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DISCOURS
Thénissey - 30/08/04 - Discours de Yves DUPONT
Défendre nos valeurs
La défense de nos valeurs de civilisation : un enjeu vital. Discours à l'université 2004

La question de la civilisation est bien évidemment au coeur de nos préoccupations et on pourrait légitimement penser qu'il en est ainsi pour toute personne intéressée par la politique. Curieusement, il semble que nous soyons à l'heure actuelle les seuls sur la scène politique à avoir ce genre de préoccupations, lesquelles constituent pourtant l'essence du politique.

Il y a quelques mois, j'étais invité à un café philosophique sur le thème des différences entre la gauche et la droite. Il y avait là un représentant de l'UDF, conseiller général au demeurant sympathique, envoyé par la droite, qui nous a expliqué qu'il n'était pas de droite mais plutôt de gauche, et de nombreux représentants de gauche qui ont parfaitement résumé les préoccupations de leur courant : la défense des populations, et singulièrement des plus démunis, qui vivent à un instant donné sur un territoire donné, tour cela enrobé à la sauce des droits de l'homme. Aucune préoccupation liée à notre héritage, à notre culture, à nos valeurs, bref, à ce que nous sommes.

D'un coté une action instantanée, liée à des préoccupations immédiates qui peuvent être légitimes mais découplées tout à la fois du passé et de l'avenir et, de l'autre, du nôtre, une action s'inscrivant dans la durée, dans la continuité d'une grande aventure de progrès continus qui caractérise notre Occident depuis des siècles.

La civilisation c'est l'ensemble des arts, des sciences, des modes de pensée, des croyances, des comportements, des modes de vie, des règles de droit, des institutions qui caractérisent une société, qui en quelque sorte en constituent la trame. Comment peut-on, par conséquent, faire de la politique sans se soucier du rayonnement de la civilisation et des valeurs qui la sous-tendent? C'est pourtant ce que font la plupart des acteurs de la scène politique, davantage intéressés par leur communication et leur indice de popularité que par des considérations qui s'inscrivent dans une autre échelle de temps. Oh ! certes, il en est quelques uns pour essayer de donner le change par des mesures ponctuelles en faveur de la langue française ou encore en faveur du cinéma, mais c'est ignorer que la civilisation est un tout indissociable et que tous ses aspects doivent être défendus.

Notre civilisation doit être défendue car l'histoire apprend que les civilisations sont mortelles. Et notre civilisation occidentale d'expression française est aujourd'hui gravement menacée de l'intérieur comme de l'extérieur, ce qui pourrait amener à sa disparition.

Le plus grand danger vient sans doute du dedans.
Certains esprits français ou européens, que je qualifierais volontiers de collaborateurs, estiment qu'il dans l'ordre des choses que les civilisations disparaissent pour laisser la place à d'autres formes et qu'ainsi il ne serait pas du tout choquant de voir la civilisation occidentale disparaître. C'est le fond du discours tiers-mondiste qui estime que la suprématie de l'Occident n'a que trop duré et qu'il convient de laisser la place au tiers monde.

Nous ne pouvons pas accepter ce discours. D'abord parce qu'il s'agit de notre civilisation mais aussi parce que celle-ci tient une place unique dans l'histoire. En effet, les civilisations qui ont disparu avaient deux caractéristiques essentielles : un lien étroit entre le spirituel et le temporel, c'est-à-dire une imbrication très forte entre le religieux et le politique. Mais, aussi, les religions en question étaient figées dans le temps, ignorant toute notion d'évolution et de progrès. C'est ainsi que les civilisations en question ont reproduit pendant des siècles les mêmes arts, les mêmes sciences, les mêmes techniques, qu'elles n'ont pas su s'adapter aux évolutions.

La civilisation occidentale se singularise sur ces deux plans : la religion chrétienne fait clairement la part entre le politique et le spirituel et d'autre part c'est une religion qui intègre dans ses fondements l'idée de l'évolution entre un début et une fin, l'alpha et l'oméga, ce qui fait que toute la pensée occidentale est profondément marquée par l'idée de progrès. C'est unique au monde.

C'est ce qui explique que les sciences se soient développées en Occident et nulle part ailleurs. De la même façon, nos arts ont été en évolution perpétuelle rapide à tel point que chacun peut aisément faire la différence entre une peinture, une musique, une architecture d'un siècle à l'autre, voire d'une moitié de siècle à l'autre. C'est unique au monde. Essayez-vous au même exercice dans le monde islamique ou en Extrême-Orient. Vous constaterez que les différences au cours des siècles sont extrêmement ténues car ce sont des civilisations liées à des modes de pensée figée dans le temps.

À l'inverse, notre civilisation porte la marque du progrès. Et c'est bien parce que nous souhaitons inscrire notre action dans cette grande chaîne de l'évolution de la civilisation occidentale que nous sommes les véritables progressistes.

Les facteurs internes de décadence sont nombreux.
Recensons les principaux. En premier lieu, la désacralisation de la société. Nos contemporains ont perdu le sens du sacré qui pourtant sous-tend toutes les valeurs qui ont ainsi traversé les siècles. Toutes les civilisations sont liées, par des modes divers, au sacré. L'ignorer c'est précipiter le déclin. '' Aucune société ne peut faire l'économie du sacré '' disait Pierre Chaunu. C'est pourtant ce que prétend faire Chirac qui refuse toute référence chrétienne dans la future constitution européenne.

