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DISCOURS
Paris Bercy - 11/12/04 - Discours de Yves DUPONT
Réponse politique à l'islam
Le combat politique face à la subversion islamiste. Intervention au Colloque l'Islam jusqu'où ?

Après avoir analysé la nature et l'ampleur du phénomène de l'islamisation, il convient d'y apporter des réponses, des réponses politiques. C'est là qu'est le noeud du problème. En effet dans l'esprit du public l'islam est une religion avec son corpus de dogmes et de préceptes.

Des réponses politiques
Et le responsable politique se trouve a priori bien désemparé pour prendre des mesures qui iraient à l'encontre d'une religion et d'un culte. Chacun sent bien que l'on touche là à la sphère privée, aux croyances, aux convictions intimes, et il n'est pas dans la tradition occidentale que l'Etat s'immisce au plus profond de la sphère privée.

En découle une sorte de fatalisme : le développement de l'islam serait inexorable et les Pouvoirs publics impuissants ou acculés à des combats d'arrière garde face à une offensive qui se joue sur un autre terrain que sur le sien, le terrain religieux.

Ce n'est pas sur ce terrain qu'il faut se placer. L'islam est bivalent, à la fois religieux et temporel et donc politique. Constatons ensemble que ses manifestations extérieures sont politiques bien plus que religieuses. C'est d'ailleurs clair ; le religieux est bien le domaine de l'esprit, des perspectives eschatologiques, c'est à dire des fins ultimes alors que le politique a pour ambition l'évolution ou la transformation de la société. Constatons que les revendications des islamistes sont exclusivement politiques puisqu'elles visent à changer radicalement notre société. Ce n'est donc pas une entreprise religieuse que nous combattons mais une entreprise politique, de nature impérialiste.

C'est donc sur un terrain exclusivement politique que nous devons placer la contre offensive ; la politique islamiste doit se combattre de la même façon que l'on a combattu - ou que l'on aurait du combattre - le communisme qui lui aussi visait à un changement radical de la société.

Il existe des partis islamistes qui ont un projet politique, un projet constitutionnel, une vision de la société contraires à nos traditions et il est légitime de s'opposer à un parti politique qui défend des vues antagonistes aux nôtres.
Cette perspective change radicalement la donne : le pouvoir politique peut ainsi être non pas en retrait mais à l'avant garde de la lutte contre le parti islamiste.

Cela étant dit que faire ?
Comme toujours ce ne sont pas les grandes mesures spectaculaires qui sont les plus efficaces. Pour rétablir la sécurité dans le métro de New York, le maire Giuliani a commencé par rétablir le contrôle des billets. Tout le monde a souri mais c'est par cet engrenage vertueux que la sécurité a été rétablie...

C'est d'abord sur le terrain concret des mille et une manifestations de l'islam politique et militant qu'il faut se placer. Et tout simplement appliquer la loi, sans états d'âme

Prenons l'exemple qui a défrayé la chronique, celui du voile. Le gouvernement a commis une erreur considérable en plaçant le débat sur le terrain de la religion. Un voile n'a jamais été un symbole religieux. Un signe religieux, c'est la croix chrétienne, l'étoile de David, le croisant, mais en aucun cas un vêtement qui par nature est totalement temporel. Le voile est une marque de civilisation, de culture, d'époque ; ce n'est pas celle d'une religion. Les jeunes filles impliquées ne sont pas toutes issues de familles pratiquantes, mais ce sont par contre des militantes du parti islamiste. Le port du voile est une revendication identitaire, la marque de l'appartenance à un groupe et en l'occurrence à un groupe politique. De la même façon, dans les années 70, certains marquaient ostensiblement leur appartenance au parti communiste ou à des groupes révolutionnaires.

La mesure à prendre est alors des plus simples. A l'école, on respecte certaines règles vestimentaires élémentaires ; on y vient la tête nue, le visage découvert et on n'y porte pas de tenue marquant l'appartenance à un groupe politique, associatif ou confessionnel. On n'y vient pas plus voilé qu'en uniforme de garde rouge. Et cela n'a rien à voir avec les signes religieux !

Malheureusement, en instituant la commission Stasi, le gouvernement a accrédité la thèse du religieux. Ce faisant, il a légitimé les islamistes dont on admet de la sorte qu'ils agissent dans la société au nom de principes religieux. D'où le débat dans le pays, une partie de l'opinion publique trouvant des excuses aux jeunes voilées censées agir au nom de convictions religieuses.

Que devrait faire le gouvernement ?
Systématiquement expliquer que ces manifestations sont le fait de groupes politiques qui visent à déstabiliser la société et que cela n'a strictement rien à voir avec la religion. Si le gouvernement et ses relais médiatiques tenaient ce langage, qui en France défendrait ces militantes qui bravent la loi pour faire de la propagande ? Une action médiatique de grande ampleur, conduite au niveau gouvernemental ferait sans nul doute basculer l'opinion et surtout déculpabiliserait les esprits.

Les militants du parti islamiste doivent apparaître pour ce qu'ils sont : des agitateurs politiques qui prennent prétexte d'une religion pour justifier leur action. Il faut les déloger du terrain religieux.

Il en va de même avec les fonctionnaires, les employés de service public ou les salariés qui travaillent, qui en djellaba, qui avec un voile ou un turban. Mais imagine-t-on le guichetier de la SNCF s'habiller en Khmer rouge, le facteur en pyjama ou le banquier en maillot de bain ? Il y a des règles qui sont celles de notre société, qui s'imposent à tous et qui n'ont rien à voir avec la religion. La guichetière voilée licenciée passe aujourd'hui pour une victime de l'intolérance contre sa religion. L'Etat sans complexe doit dénoncer cette mystification et la licencier sans faire aucune référence à la religion ou à de prétendus signes religieux.

