécurité et de justice, même désastre. Après le passage du très habile futur président de l'UMP, les résultats sont là : en 2003, le nombre des délits déclarés a reculé de 3,4% ; mais celui des agressions a augmenté de 7,3%. Tout le monde a vite enterré le rapport Debarbieux de janvier 2004 sur l'insécurité dans les établissements scolaires. 1 élève sur 5 se sent en situation de forte insécurité dans son établissement et l'on préconise la mise en place d'un policier référent dans les établissements à problèmes. La situation est effrayante.

    L'insécurité n'a pas reculé, loin de là. Pour calmer les esprits on a donc mis en chantier une justice de proximité, on exhume le juge de paix. Pourquoi pas ? Mais il y a fort à parier que cela se terminera par une mascarade : leçon de morale à l'agresseur qui '' s'en foutra '', et leçon de morale à la victime qui devra comprendre que le délinquant a des circonstances atténuantes ; ce sera la mise en place de la discrimination positive dans la '' petite justice ''.

    Quant à la grande justice, celle des juges dont on parle dans les journaux, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas brillante. Nous savions tous qu'il y a une justice politique : celle qui condamne Catherine Mégret pour la prime de naissance, qui condamne Arnaud de Périer pour '' islamistes hors de France '', qui poursuit Bruno Mégret pour un pseudo préjudice de 1500F, qui absout Dumas dans l'affaire ELF et cet été Emmanuelli dans l'affaire du financement du PS par la grande distribution. Nous savions aussi qu'il y a une justice militante, celle qui systématiquement bafoue l'Etat dans l'application du droit des étrangers à résider en France. Et bien depuis quelques mois les Français, même ceux qui ne font pas de politique, ont pris conscience qu'ils n'étaient pas à l'abri d'une justice ordinaire qui peut impunément détruire leur vie. Et depuis les affaires des disparues de l'Yonne ou la terrible affaire d'Outreau, ils sont de plus en plus nombreux à ne plus avoir aucune confiance dans la justice de notre pays. Inutile de vous dire que le MNR qui souhaite remettre de l'ordre en France, maintient le cap sur la sécurité et la justice.

    Je ne vais pas passer en revue tout ce qui aurait pu être fait et qui a été systématiquement reporté :
  • service minimum pendant les grèves : l'accord reste à définir, qui sera adopté (ou non) par les autorités de transport...
  • 35h : le rendez-vous pour la réforme aura lieu au plus tard fin 2005, traduire pas avant fin 2005 !
  • projet de loi de finances 2005 pour l'éducation nationale : aucune décision ne sera prise avant le grand débat qui commencera à la rentrée... on se souvient encore de Ferry qui, à peine nommé ministre s'empresse d'écrire un livre ! Ce n'est d'ailleurs pas pour cela qu'il a été remercié, mais pour avoir osé dire que les jours de grève n'étaient pas des jours de vacances. Son successeur est donc prudent.

    La liste est longue des dossiers en instance... et dans ces conditions, comment s'étonner de la perte d'influence de la France au sein de l'Europe et du monde. C'est normal : non seulement notre pays se tiers-mondise, mais il n'est pas gouverné.

    Alors me direz-vous, que faire ? nous, au MNR, on ne nous écoute pas, on ne veut pas nous entendre. C'est vrai, on ne nous entend pas encore, et nos résultats électoraux ont été mauvais, surtout aux européennes. Mais les défaites doivent être surmontées. Il est même des défaites constructives qui engendrent force et unité, à l'exemple de ce qui s'est passé à quelques kilomètres d'ici. Et encore aujourd'hui, quand un '' beur '' traite un petit Français de souche de Gaulois, il ne le sait pas, mais c'est grâce à Vercingétorix, pourtant vaincu, qu'il le renvoie à ses racines et à son peuple. Alors, nous devons garder le cap et continuer le combat.

    Si malgré tout, par lassitude, par déception, il prenait à l'un de nous l'envie de renoncer, qu'il ouvre son portefeuille... Il s'y trouve sûrement, comme dans le mien, une carte de fidélité à un grand magasin ou une carte de paiement bancaire, une carte d'un club ou d'une association comme le MNR. Ces cartes témoignent de contrats librement consentis avec des entités, commerciales ou non, qui nous accordent des avantages en contre partie d'obligations.

    Jusque-là tout va bien. Mais nous avons aussi la carte vitale . Il n'y a pas si longtemps, c'était la carte de sécurité sociale et ses avantages étaient réservés aux cotisants et à leurs familles. Et cotiser équivalait à travailler. Aujourd'hui j'ai une vraie carte vitale; je dis vraie car même le ministre ne sait pas exactement le nombre de fausses cartes en circulation (il est passé de 10 millions à 250 000) ; cette carte ne veut plus rien dire, puisque tout le monde peut en avoir une et bénéficier de ses avantages. Et pour ceux qui par hasard ne la possèderaient pas, il suffit de présenter celle de sa soeur ou de son cousin... quant aux futures cartes infalsifiables, Douste-Blazy se tâte pour l'empreinte digitale, il va voir avec la CNIL... car le ministre fait peu de cas du secret médical dont il va confier la garde à internet par l'intermédiaire de la carte Vitale 2, mais il est très respectueux de la liberté des fraudeurs.

    J'ai aussi, parce que je me suis volontairement inscrite sur la liste électorale une carte d'électeur ... là aussi il y a un problème, à présent à 18 ans tous les Français, qu'il soient Français d'adhésion à notre nation ou qu'ils soient Français de hasard ou d'intérêt sont inscrits d'office, et ont le droit de peser sur le destin de la France sans avoir à prouver par une simple démarche une volonté quelconque de participer à l'avenir de notre pays.

    Et puis il y a la Carte Nationale d'Identité , la CNI, qui ne voulait déjà plus dire grand-chose depuis l'avènement du droit du sol. Aujourd'hui, avec l'instauration officielle de la discrimination positive (marquée par l'entrée à Sciences-po de Melle Besseghir) on assiste à la mise en place de la nationalité à deux vitesses , obligations et devoirs à la charge des uns, avantages pour les autres. Et il y a encore plus grave puisque les attributaires de cette carte pourtant '' nationale '' n'ont même plus de territoire réservé, puisque l'imam de Vénissieux qui est étranger a pu imposer son retour sur notre sol ...

    Nous ne pouvons laisser ces trois cartes qui incarnaient les grandes valeurs de notre pays se vider de leur sens , et je dis à tous ces politiciens qui trahissent leur peuple : cette carte d'identité n'est pas n'importe quel morceau de plastique, c'est celui qui nous rattache à notre pays, Cette carte d'électeur n'est pas n'importe quel morceau de papier, c'est un fragment de liberté de notre pays, tel qu'il est inscrit au fronton de nos mairies, cette carte vitale n'est pas n'importe quelle carte magnétique, c'est la volonté de solidarité sociale de notre peuple.

    Et c'est pour notre peuple, pour sa liberté et pour la France, que le MNR, avec vous, avec votre courage, avec votre détermination, maintient le cap.

  • Annick MARTIN dans le trombinoscope
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