Ce matérialisme ambiant produit une crise morale généralisée. Se contentant de profiter de l'aisance matérielle, nos compatriotes ne croient plus à la force des valeurs de notre civilisation. Et quand on ne croit plus, on ne transmet plus...C'est ainsi que l'éducation nationale passe de l'instruction à l'encadrement social. En quelques années, les dirigeants ont réussi à couper la jeunesse de ses racines culturelles dans tous les domaines : littéraire, historique, artistique, linguistique et même scientifique.

Quant on ne croit plus, on ne se dépasse pas et on ne construit plus. Les magnifiques réalisations de notre civilisation qu'il s'agisse des constructions monumentales, des oeuvres d'art, des grandes découvertes scientifiques, sont le fruit d'efforts gigantesques qui puisent leur source dans la participation à une aventure collective s'étendant sur des siècles et dépassant de loin chaque destin individuel. Oui, le travail, le goût de l'effort, le dépassement de soi sont des valeurs essentielles de notre société.

Les 35 heures sont une aberration économique mais bien plus un coup de frein à l'entreprise civilisatrice. C'est une inversion des valeurs, le travail devient marginal et l'oisiveté la norme. Cet état d'esprit catastrophique sur le plan de la civilisation touche toutes les catégories sociales et tous les âges. C'est le règne du chacun pour soi.

C'est si vrai que nous assistons à une forte baisse du nombre d'étudiants en sciences dans l'ensemble du monde occidental. Pourquoi ? Parce que les sciences sont exigeantes et demandent rigueur et beaucoup de travail.

On préfère les disciplines aux contours plus flous, la communication, la finance... Mais l'excellence scientifique et technique était pourtant l'une de nos forces. Qu'importe ! Certains esprits estiment qu'à l'avenir les fonctions d'ingénieur disparaîtront d'Europe pour être sous-traitées en Inde ou en Chine. Déjà, une école comme les Arts et Métiers remplace des formations techniques par de la sociologie ou de la psychologie. C'est ainsi que d'innombrables savoir-faire industriels et techniques, constitutifs de notre patrimoine, disparaissent.

Quand on ne croit plus, on ne défend plus la famille traditionnelle constituée d'un père et d'une mère. La famille stable et monogame est une valeur essentielle de notre civilisation et c'est sans doute un facteur d'épanouissement important de la jeunesse qui a permis de grands progrès. Ne croyant plus dans les fondements de la civilisation, la classe politique fait n'importe quoi, tolère la polygamie pour les étrangers, participe à la Gay Pride, instaure le Pacs en attendant pire.

Perte du sens du sacré, absence de transmission du patrimoine culturel, dégoût du travail, atteintes à la famille, tels sont les éléments constitutifs de la décadence de l'Europe occidentale.

À cela s'ajoutent des éléments extérieurs. Le mondialisme entend développer une société mondiale fondée exclusivement sur le commerce et le développement matériel en broyant les identités. Dans cette perspective, les peuples seraient tous réduits à un ensemble de producteurs et de consommateurs. Ce triomphe du matérialisme américain nous menace réellement. Sa victoire nous plongerait sans aucun doute dans un chaos sans fond et nous placerait sous la tyrannie des puissances financières. Aucune société ne peut vivre sans référence au sacré et sans identité. C'est si vrai que les États-Unis ne prospèrent scientifiquement que grâce au reste du monde et singulièrement de l'Europe. Un laboratoire Américain avec 20 % d'américains est considéré comme exceptionnel. Nos scientifiques sont ce '' plus '' lié à notre vieux fonds de civilisation. Mais que serait le monde s'il perdait ce substrat de civilisation ?

Un autre élément est lié aux assauts de l'islamisation de notre société. L'islamisme est une doctrine politique qui prétend imposer d'autres moeurs, d'autres coutumes, d'autres façons de penser, d'autres institutions, bref, une civilisation incompatible avec la nôtre. Or, l'islamisation marque des points comme le relève un rapport des Renseignements généraux qui s'inquiète des conversions de Français de souche à l'islam.

D'où vient cette attirance pour des modes de pensée qui sont plus proches du Moyen Âge que du XXIe siècle ?Curieusement, la civilisation islamique apparaît forte et attractive face à un Occident qui ne croit plus en lui-même.

Alors, le tableau pourrait paraître bien noir. Que faire ? Certes, il faut lutter pied à pied dans chacun des domaines évoqués pour inverser la tendance. C'est possible et cela est détaillé dans le programme du MNR. Mais il faut beaucoup plus que cela. Il faut que l'Europe, la vraie, pas celle de Bruxelles, retrouve ses racines, qu'elle retrouve la foi en elle-même et la certitude de participer à une grande aventure civilisatrice qui dure depuis des siècles et même depuis des millénaires.

La construction d'une Europe de la puissance intégrant l'Europe de l'Est, laquelle peut apporter un sang neuf, est sans doute une occasion unique d'assurer un développement et un rayonnement des arts, des sciences et des techniques européennes. L'Europe apparaîtra alors comme un pôle attractif et fort.

Nous en avons les moyens, encore faut-il le vouloir. En tout cas, au MNR, nous avons clairement fait le choix d'une Europe de la puissance et de l'identité pour que la grande aventure civilisatrice continue.

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