On conçoit que l'on puisse donner des directives simples et claires à tous les ministères. Dénoncer la référence au religieux pour justifier une action politique militante ou une déstabilisation de la société. Cela est particulièrement vrai dans l'Education nationale mais dans toute la fonction publique et en particulier dans le domaine de la santé.

Pas de mesures nouvelles à prendre
Que l'on soit bien convaincu qu'il n'y pas spécifiquement de mesures nouvelles à prendre. C'est comme à New York : le contrôle des billets n'était pas une nouveauté, mais il fallait le rétablir !

Le travail du gouvernement doit d'abord consister à convaincre, y compris ses fonctionnaires, qu'il n'y a pas de différence de nature entre les manifestations islamistes et celles d'un groupe politique.

Certains m'objecteront que ce distinguo entre le politique et le religieux ne résiste pas quand on pénètre dans une mosquée et qu'on y entend certains prêches. C'est vrai.
Dans grand nombre de mosquées, il y a clairement confusion entre le politique et le religieux . Certains imams se comportent comme des chefs de parti et leurs fidèles comme de véritables militants. Ils en ont d'ailleurs les attributs : tracts, affiches, prosélytisme politique.

Mais si le gouvernement et l'opinion publique ne faisaient aucun cas des revendications du parti islamiste soit disant appuyées sur la religion, les imams perdraient beaucoup d'influence.

Ils sont écoutés parce que leurs ouailles, leurs militants devrait on dire, font plier les Pouvoirs publics sur des revendications d'apparence religieuse.

Mais si demain ils se heurtaient à un mur ? Et qui définit les contours de l'action politique, l'exercice des religions et les libertés de culte, si ce n'est le gouvernement ?

La difficulté vient du fait que l'islam, par nature, confond le spirituel et le temporel. Mais cela ne doit nullement entrer en ligne de compte dans l'action du gouvernement. En France il y a séparation de l'Eglise et de l'Etat. Le clergé catholique s'est engagé à respecter les lois, y compris celles qui vont à l'encontre de ses convictions religieuses les plus profondes. Ce n'était pourtant pas dans la tradition de l'Eglise qui, de Clovis à Louis XVI, a largement participé au pouvoir politique. Mais elle s'est pliée à cette obligation qui en tout cas n'empiète nullement sur le domaine spirituel.

Constatons d'ailleurs que la communauté harki a su pratiquer la religion musulmane sur un terrain authentiquement et exclusivement spirituel. Au nom de quoi les nouveaux venus ne pourraient ils pas le faire ? Au nom de quoi ne pourrait-on pas exiger le même comportement des prêcheurs islamiques ?

L'appel à la désobéissance civile, l'appel aux manifestations publiques, l'appel au boycott de telle ou telle loi seront autant d'éléments qui conduiront à retirer l'agrément au prêcheur fautif. Nous devons combattre les manifestations politiques de l'islam et cantonner celui-ci au terrain spirituel.
Et que faire avec les mosquées ? Il faut distinguer la mosquée du lieu de culte. La mosquée, et singulièrement les grandes mosquées, ne sont pas que des lieux de cultes. Ce sont les lieux de multiples activités y compris d'activités politiques. Cela n'est pas acceptable. Soucieux de garantir le libre exercice des cultes, nous autoriserons les constructions de salles de prière, de lieux de culte et ne permettrons pas la construction de bâtiments qui sont, de fait, un mélange de lieu de culte et de siège de parti politique.

Se pose aussi la question du style architectural. Il n'y a aucune raison que ces constructions cultuelles soient réalisées dans un style mauresque. De la même façon que le culte catholique ne s'exerce pas nécessairement dans une cathédrale gothique, il n'y a aucune raison que la prière musulmane se fasse dans un lieu au style arabe. L'architecture de ces grandes mosquées qui ont été construites en France sont des marques d'un impérialisme de civilisation bien davantage que d'une religion.

Il y a dans toutes les villes des POS (plan d'occupation des sols) que l'on fait scrupuleusement respecter, sauf semble-t-il quand il s'agit des mosquées. C'est clair : les règles d'urbanisme doivent s'imposer à tous. Nous pouvons parfaitement contenir le culte musulman dans des lieux exclusivement dédiés au culte et de style occidental.

Ce qui doit guider l'action gouvernementale, c'est l'appréciation systématique du caractère religieux ou politique des actions islamistes afin d'appliquer la loi, sans faiblesse et sans états d'âme dans le domaine politique et d'un autre coté garantir la liberté de culte. Que les islamistes ne sachent pas faire cette différence, c'est possible - encore que non systématique - mais nous la ferons pour eux.

Naturellement cela n'est possible qu'avec le concours de l'opinion publique. C'est pourquoi une grande campagne d'opinion doit aussi être lancée. Cela passe aussi par l'enseignement de notre histoire, de toute notre histoire, de nos valeurs, de la grandeur de notre civilisation dans nos écoles.

Il faut également mobiliser l'ensemble des acteurs publics non pas contre une religion mais contre une offensive politique qui vise à changer notre civilisation. C'est donc l'ensemble des pays européens qui doivent insuffler une dynamique qui pourrait parfaitement inverser le cours de l'histoire.

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